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Bibliothèque de Jennifer_tartiflette : Mes envies

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La Face cachée de Margo La Face cachée de Margo
John Green   
Avant tout, j'aimerais préciser que si je rencontre l'éditeur francais de ce bouquin je l'enterre. A cause du titre ABSOLUMENT DEBILE QUI NE COLLE PAS DU TOUT A L'HISTOIRE (alors que le titre original, "Paper Town", est tellement beau) et de la couverture immonde qui vous empêche de vous représenter Margo autrement que comme la fille sur la couverture, j'ai faillit ne jamais lire ce livre.

Je crois que sans rire c'est l'un des meilleurs livres que j'aie lu de ma vie. Peut-être parce que le sujet me touche car j'aimerais avoir le courage de Margo. Car l'écriture reste de l'écriture jeunesse, en restant objective ; mais c'est drole, c'est bien fait, c'est beau, ca fait réfléchir, et c'est génial. La plupart des commentaires que j'aie vu ne sont pas très enthousiastes mais je l'ai vraiment trouvé magnifique, personnellement, peut-être encore plus que nos etoiles contraires (mais la encore c'est peut etre parce que le sujet me touche et me correspond plus).

Et pour ceux qui ne parlent pas allemand, "Spiegel"(man) signifie miroir. Depuis le début, depuis toujours, Margo est un miroir dans lequel tout le monde ne voit que la Margo qu'il veut voir.

par Firefly
Qui es-tu Alaska ? Qui es-tu Alaska ?
John Green   
Wow, le meilleur livre que j'Ai pu lire, il était prenant, les personnages étaient attachant et l'histoire drôle et touchante. Un mélange de réflexion, de rire et surtout de larmes (pour ma part!! :P) J'ai aimer exactement TOUT de ce livre. Une vrai quête de sens! Cette auteur est incroyable et tellement vrai!

par moonlight
La lectrice, tome 1 La lectrice, tome 1
Traci Chee   
Ce livre est devenu mon préféré tous livres confondus ! Il est tout simplement incroyable. L'univers est riche et intéressant, ce qui en fait un livre de fantasy unique. Il regorge de mystères que l'on peut percer grâce aux indices disséminés ici et là. L'écriture est superbe également, on voit que Traci Chee aime véritablement les mots et leur sens. Ils ont ici un rôle majeur. Concernant les personnages, ils sont très attachants de part leurs actions qui les définissent mais aussi leur background. L'auteure écrit tellement bien, que sans faire d'effort, on voit ce que l'on est entrain de lire, se dérouler sous nos yeux. Pour revenir aux personnages, ils ne sont pas "parfaits" comme c'est le cas dans beaucoup de livre, chacun a des petits défauts notamment sur le plan du physique. Quant à l'héroïne, j'ai beaucoup apprécié que l'auteure ne s'attarde pas sur sa description, elle se contente de fournir au lecteur uniquement ce dont il a besoin pour se faire une idée de ce à quoi elle ressemble. De plus, Sefia est un personnage vraiment intéressant car elle est forte et va jusqu'au bout de ce qu'elle a commencé. J'ai beaucoup d'admiration envers elle. Par ailleurs, j'ai adoré la relation entre elle et son compagnon, Archer. Je l'ai trouvé atypique car le fait est que pour certaines raisons (que vous découvrirez en lisant le livre), le jeune homme demeure muet par conséquent il n'y a pas de dialogues à proprement parlé entre eux. En revanche, il y a la gestuelle et la façon dont ils apprennent à communiquer est juste merveilleuse et terriblement touchante ! En ce qui me concerne je trouve ce choix vraiment bon, ça change des habituels dialogues et n'en est que plus beau. Je ne vous parle pas du capitaine Reed et de son équipage, que j'ai fort aimé. Il y a beaucoup de suspens dans ce bouquin, l'auteure gère parfaitement son récit. La révélation à la fin est d'ailleurs surprenante ! Pour ma part je ne l'ai pas vu venir. Enfin, il s'agit là d'un remarquable roman qui traite de la pratique de lecture et d'écriture, il soulève d'importantes questions sur la mémoire ainsi que l'existence et le but de nos vies. Comment faire pour que l'on se souvienne de nous, même après notre mort ? ou encore comment être certain que l'on ne tombe pas dans l'oubli ensuite ? Les personnages mènent en quelque sorte un parcours initiatique où chacun tente à sa manière de trouver son identité, sa voie. Ce livre est original tant dans sa forme que dans son récit, on alterne entre les différents points de vue et les histoires se mêlent alors les unes aux autres. Elles sont toutes liées par un fil invisible, et convergent vers un seul point, créant ainsi l'Histoire.
Je le recommande à 1000% et en plus il est parfait pour les vacances ;)
Nos étoiles contraires Nos étoiles contraires
John Green   
http://wandering-world.skyrock.com/3080070673-The-Fault-In-Our-Stars.html

Il y a des livres qui vous plaisent, qui vous embarquent avec eux dans un univers fascinant et qui vous permettent de vraiment vous évader. Et puis, il y a des livres comme The Fault In Our Stars. Ceux qui vous font rire et pleurer, qui vous bouleversent jusqu'au point à penser à eux au lycée, lorsqu'on est avec des amis, qui nous dévastent et vous consument jusqu'à la dernière page. C'est définitivement le cas de ce magnifique ouvrage. Rien qu'en repensant à sa fabuleuse histoire, j'ai des papillons dans le ventre.
En lisant le résumé, on se doute que l'intrigue va nous toucher. Vous commencez à me connaître, j'ai des tendances un peu étranges, comme celle d'aimer les histoires atrocement tristes. Alors quand Marie m'a conseillé The Fault In Our Stars, j'ai vite compris que j'allais être bouleversé. Et mon sentiment s'est révélé exact. Ce roman m'a ébranlé au plus haut point. On passe du rire aux larmes en un claquement de doigt, on a sans cesse envie de rassure les héros, et on prend une énorme gifle à la fin du livre. Tout ce que j'aime.
Nous rencontrons deux protagonistes extraordinaires : Hazel et Augustus, tous deux atteints d'un cancer. J'ai envie de dire "Évidemment, ils vont se rencontrer. Évidemment, ils vont s'attacher l'un à l'autre. Évidemment, ils vont tomber amoureux. Et évidemment, il va leur arriver la chose la plus horrible du monde.", mais ce serait rendre affreusement justice au livre. Car oui, l'intrigue est exactement ça, mais également tellement plus. Tellement, tellement plus.
Tout d'abord, et peut-être que cela va paraître vraiment étrange, j'ai énormément ri pendant ma lecture. Hazel et Augustus possèdent un sens de l'humour franchement décalé, et une auto-dérision sur eux-mêmes et leurs maladies à toute épreuve. Leurs répliques sont sensationnelles et drôles, et on ne peut, grâce à celles-ci, que s'attacher à eux. Ils ne veulent sous aucun prétexte que leurs cancers ne prennent possession d'eux. Ils ne veulent pas qu'ils leurs dictent leurs vies. Ils veulent se battre. Toujours et encore. Pour vivre. Exister. Ne pas être oubliés.
Les personnages secondaires sont également marquants et hautement touchants. Les parents d'Hazel et Isaac, par exemple, sont aussi bien décris que les deux adolescents. Ils sont profonds, bruts, réels. On sent que l'auteur a vraiment travaillé son chef-d'œuvre. Tout y est parfait. D'ailleurs, John Green est vraiment un romancier exceptionnel. Sa plume est saisissante, haletante, prenante. On se perd dans chaque phrase, chaque tournure, chaque mot, chaque expression. Il parvient à nous faire sourire et à nous écrire des moments coup de poing quelques passages après. On passe par toutes les émotions possibles. Et qu'est-ce que c'est beau. J'en veux encore !
On s'amuse et on a les larmes aux yeux pendant premières deux cents pages, où tout se met en place. On apprend à découvrir pleinement Hazel et Augustus. Leurs failles, leurs faiblesses, leurs points forts, leur détermination à survivre malgré tout. Absolument tout. Et lorsqu'ils tombent amoureux, que la romance peut vraiment s'épanouir, c'est à ce moment précis que l'auteur décide de nous achever. Le coup de grâce est enfin donné.
Les cents dernières pages sont atroces. Aussi bien fascinantes qu'émouvantes. Notre moral connait alors une chute libre. C'est par la répétition de phrases frappantes et littéralement ravageuses que John Green rend son histoire encore plus renversante qu'elle ne l'était déjà. J'ai pleuré. Beaucoup. J'ai eu les yeux gonflés pendant de longues minutes. Cette horrible centaine de pages nous dévore et nous coupe le souffle. Ce n'est pas plus compliqué. Pourtant, je savais que j'allai avoir mal, que j'allai souffrir. Mais la peur n'évite pas le danger. J'ai donc plongé avec Hazel et Augustus dans un ouragan de sentiments annihilants. Ouaw. Juste ouaw.
Concernant la romance en elle-même, elle fait partie d'une des plus belles que j'ai jamais découvert. Nos deux fantastiques héros représentent tout l'un pour l'autre. Ils s'accrochent car ils savent pertinemment que la vie va horriblement les séparer. Alors ils profitent de chaque moment. Chaque seconde qui s'égraine est un pas de plus vers la conclusion de leurs existences. Ils décident d'écrire le dernier chapitre de leurs vies ensemble. Oh god. Comment ne pas succomber à cette histoire, sincèrement ?
En refermant The Fault In Our Stars, j'étais dans un état second. J'ai dû attendre un petit moment avant de pouvoir repenser normalement. J'avais le coeur qui battait à cent à l'heure, les idées confuses, l'esprit embué. Ce livre nous offre une très, très belle leçon de vie. On réalise qu'il y a des cas pires que les nôtres. Que la vie vaut la peine d'être vécue, malgré ses hauts et ses bas. Qu'il faut profiter de tout, à tout moment. Car d'un instant à l'autre, tout peut violemment basculer. Hazel et Augustus sont deux personnages qui resterons très certainement gravés dans ma mémoire pendant très longtemps, tout comme leur passionnante et frappante histoire. Merci à John Green pour avoir écrit un tel livre. Merci, merci, merci. Et, évidemment, merci à Marie pour me l'avoir conseillé. Je serais passé à côté d'un vrai trésor.

par Jordan
Long May She Reign Long May She Reign
Rhiannon Thomas   
“You have to weed the garden before you can plant flowers, must you not?”

Dès sa sortie, j'ai eu très envie de lire ce livre. J'ai apprécié ma lecture mais j'avoue que je m'attendais à autre chose.
On se retrouve ici avec le meurtre d'une centaine de courtisant,dont le roi, ne laissant alors plus que Freya, une jeune fille bien loin dans la ligne de succession pour seule héritière.
On suit alors Freya qui se retrouve reine d'un royaume alors que tout ce qu'elle voulait c'était partir loin pour faire ses expériences....

L'originalité de ce roman est que le personnage principal est une reine scientifique. La science occupe une part importante dans l'histoire. [spoiler]Freya tient beaucoup à son labo et fait tout pour le garder et mener ses expériences. Ce qui la sauvé de l'empoisonnement est d'ailleurs sa passion pour la chimie ....[/spoiler] et j'ai adoré ça et surtout le fait que du début à la fin sa passion pour les sciences reste très présente.
L'évolution de Freya est énorme du début de l'histoire à la fin.[spoiler]Au début, elle est très renfermée et peu disposée à se mettre dans la peau d'un courtisant, puis Freya devient beaucoup plus royale.
[/spoiler]
Je ne m'attendais pas à ce que l'histoire tourne autant autour du mystère du tueur. Tout le long, une grande part de l'intrigue consiste en une enquête afin de trouver l'empoisonneur. Si au début j'ai eu un peu de mal avec cette part du roman, j'ai fini par bien l'aimer et j'ai même été surprise par la révélation finale....
[spoiler]Madeleine !!!! et en plus pour des raisons dénuées d’ego;
J'ai quand même trouvé ça difficile à croire et peu crédible mais bon.....[/spoiler]
Ce qui m'a beaucoup freiné dans ma lecture, c'est que le rythme est long. surprenament long.
L'auteur prend bien le temps de nous présenter ses personnages et même si le livre n'est pas très long, j'ai trouvé , une certaine longueur au récit. Ce n'était pas ennuyant mais long.
Quant à la romance, je l'ai vu venir de très loin au début, puis elle à pris une tournure plus inattendue....[spoiler]Le fait que Freya et Fitzroy forme un couple était évident, mais le fait qu'ils n'aient pas de vraie conclusion, pas de happy-ending, ça c'était très surprenant et tellement hors des codes de la YA. Pour ma part ça ne m'a pas dérangé du tout.[/spoiler]
Sinon j'aurai bien aimé que l'aspect fantasy de ce roman soit d'avantage exploité....
J'ai beaucoup aimé la fin qui est très bonne pour un stand-alone, elle laisse tout juste la place pour l'imagination, tout en concluant les grands points. C’était donc une bonne lecture malgré quelques points mitigés.

par mimi066
Fangirl Fangirl
Rainbow Rowell   
Waouh, jamais je ne me serais attendu à une tel merveille !
Même si ma sœur, l'ayant lu et ayant eu les même préjugé que moi au début, m'avais bien dit qu'il ne fallait pas s'attarder sur résumé et sur la couverture peut accrocheurs, je n'ai pu m'en empêcher, et c'est vrai que ce n'est pas du tout le vrai reflet du livre.
En vérité ce livre est vraiment extra, et par dessus tout, peu commun.
J'ai presque immédiatement accroché avec Cath que je comprenais parfaitement. Même si elle est sur ses gardes, et qu'elle est loin d'être sociable il faut la comprendre : elle se retrouve dans un monde qui ne la comprend pas et qu'elle ne comprend pas non plus !
Elle a ses idées bien à elle et reste plantée sur ses positions, elle n'est donc pas naïve pour deux sous, et elle est très intelligente, a la même passion que moi (lire)....et est drôle ! Que dire de plus, une héroïne comme on en voit peut ! Ce qui m'a totalement fait tomber sous la charme c'est que quand il est question de Laura, elle ne lui pardonne pas et ne croit pas à une soudaine réconciliation, ça aurait signifié que son armure contenait une énorme faille (faille que beaucoup de héros dans les livres ont, et que je n'affectionne pas du tout), et elle serait redescendu dans mon estime.
Lévi que je n'appréciais pas particulièrement au début et devenu de plus en plus génial à mes yeux, ses sourires et sa douceur envers Cath m'ont fait fondre à mon tour. Et puis dans leur histoire d'amour pas de niaiserie (qui me donne de soudaine envie de suicides ou d’homicides) pas de "il m'effleura et je faillis défaillir" (petit clin d’œil à mon précédent commentaire), non tout se fait simplement ils se rapprochent, ils se plaisent, ils s'aiment. Sans confettis ni paillettes. J'ai adoré.
Reagan est devenu mon idole tout au fil des pages. Sa dureté, sa froideur et sa parfois méchanceté, m'ont conquis. Pourtant on voit bien qu'elle n'est pas sans cœur et n'essaie pas de jouer un jeu pour en donner l'impression, c'est juste que c'est son caractère.
Et Wren, un coup je l'adorais, un coup je la haïssait. Elle changeait de visage comme de chemise. Mais on découvre son véritable et définitif visage à la fin et je puis affirmer que désormais Wren fait également partie des personnages géniaux de ce livre.
Aussi j'ai vraiment aimé que le livre jongle entre la fanfiction de Cath et sa vie à elle. Cela permet de s'en détacher quelques instants pour découvrir un autre univers incroyable et addictif. Et ça permet également de nous faire découvrir de nouveaux personnages tous très attachants et agréables.
Et la fin bien qu'un peu conte de fée (mais je n'en veux pas à l'auteur car elle a écrit le livre d'une manière tellement réelle qu'un peu de "magie", (ça n'en est pas vraiment) ne fait de mal à personne) est splendide et je n'aurais pu concevoir une autre fin.
Vraiment c'est un roman qui fait du bien, beaucoup.
A lire sans se poser de questions.
Hurt Hurt
Tabitha Suzuma   
4,5/5

Je suis choqué. Choqué, brisé, anéanti, dévasté, à bout de souffle. Tabitha Suzuma, l'auteure de l'inoubliable et l'exceptionnel FORBIDDEN, m'a de nouveau renversé. Je ne pensais pas qu'elle pourrait aussi bien se réinventer. Je ne pensais pas qu'elle trouverait, une nouvelle fois, une manière si parfaite et si bouleversante d'aborder des thèmes tabous et très souvent mis de côté. Après avoir écrit une histoire d'amour juste magnifique et blessante entre un frère et une sœur, elle revient ici avec un sujet que jamais - JAMAIS - je n'aurais pensé découvrir dans un roman. Et, bien évidemment, je ne peux pas vous en parler, car c'est sur ce thème que repose toute l'histoire. Le résumé en dit vraiment assez : on comprend que l'ambiance va être noire et notre héros torturé, tout en nous donnant envie de comprendre le pourquoi de tout cela. Le pourquoi. BORDEL. Ce pourquoi m'a coupé le souffle. Je n'ai rien d'autre à dire. Je n'arrive pas à mettre de mots ce que je ressens. Je viens d'être pulvérisé et brisé. Malgré tout, HURT n'est pas un coup de cœur. Je ne saurais pas vraiment vous dire pourquoi, vu la fin juste parfaite et tragique au possible que le récit possède. Mais il y a deux ou trois bémols (pas très importants mais qui, ensemble m'ont empêché de rentrer au maximum dans l'histoire) sur lesquels j'aimerais revenir. Malgré cela, retenez juste que je suis choqué. HURT m'a achevé.
HURT, c'est avant tout l'histoire de Mathéo/Mattie. J'ai eu beau l'adorer, m'attacher à lui d'une manière puissante et intense, me lier à la moindre de ses réactions, au moindre de ses sentiments, j'ai mis beaucoup de temps à complètement m'habituer à sa personnalité. Il y a un énorme décalage dans ce que je suis en train de vous dire, mais pourtant c'était le cas. Je m'explique : j'ai été vraiment perturbé et ému par la plupart des émotions qu'il ressentait. A chaque fois qu'il souffrait, je souffrais aussi. A chaque fois qu'il paniquait, mon cœur s'affolait également. Mais, bizarrement, je me suis aussi senti, à plusieurs reprises, assez loin de lui. Cette sensation ne s'est estompée qu'à la toute fin de ma lecture. C'est un des bémols dont je vous ai parlé plus tôt. Mais il est directement rattaché à un second problème : les quelques longueurs que possède HURT. Si les passages dévastateurs le sont vraiment, il existe entre eux quelques moments inintéressants. Enfin, inintéressants, non. Mais plutôt moins prenants que ce à quoi on pourrait s'attendre. En même temps, ces longueurs sont clairement indispensables pour totalement s'imprégner de la personnalité de Mathéo et voir en quoi elle va être modifiée. Bref, une fois de plus, je suis complètement perdu. Malgré ces quelques points noirs, il faut que vous sachiez que Mattie m'a bouleversé. Il était là. Avec moi. Partout. Tout le temps. Mathéo, c'est un humain, un vrai, et pas seulement un être de papier. J'ai l'impression de vous parler d'un ami que je viens de quitter "dans la vraie vie". Mais vraiment. Vous comprenez ce que je suis en train de vous dire ? N'appelez pas l'hôpital psychiatrique avant de l'avoir rencontré. Mathéo, il est vivant. Il est avec nous. Il est réel. Tabitha Suzuma a juste un don merveilleux pour décrire ses héros. Mathéo quoi ♥
L'auteure ne s'arrête bien évidemment pas là, puisqu'elle nous dépeint une histoire d'amour juste parfaite. Mais vraiment, vraiment, vraiment, parfaite. Oh my god, Lola ♥ LOLA ♥ Je suis tombé amoureux d'elle. Je suis tombé amoureux de ce qu'elle forme avec Mathéo. Je suis tombé amoureux de leur histoire d'amour. Je suis tombé amoureux de leurs sentiments, de leur couple, de leur relation à vous couper le souffle. Ces deux-là, ils m'ont ébloui. Ils m'ont ébloui et ils m'ont profondément touché. Le personnage de Lola est époustouflant au possible. Au même titre que Mathéo, Lola est réelle. Elle est mature, renversante, drôle, fascinante, lumineuse et toujours pleine de projets pour l'avenir. Il y a quelque chose chez elle d'hypnotique et de séduisant. On comprend facilement pourquoi Mathéo est tombé sous son charme. Et on sent pertinemment qu'il se raccroche à elle comme à une bouée de sauvetage. Ce que j'ai adoré avec HURT, c'est que l'auteure ne laisse rien de côté. Qu'il s'agisse des moments de joie, de peine, de rage ou de bonheur, nous avons le droit à toutes les épreuves qu'un couple normal traverse. Ajoutez à cela quelques scènes osées carrément parfaites et décrites à merveille, et vous commencez à entrapercevoir la beauté de ce couple. Ils étaient là, avec moi. Et ils me manquent. Terriblement. J'ai adoré Mathéo. J'ai adoré Lola. J'ai adoré leur histoire d'amour. Tout était tellement lumineux, tellement émouvant, tellement profond... Halala ♥

SUITE : http://wandering-world.skyrock.com/3187099119-HURT.html

par Jordan
Marquer les ombres Marquer les ombres
Veronica Roth   
«Honor has no place in survival.»

D'habitude, j'écris mon commentaire sur un livre dès que je l'ai terminé. Mais pour Carve the Mark (jamais je ne dirais le titre français je trouve que ça sonne bizarrement), j'ai hésité pendant plusieurs jours avant de me décider à finalement dévoiler mon avis sur ce roman.

Je tiens à préciser que ce commentaire risque grandement de ressembler à un brouillon. Je suis comme ça quand mon cerveau s'emballe et que j'ai trop d'idées pour prendre le temps de tout faire correctement sans prendre le risque d'en perdre une.
Même ça c'était brouillon, tiens.

Pour ceux qui ne le savent pas, il y a une polémique autour de ce livre. Effectivement, de nombreuses personnes ont trouvé le fait que le peuple Shotet vu comme les sauvages et les méchants de l'histoire ne soit pas très pâles comme étant quelque-peu raciste.
Ouais. Alors, pour ma part, j'ai parfois du mal à me souvenir de la couleur de cheveux d'un personnage alors me souvenir de sa couleur de peau, c'est le même problème. Je n'y prête pas plus attention que ça sauf si c'est un élément important de l'histoire. Et dans le cas de Carve the Mark, c'est plus un détail qu'autre chose. En plus, ils ne sont pas tous mates de peau donc...
Je trouve ça dommage qu'on condamne un livre pour un détail comme celui-ci. Nous sommes en 2017. Oui, le temps passe vite. Bien que le racisme soit un problème toujours existant (je le sais parfaitement puisqu'il y a peu encore je faisais un travail là-dessus), je crois que nous sommes assez évolués pour faire la différence entre un acte raciste et un simple détail sans réelle importance.
Selon moi, je crois qu'il faut aussi tenir compte que c'est un livre, une fiction pure. L'histoire se déroule carrément dans une autre galaxie!
D'ailleurs, si on commence à trouver un aspect de ce livre insultant, on peut en trouver d'autres et dans tous les livres publiés à ce jour. Peut-être que demain des astronomes vont se pointer pour faire une scène parce que la galaxie dans ce livre n'existe pas et que certains aspects du monde de Carve the Mark ne correspondent pas à ce que la nature est capable de créer dans de telles conditions blablabla et qu'ils vont prendre ça comme une insulte à leur métier? Ou peut-être que quelqu'un va se dire que le fait que Cyra soit brune est un manque de respect envers les blondes?
C'est peut-être un peu exagéré mais ce que je veux dire c'est qu'à partir de là, on peut aller partout.
Des méchants à la peau sombre désignés comme des sauvages? Je veux bien comprendre que ça puisse en blesser certains vu comme ça. Mais je pense aussi que c'est bête de se laisser vexer par ça. Parce que ça n'a rien de raciste dans le contexte de Carve the Mark. Je pense que le choix de l'auteure par rapport à la couleur de peau des Shotet s'est basée sur le fait qu'à l'origine ce sont des nomades qui ont des racines un peu partout ce qui a créé une certaine mixité. Et si ça peut vous aider à vous sentir mieux, ils ne sont même pas méchants ni sauvages. Ils ont des croyances et des rites intéressants selon moi et ils sont vus ainsi parce que comme tout le monde ils ont des ennemis et ceux-là ne vont certainement pas aller nous dire "Ils sont beaux avec leur peau sombre et leur côté aventurier, vive les Shotet!"
Sinon, les lecteurs pourraient aussi se sentir blessés par le fait que les Thuvhésit sont pâles et pacifiques et qu'ils sont littéralement des faibles et des mauviettes aux yeux des Shotet. Le monde n'est rose d'aucun côté. Donc, je ne pense pas qu'on puisse parler de racisme.
Aussi faut prendre en compte que les Shotet sont définis comme des sauvages aux yeux de leurs ennemis (qui ne vont certainement pas parler d'eux avec des mots doux) parce qu'ils ont débarqués de nulle part et ils se sont installés sur la planète des Thuvhésit sans avoir la moindre envie de changer ce qu'ils étaient aka leurs croyances et de s'intégrer au peuple de Thuvhé.
Pour en revenir aux mots doux, puisque certains trouvent ça insultant que les Shotet soient vu comme des brutes par les Thuvhésit. Quand vous avez des ennemis, ou simplement des personnes que vous n'aimez pas, rassurez-moi vous les insulter un minimum quand-même? Sinon la définition du mot ennemi est quand-même mal interprétée. AH aussi, si jamais Veronica Roth avait écrit un roman où les ennemis ne sont pas vraiment méchants les uns envers les autres, il y en auraient probablement qui auraient fait la remarque alors au bout d'un moment, faut savoir ce qu'on veut.^^
Au-delà de ça, des tas de personnes ont aimées Divergente et pourtant on aurait pu trouver insultant le fait que par exemple les Fraternels ont l'air de gars qui ont échangés leur cerveau contre une salade. Pourquoi aucune personne étant pacifique, végétarienne ou quoi que ce soit dans le genre n'a pas trouvé ça insultant? Comme je vous disais plus haut, on peut trouver des choses insultantes dans des tas de livres si on cherche à se faire insulter. Autrement, on peut juste apprécier une histoire à sa juste valeur sans se prendre la tête avec un détail qui n'a aucune portée sur l'histoire en elle-même. Personnellement, je lis pour le plaisir et pas pour trouver des défauts à chaque phrase.
Pour finir, s'il y avait eu un véritable problème de racisme ou quel qu’il soit avec ce roman, je doute que les maisons d'éditions auraient acceptées de l'éditer. Et puis sérieux, Veronica a une réputation à tenir après le succès de Divergent! ;)
Au final, Veronica Roth a juste voulu nous montrer différentes cultures, différents peuples et fallait bien qu'il y ait un méchant sinon ça n'aurait eu aucun sens, fallait bien qu'ils soient différents pour être nommés 'différents peuples' et dans le cas du méchant, il fallait bien qu'il appartienne au peuple le moins compris et accepté de leur galaxie sinon ça n'aurait eu aucun sens. Et je le rappelle, étant sans origine précise puisqu'ils étaient des nomades et qu'ils viennent donc d'un peu partout, il y avait plus de chances pour qu'ils soient bronzés, dirons-nous, plutôt que blancs comme des cachets d'aspirines. Voilà.

Cela mis-à-part, je vous présente mon avis sur ce livre. Non, ça n'avait toujours pas commencé.

Carve the Mark est un livre dont je ne savais pratiquement rien lorsque je l'ai commencé. Je suis donc partie à la découverte de cette histoire et j'ai été agréablement surprise.

Effectivement, en plus d'avoir une très belle couverture et une mappemonde dont je suis tombée amoureuse, l'histoire m'a énormément plu!

On découvre Akos Kereseth qui est un Thuvhésit et Cyra Noavek qui est une Shotet. Rien ne semblait pouvoir les mener à se rencontrer jusqu'au jour où Akos est emmené au manoir des Noavek aka la famille au pouvoir sur les terres Shotet.
(PAUSE: C'EST QUOI CES NOMS?!)
Ils vont tous les deux se retrouver à devoir cohabiter et ils vont devoir s'entraider pour obtenir ce que chacun désire. Mais bien-sûr, Ryzek Noavek, le grand-frère de Cyra et le tyran qui dirige les Shotet, va être un obstacle parmi tant d'autres entre Cyra et Akos et ce qu'ils désirent mais sûrement le plus dangereux de tous.
Je crois que j'ai jamais fait un résumé aussi nul. ☺

J'ai adoré le monde qu'a érigé Veronica Roth. Je l'ai trouvé intéressant et j'avoue que je ne serais pas contre un petit voyage là-bas en mode exploratrice (aka Louan la nouvelle Dora). Chaque planète a sa particularité, chaque peuple est différent et ça m'a plu cette diversité chez les personnages qu'on a l'occasion de croiser. En plus que les personnages en question ont des don-flux soit un pouvoir particulier et unique chez chacun d'entre eux.
Je serais curieuse de savoir quel serait mon don-flux, tiens...☺
BREF.
Le monde m'a amené à aimer l'histoire puisqu'ils sont liés. Sans le monde qui va avec, l'histoire n'aurait clairement pas beaucoup d'intérêt.

En plus de cela, je trouve que Veronica Roth a vraiment bien su mener les choses. Et je me suis plongée dans cette histoire avec une facilité qui ne m'était pas venue depuis un moment.
Une fois confortablement installée dans mon lit (et malade mais ce n'est qu'un détail), je n'ai plus arrêté de lire. (Sauf pour aller vider ce que contenait mon estomac. Et même ce qu'il ne contenait pas d'ailleurs. Charmant, hein?)

J'ai beaucoup aimé les personnages. Ils sont attachants et chacun est différent (comme je l'ai déjà dit) donc ça m'a énormément plu. Je suis le genre de personne qui béni la différence et Veronica Roth a su l'offrir avec tout ce que j'aime. Donc, je n'allais certainement pas venir m'en plaindre.

Cyra est une héroïne comme je les aime. Au début, elle ressemble à la copie parfaite d'une armoire à glace. Elle est menaçante et dangereuse grâce à son don-flux. Et au fil de la lecture on découvre qui elle est sous toute cette couche de glace et je l'ai trouvé lumineuse et attachante.
Bref, je l'ai beaucoup aimé. Je l'ai même carrément adoré. C'est mon nouveau modèle dans la vie. ;)

Quant à Akos, je m'y suis attachée de la même façon qu'avec Cyra. Il a une personnalité qui m'a beaucoup plu. Il semblerait presque plus sombre que Cyra par moments mais il a quelque chose de chaleureux comme un petit feu dans une cheminée que j'ai aimé. Bref, je vais tapisser les murs de ma nouvelle chambre (à la fin du mois) avec son nom. AKOS KERESETH. En plus, ça sonne bien. Que demander de plus?

Les personnages secondaires m'ont beaucoup plu. J'ai aimé détester Ryzek et j'aurais bien mis mon poing dans la figure de Vas plus d'une fois. Bien que j'aurais sûrement eu plus mal que lui, ce qui est carrément contre-productif mais bon. ☺
J'ai aussi beaucoup aimé Isae, Cisi, Jorek et Teka.

Par rapport à la romance, je suis bien heureuse que Veronica Roth ait su prendre son temps pour bien la développer. OK, ça fait un peu cliché les deux ennemis qui finissent par tomber amoureux. Mais quand un cliché est bien fait, il peut se révéler très plaisant. Et dans le cas présent, j'ai adoré la relation mise en place entre Cyra et Akos. Il y a des moments entre eux, j'ai cru que j'allais fondre (et ça n'avait rien avoir avec la fièvre).
Bref. J'ai trouvé qu'ils se complétaient très bien, tous les deux.
[spoiler]Oh et, suis-je la seule amoureuse de Isae/Cisi?[/spoiler]

Pour finir, parce que je n'ai pas grand-chose d'autre à dire, la fin m'a clairement donné envie d'avoir le second tome tout-de-suite. Attendre va être une torture. [spoiler]Si Cyra n'est pas une Noavek, qui est-elle? Le père de Ryzek donc, toujours vivant? Il est où? Qu'est-ce qu'il foutait pendant tout ce temps? Vont-ils réussir à sauver Eijeh?[/spoiler]

En conclusion, Carve the Mark est pour moi un coup de cœur. Je suis de ceux qui ont aimé Divergent mais Carve the Mark, c'est un tout autre level.
Je conseille donc vivement à ceux qui auraient entendu parler de la polémique de passer au-dessus et d'aller se faire leur propre avis. Selon moi, Carve the Mark vaut le détour.

«we rose, and became soldiers, so we would never be overcome again.»

par Sheo
L'Invocateur, Livre 3 : Mage-Guerrier L'Invocateur, Livre 3 : Mage-Guerrier
Taran Matharu   
Je l'ai attendue avec impatience et je n'en suis pas déçue, j'ai réellement adoré. Mais j'ai l'impression que toute l'histoire est passée trop rapidement et qu'il manque des détails, surtout pour les personnages. Bref, j'aurais préféré un tome 3 en deux parties, sinon j'ai adoré, une de mes sagas préférée et de loin.

par soso11
Cold Summer Cold Summer
Gwen Cole   
«Sometimes time goes by faster than I think it does.»

Je vous l'annonce; Gwen Cole a écrit un roman qui mérite d'être lu. Vous aimez les voyages dans le temps? La romance? La seconde Guerre Mondiale vous passionne? Cold Summer n'attend donc que vous.

Avant tout, je me dois de préciser que j'adoooooooore la couverture de ce roman. Non seulement elle convient parfaitement à l'histoire, mais en plus les couleurs choisies font vraiment ressortir l'atmosphère dans laquelle vous plongerez en lisant Cold Summer.
Même le titre est parfaitement choisi.

"Today, he’s a high school dropout with no future.
Tomorrow, he’s a soldier in World War II."
Kale est capable de voyager dans le temps. Depuis l'âge de sept ans, il découvre le passé d'une façon unique qui ferait jalouser tous les amoureux d'histoire. Mais dernièrement ce don est un véritable poids et depuis six mois, Kale a de plus en plus de mal à rester dans le présent. De plus, à chaque fois qu'il part il se retrouve au milieu de la seconde Guerre Mondiale à combattre auprès de camarades et d'amis qu'il ne peut pas toujours sauver.
Lorsque Harper, son amie d'enfance, emménage définitivement chez son oncle Jasper, la jeune fille découvre que Kale n'est plus que l'ombre du garçon qu'elle connaissait et elle est bien déterminée à comprendre pourquoi.
Le temps est venu pour Kale d'apprendre à contrôler ses sauts dans le passé s'il veut partir à la quête de son futur.

∞ Le premier point que je veux aborder dans cette review est le voyage dans le temps puisque c'est un des thèmes de Cold Summer.
Gwen Cole va nous faire découvrir le personnage de Kale dans deux lignes de temps bien différentes: l'une où il est un garçon souffrant de stress-post traumatique dû d'une guerre qu'il n'est pas censé avoir connu, et l'autre où Kale est un soldat dans une guerre qu'il n'aurait techniquement jamais dû vivre.
Et l'auteure a bien su manier ces deux périodes de manière à ce que même dans le passé on pense au présent et que le présent nous rappelle le passé.

∞ La plume de Gwen Cole m'a plu dès le début. Elle écrit simplement, d'une manière fluide et bien claire. Les descriptions sont agréables à lire et elle réussit parfaitement à faire passer les émotions et les sentiments des personnages par ses mots. Mais ce qui m'a plu par-dessus tout c'est le simple fait que Gwen Cole a une belle plume. Il y a ceux qui écrivent bien et il y a ceux qui racontent, tout bêtement. Et il est clair que Gwen Cole raconte et qu'elle le fait avec talent.
"It's easy to forgive when it still hurts. We forgive in hopes it'll take the pain away. But my pain healed over time and I got over it."

∞ Le passé et le présent (et le futur).
Gwen Cole a écrit une histoire se déroulant à deux époques différentes mais durant une seule et même période : le présent. C'est-à-dire que même lorsque Kale se retrouve dans le passé, le lecteur reste encré dans ce que je vais appeler le présent du personnage. (Est-ce qu'au moins c'est compréhensible?)

BREF.

Dans Cold Summer, chaque fois que Kale fait un saut dans le passé, il se retrouve à la même époque: la seconde Guerre Mondiale. Et je ne vais pas parler de la guerre en elle-même puisque nous avons tous passé des heures en cours d'histoire à écouter le professeur nous raconter les faits. (N'est-ce pas?) Mais je vais parler de la seconde Guerre Mondiale à travers les yeux de Kale (et par extension d'un soldat).

Techniquement au moment où Kale est en 1944-1945, il n'appartient plus au présent dans lequel nous vivons vous et moi mais au présent de 1944. (Vous suivez?) Et ce point (que j'ai bien du mal à expliquer) m'a énormément plu. Lorsqu'il est en 1944, le personnage de Kale est bien conscient qu'il est dans le passé et pourtant ça ne l'empêche pas d'agir dans le moment présent puisque passé ou non, il ne sait pas ce qui va lui arriver à lui et à ses camarades.

Ce qui me mène au point suivant: Les textes sur la seconde Guerre Mondiale relatent des faits et lorsqu'ils parlent des soldats qui se sont battus, c'est d'une manière globale alors bien-sûr que Kale ne peut pas savoir ce qui va lui arriver ou si tel ou tel camarade va mourir. Ce qui fait qu'il doit vivre dans l'instant présent et oublier les cours d'histoire qu'il a pu recevoir puisqu'ils ne lui seront d'aucune utilité à ce moment-là, vous suivez? AHRR, j'abandonne. (Si vous avez réussi à suivre ce que je viens d'écrire sans décrocher, bravo.)

En tout cas, j'ai beaucoup aimé la narration de Kale lorsqu'il se trouve dans le passé puisqu'il nous fait découvrir la guerre des yeux d'un adolescent qui ne devrait la vivre que via des jeux vidéos et qui n'appartient pas à ce passé. *pause* En même temps, maintenant que j'y réfléchis un peu, techniquement il appartient quand-même au passé puisqu'il y passe du temps, il interagit avec les soldats, etc...

*je pleure toutes les larmes de corps, où est donc passé mon aptitude à expliquer un raisonnement??? Où?!!*

Tout ça pour dire que le passé et le présent se confondent pour Kale mais pas pour les autres personnages de Cold Summer. De plus, on peut distinguer les deux époques sans problème puisque c'est l'hiver en 1944 lorsque Kale s'y rend et que c'est l'été dans le présent universel (on va dire ça comme ça) d'où Kale vient; d'où Cold Summer. (En plus du fait que Kale soit toujours gelé mais ça c'est une autre histoire.)

Le passé a donc un aspect très froid, tout en nuances de gris alors que le présent universel est représenté dans les tons chaud. C'est un détail de lecture mais un détail qui est bien présent même quand l'auteure ne le mentionne pas dans son récit.

Bon, passé et présent on a compris. (Ou pas.) Alors qu'en était-il du futur?Kale a beau voyager dans le temps, il ne voyage pas dans le futur. Explication (et c'est le moment où vous prenez peur parce que pour le coup je suis à nulle en explications.): Kale ne peut pas se rendre dans le futur puisque le futur signifie que les évènements à venir n'ont pas encore eu lieu. Cependant, en partant du présent Kale se rend dans le passé et en partant du passé pour retourner dans le présent, techniquement, il se rend dans le futur. Eh ouais. ;)

C'était inutile à dire mais comme on a tendance à penser voyage-dans-le-temps-passé-présent-futur autant vous donner cette explication que montre très bien Cold Summer.

∞ Après la torture que je viens de vous faire subir en essayant désespérément de vous expliquer ce que vous finirez sûrement par comprendre en lisant vous-même Cold Summer mais que j'avais besoin de dire, passons maintenant aux personnages.

Les personnages de Cold Summer sont attachants et je les ai beaucoup apprécié. Il n'y en a aucun que j'ai détesté, d'ailleurs.

Kale est mon personnage préféré. Je l'ai trouvé attachant et j'ai tout simplement aimé sa personnalité. C'est un garçon qui se sent différent et sûrement même parfois un peu seul. En plus c'est un personnage hors du temps, littéralement. Le fait qu'il vivent la seconde Guerre Mondiale lui donne de la maturité et le rend un peu plus vieux que son âge. Cependant, dans le présent il lui arrive parfois de se comporter (plus ou moins) comme un adolescent lambda. Bref, c'est un personnage complet qui a une véritable histoire, il n'est pas plat.

Harper m'a beaucoup plu, elle aussi est attachante et j'admets que je n'ai rien de plus à dire sur elle en dehors du fait que j'ai aimé la voir soutenir Kale tout en essayant de l'aider.

Miles est l'ami de Kale et le genre de personnage que j'adore voir dans un livre. À chacune de ses apparitions, je ne pouvais pas faire autrement que de sourire. Je l'ai adoré, simplement.

Oncle Jasper est adorable. Autant avec Harper qu'avec Kale. Il est toujours là en soutien et pour n'importe quoi. C'est une figure paternelle pour Harper et un fidèle allier de Kale. BREF, on veut tous le même tonton Jasper.

J'ai vraiment envie de parler rapidement du père de Kale, Peter. Parce que c'est un homme qui se révèle être plus sensible et attachant que prévu. Gwen Cole lui a donné le rôle d'un père qui s'est éloigné de son fils et qui ne sait plus comment lui parler et ça marche très bien car au final, j'ai fini par vraiment apprécier Peter et même par le comprendre.

Les amis et camarades de Kale dans le passé valent d'être mentionnés. Je les ai beaucoup aimé et une partie de moi se sentait même triste à l'idée qu'ils vivent dans un tel cauchemar et à l'idée que dans le présent universel, ils sont soit morts soit très vieux. Perkins, en particulier, a su voler mon cœur.

∞ La romance.
L'histoire d'amour entre Kale et Harper m'a plu. En fait, je suis partagée. (Tient, quelle surprise, revoilà la rabat-joie de l'amour.) Kale et Harper sont amis d'enfance et ce n'est pas super original qu'ils tombent amoureux l'un de l'autre. Cependant, je ne peux pas nier le fait que certaines scènes entre eux étaient vraiment craquantes et intenses. Mais il y avait aussi des scènes où leur romance n'était pas spécialement intéressante.

Globalement, je suis satisfaite de cette romance qui m'a fait passé un très bon moment. C'est une histoire mignonne qui plaira à coup sûr aux romantiques. Disons simplement que je ne suis pas entrée en combustion ni en simple mode fangirl en les voyant ensemble. ^^

Attention transition brutale.

∞ En conclusion, Cold Summer est un roman que j'ai beaucoup aimé. C'est une lecture franchement agréable avec un petit côté addictif qui m'a poussé à lire page après page sans avoir envie de m'arrêter. En clair, un roman qui vaut la découverte et que j'ai trouvé complet (aucune de mes questions n'est restée sans réponse). Et bien que le thème du voyage dans le temps ne date pas d'hier, il y a un petit je-ne-sais-quoi dans Cold Summer que je qualifierai de rafraîchissant.

«We're not all meant for great things, but we all play a role somehow, no matter how big or small.»

https://theblacksunshineblog.wordpress.com/2017/05/23/cold-summer-gwen-cole/

par Sheo