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Commentaires de livres faits par Jennifer_tartiflette

Extraits de livres par Jennifer_tartiflette

Commentaires de livres appréciés par Jennifer_tartiflette

Extraits de livres appréciés par Jennifer_tartiflette

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 17-02
J'ai trouvé ce tome moins drôle... En fait, je me lasse du fait que cela tourne toujours autour du pot.

Les situations sont différentes mais c'est toujours les mêmes sentiments qui sont exprimés: je t'aime bien/je t'aime pas, je te traite bien/je te prends pour une moins que rien, je m'ouvre/je me renferme... Et je ne suis pas patiente du tout pour ce genre de trucs!

Heureusement, l'arrivée d'un nouveau personnage donne un peu de piment à l'histoire, cela permet d'en apprendre plus sur les protagonistes (puisque, jusque-là, on se contentait de la "romance") et de nous montrer qu'il peut y avoir d'autres angles à exploiter.

J'aime beaucoup les situations imaginaires que propose l'auteure à chaque fin de tome, c'est ce que je trouve le plus drôle à chaque fois! En tout cas, j'apprécie son style, les illustrations caricaturales sont à mourir de rire (genre Taka-Bas).
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Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/the-mime-order-samantha-shannon/

Ma notation: 4.5/5

Je ne sais pas ce qui m’a pris d’avoir attendu aussi longtemps pour lire la suite. Je vous jure, y a des moments où j’ai envie de me secouer! C’est vrai quoi, j’avais adoré le premier tome alors pourquoi ne pas enchaîner directement avec le deuxième? RIP la logique. Cette série a un univers de malade, en deux livres j’ai l’impression d’en avoir lu le double. Si ça ce n’est que le début de la saga, mais appelez-moi un neurologue parce que là je ne suis pas certaine que mon cerveau puisse supporter tant de créativité! MIND BLOWN.

J’ai adoré retrouver Paige, son courage et son pouvoir badass. C’est clairement l’une de mes héroïnes préférées! L’auteure la fait tellement évoluer dans ce tome, c’est impressionnant. La relation entre Paige et Jaxon se complexifie davantage par la volonté de celle-ci à s’imposer, car depuis son expérience traumatisante à Sheol I, elle a développé le sens du leadership. Mais c’est le souvenir des horreurs dont elle a été témoin et qu’elle a parfois supporté qui anime son désir de changement. Il ne s’agit plus seulement de tenir tête à Jaxon, mais à tout un système!

Pourtant, malgré l’urgence, la protagoniste doit prendre des décisions rationnelles contraignantes. Samantha Shannon a mis beaucoup de réalisme dans son personnage! Paige est prise au piège et doit travailler pour Jaxon, car sans lui, elle n’a ni voix, ni argent, ni sécurité… Elle doit parfois abandonner ses amis au nom de la rébellion… Franchement, j’ai été épatée par sa pertinence, son intelligence et sa compassion!

L’univers est colossal et ultra développé, et on n’en est qu’au deuxième opus! The Mime Order nous plonge dans les méandres du Syndicat des Clairvoyants, sa corruption, sa violence et sa froideur. En plus d’en apprendre plus sur l’histoire et les divisions entre Rephaim, l’auteure nous explique en profondeur le fonctionnement de l’Underworld et de ses rivalités entre gangs. Paige a de nouveaux adversaires de taille, notamment le Rag and Bone Man dont le visage est caché et dont l’activité juteuse reste secrète. Ses Rag Dolls sont craints par les autres gangs car leur violence n’a pas de limites!

Complots, mystères, trahisons, l’intrigue est vraiment bien fichue! Je ne m’attendais pas à tout ce que j’ai appris! Vous savez, l’une des forces de cette série, c’est que l’auteure prend le temps de tout bien expliquer afin que les révélations finales prennent tout leur sens. L’histoire est rythmée entre action et découverte, on n’a pas le temps de s’ennuyer une seule seconde. C’est sombre, violent, trompeur. C’EST FANTASTIQUE.

La romance entre Warden et Paige (si on peut appeler ça romance) est bien amenée. Y a rien de niais ou de précipité dans cette relation. D’ailleurs, j’ai bien aimé le fait qu’ils fassent passer leurs sentiments après la cause qu’ils défendent. Il sont également conscients de l’impossibilité de leur relation et vivent au jour le jour! Leur histoire n’est pas parfaite et c’est ça qui fait sa force!

Bref, j’ai adoré ce deuxième tome où même les personnages secondaires sont exploités! Ils sont divers et il y a même des couples homosexuels! YAY. L’amitié entre Paige et Nick est fabuleuse. Nick n’a pas intérêt à mourir! Par contre, Jaxon, il peut servir de pâté aux Emim, hein.

Le tournoi à la fin est génial!

Je n’attendrai pas un an et demi avant de lire la suite, ça c’est clair!
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date : 13-02
Quelques scènes sont rigolotes, mais je n'ai pas trouvé ce manga spectaculaire.... Je dirais même que certaines scènes m'ont rappelé Twilight... Argh.

J'ai nettement préféré la deuxième partie où le frère de Yura fait son apparition. Ce n'est pas extraordinaire, mais on passe vite fait un bon moment!
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date : 13-02
Un premier volume très drôle, mais le fait que l'héroïne ait 16 ans et que son "intérêt amoureux" en ait 26 m'a fait tiquer quand même... Je ne connais pas les coutumes sociales japonaises mais j'ai trouvé ça limite, quoi...

Heureusement, les personnages sont conscients de cet écart d'âge et l'auteure ne glorifie en rien le semblant de relation. Mais grosse gêne tout de même!
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Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/the-cruel-prince-holly-black/

Ma notation: 5/5

Vous savez à quand remonte la dernière fois où j’ai été aussi excitée lors d’une lecture? Trop longtemps! The Cruel Prince a ravivé la fangirl qui sommeillait en moi, j’ai tellement aimé ce livre que j’ai fait une overdose d’émotions! Je suis si fière de Jude parce qu’elle représente l’héroïne badass et imparfaite que j’attendais. Quant aux Faes, ils sont si vicieux et sournois que ça en devient extatique. My my, donnez-moi la suite immédiatement ou je fais un malheur! Quoi, il faut attendre 2019? AAAAAAAAAAAAHHHHH.

Je suis fière de Jude, elle est parfaite dans son imperfection. Holly Black a créé une héroïne hors du commun dont la caractérisation a été une totale réussite! La protagoniste est marquée par l’ambition et la soif de pouvoir, elle veut surpasser sa nature de mortel pour montrer aux Faes qu’elle est aussi capable de faire de grandes choses. Elle n’accepte pas l’échec, et quand on lui fait une crasse, elle se rebiffe sévère! Malgré ça, Jude a un bon fond, elle est prête à tout pour protéger sa famille ainsi que le monde auquel elle veut indéniablement appartenir. Son humanité, sa complexité et sa compassion la rendent précieuse à mes yeux!

Mais ce qui la distingue des héroïnes habituelles, c’est sa manière de percevoir avec justesse ce qui l’entoure. Jude voit que son monde est pourvu de sauvagerie et que le seul moyen d’y survivre est de se montrer stratégiste et calculatrice. Le personnage gagne durement ses victoires mais aussi ses leçons. Parce que Jude n’est pas épargnée par la trahison et le mensonge, ce qui accroît encore plus mes sentiments pour elle. J’ai eu des noeuds à l’estomac pendant tout le dernier quart du livre! J’AVAIS LE SOUFFLE COUPÉ.

L’univers est spectaculaire par sa vivacité, ses couleurs et sa froideur. J’en ai lu des livres ayant pour thème les Faes, mais l’auteure montre haut la main que c’est elle qui tient les ficelles! J’étais extasiée par tant de beauté et de manigances. Ces Faes sont sournois, manipulateurs, pervers, assoiffés de sang et de violence. Mais qu’est-ce que c’est jouissif! A Elfhame, tout le monde est beau, mais personne n’est bon!

L’intrigue, elle, tourne autour de Jude et de son implication dans le changement de paysage qui touche les Faes. C’est essentiellement de la politique, de la déception et un jeu des pouvoirs. Parfois, on parvient à entrevoir une partie du rebondissement à venir, mais l’autre réussit toujours à nous prendre par surprise! Holly Black montre qu’elle est capable de se concentrer sur l’approfondissement de ses personnages tout en impactant une intrigue politique qu’on n’imaginait même pas. Cela s’appelle avoir du skill, mes amis!

Les relations sont complexes, notamment celle entre Jude et Madoc. C’est bizarre, parce que l’auteure nous fait aimer un type ignoble… Je veux dire, il tue ses parents mais en même temps c’est un bon père pour elle. Weird. Même avec ses soeurs, c’est assez spécial. Jude a du mal à trouver sa place, mais c’est une tueuse! Elle a de la répartie, du cran et de l’audace. Elle déchire tout ma Jude! Et tout le monde, hehe.

Bien sûr, il faut que je parle du talent de l’auteure à me faire craquer pour Cardan. Mon dieu que je l’ai aimé! A première vue, il est impossible de l’apprécier, c’est juste un prince méchant, superficiel et capricieux, mais l’auteure nous livre plusieurs facettes du personnage. Il peut se montrer tendre, drôle et malin comme tout. JE SHIP. Mais genre à fond quoi! Il est passé d’une nuisance à un protagoniste essentiel à l’histoire! Et à l’angst parce que je ne peux plus faire sans maintenant. *Sifflote*

Jude la dominatrice et Cardan le psycho? OH YEAH.

The Cruel Prince (ou The Cruel Jude) a été un vrai coup dans mon âme de lectrice!

Spoiler(cliquez pour révéler)
J’ai adoré Vivi, elle est gentille et protectrice. Mais Taryn. TARYN. Oh la trahison qui ne passe pas!!! Comment as-tu osé trahir ta soeur pour un mec qui jouait un double-jeu? Je la déteste tellement maintenant… Déjà, c’était pas bien rose quand elle a volontairement laissé Jude se débrouiller toute seule, mais alors là, c’est vache. C’est sale. Une jumelle qui laisse son copain flirter avec sa soeur pour tester quoi… J’aurais voulu que Jude les empale tous les deux.

Voilà, je suis un monstre moi aussi. Oups.


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Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/finnikin-of-the-rock-melina-marchetta/

Ma notation: 3/5

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, ce premier tome et moi étions faits l’un pour l’autre, mais nous avons finalement décidé de faire chemin séparément. Pourtant, tout avait si bien commencé! L’aspect légendaire de l’histoire m’a séduite, ce mélange entre héros de la vallée et mythologie était si sublime que je n’ai pas pu décrocher une seule fois. Cependant, le récit manquait de consistance et les idées étaient trop survolées…

L’une des premières choses que j’ai aimé dans ce livre, c’est combien la famille royale aimait son peuple, et combien le peuple aimait ses dirigeants. Lumatere est une terre d’amour et de paix, et même dans la plus triste des misères, il y a toujours cette volonté d’aider l’autre et cet attachement à la terre natale. Finnikin parcourt les camps pour que l’histoire et l’humanité des Lumaterans survivent à l’absence du territoire, car une population sans terre, c’est une civilisation sans identité. Mon dieu que cet élément a été magnifiquement exploré! J’ai envie de pleurer, et ce n’est même pas ironique!

D’ailleurs, l’humanité est le critère qui a été le mieux travaillé selon moi. Les camps des exilés rappellent ceux des immigrants avec la faim, la maladie et le mal du pays. Les royaumes avoisinants haïssent les Lumaterans, ils n’hésitent pas à en faire des esclaves et à les tuer sans craindre les répercussions de leurs leaders qui approuvent secrètement leurs actes. Du coup, la langue se perd, tout comme le sourire et l’espoir. Certains passages font froid dans le dos car c’est exactement le genre d’atrocités qui se produit dans le monde.

Malheureusement, j’ai eu beaucoup plus de mal avec le reste du récit. Les personnages manquaient de charisme et de profondeur. Finnikin a de bonnes intentions, mais il reste trop passif par rapport à ce qui est attendu de lui. Ca et le fait qu’il se soumette facilement à Evanjalin… Ahem. Il faut le dire, j’ai eu beaucoup de mal avec Evanjalin! Autant j’ai aimé sa force, autant j’ai détesté sa manière de mentir et de manipuler sans regret. Etre prêt à tous les sacrifices au nom de son peuple, c’est noble. Le faire sans reconnaître ses torts, c’est tout autre chose! Le pire, c’est qu’Evanjalin se met colère quand on lui balance ses quatre vérités!

L’intrigue est plutôt bien menée, on arrive à être agréablement surpris par les quelques rebondissements. Cependant, beaucoup trop d’aspects ont été rapidement balayés et n’ont donc pas véhiculé les émotions souhaitées. J’aurais surtout voulu que l’amitié entre Finnikin, Balthazar et Lucien soit davantage développée, le synopsis nous fait penser que le trio va être au coeur de l’histoire, mais ce n’est pas du tout le cas! En plus, des scènes importantes n’ont même pas été décrites, l’auteure n’a pas voulu se prendre la tête avec, quoi…

Quant à la romance, elle ne m’a pas du tout plu, cela a même rendu les personnages niais… Les protagonistes s’enflamment pour pas grand chose, se pardonnent facilement les mensonges et autres manipulations… L’attitude de Froi, un jeune voleur que les héros rencontrent en route, envers Finnikin et Evanjalin est invraisemblable! Heureusement qu’il y avait la Garde de Trevanion, je les ai adorés, surtout Perri! YEAH.

Une petite déception donc. Il manquait pas grand chose pour que je tombe sous le charme!
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Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/iron-gold-pierce-brown/

Ma notation: 4/5

Ce n’est pas un secret, la série Red Rising m’en a fait baver. C’est rare pour moi de trembler de peur pour des protagonistes et d’avoir des noeuds à l’estomac quant au dénouement de l’histoire, mais Pierce Brown l’a fait. Chaque tome surpasse le précédent en termes d’intrigue et de charge émotionnelle, c’est juste dingue! Du coup, lorsque l’auteur a annoncé un quatrième opus, j’étais à la fois heureuse et inquiète. Après tout, il ne reste plus grand monde de la bande de Darrow et des Howlers… Souvenirs, souvenirs…

Pierce Brown, petit vicieux! Moi qui pensais à la fin du troisième tome que tout irait dans le meilleur des mondes et que mes personnages préférés seraient protégés à jamais, voilà que tu remets leur vie en danger! Pas cool. Iron Gold est bien différent de ses prédécesseurs puisque nous apprenons que l’idéal de la République ne s’est pas réalisé et que quelque chose de pire s’est instauré. Si le règne des Golds était tyrannique, il protégeait néanmoins les autres couleurs de l’inconnu et de l’anarchie. Quelle ironie!

Je ne sais pas comment fait Pierce pour créer des protagonistes aussi différents, profonds et nuancés, mais il parvient toujours à m’épater! On retrouve ainsi un Darrow fatigué par la guerre qui s’éloigne sans cesse de l’idée de l’homme qu’il voulait être. Il doit abandonner sa famille et remettre la vie de ses amis en danger pour assurer la survie de la démocratie, et on sait tous qu’il n’en reste déjà plus beaucoup… Snif… J’ai eu de la peine pour Darrow qui ne connait aucun répit et qui doit encore et toujours donner plus de lui-même.

On revoit également Lysander et Cassius qui aident les plus faibles. Leur relation est particulière car, bien qu’ils s’aiment comme des frères, elle n’est jamais assez. Lysander m’a exaspérée, j’avais envie de lui secouer les puces! Il est intelligent mais se pose trop en victime. Le méchant Darrow a tué ma dictatrice de grand-mère, ouin ouin! Mais que devraient dire les autres? Et arrête avec ta Seraphina aussi, merci.

On fait ensuite la rencontre de Lyria, une Gamma qui a tout perdu à cause de la République. Elle fait partie des délaissés de la démocratie à qui il arrive des choses affreuses. Son personnage m’a beaucoup touchée, c’est fou tout ce qui lui tombe dessus! Mais ce qui m’a plu dans tout ça, c’est que Lyria reste une bonne personne, elle ne se laisse pas corrompre par les monstruosités qui l’entourent. Je l’adore!

Et enfin, il y a Ephraim, un ancien membre des Sons of Ares. Ecoeuré par la République, il a choisi de devenir un voleur hautement qualifié, ce qui lui permet d’oublier un peu la mort de son fiancé. Je dois dire que c’est le personnage avec lequel j’ai eu le plus de mal à accrocher… C’est néanmoins le plus badass de ce tome, hehe.

L’univers du premier cycle était déjà énorme, mais avec Iron Gold, Pierce Brown atteint un niveau au-dessus. On découvre l’histoire et les coutumes qui lient le peuple d’Io, et on est à la fois admiratif par l’honneur qu’il inspire et amer par rapport aux manigances qui s’en dégagent. Je sais pas où il va chercher tout ça, ni comment il parvient à donner une cohérence aux pièces de ce grand puzzle. Ce tome pose les bases d’une nouvelle ère où les alliances politiques sont peu rassurantes! Traduction: ça sent pas bon pour nos héros.

D’ailleurs, le traitement de la trame politique est excellent. A travers Lyria, on se pose des questions sur la légitimité de la démocratie et de la tyrannie. Avant la révolte de Darrow et des Sons, la Société avait un équilibre et une forme de sécurité, mais tout ça a disparu avec la République. Aujourd’hui, chaque individu veut faire valoir ses intérêts, et ces intérêts étant différents, ils divisent et poussent à la satisfaction personnelle. Les points mis en avant étaient vraiment intéressants.

Iron Gold a également son lot d’action, de violence et d’amitiés déchirées. Cesserons-nous un jour de souffrir? Certainement pas. Toutefois, j’ai été moins emballée par ce tome que par les précédents. Déjà, j’ai été malade durant toute la deuxième moitié du livre, ce qui fait que j’étais beaucoup moins concentrée. Ensuite, il y avait les nouvelles trames et les nouveaux personnages à présenter, ce qui a ralenti un peu le rythme de l’histoire. Mais entre nous, c’est le fait d’avoir été malade qui a le plus nui à cette lecture!

Le tome suivant, Dark Age, annonce un récit sombre et palpitant!
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Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/the-long-way-to-a-small-angry-planet-becky-chambers/

Ma notation: 2/5

Bah dis-donc, quelle énorme déception! En voyant ce beau titre, cette magnifique couverture et ce synopsis, je pensais vraiment tomber sur une histoire magnifique et inoubliable. Non mais franchement, un récit situé dans l’espace qui donne priorité au développement de personnages diversifiés et attachants? Un récit qui fait vivre en émotion? C’est tout ce que j’aime! Mais que s’est-il passé?! Bah, je vais vous le dire. Ce roman était ennuyeux à mourir. Il ne se passe rien. Même Les Feux de l’Amour c’est plus excitant, bordel!

Les personnages sont appréciables (certains que j’ai aimé plus que d’autres) et on apprend beaucoup de choses en rapport avec leur culture et leur espèce. Cela dit, j’ai l’impression de ne rien avoir appris d’important sur leur personne. Au lieu d’avoir un approfondissement du passé et des relations qui les lient les uns aux autres, l’auteure s’est contentée de décrire des futilités (les trucs bien monotones du quotidien, je vous prie). Zzzz

Côté intrigue, c’est le vide intersidéral. Nous vous laissez pas berner par la mission de l’équipage et par la fausse dynamique entre les espèces, rien de passionnant ne se produit. Il y a trois événements qui auraient pu apporter du peps à l’histoire, mais là encore, l’auteure n’a pas daigné s’y attarder. En trois pages, la situation est conclue, et encore, on n’assiste jamais réellement aux scènes. Quel est l’intérêt de ces fausses « actions »? Je vous promets, j’avais juste envie que le vaisseau se fasse pulvériser!

L’aspect le plus ridicule reste probablement la romance, qu’elle soit émotionnelle ou corporelle. Franchement, c’est comme si moi je tombais amoureuse de mon poisson ou de mon ordinateur. Meh. C’est glauque, sans passion et complètement tiré par les cheveux. Je veux bien croire que l’époque mise en avant est bien plus avancée que la nôtre, mais là, la particularité de ces relations m’a paru trop poussée. C’est du grand n’importe quoi… Y a que les questionnements culturels et philosophiques qui m’ont plu. *Soupire*

Je ne lirai pas la suite!
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Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/the-final-empire-brandon-sanderson/

Ma notation: 4/5

L'univers créé par Brandon Sanderson est riche et unique. Certes, dans le fond, on retrouve la même opposition entre l’aristocratie et la classe pauvre, mais j’ai aimé le mystère qui entoure le héros déchu. Il y a une légende le touchant qui m’intrigue: comment est-il passé du grand héros au dirigeant tyrannique? Qu’est-ce que le Deepness? La menace sur l’humanité était-elle réelle ou une pure invention pour nourrir la peur chez les plus faibles? Tell me, Brandon!

Au début de chaque chapitre, on a un extrait du journal du Lord Ruler qui nous montre ses doutes et son humanité. Autant en général j’ai juste envie que le grand méchant meurt, autant là j’avais envie de savoir ce qui lui est arrivé. Il est cruel et impitoyable sans aucun doute, mais beaucoup de ses pensées laissent entrevoir que son attitude était indispensable pour sauver le monde. Je ne sais pas trop quoi penser, mais je suis grave curieuse!

Jamais je n’avais vu une magie basée sur l’utilisation des métaux, c’était intriguant et complexe. C’EST COOL. Mais au-delà de la simple consommation des métaux, c’est l’encadrement autour de la pratique qui m’a le plus convaincue car la magie ne va pas de soi: les métaux doivent être purs, chaque métal et chaque action ont une durée limitée, les différents pouvoirs sont géniaux, tout pouvoir appel à un certain degré d’épuisement… Vous voyez? AWESOME.

Les personnages, mes bébinous, sont marqués par la dureté de la vie, et surtout, ils sont nuancés par leurs défauts. Je vous avoue, j’ai un faible pour Kelsier, notre leader charismatique au sourire fatal. [Non, ce n’est pas tout ce que j’ai retenu!]. J’ai adoré ses plans, le type c’est Kaz Brekker à 30 ans, je vous le dis. Par contre, j’ai eu un peu plus de mal avec Vin, surtout lorsqu’elle se laisse un peu influencer par son attraction envers Elend. Cependant, Vin fait preuve de beaucoup de courage malgré les circonstances!

Au début j’aimais bien Elend, il était intriguant, mais il a fini par me décevoir. C’est juste un noble avec une belle gueule. J’espère qu’il deviendra plus intéressant par la suite! Sinon, j’ai aimé la bande car, en plus d’une complicité réciproque, chaque membre a une influence positive sur les autres. En plus, les questions philosophiques soulevées par certains étaient pertinentes. Brandon Sanderson a donc tout bon!

Niveau intrigue, j’ai été très surprise! Je ne m’attendais pas du tout à tous ces revirements de situation, dont un qui m’a rendu un peu triste… Toutefois, il manquait un effet dramatique à tous ces rebondissements. Je sais, c’est un comble venant de moi. Mais là, on aurait pu m’annoncer un steak frites, ça aurait été pareil… J’aurais aussi voulu que le côté « braquage » soit réellement exploité, ça aurait été encore mieux je pense!

J’ai beaucoup aimé ce premier tome, la preuve, j’ai déjà la suite en ma possession :D
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date : 09-01
Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/the-diviners-libba-bray/

Ma notation: 4/5

Cela faisait un moment que je n’avais pas mis le nez dans un roman paranormal, du coup, en voyant le troisième tome de la série The Diviners se pointer sur mon fil d’actualité, j’ai sauté sur l’occasion pour me surprendre un peu! Parce que, why not? Et même si je n’ai pas eu les grands frissons attendus, c’est une toute autre surprise que j’ai eu: un tome riche et complexe de presque 600 pages que je n’ai pas pu lâcher.

Ce tome est complexe, il n’est pas seulement question d’une héroïne dont le talent réside dans la capacité à résoudre les meurtres. Les personnages sont nombreux et diversifiés, ce sont des exceptions de la société – pas seulement par rapport à leur nature – mais par leur manière de penser qui prône l’évolution des mentalités. On fait la rencontre d’Evie qui a perdu brutalement son frère à cause de la guerre, de Sam le pickpocket, de Theta qui fuit son passé, de Memphis qui subit le racisme, de Jericho l’orphelin recueilli par Will, de Henry le pianiste gay… J’ai adoré Sam et son arrogance ainsi que l’amitié entre Theta et Henry! GIMME MORE.

Tous ces protagonistes ont des particularités, certains sont des Devins (médiums, guérisseurs, visiteurs de rêves), d’autres relèvent du jamais-vu… Mais tous ont un rôle dans l’histoire. Les points de vue multiples dont celui du vent permettent de mieux cerner les personnages ainsi que l’atmosphère. J’ai été fascinée par leurs secrets, leurs pouvoirs, leurs connexions… Tout a sa cohérence, sa pointe d’humour et sa tragédie.

Libba Bray nous emporte dans un univers vintage à la fois glamour et glauque! Venez découvrir le jazz américain, le cinéma muet, les bars clandestins ou encore les fins spectacles, et jamais vous n’oublierez cette époque. L’auteure a fait ses recherches et ça se voit! The Diviners est si riche en détails et en vivacité que ce n’était plus de simples images qui se construisaient dans ma tête, mais un film en noir et blanc. Carrément.

Il y a également des sujets plus sérieux qui sont abordés tels que la ségrégation raciale, le fanatisme religieux, la première guerre mondiale, la haine et le regard désapprobateur envers les femmes… On apprend beaucoup de choses sur cette époque où tout paraît pourtant si innocent et pur. Ca peut faire beaucoup, et pourtant, ça n’a fait qu’ajouter plus de tension! On voit comment toutes ces dynamiques affectent l’enquête.

L’investigation était peut-être l’aspect le moins fascinant puisqu’on connaît déjà l’identité du tueur. C’est plus les connaissances que j’ai acquises en matière d’occulte, le raisonnement derrière les différents dogmatismes ainsi que le côté « enquête familiale » qui m’ont le plus intéressée! La prophétie qui entoure les Devins, bien que prometteuse, reste vague. J’aurais voulu en savoir plus sur là-dessus.

Finalement, ce qui a joué dans ma notation, c’est le comportement d’Evie durant les 300 premières pages. Malgré le fait qu’elle soit marrante, l’héroïne se montre superficielle et égoïste. C’EST INSUPPORTABLE. Heureusement qu’elle finit par évoluer car la suite s’annonce prometteuse!

Note: le livre est assez lent car il y a énormément d’axes à traiter, mais il est très bien écrit! Et super bien.
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Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/an-enchantment-of-ravens-margaret-rogerson/

Ma notation: 3/5

C’est l’univers qui m’a le plus captivée dans ce roman. Les paysages, la magie, tout est magnifique et sombre! Les Faes n’ont rien à voir avec les descriptions habituelles que l’on peut voir, ici, la beauté n’est qu’illusion et tromperie – ce qui se cache derrière est bien plus sournois et effrayant. C’est marrant, d’ailleurs, comment l’auteure nous détourne de ce semblant de perfection. Malgré le fait que les Faes ne ressentent aucune émotion, ils recherchent certains aspects propres à l’humanité, notamment l’acceptation par les autres et l’habilité à créer. Pour tout vous dire, même les créatures qui rôdent sont repoussantes, étant composées entièrement de cadavres décomposés humains! Charmant, n’est-ce pas?

Malgré toutes ces bonnes choses, j’ai trouvé l’univers sous-exploité. Margaret Rogerson nous affirme qu’il y plusieurs cours, et pourtant, on reste cantonné entre la Cour de Printemps et la Cour d’Automne sans savoir comment celles-ci fonctionnent! Et encore, que dis-je, on n’entrevoit que la forêt de la deuxième cour! En plus de cela, les créatures féeriques qui se baladent un peu partout sur les territoires humains n’étaient pas aussi menaçantes que je l’espérais. Enfin, je sais pas moi, mais quand on met des monstres sanguinaires, c’est pour qu’il y ait des morts partout! Quoi, non? Bah mince alors…

Quant aux personnages, mon avis est très partagé. J’aimais beaucoup le dynamisme du début entre Isobel et Rook, l’intelligence et l’entêtement de l’héroïne se mariaient bien avec le mystère et la maladresse du prince. L’insta-love était subtile et mignon comme tout (quand Rook se transforme en corbeau pour se mettre sur l’épaule d’Isobel, c’est chou), et leur chamaillerie un pur régal! Mais à force, les protagonistes ont perdu de leur intérêt. Sans compter que je n’ai pas eu l’impression de les connaître. Tout comme le passé de Rook, le conflit avec sa cour demeure une énigme! Il s’agit surtout d’excuses pour servir la romance, et c’est dommage.

Et surtout, où est l’intrigue? Je savais qu’il allait y avoir une romance dans cette histoire, mais ce que je ne savais pas, c’est qu’elle prendrait toute la place. En gros, je m’attendais à plein d’aventures, de rebondissements et de dangers… Mais tout ce que j’ai eu, c’est des scènes d’actions abrégées et une fin facile et attendue. Où le type le plus puissant est totalement impuissant, s’il vous plaît.

M’enfin, j’ai quand même eu mes petits moments de plaisir! Plusieurs passages du roman m’ont fait rire: les soeurs d’Isobel qui étaient des chèvres avant d’être transformées en humaines, les déclarations d’amour maladroites de Rook, l’obligation pour les Faes de rendre la politesse et de faire des révérences quand les humains en font… C’était très drôle et bien pensé!

J’ai aussi bien aimé le fait qu’Isobel veuille rester humaine, elle voit très bien qu’être Fae n’est pas synonyme de bonheur. On finit donc cet avis sur une bonne morale!
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date : 31-12-2017
Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/gemina-amie-kaufman-jay-kristoff/

Ma notation: 4.5/5

Pour ne pas changer, j’ai adoré retrouver la typographie qui rend The Illuminae Files aussi unique! On revoit l’analyste qui me fait toujours autant rire avec ses commentaires hilarants, les fameuses retranscriptions et tchats habituels… Mais il y a également quelques nouveautés, notamment des dessins drôles et exquis signés Marie Lu ainsi qu’un découpage particulier vers la fin du livre qui démontre le génie des auteurs!

Les nouveaux personnages sont réalistes et attachants, j’ai apprécié leur force et leur intelligence. Cela dit, j’avais parfois des impressions de déjà-vu par rapport à certaines situations qui m’ont rappelée celles impliquant Kady et Ezra. On va dire que les protagonistes passent par des phases assez similaires, ce qui a enlevé un peu de leur charme… Puis, je sais pas, Kady avait suscité davantage mon admiration vu qu’elle était seule conte tous!

En revanche, j’ai bien aimé leur évolution, surtout celle d’Hanna qui passe d’une fille superficielle à une jeune femme déterminée à faire ce qui est juste! Et pour notre plus grand plaisir, on revoit les héros du premier tome (qui restent mes préférés)! J’étais surtout contente pour AIDAN, la série ne serait pas ce qu’elle est sans lui. J’adore son humour impromptu, son sens des responsabilités, son attachement pour ses camarades… Quant à Ella, une hackeuse handicapée, elle a brillé durant toute l’histoire.

Côté intrigue, j’ai été charmée, manipulée, abasourdie… On sait qu’il va y avoir des trahisons, des morts inévitables, des rebondissements de tarés, mais on a du mal à les cerner. AAAAH! Impossible de savoir ce que les auteurs nous préparent! Néanmoins, j’ai trouvé le rythme de ce tome moins soutenu que le précédent, ce qui s’explique notamment par les doubles enjeux puisque les héros doivent sauver deux catégories de populations.

Mais voilà, il y avait quelques aspects de l’intrigue qui auraient mérité plus d’attention: les parasites n’ont pas eu le grand effet attendu (je les ai trouvés moins redoutables que les morts-vivants du tome 1), l’explication finale était fascinante mais n’a pas éclairci le mystère de la flaque de sang qui a été épargnée par le phénomène, et enfin j’ai trouvé la résolution finale un peu trop pratique! Mais bon, les retournements de situation étaient au point!

Au-delà de ces petits détails, Gemina a été une réussite, même si Illuminae reste mon tome préféré.

Note: la version audio (VO) est vraiment top! On a des bruits, des voix distinctes, un bon jeu d’acteur… C’était cool!
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date : 26-12-2017
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Ma notation: 2/5

Si le sujet de l’inceste paraît horrifiant, je tiens toutefois à clarifier la nature de cette relation. Je savais à quoi m’en tenir en plongeant dans ce roman, et même si les scènes de sexe m’ont beaucoup perturbée, je n’ai toutefois pas trouvé cet amour malsain. En devenant des parents de substitution, les personnages ont laissé derrière eux tous les repères de leur enfance pour laisser place aux figures maternelle et paternelle qui sont attendues d’eux. Ajoutez à cela tous les soucis qui leur tombent dessus et vous obtenez des protagonistes brisés et désorientés. L’auteure excelle dans sa manière d’approcher l’inceste consentant, ses raisons et ses conséquences – à tel point que j’étais très partagée entre la gêne et l’envie qu’ils vivent leur amour!

Les protagonistes sont attachants et bien définis, surtout Lochan qui m’a le plus touchée. Ses chapitres sont lourds et forts en émotion car le personnage est sans cesse en conflit entre ses devoirs et son mal-être, et comme c’est une bonne personne, bah ça fait mal quoi… C’est pourquoi j’étais en colère avec la fin que l’auteure a proposée! Après tout ce que les personnages ont traversé, Tabitha Suzuma maltraite encore plus les héros, et le pire, c’est que ce n’est même pas justifié. Elle a dénigré toutes les autres solutions pour nous servir une fin dramatique censée nous chambouler. Autant vous dire que je l’ai très mal pris! (Voir spoilers en bas du commentaire).

Les va-et-vient sentimentaux des personnages étaient vraiment lourdinges. Un coup ils s’aiment, un coup ils ne s’aiment plus, et rebelote… Je sais très bien qu’ils s’aiment et qu’ils cherchent à refouler leur ressenti, mais quand ce genre de scène se reproduit deux à trois fois dans le livre, ça devient plus qu’agaçant.

En conclusion, j’avais vraiment envie d’aimer Forbidden, j’ai même versé quelques larmes. Mais l’auteure en a tellement fait que j’en suis venu à ressentir toutes ses décisions.

Spoiler(cliquez pour révéler)

Je ne valide pas le suicide de Lochan. Déjà, le premier aspect qui m’avait frustrée, c’était le fait que Maya et Lochan laissent la porte de la chambre ouverte! Ouhou, tu pratiques l’inceste et tu sais que c’est illégal, qu’il y ait quelqu’un ou pas, TU FERMES LA PORTE. Au cas où. C’est juste du bon sens!

Après, forcément, les raisons pour lesquelles Lochan choisit de se faire passer pour un violeur au lieu de reconnaître l’acte incestueux étaient illogiques. Oui, le reste de la famille reste ensemble. Mais non, il y avait d’autres solutions. Lui et Maya auraient très bien pu nier le rapport, c’est pas comme si leur mère était sobre… Certes la famille aurait PEUT-ETRE été séparée, mais qu’est-ce qui est le plus traumatisant pour des enfants: la mort d’un frère ou une séparation temporaire? C’est pas comme s’ils ne se seraient plus jamais revus… Fallait juste attendre quelques années.

Mais le suicide, c’est quand même la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Qu’est-ce que c’est deux ans de prison pour Maya comparé à la perte de son frère/copain? Rien du tout. Le pire, c’est qu’avec un procès il y aurait peut-être eu des circonstances atténuantes. C’est dommage parce qu’au lieu d’avoir un impact sur la manière de percevoir l’inceste consenti formé dans un foyer abusé, Tabitha Suzuma a mis l’accent sur la fatalité de la chose!

Mais non, au lieu de ça, le suicide n’a servi à rien. La mère indigne néglige toujours autant ses enfants pour aller vivre avec son mec et Maya élève ses frères et soeurs toute seule. Retour au point de départ, donc. Au final, la vieille bique n’aura jamais été punie, elle n’est même pas attristée par la mort de son fils… J’étais juste dégoûtée par tant de cruauté injustifiée.

Ne parlons même pas des policiers incompétents qui ne prennent pas la peine de mener une enquête. Tu parles de professionnels!

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Ma notation: 3/5

Cette trilogie n’est pas écrite de manière conventionnelle, elle prend la forme de retranscriptions militaires et d’entrées de journal personnel. Chaque chapitre comprend un numéro de dossier ainsi que le nom du personnage interrogé et le lieu d’enregistrement. Bien que permettant une lecture rapide, j’ai néanmoins trouvé cette typographie trop formelle et déroutante! Je me suis lassée de toujours voir le même découpage, de n’avoir aucun repère temporel et de ne pas pouvoir saisir immédiatement quels protagonistes sont impliqués. Cela manquait de clarté!

Mais le plus décevant, ce sont bien les personnages. On dirait des clichés sur pattes, franchement! On a la scientifique tellement impliquée dans sa passion que son désir de découverte empiète sur l’importance que peuvent avoir ses actes. Vu et revu. Ensuite, nous avons la pilote trop belle qui traîne un passé tragique derrière elle. Laissez-moi deviner, son ex l’a trompée et depuis, elle n’a plus confiance aux hommes! Mais ce n’est pas fini, attendez! Il y a également le beau linguiste intelligent et fragile, le militaire amoureux qui pète son câble… Sans compter que je m’en cognais comme pas deux de ce qui pouvait bien leur arriver, les héros sont tellement plats et immatures pour des adultes que ça m’a vite exaspérée. Il n’y a que l’employeur qui a su retenir mon attention avec son esprit futé et son sarcasme.

D’autres déceptions également, notamment par rapport à l’abondance de termes et d’explications scientifiques qui m’ont pas mal endormie. J’admets que cela n’a fait que rendre l’histoire crédible et que cela a montré le professionnalisme de l’auteur, mais je n’étais pas intéressée – la seule chose qui m’importait, c’était l’intrigue et l’action. De même, les actions et découvertes se succèdent sans liens logiques, ce qui est dû entre autre à l’absence de marqueurs de temps. Ils font quoi les personnages pendant une pause de neuf mois? Ils bronzent? On ne sait pas comment ni pourquoi on arrive à tel événement, et c’est très frustrant!

Il y a tout de même quelques éléments positifs qui me donnent foi en la suite. Sylvain Neuvel maîtrise les jeux de la diplomatie et de la politique étrangère avec beaucoup de réalisme, le contexte d’une éventuelle troisième guerre mondiale est bien amené tout comme les clins d’oeil à la Guerre Froide qui a opposé les Etats-Unis et la Russie! Et enfin, j’ai admiré les 100 dernières pages du livre, elles étaient pleine d’actions, de révélations et de mystères qui ne donnent qu’envie de lire la suite!

Je vous avoue que je pars avec un sacré handicap! N’aimant aucun des autres personnages à l’exception du fameux recruteur, j’ai bien peur que cela pèse sur mon appréciation pour la suite… Nous verrons bien!
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Ma notation: 4/5

L’auteure m’a captivée dès le départ avec son prologue qui nous plonge au beau milieu de la Cinquième Saison. On entre rapidement dans un univers impitoyable où débute la quête pour la survie, une tâche qui s’avère encore plus difficile pour les Orogènes. L’univers est ambitieux et complexe, et pourtant, on sent que N.K. Jemisin en maîtrise parfaitement l’architecture. Elle nous décrit un monde en ruines sombre et sauvage que l’on peut aisément visualiser tout en nous laissant entrevoir des aperçus du passé qui expliquent les comportements d’aujourd’hui!

Et les personnages, je les ai tellement adorés! Peu importe leur âge, les héroïnes sont fortes et déterminées. J’ai admiré Essun pour son courage, son intelligence et sa force, je me suis juste attachée à elle. C’est sans aucun doute mon personnage préféré! Damaya est passée d’une fille fragile à une fille réfléchie, compatissante et impitoyable quand cela est nécessaire. Quant à Syenite, j’étais bouche-bée en voyant tout ce qu’elle était prête à faire pour s’affirmer et survivre.

Au-delà des différentes personnalités que l’auteure a su mettre en avant, c’est la diversité narrative qui m’a conquise. On alterne entre la deuxième personne (pour Essun) et troisième personne (pour Damaya et Syenite) du singulier, et chacune des voix a su véhiculer un sentiment particulier. Quand je lisais les chapitres d’Essun, je sentais que ses pensées l’appartenaient et je ressentais son esprit brisé. Mais quand je repassais au point de vue de Damaya et Syenite, il y avait une certaine distance, comme s’il y avait un effacement de soi au profit du Fulcrum…

En se centrant sur le développement des personnages, The Fifth Season met l’accent sur les émotions, le vivant et toute la philosophie autour de l’humanité et de la considération de l’autre. La relation de méfiance et de mépris qui lie les humains avec les Orogènes n’illustre que trop bien la peur de l’inconnu et le rejet de la différence. Les humains se laissent dominer par la peur et les préjugés et n’hésitent pas ainsi à dénigrer les Orogènes! Franchement, si vous lisez ce livre, vous allez avoir envie de faire des distributions de claques… Les humains sont abominables.

Malgré toutes ces bonnes choses, je pensais n’attribuer que trois étoiles parce qu’il manquait une chose primordiale à mes yeux: de l’action et des catastrophes climatiques. Enfin… Il y en a eu mais pas à l’ampleur attendue. Finalement, c’est la fin qui a tout rattrapé puisque l’auteure a su me surprendre tout en donnant une cohérence à l’histoire! Je n’ai rien vu venir et je pars confiante pour la suite!
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date : 28-11-2017
Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/eliza-and-her-monsters-francesca-zappia/

Ma notation: 4/5

Eliza and Her Monsters n’est pas seulement un roman qui met en avant l’effet de communauté, c’est aussi un récit qui crédibilise l’attachement pour la fiction. Combien de fois vous êtes-vous attachés à des personnages fictifs? Combien de fois avez-vous pleuré, ris, compris ce que les héros traversaient? Certainement plus de fois que dans la réalité. En tant que lectrice, c’est la première fois que je tombe sur un livre qui retranscrit aussi bien ce que je ressens pour un univers et des personnages fictifs. C’est tellement réaliste que j’ai versé quelques larmichettes en voyant une telle compréhension de la part de l’auteure!

Mais ce n’est pas la seule chose qui m’a connecté au bouquin, il y a aussi les personnages. Surtout Eliza qui s’habille avec les premiers vêtements qui lui tombent sous la main, qui subit les moqueries de certains de ses camarades et qui ne se sent pas du tout à l’aise dans sa peau ou à l’école. Je me suis tellement identifiée à elle, j’avais juste envie de lui dire que tout allait bien se passer. Et bien qu’elle n’ait jamais rencontré ses amis virtuels, l’auteure nous montre que cette relation est tout aussi importante que l’amitié empirique. Les trois amis ne font pas que discuter du webcomic, ils partagent des éléments importants de leur vie, ils se soutiennent et s’envoient régulièrement des colis. Vous voyez? Best friends in the universe!

Plus percutant encore, il est également question de pression sociale et de pression médiatique. Eliza subit la pression de ses parents qui veulent qu’elle fasse de grandes études (c’est pareil pour Wallace), et en même temps, elle doit poster régulièrement ses séquences pour combler sa communauté. L’héroïne a sa part de responsabilité quand on voit qu’elle ne s’intéresse pas assez à sa famille, mais j’ai compris le poids que son webcomic avait sur elle. Au départ, il s’agit de faire ce qu’elle aime alors que plus tard cela se transforme en un devoir – celui de répondre aux attentes des fans qui sont trop durs et exigeants envers elle. Eliza n’a pas droit à la moindre erreur. Je me rappelle de l’histoire de J.K. Rowling qui avait regretté d’avoir écrit Harry Potter à cause des réclamations constantes des fans. Cela fait réfléchir…

Si les deux premiers tiers du livre m’ont faire sourire en raison de l’hommage rendu aux communautés, le troisième, lui, a été moralement plus lourd à supporter. Francesca Zappia aborde la dépression et l’anxiété liées aux pressions extérieures, à la dévalorisation de soi qui résulte d’une forte exigence envers soi-même, et à la bulle irréelle dans laquelle on peut tous se noyer. Oui, l’auteure vend les mérites de l’art digital et des communautés de fans, mais elle n’oublie pas non plus de valoriser le rapport à la réalité. Et ça, c’est très important!

A part ça, le livre contient des images issues de Monstrous Sea avec le texte qui correspond à chaque scène. J’ai adoré ces dessins, surtout qu’ils font échos au ressenti d’Eliza et à ses défauts. J’aurais adoré lire ce webcomic! Il y a également des mails, des lettres, des conversations entre Eliza et ses amis virtuels… Tout ça a rendu le livre encore plus vivant et facile à lire!

Et les bémols dans tout ça? Il y a deux choses qui m’ont fait tiquer. La première, c’est le comportement d’Eliza avec le reste de sa famille, elle les envoie valser sans raisons alors qu’ils cherchent juste à l’intégrer davantage. La deuxième, ô surprise, c’est Wallace à qui j’avais envie de distribuer des paires de claques. Son comportement a été tout simplement impardonnable. Point.

En somme, Eliza and Her Monsters a été à la fois une lecture pleine de magie et de réalités importantes!
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date : 28-11-2017
Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/an-unkindness-of-magicians-kat-howard/

Ma notation: 4/5

Le premier élément qui m’a plu, c’est tout simplement l’univers. Le concept mis en place par Kat Howard est audacieux, pertinent et fascinant. Les magiciens ne sont que des élitistes méprisants qui pensent que tout leur est dû. Ils n’hésitent pas un instant à sacrifier la vie des autres pour qu’ils puissent pratiquer la magie! L’auteure montre la dureté de la Maison des Ombres mais aussi la beauté et la laideur de la magie. Souvent, les sorts sont magnifiques, mais ceux-ci peuvent vite dégénérer. Pour tout vous dire, les morts sont rarement douces! J’ai beaucoup aimé le fait que les Maisons communiquent avec leur propriétaire, c’était vraiment cool. Le seul reproche que j’ai à faire, c’est que le world-building est difficile à assimiler au départ et que tout ne devient clair que plus tard…

Au niveau des personnages, j’ai adoré Sydney! Elle me fait penser à Delilah Bard de la trilogie Shades of Magic, elle est intelligente, forte et compatissante. Et lorsqu’elle a un but, rien ne l’arrête. Pas même son attirance physique envers un autre compétiteur (je souligne qu’il n’y a aucune romance). Bref, je n’ai rien de négatif à dire sur elle! Quant aux autres protagonistes, je les ai trouvé sympathiques, surtout Laurent Beauchamps. Son amitié avec Sydney m’a beaucoup plu. En revanche, j’ai trouvé qu’ils manquaient tous de développement…

A part ça, le roman met avant plusieurs points de vue qui, bien que permettant à l’intrigue d’avancer et de former une cohérence, n’ont pas toujours été très éclairants. J’ai même trouvé que cela avait nuit au potentiel de certains rebondissements! J’aurais préféré que l’auteure se serve de ces passages pour approfondir les héros les plus importants et pour s’éterniser un peu plus sur les duels qui étaient malheureusement beaucoup trop courts. On va dire que le roman manquait d’équilibre!

En tout cas, ce premier bouquin m’a donné envie de lire les autres livres de l’auteure!
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Ma notation: 4.5/5

Je savais que j’allais adorer cet opus, surtout quand j’ai vu que la famille humaine de Sophie allait avoir un rôle dans toute cette intrigue! Shannon Messenger a su gérer parfaitement la rencontre entre Sophie et Amy, il y a un amour inconscient mais il y a aussi cette part de méfiance et d’inconnu. Sophie n’appartient plus au monde des mortels et l’auteure nous le fait bien savoir. Cependant, même si j’ai aimé le rapport contradictoire entre les deux soeurs, je pensais vraiment que le personnage d’Amy aurait plus de poids, mais au final, elle fait uniquement de la figuration ce que j’ai trouvé fort dommage!

L’intrigue a pris de l’ampleur et pointe vers des directions inattendues – l’auteure remet en questions des actes entrepris dans les tomes précédents. Whaaat? Avant je n’étais sûre de rien, mais alors maintenant… Je ne sais pas ce qui va me tomber dessus! Il y a plus derrière les Invisibles que le simple fait de déclencher des guerres entre espèces, et la prisonnière est remarquablement méchante et impitoyable. On a *enfin* des éléments de réponse, mais il y a encore tellement à exploiter! Bref, mon cerveau a grillé quelques neurones en essayant de rassembler toutes les pièces du puzzle… Ce qui était, soulignons-le, un incommensurable échec. Ahem x)

C’est sans surprise que j’adore toujours autant les personnages, même si j’aurais aimé que l’histoire de Tam et Linh soit plus développée, j’ai l’impression qu’on avance à pas de velours avec eux alors qu’ils sont géniaux… Mais mon gros coup de coeur revient à Ro, l’ogresse qui protège Keefe, que j’ai trouvé drôle et badass! Sa manière de se moquer des Elfes et des gobelins était énorme, haha! Ca fait du bien quand elle taquine Lord Cassius, bon sang! A part ça, nos personnages ont bien évolué et sont si courageux! Je suis également curieuse au sujet de Damel, on ne le voit que vers la fin mais il m’a fait bonne impression.

On a de grosses surprises, et ce, dès le début du livre. L’auteure nous prouve une fois de plus qu’elle a encore beaucoup de choses à nous raconter sur son univers et que son intrigue est loin d’avoir atteint son point culminant. C’est rare d’avoir une série jeunesse où l’on a du mal à cerner les rebondissements, mais c’est toujours le cas avec Shannon Messenger. Elle maîtrise le concept jusqu’au bout!

Oh… Je ne vous ai pas dit? L’auteure conclut l’opus avec un cliffhanger. Encore. Oui, ça aussi, elle maîtrise.

Voilà, je ne pouvais pas décoller mes yeux du livre, cette série est si addictive, drôle et fortement bien construite! Si vous ne vous êtes pas encore lancés, n’hésitez surtout pas!
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Ma notation: 5/5

Si vous n’avez pas lu au moins les trois premiers tomes (First Year, Apprentice, Candidate), je vous déconseille de lire cette nouvelle! Il y a des éléments indispensables sur le personnage de Darren qu’il vaut mieux découvrir par soi-même, et en son temps avec la série d’origine.

Tout d’abord, je tiens à dire que je ne lis les nouvelles et prequels que si j’aime l’histoire d’origine (ou l’un ou plusieurs de ses protagonistes). Et bien sûr, Darren en fait partie. Ce personnage m’a intriguée au plus haut point, et même si je sais globalement ce qu’il s’est passé dans sa vie pour qu’il devienne celui qu’il est aujourd’hui, j’avais envie de vivre ces événements de manière introspective.

Le récit est donc écrit du point de vue de Darren et se penche sur l’enfance de celui-ci et de son frère Blayne. Le passé de Darren est ponctué de violences, de négligences et d’injustices. Il n’avait jamais droit à rien n’étant pas l’héritier du trône, et tout le monde l’ignorait. Les seules personnes qui s’intéressaient à lui, étaient celles qui voulaient profiter de son statut (soit la plupart des filles).

Comme vous l’avez remarqué avec ma brillante notation :D, j’ai aimé cette nouvelle qui m’a permis de mieux comprendre le protagoniste, mais aussi de mieux faire la différence entre les éléments de sa personnalité et l’apparence qu’il donne pour cacher la part de ce petit garçon dont l’enfance a été meurtrie.

Cela permet également d’éclairer certains points d’ombre sur son comportement (notamment pourquoi il était en colère contre Ella). Au final, il ne supportait quasiment personne de son entourage à l’Académie.

J’aurais bien aimé avoir toute la série de son point de vue, histoire de voire ce qu’il s’est passé de son côté pendant que Ryiah était ailleurs! Ou au moins une narration alternée?

Si vous aimez la série et le personnage, je vous recommande ce récit – en plus il est gratuit!
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Ma notation: 5/5

Warning: ce livre va vous briser, vous torturer, vous rendre dingue, et peut-être même vous faire pleurer de joie et de douleur.

Mes amis, vous avez devant vous un cas de maltraitance émotionnelle! Après la fin du troisième tome qui m’avait achevée, je ne m’attendais pas à atterrir au monde des bisounours, mais je n’imaginais certainement pas pareille torture. Ce dernier opus est sombre et intense. J’ai littéralement agonisé. Je n’ai connu aucun répit. Je pensais que l’auteure allait céder à la facilité. Quelle monumentale erreur!

Quand je vois la manière dont Rachel E. Carter a su donner un sens à toute la série, je regrette amèrement de n’avoir attribué que 3.5 étoiles au deuxième tome. Tous les entraînements, les discussions, les complications, les relations prennent leur sens, ce qui rend cette série fantastique. Je me suis attachée aux personnages et à leur destin, et quand j’ai tourné la dernière page, j’ai ressenti un énorme vide.

Le grand atout de cette saga, c’est ses personnages. L’histoire se développe sur des années, et dans chaque tome ceux-ci évoluent de manière subtile. Je suis juste stupéfaite par tant de chemin parcouru! Ryiah est passée d’une lowborn souhaitant devenir le plus grand mage à une jeune femme prête à faire des sacrifices pour ce qu’elle estime juste. Elle prend des risques, elle joue dans l’ombre, elle souffre, mais elle garde toujours la tête hors de l’eau. Darren, lui, a laissé tomber peu à peu son air d’arrogance pour céder la place à un protagoniste nuancé et profond. Priscilla, qui était superficielle et méchante, a suscité toute mon admiration et mon respect. Quant à Alex et Ella, ils démontrent toute leur force et tout leur courage.

Darren est donc le Black Mage de Jerar, et Ryiah une traîtresse à la couronne. L’auteure pousse tellement ses personnages qu’on peut voir tout ce qu’il y a de plus sombre en eux, et paradoxalement, ce qu’il y a de meilleur. Vous avez aimé Candidate? Vous avez adoré les duels entre Ryiah et Darren? Ici, vous allez pleurer. Je me suis prise des taules, et je les ai bien senti passer… Oui. Parce qu’à chaque fois qu’on croit avoir passé les étapes les plus difficiles, les choses empirent!! J’ai pas arrêté d’avoir des noeuds à l’estomac!

La trame politique, alors peu exploitée dans les deux premiers tomes, prend toute sa forme. Elle est appuyée par une démonstration des deux forces: le leader et le follower. On comprend mieux chaque position ainsi que les raisons qui poussent à prendre certaines décisions dans un contexte de guerre ou de pacification. L’auteure n’a pas peur des choix difficiles, et ses personnages le payent très cher – les actions entreprises sont marquantes par leur point de non-retour. En somme, les protagonistes doivent vivre avec leurs décisions peu importe leur gravité, et ça, c’est un truc que j’ai beaucoup aimé!

Rachel E. Carter est allée encore plus loin dans les méandres de ses personnages. Ryiah se noie dans la culpabilité, les secrets la détruisant peu à peu. Quant à Darren, il sombre dans la colère et la solitude. Au final, les choix des protagonistes ont un grand rôle dans leur devenir. J’ai surtout retenu que la notion du bien et du mal restait très abstraite ici, notamment avec Ryiah qui refuse d’abandonner Darren pour la cause des rebelles. On va dire que la série se passe des jugements pour dépeindre des comportements humains réalistes. Sérieusement, qui serait prêt à laisser tomber la personne à laquelle il tient pour une bande d’inconnus? Et ce, même si c’est pas « bien »? J’ai aimé voir des héros penser d’abord à eux avant le bien commun!

J’ai été malmenée jusqu’à la dernière page. A chaque fois que je croyais deviner la suite de l’histoire, je me retrouvais surprise une fois de plus!! Même l’épilogue m’a fait stresser, c’est pour dire… Bref, ne vous attendez pas à lire une histoire à l’eau de rose!

So many feels!
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Ma notation: 4.5/5

Wow. Wow. Wow. J’ai besoin de respirer cinq minutes là… Ce troisième opus m’a laissé le souffle coupé! Rachel E. Carter a écrit ici son histoire la plus forte avec des rebondissements inattendus, des trahisons ainsi que des enjeux politiques. Mais ce n’est pas tout puisqu’elle a encore plus complexifié les relations qui lient les personnages! C’est, sans hésitation, mon tome préféré de la série! J’ai beaucoup aimé l’histoire – je suis restée figée devant ma tablette jusqu’à ce que la dernière page soit tournée.

Apprentice avait fini sur les chapeaux de roues avec l’engagement de Darren d’épouser Ryiah – notre prince prodige ayant réussi à piéger le roi grâce aux besoins du royaume. Candidate reprend donc avec une Ryiah devenue mage et prête à intégrer son nouveau poste dans le régiment de la commandante Nyx.

Mais encore une fois, rien n’est facile pour Ryiah. Sa romance avec Darren était connue de tous avant même que le classement des meilleurs mages ne soit divulgué, du coup sa place de second était déjà critiquée. Néanmoins, l’héroïne avait fait ses preuves à de nombreuses reprises, et avait ainsi mérité son rang aux yeux de la majorité des mages. Mais tout cela est remis en question avec l’annonce de ce mariage entre elle et Darren. Ses camarades du régiment pensent qu’elle a gagné sa place grâce à sa relation avec la couronne, et qu’elle n’a donc aucun réel talent.

C’est l’une des premières choses que j’ai aimé dans ce tome. Ryiah ne cesse de rencontrer des difficultés pertinentes, et finit un peu par craquer. On parvient à ressentir sa lassitude de toujours devoir faire ses preuves, de devoir plaire aux autres alors qu’elle a démontré ses aptitudes par le passé. Lowborns comme highborns lui mettent la pression, tout comme certains membres de sa famille. En plus de ça, Ryiah se sent seule: Darren est resté au palais pour exercer sa fonction de prince, Alex et Ella travaillent sur une autre partie du territoire, ses parents sont restés dans leur ville natale, et Derrick fait partie d’un autre régiment. Du coup, elle s’entraîne essentiellement à améliorer ses pouvoirs pour le tournoi, mais évidemment ça ne fait que creuser davantage le fossé avec les autres soldats qui pensent qu’elle se croit supérieure à eux.

En tant que future princesse, Ryiah doit retourner au palais de temps en temps, et là-bas rien ne va non plus. Darren est toujours occupé et subit le stress d’une éventuelle guerre, le roi et l’héritier du trône la détestent, et enfin elle doit faire bonne impression devant le reste des nobles alors qu’elle n’a aucune connaissance en matière d’étiquette. Bref, Ryiah subit énormément de pression et sa solitude n’arrange rien.

Heureusement, il y a Paige, une soldate chargée par la couronne de protéger la princesse. Cette nouvelle protagoniste a été un vrai plus dans l’histoire. Paige est une lowborn qui a un drôle de caractère! Elle parle très peu (uniquement quand c’est nécessaire), elle prend son devoir très au sérieux (quand elle menace les autres soldats, ils font tous un pas en arrière), mais elle est surtout franche et directe. J’espère la revoir dans le prochain tome!

On a ensuite la question du tournoi qui va déterminer trois grands mages (un pour chaque faction). Cette compétition est très rare car elle ne se déroule que si le grand mage doit être remplacé. On sait que les mages perdent de leurs pouvoirs avec l’âge, du coup c’est une chance à ne pas rater. Tous les mages du même rang se battent en même temps, il n’y a aucun duel! Mais le plus intéressant, c’est le combat qui se déroulera entre Ryiah et Darren!! Avouez que c’est quand même ce qu’on attend le plus!

J’ai adoré suivre ce tournoi! C’était plein d’actions et les combats étaient superbes. Il y avait tout de même certains passages cruels dus au tempérament du roi… Mais ça ne fait que renforcer l’histoire. Mais le gros point positif selon moi, c’est que Darren n’épargne jamais Ryiah, et réciproquement! Ils veulent tous les deux porter la robe, du coup, ils ne se laissent pas sensibiliser par l’autre!

Ahhhh… Ryiah et Darren! C’est probablement l’un de mes couples fictifs préférés maintenant! Leur relation est juste magnifique et compliquée. Ils ont tellement en commun qu’éléments positifs et négatifs s’entremêlent à leur histoire. Ils s’aiment plus que tout mais sont tout aussi compétitifs. Tous les deux veulent être le meilleur et devenir le Black Mage. Dès les premiers chapitres de Candidate, j’étais là: J’aime, j’aime, j’aime!!

A cela s’ajoute un autre souci qui est celui de la famille. On connaît à présent l’horrible passé de Darren et Blayne, et on comprend mieux pourquoi ils sont ce qu’ils sont aujourd’hui. Darren aime énormément son frère Blayne, et réciproquement. Ryiah aime sa famille. Darren et Ryiah s’aiment. Ryiah et Blayne se détestent. Alex déteste Darren. Vous voyez le souci? Hmm…

Outre la romance, les personnages ont leurs qualités et leurs défauts: colère, jalousie, orgueil, courage, lâcheté, pardon… Ils font des erreurs mais l’amour qu’ils se portent les uns aux autres leur permet de continuer à avancer. L’auteure a su dépeindre des protagonistes attachants par leurs imperfections. J’ai ressenti tellement de choses!

Ce volume comble les attentes que j’avais, notamment en matière d’intrigue. On en sait enfin un peu plus sur les divisions politiques, les ennemis, les rebelles…

Et cette fin?????? L’auteure m’a brisée de la meilleure des manières possibles! Y a du tragique, de la trahison, de l’action, des révélations, et quelque chose de magnifique aussi…
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Ma notation: 3.5/5

Apprentice se concentre sur les entraînements de Ryiah, et couvre donc quatre années d’apprentissage! Je ne le cache pas, j’étais un peu sceptique au début: comment peut-on détailler quatre années d’une vie en 300 pages et des brouettes? M’enfin, le résultat est pas mal du tout puisque ça permet d’éviter les répétitions ainsi que l’effet boarding school. En plus, j’avais le sentiment d’avoir évolué avec les personnages.

Ryiah s’est nettement améliorée depuis sa première année, elle et ses amis se consacrent donc à une étude plus approfondie de leurs pouvoirs. Du coup, on a moins de détails quant aux cours mais ceux-ci sont plus attrayants avec les lancés de foudres, la matérialisation des armes grâce aux éléments, les nouvelles missions… J’ai bien aimé voir cette magie badass et le fait que l’expérience se développe davantage sur le terrain!

Mais Ryiah m’a un peu déçue dans ce volume. J’avais aimé le fait que l’on n’ait pas une héroïne parfaite qui réussit tout, et ce rapidement – mais là ses erreurs m’ont perturbée. On avance dans les années, et pourtant, Ryiah commet encore des erreurs de débutante…c’est un peu décevant. Certes, elle fait des trucs vraiment pas mal comme le fait de lancer la foudre, mais ça ne suffit pas à balayer toutes ses maladresses.

Outre mon addiction pour la série, j’ai pas pu m’empêcher de tourner les pages à cause de la relation entre Ryiah et Darren. Rachel E. Carter sait comment créer une relation passionnante, complexe et frissonnante! Tantôt je souris tellement j’aime ce qui se passe, tantôt je me sens trahie par la tournure des événements. Cette romance est magnifique parce que les sentiments y sont profonds. Les états d’âme de Ryiah ne m’ont pas du tout agacée – je comprends ce personnage à 100%. En plus de ça, la relation entre les deux se développe sur plusieurs années, on est témoin de cet amour fusionnel et perpétuel. J’ai grave adoré!

L’amitié y est encore aussi très importante, mais j’ai trouvé que les autres personnages étaient un peu trop mis de côté. Cependant, quand on découvre la fin, on comprend un peu mieux pourquoi la romance a pris le dessus dans ce deuxième tome – ça permet d’agencer l’intrigue politique. On sent bien que Darren a un passé sombre, et je ne demande qu’à découvrir de quoi il s’agit!

L’auteure a su me faire entrer dans son univers avec ses descriptions. Elle a une manière de dépeindre l’architecture des paysages, de me faire sentir les odeurs, de me faire visualiser les actions, qui fait que j’avais l’impression d’être témoin des événements. C’est pareil avec les émotions de Ryiah. Du coup, je ne vous parle même pas de la scène torride, c’était tellement bien écrit – c’était une harmonie entre sentiments amoureux et désir physique.

Quant aux actions, elles étaient vives parce que bien détaillées et dynamiques. J’ai particulièrement aimé les expériences sur le terrain qui faisaient très réalistes, les protagonistes subissent les mêmes désagréments que s’ils participaient à une vraie bataille. Les tortures infligées sont réelles, les blessures aussi… C’était très bien fait.

Je regrette cependant qu’il n’y ait pas plus de développement au niveau de l’univers. On ne sait pas grand chose de Jera, et encore moins de Caltoth. J’en voulais juste plus… Mais bon, comme je le disais, on sent bien que la fin lance réellement les choses!

Mis à part ça, je suis restée scotchée jusqu’à 4h du matin pour finir ce tome… L’addiction est bien là mes loulous!!
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Ma notation: 4/5

Malgré la simplicité de ce premier opus, j’ai bien aimé ce début de série! Cette quadrilogie n’a rien de nouveau, mais c’est addictif et j’ai adoré les personnages.

Mis à part les premiers chapitres, l’histoire se déroule entièrement à l’Académie. On suit le récit de Ryiah qui, avec son frère jumeau Alex, décide d’entrer à l’école pour suivre son rêve de devenir mage. Si celle-ci souhaite faire partie de la faction Combat, Alex, lui, compte bien devenir guérisseur.

Ryiah et Alex sont des lowborns issus d’une famille d’apothicaires, ils ont donc des connaissances en matière de plantes et de médecine. Si les deux protagonistes sont jumeaux, ceux-ci n’ont pas grand chose en commun: Ryiah est une téméraire qui a du mal à contrôler son pouvoir alors qu’Alex est un dragueur invétéré qui possède une aisance particulière quant à la manipulation de son talent. Histoire de couronner le tout, ils ne se ressemblent pas du tout physiquement. Tout le monde aime Alex, et tout le monde supporte Ryiah parce qu’elle est sa soeur.

Ce que j’ai bien aimé chez Ryiah, c’est que rien n’est facile pour elle. Dès le départ, elle n’est pas certaine d’avoir un pouvoir et lorsqu’elle le découvre, elle a beaucoup de mal à l’invoquer et encore plus à le contrôler une fois la première étape passée. Pour autant, même si elle connait des difficultés, des coups de blues, Ryiah reste forte et combative: elle n’abandonne jamais! C’est un personnage auquel on peut aisément s’identifier. Ses prouesses ne sont pas bien glorieuses ce qui donne un certain réalisme quant à l’évolution de cette protagoniste. Oui, parce Ryiah ne fait pas partie des meilleurs étudiants! Je dirais même que c’est celle qui rencontre le plus de difficultés. Et bien sûr, elle subit les pressions de certains concurrents qui la détestent pour son statut de lowborn mais aussi pour son répondant! Bref, Ryiah travaille super dur pour y arriver et ça fait plaisir de voir ça!

Et Darren! C’est vite devenu l’un de mes personnages favoris! Oui, j’ai clairement un truc pour les beaux gosses mystérieux, condescendants, sarcastiques, mais qui ont du bon en eux. Mais le plus étonnant, ça a été de voir que Darren était un non-heir, soit le deuxième fils à pouvoir hériter du trône! Apparemment, il se fiche de la couronne, ce qu’il aime c’est la magie, et même s’il est le meilleur il ne cesse de travailler dur. En plus d’être intelligent et badass, Darren ne traite jamais Ryiah comme une fille fragile, il est direct et honnête – et il n’en n’est même pas désolé. Je peux vous dire que c’était super rafraîchissant de voir un personnage masculin qui ne se ramollit pas pour une fille, qui ne se met pas tout à coup à changer pour les beaux yeux d’une demoiselle! C’est un personnage vraiment intriguant!

Ahh… Et la relation entre Darren et Ryiah est tout juste dosée comme il faut. Oh non, ne vous méprenez pas, il n’y aucune romance dans ce premier tome! Mais il y a quelque chose d’attirant dans cet éventuel couple, j’ai trouvé la relation équilibrée entre haine et amitié. A cela s’ajoute l’effet d’une slow-burning romance qui s’avère ni trop forcée, ni trop prévisible. C’est juste parfait.

On a ensuite Alex et Ella. Je les ai adorés également. Alex me fait rire avec ses techniques de drague à deux sous, et il est gentil comme tout! Mais attention, Alex est courageux et badass quand on ose faire du mal à sa soeur et leur amie Ella. Ella est une highborn mais avec du caractère. Je ne m’attendais pas à cette forte amitié entre Ryiah, Alex et Ella, mais je l’ai trouvé superbe. Il y a une certaine dévotion et un respect dans ce trio.

Le seul point d’ombre, c’est le manque de world-building lié au fait que l’action se passe uniquement dans l’enceinte de l’Académie. Cependant, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde! Comme je le disais, c’était addictif, j’ai veillé très tard pour finir cet opus!

Bref, c’est un début de série très intéressant qui m’a fait immédiatement enchaîner avec le deuxième volume (on entre un peu plus au coeur de l’intrigue). Eh oh, no surprise, la romance me fait frissonner!
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date : 13-11-2017
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Ma notation: 2.5/5

Bien que Roar ne fit pas partie des sorties littéraires que j’attendais avec le plus d’impatience, son univers apocalyptique a su éveiller ma curiosité. Après tout, ce n’est pas tous les jours qu’on a affaire à une histoire où les tempêtes commettent des ravages et où celles-ci sont chassées par la royauté elle-même! Mais une fois de plus, j’ai fini très déçue par ce début de série. Pour tout vous dire, j’ai eu exactement les mêmes problèmes qu’avec The Demon King. C’est assez blasant…

Ce que je peux déjà dire, c’est que j’ai beaucoup aimé le concept de cette duologie! C’est la première fois que je lis un livre où le thème du climat est aussi prépondérant, et j’ai trouvé intéressant le fait qu’il se concentre sur le cas des tempêtes. Il m’a été facile de visualiser la formation des tempêtes, la couleur des nuages au moment où le danger se projette ou encore la dévastation que subit le paysage. En revanche, j’avais l’impression que l’auteure n’était pas totalement à l’aise avec son univers, qu’il y avait quelques incertitudes… Disons que l’univers est bien recherché mais que certaines digressions n’avaient pas de sens: pourquoi faire des Stormlings des êtres à part si c’est pour au final nous dire qu’on peut contrôler les tempêtes sans avoir le moindre pouvoir à la base? D’où ça sort tout ça? Ca sent la facilité scénaristique à plein nez.

Par contre, j’ai été déçue par tous les personnages mis en avant par l’auteure, ils sont tellement clichés et leur comportement si prévisible. Et je ne vous parle même pas des poussées d’hormones auxquelles on a droit! Les protagonistes veulent sans cesse s’embrasser, se toucher, se serrer l’un contre l’autre, ça en devient exaspérant. Notre héroïne, Aurora - Rora - Roar, est une princesse sans pouvoirs, mais bien évidemment elle ne va pas le rester puisqu’elle est tombée par hasard sur des gens qui vont lui offrir le moyen d’y remédier. Merci l’originalité. En plus, elle a beaucoup souffert parce que le garçon qu’elle ne connaissait pas mais avec qui elle pensait faire sa vie l’a méchamment dupée – alors qu’il est connu pour ça.

Ensuite, on a Cassius, un prince manipulateur aussi charismatique qu’un pruneau moisi, qui se met peu à peu à changer parce que la princesse à qui il est promis est l’opposé des filles qu’il a l’habitude de côtoyer. D’ailleurs, Cassius est différent parce que contrairement à son père, il n’est pas foncièrement cruel! Imaginez toutes ces heures passées à peaufiner ce personnage… Bon, c’est un peu dommage car j’aimais bien le fait que Cassius soit accro à l’adrénaline que la conquête des tempêtes lui procure, c’était un trait intéressant!

Histoire de nous émoustiller un peu, l’auteure nous introduit un triangle amoureux en incorporant des interactions bien niaises pour satisfaire notre désir de romance. Locke, notre chasseur de tempêtes, devient le deuxième intérêt amoureux de l’héroïne (qui ne fait rien d’héroïque d’ailleurs), et bien sûr il est tout le contraire de Cassius. Il est gentil et respectueux, mais son côté surprotecteur m’a bien agacée. C’est à peine s’il rencontre Aurora qu’il a déjà envie de l’embrasser et de casser le nez à tous ceux qui la regardent de travers. Mais faut le comprendre, il n’avait jamais ressenti un truc pareil! Meh.

Outre le fait que je me sois ennuyée et que la fin soit loin d’être épique, je me suis retrouvée avec une intrigue pas bien brillante (rien d’important ne se produit), un univers sous-développé au profit d’une romance tarte et des personnages fatigants auxquels je ne me suis pas du tout attachée.

Une chose est sûre, je n’ai jamais été aussi peu pressée de mettre ma main sur un second tome.
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Ma notation: 3.5/5

Notre personnage principal est donc Jess Brightwell, un adolescent de seize ans issu d’une famille de contrebandiers. La Bibliothèque est tellement stricte dans sa politique de privation que des marchés noirs se sont créés, et le moins que l’on puisse dire c’est que les Brightwell ont une certaine influence dans le milieu! On retrouve tout un tas de profils sur ce marché noir: des collectionneurs, des Ink-lickers… Et Jess, en bon amoureux des bouquins, ne peut s’empêcher d’avoir un pincement au coeur quand il voit un livre quitter sa possession – ou se faire avaler les pages devant lui. True story.

Avec un personnage comme Jess, on est certain de se sentir connecté à sa façon de penser – il aime avoir un vrai livre entre ses mains et sentir son odeur, s’instruire de nouvelles connaissances, voyager dans un autre univers… Mais pour autant, je ne me suis pas attachée au protagoniste, je trouve qu’il manque de consistance. Pourtant, au début, c’était bien parti, j’aimais bien la relation compliquée qu’il avait avec sa famille, notamment avec son père et son frère jumeau (Brendan est intéressant), mais lorsqu’il intègre la Bibliothèque tout ce côté intriguant et sombre est laissé de côté. Dommage!

Bon déjà, ce qui m’avait enquiquiné dès le départ, c’est qu’on ne sait strictement rien de l’examen que Jess a passé pour intégrer la Bibliothèque. L’auteure nous dit que c’est une institution prestigieuse et que c’est difficile d’y entrer, mais elle ne divulgue aucun élément permettant de montrer la complexité de la chose. Dans ma tête, j’étais en train d’imaginer Jess avec une grille de QCM, c’est pour vous dire! Du coup, on ne sait pas quels critères font qu’un candidat est meilleur qu’un autre puisqu’ils sont tous intelligents et cultivés pour avoir réussi le test. En gros, même l’éboueur du quartier peut devenir un grand émissaire d’Alexandrie! D’ailleurs, la suite de ma lecture n’a fait que confirmer mon problème. A l’exception de Jess, Morgan et Thomas, aucun protagoniste n’apporte sa plue-value à l’histoire! Les personnages bien qu’appréciables sont facilement remplaçables.

Avec ce rite de passage qu’est l’examen d’entrée, Ink and Bone a ce côté boarding school puisque tous ceux qui ont réussi leur test vont devoir se battre pour faire partie des six meilleurs étudiants. Jess et ses nouveaux amis doivent donc faire face à un professeur froid, distant et peu soucieux de leur bien-être: Wolfe. Bon, je ne vous cache pas que j’ai déchanté un peu avec cet effet boarding school vu que les héros n’ont rien de bien particulier à apporter, mais j’ai aimé la formation de leur amitié. Mais surtout, j’ai aimé Wolfe, je trouve que c’est le meilleur personnage de ce premier tome! Il est mystérieux et ne laisse pratiquement rien transparaître. Puis je crois qu’il apporte beaucoup de principes et de représentations à lui tout seul!

J’ai également apprécié le fait que Rachel Caine se soit servi de l’histoire de la Grande Bretagne pour dessiner son intrigue politique et militaire. Ici, l’Angleterre, l’Ecosse et la France sont en conflits. Quant aux émissaires d’Alexandrie, ils sont intouchables grâce à leur statut et à leurs ressources, mais ils sont fortement détestés. J’ai également aimé l’opposition entre la Grande Bibliothèque et les Burners qui fait que les rôles du gentil et du méchant sont inversés (même s’il fallait s’y attendre), j’aimerais en apprendre plus sur le mouvement des Burners. L’auteure fait également quelques liens entre sa fiction et des personnalités marquantes de l’Histoire qui sont pertinents et bien pensés!

On a aussi un peu de magie avec les Alchimistes, les Obscuristes et les automates, mais je ne vous dévoilerai rien pour ne rien vous gâcher. Tout ce que je peux dire, c’est que cette magie est bien proportionnée par rapport au contexte instauré.

A part ça, le livre est assez déséquilibré. Des scènes fondamentales étaient trop vite écourtées et trop peu détaillées alors que d’autres plus insignifiantes avaient suscité davantage l’attention de l’auteure. Néanmoins, j’ai aimé les extraits de conversations situés avant chaque chapitre entre certains personnages annexes, cela me donnait envie de connaître la suite. Ca complote mes amis, ça complote!

Globalement, j’avais le sentiment d’être un âne et que l’auteure me tendait la carotte. Si ce premier opus a su me divertir et m’intriguer, je l’ai trouvé toutefois vide d’informations! On apprend quasiment rien, on se retrouve avec plus de questions que de réponses! Et ça, je dois dire que c’est en partie à cause du manque de travail réalisé sur les personnages.

Le dernier tiers du livre rattrapant bien les problèmes du départ, je vais poursuivre la série car elle a du potentiel! En plus, Rachel Caine ne lésine pas sur la mort des personnages (non pas que je sois un monstre à vouloir des morts partout, mais dans une dystopie j’aime qu’on y aille pas de mains molles), donc j’ai de grands espoirs pour la suite!
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Ma notation: 3.5/5

Ayama and the Thorn Wood (3.5/5): cette triste et belle histoire se déroule sur les terres Zemeni, et on découvre une autre facette de la culture folklorique russe! Elle m’a un peu fait penser à La Belle et la bête et les Mille et une nuits! J’ai trouvé cette combinaison très intéressante, mais du coup, l’issue de l’histoire en est devenue prévisible… La situation d’Ayama m’a beaucoup touchée (j’adore les histoires qui commencent par le vilain petit canard de la famille), si bien que j’ai été assez déçue par la conclusion de cette nouvelle. J’ai trouvé le tout bien trop pratique compte tenu des situations avancées. Et que dire de ces parents immondes? Mais bon, plus ça nous fait souffrir, plus on aime ça, n’est-ce pas? x)

The Too-Clever Fox (4/5): mais qu’avons-nous là? Ma deuxième nouvelle préférée de tout le recueil, pardine! L’histoire est courte mais poignante et pleine de leçons de vie. Moi qui suis sensible à la cause animale et absolument contre la chasse, Leigh Bardugo m’a fait passer par des moments difficiles! Je me suis attachée à Koja, et j’étais très inquiète pour lui et les autres animaux de la forêt… Bref, je n’en dirai pas plus mis à part que cette histoire m’a beaucoup marquée!

The Witch of Duva (5/5): la voilà, ma nouvelle préférée! J’ai adoré le mystère et l’ambiance lugubre qui entourent Duva. J’ai pas arrêté de me demander quelle créature/personne pouvait bien être responsable de toutes ces disparitions (surtout que c’est bien horrible vu qu’on pense que les jeunes filles ont été mangées). Non mais franchement, j’ai eu la chair de poule à la fin, c’était tellement… GORE. Nadya est gentille et courageuse, j’ai bien aimé suivre son point de vue! Malgré l’atmosphère sombre, il y a tout de même des éléments de beauté, et la morale y était intéressante et appliquée avec exemplarité.

Little Knife (3/5): bon… Malgré une histoire alléchante (tout comme sa morale), je dois dire que Little Knife est la nouvelle à laquelle j’ai le moins accroché! J’ai eu du mal à apprécier les personnages – Yeva est trop passive, le duc trop superficiel, les prétendants pas intéressants… En revanche, j’ai bien aimé la rivière, même si je n’ai pas trop saisi ses motivations dans tout ça… Je me rends compte que cette histoire m’a un peu confuse! Mon plus gros problème, c’est quand même le fait que je n’ai rien ressenti. Je m’en fiche royalement pour tout vous dire. *Aie*

The Soldier Prince (4/5): encore un formidable récit signé Leigh Bardugo qui se déroule, cette fois-ci, à Kerch. J’ai été enchantée par son côté magique et mécanique! Et si nos jouets devenaient vivants? Voilà de quoi nous émerveiller et nous effrayer. Mais ce qui m’a beaucoup plu ici, ce sont les sujets traités: la quête identitaire, le fait de prendre le temps de penser à soi, la conscience artificielle, les rêves… Sur plusieurs points, j’ai trouvé cette histoire sensible car elle met en avant l’éveil de la conscience – qu’est-ce qui fait qu’on est vivant? Qu’est-ce qui nous motive à avancer? Le prince soldat était touchant comme tout!

When Water Sang Fire (3/5): avant même de commencer The Language of Thorns, je savais que beaucoup de lecteurs considéraient cette nouvelle comme étant la meilleure. Et vu que c’est celle où le Darkling fait son apparition… Vous vous doutez bien que je bavais à l’idée d’arriver à la fin du recueil *bave littéralement*. Cette réécriture de La petite sirène est très bien faite, j’ai aimé la manière avec laquelle l’auteure a su intégrer l’importance du chant et de l’amitié entre Ulla et Signy – ou encore la recherche de l’acceptation par la société, le prix de la magie, l’ambition qui peut être destructrice…

Mais, mais… J’en sors très déçue… Si j’ai bien aimé le début de ma lecture, je me suis aperçue très vite que je ne ressentais rien pour les héroïnes. Vous savez, j’ai toujours eu du mal avec les personnages qui cherchent l’approbation des autres, et là ça n’a pas manqué! Ulla semblait intelligente mais je vois, en fin de compte, qu’elle manque cruellement de discernement. J’imagine que c’est le but de l’histoire? Mais toujours est-il, j’attendais plus d’émotions et de complexité. En plus, j’ai trouvé le récit trop long par rapport à ce qu’il délivrait.

Quant au Darkling, ça m’a fait plaisir de le revoir. Et vous savez quoi? Je suis encore plus frustrée qu’après Ruin and Rising! Cependant, je dois avouer qu’il n’apporte rien à l’histoire. Mais au pire, ça passe vu que c’est le Darkling... :D
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