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Commentaires de livres faits par JennDidi

Extraits de livres par JennDidi

Commentaires de livres appréciés par JennDidi

Extraits de livres appréciés par JennDidi

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
Le piège s’est refermé sur nous. Probablement que cela devait se produire un jour ou l’autre. Un poète a dit que nul n’échappe à la fatalité. Des policiers armes au poing font irruption dans notre chambre d’hôtel en défonçant la porte. Je me redresse dans mon lit, en pyjama et en écarquillant les yeux. S’ensuit un tonnerre de coups de feu sans sommation. J’attrape la lame de rasoir que je cache sous mon oreiller – la prudence est de rigueur même les nuits où je ne traque pas les monstres. Puis, je me retourne, mais il est déjà trop tard. Sur le parquet s’effondre un corps criblé de balles. Tout ce sang partout… Une vie familière est en train de s’éteindre. Il s’agit de celle de Camélia, la femme dangereuse qui m’a tout appris, qui m’a patiemment façonnée à son image.
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date : 31-12-2017
Je les ai regardés à tour de rôle. Ils m’observaient avec un sourire forcé. Un vertige m’a saisie et j’ai cligné des yeux à plusieurs reprises pour me ressaisir. Les bottes rouges de la femme ont commencé à tournoyer comme dans un kaléidoscope et tout à coup, je me suis retrouvée à Philadelphie, chez nous. Un homme en sang étendu sur le sol de notre bibliothèque, le mur derrière lui maculé de morceaux de chair humaine. J’ai senti le poids de la tête de ma mère sur mes genoux et les sanglots hystériques qui montaient dans ma gorge. J’ai entendu les sirènes des voitures de police remonter la rue, et mon pouls battre à mes oreilles.
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date : 31-12-2017
Le Roi sautillait sur place comme un enfant qui attendrait ses cadeaux de Noël.
Le Joker se redressa avec souplesse de manière à se tenir debout dans le cerceau. Il effectua paresseusement un autre demi-tour. Tout le monde l’écoutait, fasciné par le grincement de la corde qui le retenait au lustre.
— Pourquoi est-ce qu’un corbeau ressemble à un bureau ?
Le cerceau cessa de tourner.
Les mots du Joker résonnèrent à travers la salle. Le silence devint absolu.
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date : 15-11-2017
Les deux hommes bougèrent en même temps, comme dans un ballet bien arrangé. Ils s’approchèrent rapidement de la femme qui traînait sa valise. Celui qui paraissait le plus âgé portait un imperméable au bras droit.
Une fois à la hauteur de Gabrielle, il appuya son bras contre le dos de celle-ci. Elle allait se retourner pour protester et comprendre la raison de la bousculade, mais elle s’effondra sur le sol au milieu de son mouvement.
Les deux hommes ne lui prêtèrent aucune attention et s’éloignèrent d’un pas rapide en direction du parking.
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date : 28-10-2017
— Je suis Alménis, votre maître des travaux. C’est moi qui vous apprendrai comment exécuter au mieux votre devoir. Vous resterez ici un an ou deux, suivant votre rythme de travail. Plus vous serez productifs, plus vite vous gagnerez votre ascension. L’identité qui vous a été attribuée est inscrite dans votre main. Certains d’entre vous savent lire, d’autres pas, ceux qui ne reconnaissent pas les signes composant leur nom n’auront qu’à demander autour d’eux.
Celui qui s’est observé dans le miroir ne comprend pas le sens des paroles d’Alménis. Il veut savoir qui il est, rien d’autre ne l’intéresse. Il pose la question, s’étonne aussitôt de sa propre voix.
— Vous êtes tous des humains au premier jour de votre vie, lui répond l’individu. Votre mémoire et votre conscience sont vides. Vous êtes nés de machines, mais vous deviendrez de vrais hommes seulement quand vous aurez rempli votre mission.
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date : 24-10-2017
Le cœur battant la chamade, Steve s’agenouilla à côté de la femme aux yeux cousus et ramassa le torchon. Puis il se releva. Alors que son coude frôlait la chaîne de l’aveugle, cette dernière tourna vers lui son visage mutilé. Il lui remit le torchon sur la tête et se hâta de rejoindre les autres, le front trompé de sueur, alors que les aboiements féroces et alarmés de Fletcher retentissaient depuis le jardin.
— Bonne idée, le torchon, dit-il à Jocelyn.
La famille continua de manger, et pendant tout le dîner, la femme aux yeux cousus resta immobile derrière la vitre.
Elle ne bougea qu’une seule fois : quand le rire aigu de Matt résonna autour de la table, elle inclina la tête.
Comme si elle écoutait.
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Carter réussit à se frayer un chemin jusqu’à la scène de crime. Avec l’inspecteur, ils arrivent à passer sous les bandes jaunes jusqu’au corps de la victime.
— Il est dans un mauvais état ce jeune homme ! s’exclame l’inspecteur en chef.
— Quarante et un coup de couteaux sur la poitrine, vous parlez d’un massacre Chef. Si le tueur est le même que pour les précédents meurtres, cette fois il est devenu plus violent.
— Avez-vous trouvé le cœur ?
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date : 13-10-2017
Désavoué par mes chefs, mes collègues, mes camarades qui servent comme moi cette institution en qui j’avais une entière confiance et pour laquelle j’aurais donné ma vie ! J’étais atterré, brisé dans tous les sens du terme ! Étaient-ils devenus fous ? Du regard, j’ai essayé d’obtenir l’aide de mon lieutenant qui n’a pas bougé le petit doigt. Mes camarades m’ont accusé sans ménagement, sans avoir le cran de me regarder une seule fois dans les yeux.
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date : 27-08-2017
– En cas d’épidémie, il faut appeler la Garde nationale ! Je l’ai lu dans Guide de survie en territoire zombie de Max Brooks.
– Nous ne sommes pas aux États-Unis, Tanguy. Il n’y a pas une telle armée de réservistes en France. Je vais plutôt demande à la gendarmerie de s’en occuper. Et puis, nous ne sommes pas dans un film de George Romero. S’il te plaît, arrête de sortir tes inepties, nous avons d’autres problèmes à gérer.
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date : 06-07-2017
- Va te faire...

L’homme n’eut pas le temps de terminer ses injures qu’il avait reçu une large pulvérisation de gaz lacrymogène sur le visage à travers la grille. Immédiatement, un des agents du GIPN enfonçait le vantail à l’aide d’un bélier et un autre évacuait le videur vers l’extérieur où il était pris en charge par un de ses collègues. À l’intérieur, la sono crachait ses décibels à en faire exploser les tympans des non-initiés. Dans cette ambiance, personne n’avait entendu les coups qui avaient défoncé la porte d’entrée. Lagardère, un chapeau mou sur la tête, s’avança décontracté comme s’il venait assouvir ses penchants gays. Il se surprit même à accentuer son déhanché au rythme de la musique. Une vingtaine d’hommes plus ou moins dévêtus dansaient, collés-serré, sur des airs cubains. Trois autres étaient accoudés au bar devant un verre et cinq ou six se tripotaient sur les canapés éparpillés autour de la salle. Hugo repéra très vite James, le rouquin qui surveillait ses invités en sirotant un whisky assis dans un fauteuil à deux places, à côté de la porte menant dans les appartements privés. Le policier fit signe au serveur de débrancher la sono. Comme il n’avait pas l’air de comprendre, il le saisit au collet par-dessus le comptoir et approcha sa figure de la sienne jusqu’à ce que l’extrémité de leurs nez respectifs se touche.

- Vas-tu arrêter cette putain de musique ou je t’étrangle ?

Le visage d’Yvon rougit très rapidement jusqu’à se colorer d’une teinte violacée. Il agita comme il put la tête de haut en bas. Lagardère relâcha un peu son étreinte. Le serveur passa une main sous son bar et stoppa le vacarme. Le commissaire projeta alors Yvon vers les bouteilles d’alcool, alignées derrière lui, et prit la parole :

- Messieurs, un peu de silence s’il vous plaît. Cet établissement est l’objet d’un contrôle de police dans le cadre d’une enquête sur plusieurs meurtres.

Une rumeur monta dans les rangs des danseurs et autres adeptes des plaisirs partagés. Le fauteuil sur lequel le rouquin était installé était dorénavant vide. Il avait dû voir l’altercation avec le barman et avait quitté les lieux. Lagardère sortit son téléphone de sa poche. Il était toujours en ligne avec Alexia. Il lui demanda de faire entrer cinq agents du GIPN. En apercevant les hommes cagoulés, les quelques clients qui commençaient à s’approcher et à se montrer menaçants envers le commissaire reculèrent vers le fond de la salle, dissuadés de toute réaction agressive.
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date : 06-06-2017
La personnalité de celui qu’on appelait « le Séducteur Maudit » était sulfureuse à souhait. Gabie n’en revenait pas que Laura, si discrète et raisonnable, ait pu s’amouracher d’un homme aussi fantasque. Avait-elle succombé au charme de cet individu peu recommandable par pur esprit de rébellion ?
Et puis, il y avait tous ces décès qui rôdaient dans le sillage de Stanislas. Certains journalistes spécialisés dans les potins mondains dressaient de lui un portrait troublant : celui d’un célibataire riche et courtisé, mais portant la poisse à ses conquêtes amoureuses. Noyade, suicide, accident de cheval et, maintenant, chute mortelle…
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date : 31-05-2017
— Ça va ? C’était bien ? T’as profité ? m’interpelle ma petite femme en s’encadrant dans la porte du salon.
— Euh... quoi ?
— T’as profité ? répète-t-elle en appuyant sur le mot.
— Profité ? Mais… c’est quoi ça ?
Je désigne les valises du doigt.
— Tes affaires !
Une sueur froide me parcourt d’un coup. Mes affaires ?! Non ! Elle n’oserait pas…
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date : 20-05-2017
– J’ai entendu dire qu’une fois les fourreurs n’ont pas prévu suffisamment de bateaux et que les gens se sont battus…
– C’était il y a longtemps, l’interrompit le maire. Sois rassurée, cela ne se reproduira pas
– Qu’est-il arrivé à ceux qui ont été abandonnées ici ?
– Ils sont morts, dit calmement le maire. Mais pas tout de suite.
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date : 17-05-2017
Parfois, j’aimerais bien qu’elle ne soit pas malade, et qu’elle soit comme les autres mamans, en pleine forme, qu’elle m’apprenne à faire du vélo, qu’elle marche ou court avec moi, et surtout qu’elle ne soit pas fatiguée. Mais maman me répond que si elle n’était pas comme ça, nous n’aurions sans doute pas un cœur aussi grand. Parce que quand on rencontre des difficultés, on est plus sensibles aux autres personnes, et cela nous connecte les uns aux autres par le cœur.
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date : 12-04-2017
– Grace, les parents. Les parents, Grace.
Pendant que Grace serrait la main de ma mère, Papa dit :
– Henry, attrape !
Et parce qu’apparemment j’avais développé des réflexes surhumains depuis cet unique match de touch-football, j’attrapai ce qu’il me lançait sans même y réfléchir. Il se trouve que c’était une boîte de préservatifs.
– Au cas où. Je ne veux pas que tu aies à traverser l’enfer d’une grossesse non-désirée, comme nous. Je fais référence à ta naissance. Sadie, on la voulait.
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John Nada est comme les autres. Il est pareil mais différent. En somme, il n’est personne mais il est tout le monde.
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Quand le surveillant de quai trouva ce qui restait de son corps et envoya d’un doigt tremblant son rapport d’incident, il ne savait qu’une chose : cette fille était la première personne à tomber de la Tour depuis vingt-cinq ans qu’il travaillait là. Il ignorait qui elle était et comment elle avait pu avoir accès à l’extérieur.
Il n’aurait su dire si elle était tombée par accident, si quelqu’un l’avait poussée ou si, écrasée par le poids de ses propres secrets, elle avait décidé de sauter.
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date : 27-03-2017
« Lobes à ma façon »
Trempez les lobes dans deux jaunes d’œufs battus.
Panez avec une chapelure de pain de mie.
Faites frire dans du beurre persillé.
Servez accompagné d’une purée à l’huile d’olive.
Lobes-à-ma-façon.
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Eidon Callaghan avait le physique d’un dieu grec, mais exerçait le métier du diable en personne. Il était le meilleur exécuteur du continent. Je connaissais chaque trait de son visage, chaque ombre, chaque relief de son corps. J’aurai pu le dessiner les yeux fermés. Je le détestais plus que quiconque, mais il exerçait sur moi une fascination morbide. Chaque fois que son nom me parvenait ou que son visage apparaissait à la télévision ou dans les journaux, j’étais obligée de lui prêter attention. Il était tout ce que je redoutais le plus au monde.
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date : 10-03-2017
– Je n’ai pas de bonnes nouvelles à vous annoncer.
Isabel eut presque envie de rire. Mon mari est mort, pensa-t-elle. Mon fils est encore sous le choc et s’enferme dans le mutisme. Ma fille a vieilli de vingt ans en neuf mois et refuse d’admettre que les choses vont mal. J’ai dû renoncer à la seule chose que j’aime faire, à la seule chose à laquelle je m’étais juré de ne jamais renoncer, et vous croyez pouvoir m’annoncer de mauvaises nouvelles ?
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date : 10-03-2017
Dans mes cauchemars, je revis souvent le crash, ces moments dont je ne me souviens pas. Parfois, je vois les corps de mes parents se déchirer lentement, le sang gicle sur mon visage et tout vire au rouge. Parfois, c’est moi qui me retrouve écrasée sous les débris. Mes mains se tordent selon des angles étranges, mes os sont réduits en bouillie.
Ce qui est exactement ce qui aurait dû m’arriver.
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date : 06-03-2017
La rumeur s’était propagée les semaines précédentes d’une alliance entre les maisons de l’Aigle, de l’Ours et du Dauphin. Il ne s’agissait pas, elle en prit conscience avec une brutalité suffocante, de l’une de ces querelles absconses et futiles qui agitaient régulièrement les familles régnantes comme les risées l’eau des bassins : l’exil de Matteo n’avait été que la première étape d’un projet mûrement réfléchi et proche de son aboutissement.
On avait décidé d’abattre le Drac.
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date : 24-02-2017
Je ne me sentais plus seule, parce que j’étais comme eux. Parce qu’ici, je pourrais être libre.
Mais Lake Ephemeral n’était pas un paradis.
Il y poussait des fleurs carnivores plus grandes qu’un homme – les gens les nommaient fleurs-cercueils. Cela me déconcertait, que l’on puisse souhaiter à ce point vivre en un lieu où de telles plantes s’épanouissaient. Pire, j’allais bientôt découvrir que ces gens cultivaient les fleurs-cercueils.
Ils avaient choisi de vivre, année après année, dans ce paradis mortel.
Et aucun d’eux, jamais plus, n’avait fait un pas de l’autre côté de l’enceinte.
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date : 17-02-2017
Mon cœur me hurlait qu’ils savaient, que j’avais un instant attiré celui aux yeux perçants et que son ami se moquait de lui. C’était ce qui coûtait la vie aux filles comme moi. J’avais fait mes recherches. Je connaissais les statistiques. J’ai passé le doigt sur la cicatrice de mon oreille. Même maintenant que j’étais opérée, que seul un document légal pouvait trahir mon passé, je ne serais jamais tout à fait en sécurité.
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date : 16-02-2017
Je me souviens d’elle comme d’une femme affectueuse, mais ferme ; on aurait dit qu’elle voulait me préparer aux défis que la vie me réserverait. J’avais toujours eu le pressentiment que je ne profiterais pas d’elle très longtemps, et l’avenir, hélas, me donna raison. Heureusement, Rose avait pris le relais auprès de moi… jusqu’à ce qu’elle aussi s’en aille. […] Je ne comprends pas quel Dieu pouvait s’acharner sur moi au point de m’arracher toutes les personnes qui m’aimaient – et puis, un jour, tout s’éclaira.
Personne ne prendra soin de moi, qu’importe le nombre de gens qui m’entourent, je suis tout ce que j’ai.
Ces mots devinrent mon mantra.
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date : 14-02-2017
Je m’approche de la vitrine tout en tentant de ne pas trop baver devant toutes ces gourmandises quand, tout à coup, un visage vient se coller de l’autre côté. Je recule de surprise et finis par tomber sur les fesses. La clochette de la porte tinte alors que le visage qui m’a fait peur s’approche à nouveau de moi. Cette figure appartient à un homme qui semble immense. Il a une coupe à la Brad Pitt et des yeux d’un bleu limpide.
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