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Commentaires de livres faits par Jennifer_tartiflette

Extraits de livres par Jennifer_tartiflette

Commentaires de livres appréciés par Jennifer_tartiflette

Extraits de livres appréciés par Jennifer_tartiflette

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/the-darkest-part-of-the-forest-holly-black/

Ma notation: 4.5/5

Je crois qu’une partie de moi est restée à Fairfold à chasser les monstres le jour et à sauver les princes la nuit. Quand je lis un livre d’Holly Black, je suis simultanément absorbée par son univers et admirative de ses personnages qui ne cessent de m’inspirer! The Darkest Part of the Forest n’est pas différent. J’avais à peine tourné la dernière page que j’avais déjà envie de tout reprendre depuis le début. Je soupçonne l’auteure d’être une Fae et de m’avoir ensorcelée! Quelle prose!

C’est avec un récit s’ouvrant sur une ambiance de conte de fée revisité, notamment par rapport à la réutilisation du concept de Blanche Neige, que j’ai su que j’allais adorer ma lecture. Parce qu’ici, le chevalier n’est autre qu’une chevalière, l’acolyte est le frère sensible et la princesse endormie laisse place au prince maudit. Le changement est magnifique! C’est la force d’Holly Black, elle transforme nos idées reçues pour nous en mettre plein la vue. En plus, c’est DARKKK.

Oui oui. Entre les enfants qui disparaissent mystérieusement, ou dont les corps sont retrouvés mutilés, et les habitants de Fairfold qui laissent les visiteurs périr ou sombrer dans la folie, on croule sous les descriptions à la fois froides et distantes de jeunes héros qui analysent la violence avec un détachement émotionnel plutôt rare! YUP. La mort est d’une banalité sans nom, les personnages n’en sont que très peu affectés. En fait, la mort sert surtout de leçon: il ne faut pas contrarier le Fair Folk sous peine qu’ils usent de leurs pouvoirs et lâchent leurs monstres sur les habitants.

Malgré cette atmosphère lugubre, l’héroïsme dépeint est remarquable par sa simplicité. Hazel brise les codes en montrant qu’une fille peut être le héros, le grand sauveur. Elle enfile son armure de fortune et part à l’aventure avec sa vieille épée. Elle se fiche de sortir des bois avec les cheveux ébouriffés, telle une sauvage, comme si elle venait tout juste de se bagarrer avec un lion. Elle s’est donnée une mission et la mènera jusqu’au bout! J’ai admiré Hazel, elle a l’étoffe d’une combattante: même quand elle a peur, elle fonce. C’est un véritable retour aux sources!

Néanmoins, quand Hazel n’est pas un chevalier, c’est une humaine qui a son lot de complexités. Si elle est prête à tout pour protéger ses amis et sa famille, elle est également capable de briser des cœurs sans le moindre remord. Elle peut être forte et féroce, tout comme elle peut faire preuve de vulnérabilité au travers de ses sentiments et de ses erreurs! Hazel n’est pas parfaite, c’est pour ça que je l’apprécie tant. Elle se découvre et évolue progressivement sans perdre de son unicité. Je la trouve réaliste et attachante, j’en garde une excellente impression!

Quant à Ben, c’est un homosexuel assumé. Ça fait du bien, hein? Ce qui m’a plu, c’est le fait que son homosexualité ne serve pas d’excuse à l’intrigue. C’est un trait de sa personnalité et c’est tout! Il est à l’aise avec son identité et n’est pas critiqué par Fairfold pour sa « différence ». Au contraire, toutes les frontières s’effacent dans cette ville, ce qui paraît anormal dans notre monde, trouve ici son équilibre. Mon seul problème, étant donné que la narration se fait majoritairement du point de vue d’Hazel, c’est que j’ai le sentiment de ne pas réellement le connaître.

Concernant l’intrigue, elle est surprenante! Les rebondissements sont divins et imprévisibles. C’est merveilleux! Puis les thèmes abordés sont vraiment intéressants. La relation entre Ben et Hazel, par exemple, est bien plus compliquée qu’elle ne paraît: elle est ponctuée de secrets, de regrets, de jalousies, de honte et d’affection. Holly Black explore les désirs et les peurs de chacun pour mettre en avant ce qu’il y a de plus dangereux et de plus honnête en nous! Les héros gravitent ainsi autour d’une question majeure: sont-ils réellement ce qu’ils laissent transparaître?

A ce stade, vous devez vous demander pourquoi je n’ai pas encore parlé du Prince Fae… Et bien… C’est parce que celui-ci n’est pas si impactant que ça. Au début, j’étais frustrée de ne pas le voir apparaître plus tôt, mais j’ai fini par comprendre le choix de l’auteure: il ne s’agit pas de son histoire, mais de celle d’Hazel. Et Hazel est la seule maîtresse de son destin. On va dire que le prince est là simplement pour le côté magique, romantique, historique et extraordinaire de Fairfold! Ouais, c’est pas souvent qu’on voit un prince rester sur le banc de touche!

Bon, on a quand même notre dose de romance. On en a deux, plus exactement! Mais elles sont à peine explorées et n’empiètent en rien sur l’histoire. D’ailleurs, si la romance impliquant Hazel était convaincante, celle concernant Ben aurait mérité davantage de développement. C’est mignon, il est sensible et fleur bleue, mais c’est trop insta-love-y pour moi. Après, ça reste choupi et léger, donc ça n’a pas gâché ma lecture, loin de là!

Finalement, j’ai quasiment rien de négatif à dire. Youhou. La plus grosse faiblesse du roman, c’est le combat final qui manquait de challenge et de profondeur. Holly Black est allée trop vite et n’a pas su propulser la scène parmi les plus épiques! Surtout que le livre est court, j’avais besoin de cette attention aux détails… C’est dommage, même si on conserve la breveté du conte.

En tout cas, si vous aimez la magie, les Faes et les récits sombres, c’est une lecture à ne pas rater! Je vous la conseille pour l’été, là où la nature est plus lumineuse, ça permet de mieux s’imprégner des décors, hihi. On a aussi un lien sympa entre ce roman et The Cruel Prince x)
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Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/vengeful-v-e-schwab/

Ma notation: 3/5

Je ne pensais pas dire ça un jour mais, apparemment, il y a une première fois pour tout. Je suis déçue par un livre de Victoria Schwab. Oui, vous m’avez bien lu. JE SUIS DÉÇUE. J’avais eu un coup de cœur monumental pour Vicious, et je n’imaginais même pas la bombe qu’allait être Vengeful. Mais quelle catastrophe cela a été pour moi. Je déteste les nouveaux personnages et mes préférés sont relégués au rôle de figurants! Quant à l’intrigue, bah, c’est le gros bordel.

J’ai mis du temps avant de m’apercevoir que Vengeful n’allait pas correspondre à mes attentes parce que, mine de rien, il avait brillamment démarré! Dès le début, toujours à travers ces chapitres chroniques qu’on avait tant adoré dans le premier opus, on fait la rencontre d’une Marcella prête à tuer son mari mafieux pour l’avoir trompée. Wouhou! Et bien qu’elle finira à l’hôpital, elle corrodera le mur de sa chambre pour aller en découvre avec lui. C’est carrément badass!

Malheureusement, sa vengeance se fera si tôt dans le livre que je me suis rapidement lassée du personnage. J’en suis même venu à la détester avec passion! La mauvaise nouvelle, c’est que sa narration va prendre énormément de place dans le livre. Baah. En fait, ce qui m’a énervée, c’est qu’elle est méchante juste pour être méchante. Elle n’a aucune complexité, aucune profondeur, tout ce qu’elle fait, c’est pour le pouvoir. Il n’y a aucune raison valable! C’est comme si tu demandais à quelqu’un « pourquoi tu fais ça? » et qu’il te répondait « parce que ». Quelle fadeur…

Alors, oui, elle veut être reconnue et faire voir aux hommes qu’une femme peut être puissante et intelligente. Je suis entièrement d’accord avec cette pensée! Néanmoins, j’ai trouvé son féminisme caricatural et forcé. Elle fait des généralités sur les hommes qu’elle sous-estime et, surtout, j’avais l’impression qu’on me flanquait devant les yeux une pancarte avec écrit « regardez-moi, je suis une femme, je suis belle, je suis badass! ». J’aime les héroïnes fortes et impitoyables, à condition que la cervelle aille avec… Or, son invincibilité vient toujours des pouvoirs des autres.

On voit également apparaître June, une ExtraOrdinaire capable de se transformer en n’importe quel être humain. Son talent est intéressant, mais tout comme pour Marcella, je n’ai pas saisi l’intérêt de sa présence. On ne sait pas grand chose sur elle et celle-ci ne sert que très peu l’intrigue… Quel est le but? Je n’ai pas non plus avalé cette amitié à distance qu’elle entretient avec Sydney: malgré les années qui les lient, leurs échanges sont vides de sens! Encore une fois, on me jette une femme badass en pleine poire juste pour le principe… Grrrr

Pendant ce temps, l’intrigue autour de mes personnages préférés fait du surplace. Du début à la fin, on ne va rien apprendre d’essentiel sur le problème de santé de Victor, Sydney va renforcer des pouvoirs qui ne serviront qu’une fois, Mitch tiendra la chandelle et Eli passera 70% de son temps en prison. C’est frustrant, d’autant plus que ce sont eux qui font l’essence de la série! Je rêvais du moment où Victor et Eli allaient jouer au chat et à la souris, et c’est uniquement lorsque ce moment s’est produit que j’ai enfin commencé à apprécier le livre. LE DÉSESPOIR. Cette manie de faire de la rétention d’information alors qu’il en manque déjà m’a agacée au plus haut point!

Voilà, l’intrigue n’est pas fameuse. J’ai distingué une séparation nette entre la partie consacrée au développement des nouveaux personnages et celle dédiée aux anciens héros, du coup, il y a zéro lien logique entre elles. D’ailleurs, la rencontre entre les différents protagonistes s’effectuera tard dans le livre, sans jamais me laisser dans une profonde stupéfaction. Les points de vue de Marcella et June pourraient être sautés, on ne s’apercevrait même pas qu’il manque des blocs à l’histoire. J’ai néanmoins aimé découvrir le passé d’Eli, même si cela n’a pas suffi à m’émouvoir. Par contre, j’avais envie d’étrangler le médecin. Quel taré! TUEZ-LE.

Victor reste mon personnage favori! Je suis fan de sa froideur, de son sens du contrôle ainsi que de son attachement refoulé pour Mitch et Sydney. Qu’il le veuille ou non, papa Victor les aime! Puis j’adore son asexualité. En revanche, j’ai pas aimé comment l’auteure l’a amoindri afin de rendre Marcella puissante. Dans mon esprit, Victor s’en cogne le rein de sa puissance, il chercherait juste un moyen de se débarrasser d’elle. Et basta. Pas de conversations futiles. Je n’oublie pas Mitch et Sydney que j’aime beaucoup, ces trois forment une famille exceptionnelle!

M’enfin, je n’ai pas retrouvé l’esprit de Vicious, cette zone d’ombre qui faisait que j’avais du mal à distinguer les gentils des méchants, qui faisait que je ne parvenais pas à identifier la cause la plus honorable: Eli voulait protéger les humains en éliminant tous les EOs tandis que Victor désirait se venger du meilleur ami qui l’avait trahi. Malgré ma grosse préférence pour Victor, je ne voyais pas forcément Eli comme l’ennemi. Cependant, dans Vengeful, Marcella est sans aucun doute l’adversaire à abattre qui faillit à présenter cette moralité grise et complexe!

L’opus n’est pas mauvais, il est bien écrit et a demandé énormément de travail. Mais bon, je me suis ennuyée et les nouveaux personnages étaient inintéressants. C’est un flop.
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ATTENTION: cette nouvelle se situe après les événements de The Cruel Prince, mon avis contient donc des spoilers sur celui-ci.

Que ça fait du bien de retourner dans l'univers de Holly Black, même si ce n'est que pour quelques pages!

Dans The Lost Sisters, Taryn, la soeur jumelle de Jude, explique dans une lettre destinée à cette dernière les "raisons" qui l'ont poussée à la trahir. Mais que l'on ne se méprenne pas, ces révélations ne visent pas à repentir le personnage, mais à nous montrer que son ambition n'est pas moins légitime que celle des autres protagonistes de la série!

Je ne l'apprécie toujours pas et, ce, pour une seule raison: comment peut-elle trahir Jude, sa soeur jumelle qui l'a toujours protégée, pour un Locke manipulateur qui ne l'aimera jamais aussi profondément qu'elle le souhaiterait? Alors qu'il ne se cache même pas de jouer avec elle... JE NE CAUTIONNE PAS.

Néanmoins, c'était intéressant de voir surgir la vraie personnalité obscure de Taryn, ses réelles intentions et son envie obsessionnelle d'appartenance. Dans The Cruel Prince, j'avais l'impression que Taryn voulait seulement ne pas attirer l'attention des Faes et qu'elle ne voyait pas que Locke se servait d'elle, cependant, on voit que ce n'est pas totalement vrai. Elle sait pertinemment ce qu'elle fait et ce qui se passe, mais elle continuera de se voiler la face. Taryn n'est pas innocente. Taryn n'est pas fragile. Taryn est juste lâche. Cardan a bien saisi sa mentalité!

Holly Black a réussi à complexifier davantage ses héros et son univers: personne n'est bon à Elfhame, pas même les humains. J'ai également adoré toutes les perspectives que cette nouvelle a pu apporter, notamment les raisons qui ont fait que Cardan s'est mis à cibler Jude particulièrement.

Bref, grâce à The Lost Sisters, je vois les interventions de Locke, Taryn et Cardan sous un nouveau jour! Ça me donne encore plus envie de relire le livre! C'est un pur délice.

A la fin, on même a droit à un extrait de The Wicked King!
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Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/the-fate-of-the-tearling-erika-johansen/

Ma notation: 5/5

Je ne suis pas prête de me remettre du brio de cette série. Que ce soit par ses fantastiques personnages, ses thèmes provocateurs, ses flashbacks percutants entre le passé, le futur et le présent ou encore sa fin inconventionnelle et amère, Erika Johansen a réussi à ériger son histoire parmi mes favorites! Et comment aurait-il pu en être autrement? Après toutes les émotions que j’ai eu pour des héros que je connaissais à peine! Cette trilogie est juste GÉNIALE.

J’étais déjà épatée par la construction narrative du deuxième opus, mais alors là, je suis toute éblouie! Comme avec Lily, j’avais quelques réticences quant à suivre les étapes importantes de la vie de Katie car, même si je voyais l’utilité de son histoire, je craignais de ne pas m’attacher suffisamment à l’héroïne pour apprécier pleinement ma lecture… Ahlala, si vous saviez combien j’ai angoissé pour elle! Retourner à l’époque de la Traversée m’a rendu nostalgique de ces personnages hors normes et de cette expérience historique alors qu’ils n’ont jamais existé. C’est dingue, non?

Grâce au second opus, je savais ce qui allait se passer, et malgré tout, cela n’a fait qu’accroître ma crainte pour les personnages. Honnêtement, j’ai passé plus de temps à redouter les événements qu’à prendre du plaisir à lire le récit! Connaître le sort de la TearUtopie m’a perturbée car, à mesure des pages, j’apprenais à connaître et à chérir les protagonistes. C’est comme tendre à un malade le remède de la guérison pour finalement le lui reprendre. *Soupire*

Katie m’a beaucoup marquée, j’ai adoré sa personnalité. Son regard était passionnant et judicieux pour expliquer la ruine qui a touché le Nouveau Monde. Elle est partagée entre son devoir communautaire envers William Tear et son amitié avec Row Finn… Et euh… C’est juste stressant? Je n’aime pas Row Finn, mais voir Katie souffrir à cause de leur amitié brisée m’a causé des ulcères. Néanmoins, elle continue de faire ce qui est juste malgré les difficultés. J’ai admiré son dilemme entre sauver la communauté et la laisser périr dans sa corruption!

J’avais eu la même sensation d’épée de Damoclès avec les autres personnages de la Traversée. On aperçoit certains sombrer sous nos yeux, d’autres se revigorer parmi le chaos tandis qu’une poignée ont connaissance de leur mort future. On ne voit pas beaucoup William ou Jonathan Tear mais leur disparition a laissé un vide inexplicable: ce n’était pas encore la chute du Nouveau Monde, mais ce n’était plus non plus le même monde…

Et que dire des réflexions intelligentes et des vérités dérangeantes soulevées par l’auteure? C’est juste brillamment amené! Elle analyse la complexité de la nature humaine et l’inéluctabilité des erreurs répétées par l’humanité: les Hommes oublient trop souvent leur Histoire et tendent à perpétuer guerres et échecs au nom d’idéaux connus pour avoir déjà fragmenté des civilisations passées. Ils n’apprennent pas de leur vanité et de leur quête de pouvoir, et continuent l’entretien de la notion de supériorité et de mérite eugénique. C’EST PHÉNOMÉNAL.

En tout cas, on sent que Erika Johansen est anti-conformiste, elle a clairement brisé le mythe du Fetch. Il fallait oser quand même… Après nous avoir introduit un personnage aussi mystérieux et sombre, elle m’a donné envie de lui refaire le portrait… Ugh, sacré changement, en effet… J’apprécie l’homme qu’il est devenu, mais tout comme pour Kelsea, avec ce que j’ai appris sur lui, ma perception a complètement changé! Je ne peux plus le voir autrement. Bizarrement, ce choix ne m’a pas déçue, je trouve qu’il concorde bien aux questions traitées par l’auteure.

J’ai lu dans plusieurs avis que certains pensaient que Kelsea n’avait pas assez évolué, et je dois dire que je ne suis pas du tout d’accord! Kelsea a toujours été forte et indépendante, c’est juste qu’elle n’avait jamais eu l’occasion de le montrer jusqu’à qu’elle devienne la Reine du Tearling. La seule chose qui lui manquait, c’était les rudiments de la gouvernance, de la lecture des attentes de la foule et du sens du sacrifice, ce qu’elle a appris grâce à sa Garde. Je ne vois pas comment un personnage aussi fourni peut évoluer davantage, surtout face à sa décision finale!

D’ailleurs, cette fin qui sort des sentiers battus m’a énormément plu. J’ai pu deviner une partie de son exécution mais j’avais tout faux sur son résultat! On a la dose nécessaire de réponses, mais comme pour notre Histoire à nous, certaines questions ne trouveront jamais leur réponse… Il faut s’y faire! On ressent de l’amertume, c’est vrai, mais il fallait s’y attendre avec Miss Johansen x)

Mis à part ça, j’ai adoré suivre les points de vue des personnages secondaires, notamment Massue et Aisa qui sont courageux jusqu’au bout! Toutes les narrations se croisent de sorte à permettre à la résolution de l’intrigue de former une cohérence. Je suis fan! Aussi, on obtient des éclaircissements sympas sur la Reine Rouge que je n’apprécie pas particulièrement mais qui m’a paru plus humaine.

Ce troisième tome fut un coup de coeur assuré! Les héros brillent par leur complexité.

Note: apparemment, l’auteure a prévu d’écrire d’autres livres dans cet univers. *Happy face*
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Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/stalking-jack-the-ripper-kerri-maniscalco/

Ma notation: 3/5

Qui n’a jamais entendu parler du célèbre Jack l’Éventreur, le tueur en série qui a massacré des prostitués dans le but de prélever leurs organes? Il y a 130 ans, au cours de l’année 1888, il a terrorisé de août à novembre les citadins de Whitechapel en commettant des crimes qui resteront à tout jamais impunis. Mais qui était-il donc? C’est le mystère que décortique Kerri Maniscalco dans sa version de l’histoire! Et bien que le dénouement soit prévisible, l’ambiance, l’époque et la passion d’Audrey Rose pour l’anatomie humaine m’ont fascinée. C’était addictif!

Ce tome est très descriptif dans les détails qu’il met en avant, j’ai adoré cet aspect! Lorsqu’on commence l’histoire, on est immédiatement plongé dans cette ambiance cadavérique et médicale avec une scène où Audrey Rose est en train de faire l’autopsie d’un corps. Chaque étape est scrupuleusement retranscrite, ce qui est assez répugnant au début, mais on s’y fait rapidement! On parvient même à se détacher du côté sanglant pour n’apprécier que l’apport scientifique. L’auteure a fait ses recherches et a même inséré des images d’archives médicales, c’est foufou!

En parlant d’Audrey Rose, c’est une héroïne que j’affectionne particulièrement. En plus d’être courageuse, intelligente et têtue comme une mule, elle n’a pas peur de défier les attentes de la société afin de pouvoir exercer le métier qui lui plaît: en apparence, elle suit la volonté des hommes l’entourant, puisqu’une femme sans l’appui du sexe opposé ne peut subsister seule (triste mais vrai pour l’époque). Toutefois, elle n’hésite pas à trouver tous les subterfuges adéquats pour rejoindre son oncle! J’ai trouvé cette caractérisation réaliste, cela rend la protagoniste plus réelle. En plus, j’ai adoré sa façon analytique et détachée de parler des cadavres, c’était drôle par moment!

Le contexte lui-même était bien fait, on voit que Kerri Maniscalco s’est bien renseignée. Avant que l’affaire Jack l’Éventreur ne survienne, Whitechapel était frappée par le sous-développement et la maladie (la Reine Victoria l’a modernisée à la suite des meurtres), du coup, l’encadrement familial dans lequel évolue Audrey Rose est pertinent: le père a peur qu’elle se fasse emporter par les microbes et souhaite qu’elle mène une vie de bonne dame, et son frère, bien qu’il soit sa seule source de réconfort, la traite comme une fille fragile qui a besoin de l’appui d’un homme.

Mais le plus intéressant selon moi, c’est qu’on assiste aux avancées scientifiques en matière de médecine légale et à la naissance de la notion de tueur en série! C’était curieux de voir les personnages trouver de nouveaux moyens d’étudier les corps ainsi que les différents indices en vue de résoudre l’enquête! Avant 1888, on n’imaginait même pas qu’un individu puisse assassiner plusieurs personnes, et encore moins qu’il puisse s’amuser à narguer la police en étalant ses crimes! D’ailleurs, l’auteure a inséré des lettres de Jack pour plus d’authenticité. Cool, non?

L’intérêt amoureux et camarade de notre héroïne, Thomas Cresswell, est quant à lui notre Sherlock de service! Il aime enquêter et autopsier les cadavres. Il est également charmant et mystérieux, mais c’est surtout son absence de pudeur qui m’a beaucoup plu. Tout comme Audrey Rose, il vit différemment de ce que lui dicte le système: alors que les hommes doivent se montrer galants et tout en retenue, Thomas se veut désinvolte et direct dans son approche avec les femmes. Pour tout vous dire, quand il apprend que la protagoniste veut devenir médecin légiste, cela ne le surprend même pas. J’ai pas pu m’empêcher de sourire à chaque fois qu’il flirtait avec elle!

Cela dit, malgré les aspects positifs, je n’ai quand même pas noté ce livre trois étoiles pour rien, hein. Déjà, j’ai trouvé que l’auteure accordait trop de pages à la description de scènes futiles (quand Audrey joue la fille modèle, par exemple, ce n’est pas ce qu’il y a de plus excitant). Ensuite, je pense que les héros tombaient un peu trop facilement sur les bonnes réponses, surtout en ce qui concerne Thomas Cresswell. Je veux bien croire qu’ils soient intelligents mais, pour le coup, y a des moments où tout sortait de nulle part… Cela manquait de consistance.

Quant au dénouement de l’intrigue, c’était assez prévisible quand même. Il m’a suffi d’une scène pour écarter tous les autres suspects et saisir l’identité du coupable! Si encore ça n’avait été que ça, ça n’aurait pas été aussi problématique. Le hic, c’est que je n’ai pas été convaincue par le choix du personnage, ses motivations étaient étranges et ne collaient pas du tout avec sa personnalité. Certes, c’est un psychopathe, mais je sais pas… C’était un peu trop tiré par les cheveux à mon goût!

Néanmoins, Stalking Jack the Ripper a été divertissant. J’aime beaucoup le concept d’enquête familiale, et ce premier tome n’a pas échappé à la règle! J’ai déjà la suite en ma possession, hihi.
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Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/smoke-in-the-sun-renee-ahdieh/

Ma notation: 3/5

Dans la série des déceptions consécutives, j’appelle la numéro cinq! Je suis si blasée par les livres que je lis dernièrement que je peine à trouver la motivation d’en écrire les chroniques… J’aime bien en rédiger de temps à autre afin d’alterner mes impressions mais là, ça commence à faire lourd, surtout lorsqu’il s’agit d’une suite que j’attendais impatiemment! M’enfin, vous me connaissez, l’abandon ne fait pas parti de mon vocabulaire donc me voilà, plusieurs semaines après, à vous faire part des raisons pour lesquelles cet opus a détruit l’intérêt que j’avais pour la duologie…

Par où commencer? Avec son intrigue tirée par les cheveux et ses incohérences scénaristiques, j’ai l’impression que Renée Ahdieh a écrit Smoke in the Sun à la va-vite, qu’elle ne savait même pas où elle allait avec cette histoire. D’abord, il y a ce déséquilibre entre les longues descriptions de scènes du quotidien (je n’ai toujours pas saisi l’intérêt de faire ami-ami avec la bourgeoise marginalisée si cela n’allait jamais servir) et les détails peu nombreux consacrés aux actions! L’auteure aime bien nous parler des vêtements et du maquillage de Mariko, par contre, mettre l’accent sur le développement des intrigues politiques et sur l’importance des actions, ce n’est visiblement pas son truc. On n’a clairement pas le même sens des priorités…

Le pire, c’est bien l’intrigue générale. Quelle arnaque! Quand tu vois que la pseudo méchante organise tout un plan pour arriver à ses fins grâce à ses pouvoirs alors qu’il y avait une manière bien plus simple de l’accomplir, tu en viens à te poser la question de la pertinence du personnage. AUCUNE CRÉDIBILITÉ. Si elle veut des cours la Kanako, je peux lui en donner! En fait, mis à part Roku, tous les méchants ne sont pas foncièrement méchants. HAHAHA, tout ce bruit pour rien!

Même Roku ne m’a pas paru aussi ouf que l’auteure voulait bien me le faire croire: il est soi-disant intelligent mais il laisse tomber ses devoirs juste pour torturer un mec qu’il ne connaît pas? A quel moment un empereur à l’esprit aiguisé laisse son empire couler pour des puérilités pareilles? Puis, je sais pas, quand tu vois que tes soldats sont bons à rien, bah, à un moment donné, tu prends les choses en main. Mais non, lui, il attend. Ça aurait été bien aussi qu’il utilise son talent à décrypter les gens pour, euh, vous savez, servir ses plans… Pas de quoi mouiller le pantalon de peur, donc.

Grosse déception aussi au niveau des protagonistes. D’un côté, on a Mariko qui est reléguée au rôle de princesse et à qui on ne laisse que très rarement l’occasion de démontrer son intelligence et son savoir-faire. D’ailleurs, à chaque fois qu’elle tente un stratagème, c’est un échec cuisant. On est bien loin des valeurs féministes que le premier tome prônait: celles où la femme est capable de faire preuve d’indépendance et d’innovation! Néanmoins, j’étais toujours admirative de sa force, elle ne recule devant rien pour faire appliquer la justice.

Cependant, c’est Ōkami qui a été le plus frustrant pour moi. Il n’a plus aucune ambition et se laisse abattre au moindre coup bas, c’était insupportable. Faire le mec brisé qui préfère pourrir en taule plutôt que d’aider ses amis à sauver l’Empire ça va deux minutes, après, ça donne envie de coller des paires de baffes. Pour tout vous dire, il m’a tellement agacée que j’en suis venue à shipper Mariko et Raiden. Voilà où cela m’a menée quand même! En d’autres termes, l’étincelle que je ressentais pour lui et Mariko s’est complètement volatilisée.

Le Black Clan m’a cruellement manquée. On ne le voit plus beaucoup, on a juste les points de vue ponctuels de certains de ces membres et c’est tout. Aucune action collective dont le lecteur est témoin, presque aucune valeur d’amitié transmise, quasiment plus aucune sagesse… Où sont mes bromances? L’organisation n’est plus que l’ombre d’elle même. Elle ne sert à rien! Pour une bande de « criminels » censée être badass, le résultat est incontestablement médiocre.

Le côté fantasy ne rattrape malheureusement rien du tout. Avec la forêt magique et les créatures que Renée Ahdieh nous avait présenté dans le premier opus, je pensais vraiment que ces aspects gagneraient en signification! Devinez quoi? Ils ne sont pas du tout mis en valeur. Si ce livre avait un goût, amer serait probablement sa saveur.

Les multiples points de vue n’étaient pas toujours pertinents: celui de Kenshin nous prouve à quel point il est naze et combien son esprit est étroit, et celui de Kanako nous dévoile tous ses plans, donc il y a zéro surprise. La voix de Mariko aurait amplement suffi.

La fin est beaucoup trop simple, ce n’est pas réaliste du tout.

Vous l’aurez compris. C’était décevant. C’était ennuyeux. Pas sûr que je relise un jour un roman de cette auteure.
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date : 16-08
Comment se fait-il que je n'avais encore jamais écrit d'avis sur cette nouvelle? Je vais corriger cela tout de suite!

Galatée est une statue mais pas n'importe laquelle. Nous suivons son histoire plusieurs années après que celle-ci soit devenue un être de chair grâce aux pouvoirs d'Aphrodite, plusieurs années après que le temps ait transformé son créateur et époux Pygmalion en un homme violent et possessif. Alors que Galatée tente de fuir sa misérable vie de couple, Pygmalion se rend compte de la supercherie et l'arrête avant qu'elle ne puisse lui glisser définitivement entre les doigts. Son acte de rébellion aura toutefois ses malheureuses conséquences: droguée, battue et violée, Galatée sera condamnée à passer sa vie à satisfaire sexuellement un mari jaloux qui n'a guère confiance en lui. Cela dit, pour protéger sa fille, Galatée n'a pas fini de défier son exécrable époux, même si cela signifie pour elle être la victime de nouvelles souffrances.

Madeline Miller l'a encore fait. Elle a réussi à donner une voix à un personnage féminin au destin infime de la mythologie grecque, et je n'en serai jamais assez reconnaissante pour ça! Malgré ses vingt pages, la nouvelle m'a brisé le coeur. Galatée est une héroïne merveilleuse par sa capacité à aimer et par son sens du sacrifice, ce qui la rend d'autant plus remarquable à mes yeux car sa nature de statue n'est pas supposée démontrer un reflex aussi profond de ces caractéristiques propres à l'humanité. Dans tous les cas, c'était difficile de la voir souffrir ainsi. En dépit de la transformation qui l'a amenée à la vie, elle est toujours considérée comme un objet à manier à la guise de son créateur. Peu importe qu'elle ressente des émotions, peu importe que l'animation de son corps lui octroi le droit de le contrôler, son existence est le fruit d'un dur labeur qui n'aurait jamais pu aboutir sans la volonté de son créateur. Elle doit donc l'éternelle obéissance.

L'auteure a réussi à dénoncer les violences conjugales ainsi que le viol qui peut en découler. Parce que oui, même dans un mariage, il peut y avoir viol du conjoint. Dans cette nouvelle, je vois une sorte de reconnaissance et d'hommage envers la force et le courage que peuvent démontrer les victimes de violences conjugales. Avec Galatée, on ressent le piège qui se referme autour d'elle: elle ne peut compter sur l'aide des dieux qui se fichent éperdument de ceux qui ne servent pas leurs intérêts (elle peut compter encore moins sur Aphrodite qui lui a donné la vie seulement en vue de gâter Pygmalion), elle doit également faire attention à son mari qui pourrait punir sa fille si jamais elle se montrait trop désobéissante ou si elle venait de nouveau à tenter de fuir... Bref, c'est oppressant d'une certaine manière, mais les problèmes sont bien réels!

Si vous ne connaissez pas l'histoire de Galatée ou que vous hésitiez à lire cette nouvelle, je vous conseille de vous y mettre!
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date : 12-08
Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/the-hazel-wood-melissa-albert/

Ma notation: 3/5

Il vous est déjà arrivé d’entamer un livre, d’être certain de la direction qu’allait emprunter l’histoire, pour, au final, tomber des nues parce que le roman en question ne s’est pas déroulé le moins du monde comme prévu? Je n’ai strictement rien compris au film! Avec The Hazel Wood, je ne savais pas où j’allais, ni comment, ni pourquoi, c’était très étrange comme sensation… Pas désagréable mais assez ambiguë pour faire jaillir ma légendaire frustration!

S’il y a bien deux qualités à attribuer à Melissa Albert, c’est très certainement son talent à nous confectionner des contes sombres et sa manière lyrique de nous les raconter. Il suffit de lire les premières pages pour comprendre que nous sommes les spectateurs de ce conte machiavélique dans lequel l’héroïne, Alice, est malencontreusement jetée! Et bien qu’on retrouve cette part d’Alice au Pays des Merveilles, on s’aperçoit toutefois que l’Hinterland est tout le contraire d’un lieu d’enchantement: il s’agit plutôt d’un monde sans foi ni loi où les créatures tendent des pièges pour capturer leurs proies et où les innocents sont les prisonniers du temps.

Le plus étonnant, c’est la mise en abîme constante de la notion d’histoire. On débute avec The Hazel Wood de notre auteure, puis on bascule vers Tales from the Hinterland d’Althea Proserpine et, enfin, on finit par se recentrer sur les révélations impactant Alice. Le découpage était vraiment cool! En plus, j’ai aimé les caractéristiques implantées par l’auteure: les noms originaux de ses méchants tels que Twice-Killed Katherine et Alice-Three-Times, les extraits de contes inventés par Althea figurant au début de certains chapitres ou encore la juxtaposition du monde réel avec celui de l’imaginaire… Melissa Albert a un vrai savoir-faire avec les contes!

D’ailleurs, je pense que le caractère instable d’Alice se marie bien avec l’ambiance lugubre de l’Hinterland. Elle est plutôt égoïste, colérique et impatiente, ce qui peut se comprendre puisqu’elle n’a jamais eu de repères fixes, mais cela rend le personnage plus appréciable à mon sens. Non, non, je n’ai pas un grain au cerveau! C’est juste que c’est rare d’avoir une protagoniste aussi détachée de presque tout, donc c’est fascinant d’une certaine manière? En tout cas, j’aime cette héroïne sans prétention et sans artifices. Il y a zéro bullshit avec Alice.

En revanche, Ellery Finch vient contrebalancer un peu la personnalité de sa camarade en apportant cette passion et cette curiosité malsaine pour les contes. Parce qu’il faut le dire, notre petit coco a sa part de noirceur lui aussi! Il est tellement obsédé par les histoires d’Althea que son avidité pour obtenir des informations sur l’auteure et l’Hinterland outrepasse le bien-être des personnes l’entourant. Mais bon, pour la seule fois où on a un personnage masculin qui ne s’éprend pas d’amour pour l’héroïne principale, on ne va pas se plaindre! Il n’y a aucune romance. Ça fait du bien. Par contre, niveau profondeur, peut mieux faire. Coco est aussi fade qu’un joint de culasse!

A part ça, le récit met énormément de temps à se mettre en place. Ô doux euphémisme! Il faut arriver aux trois quarts du livre pour commencer à entrevoir l’Hinterland et ses monstres… C’est décevant car le début était vraiment très bon. Malheureusement, il y a beaucoup trop de flashbacks entre Alice et Ella qui ne sont pas toujours pertinents et qui nous envahissent au détriment de l’exploitation des personnages, de l’intrigue et de l’univers. La dernière partie étant excellente, cela renforce davantage ma déception, ça aurait pu être si bien!

Du côté des méchants, ce n’est pas bien beau non plus. Non seulement on en rencontre très peu, mais en plus, ils disparaissent aussi vite que l’éclair! On les voit une ou deux fois, et basta… Aucune démonstration de leurs pouvoirs ou de leur cruauté… Rien. Nada. Que dalle. On dirait plus des bras cassés qu’autre chose. C’est d’autant plus frustrant que Tales from the Hinterland nous promettait de terribles adversaires. Bah non, s’ils pouvaient juste guider les héros vers le lieu tant recherché pour après les laisser en paix avec leur mission, ça serait encore mieux! Pssst

Par ailleurs, ça me fait penser que j’ai été déçue par le manque d’importance accordé au recueil. Les protagonistes passent une grosse partie de l’histoire à rechercher un exemplaire du bouquin et, au final, il ne sert à rien? On a douze contes de l’Hinterland à l’intérieur, et on en explore que deux ou trois? Quel gâchis! Vous imaginez toutes ces aventures qu’il y aurait eu? Tous ces monstres que les héros auraient pu affronter? Heureusement, l’intrigue était intéressante, mis à part deux éléments que j’avais vite deviné, j’ai été surprise par la tournure des événements.

En particulier par rapport à la fin et aux révélations concernant le passé d’Alice. C’était à la fois simple, magique et impitoyable. Je n’avais plus confiance en l’auteure: l’histoire d’Alice allait-elle finir positivement? Ou allait-elle finir de la plus tragique des façons? Quel que soit le résultat, j’ai été contente de cette fin ouverte. Malgré les réponses obtenues, Melissa Albert continue de soulever des questions! Mais n’est-ce pas là l’intérêt du conte? Je suis curieuse de découvrir la suite, maintenant que les bases sont posées, ça risque d’être fortement captivant.

En bref, The Hazel Wood ne correspond pas totalement à ce à quoi je m’attendais mais ce fut une lecture agréable. Melissa Albert est capable d’accomplir de grandes choses!
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Axios écrit par Jaclyn Osborn
date : 28-07
Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/axios-a-spartan-tale-jaclyn-osborn/

Ma notation: 3/5

Il y a quelques semaines, j’avais commencé à lire les premiers chapitres de Axios: A Spartan Tale, juste comme ça, pour voir ce que ça donnait. Et, mon dieu, s’il ne fallait pas que je dévore la suite! J’avais immédiatement aimé les personnages et l’environnement drastique dans lequel ils évoluaient, si bien que j’étais certaine que le roman allait finir en un coup de coeur. Littéraire et littéral. Quelle ne fut pas ma déception… L’abondance de sexe a simplement tout détruit. Uh.

A Sparte, personne ne choisit son avenir. A seulement sept ans, les garçons sont destinés à devenir de grands guerriers et sont ainsi soumis à l’entraînement brutal de l’agôgè où sont inculqués la mise à mort de l’ennemi et le mépris des semblables les plus faibles. Tuer ou être tué, tels sont les mots d’ordre à Sparte. Axios, sensible et bon vivant, n’a jamais voulu de cette vie. Au contraire, il a toujours rêvé d’un foyer heureux, d’une mère aimante et d’une égalité sociale entre les Spartiates et les esclaves abusés par la Cité. Mais Axios va devoir outrepasser ses principes s’il veut survivre. Il n’y a pas pire déshonneur pour un Spartiate que de se montrer fragile et révolté par le sang.

Cependant, parmi le chaos, Axios fait la rencontre d’Eryx, le soldat le plus doué de sa génération, et leur connexion se veut instantanée et éternelle. Si Axios représente la douceur et la bienveillance, Eryx est la personnification du guerrier et de l’efficacité. De leur enfance à l’âge adulte, ils vont tout faire ensemble, au point de passer de meilleurs amis à amants, pour finir par devenir de vraies âmes soeurs. Leur passion étant indestructible, elle ne fera que grandir à mesure des combats. Tout comme leur amour pour la patrie. De fait, à chaque bataille, Axios et Eryx se battent pour leur territoire tout en sachant qu’un jour le devoir entraînera probablement leur mort.

Impossible d’omettre les similitudes entre ce roman et The Song of Achilles, Axios nous rappelant le tendre Patrocle et Eryx nous remémorant le ténébreux Achille! Pourtant, en choisissant de se concentrer sur Sparte, Jaclyn Osborn a réussi à se distinguer grâce à ses héros à la personnalité raffinée et à ses descriptions réalistes de la sauvagerie spartiate. Là-bas, alors que les hommes se battent pour l’honneur, les femmes procréent pour fournir des soldats à la patrie. Les Hilotes, un peuple autochtone devenu esclave après s’être rebellé, sont dorénavant traités comme des moins que rien: battus, violés, tués, ils subissent l’humeur sauvage de Sparte pour un délit d’autrefois!

On ne va pas se mentir, le contexte est brutal, surtout au début. Les jeunes garçons sont brisés et forcés à commettre des actes barbares en vu de se voir préparés pour le champ de bataille, c’est forcément affligeant. Néanmoins, on voit que ces scènes éprouvantes ont pour but de faire évoluer les personnages, c’est vraiment intéressant! Ce qu’on croit être au départ qu’un malin plaisir à violenter s’avère être, au final, un rite de passage nécessaire à la survie en terrain ennemi. Même les instructeurs auparavant cruels prouvent leur crédibilité, on le voit par leur attitude qui se modèle selon qu’ils s’établissent comme de simples entraîneurs ou comme de simples soldats.

Heureusement, on a quand même nos moments de bonheur! Ouf, loués soient les pauvres Hilotes! A commencer par la relation amoureuse qui s’instaure progressivement entre Axios et Eryx, elle est magnifique. J’ai adoré la façon enfantine dont se scelle leur amitié, c’était honnête et plein de bons sentiments! Puis, ils ont une complémentarité parfaite: avec son innocence, Axios permet à Eryx de garder un pied dans la lumière alors que, grâce à son objectivité, Eryx fait revenir Axios à la réalité de leur monde. J’ai également aimé la forte amitié qu’ils ont avec les autres soldats du groupe, ils sont toujours là les uns pour les autres, à se taquiner sans arrêt… Des frères!

La question concernant l’évolution psychologique liée à la guerre, elle, est plutôt bien amenée. Si Axios était faible lorsqu’il a commencé l’agôgè, il lui arrive toutefois, dans sa vie d’adulte, de se perdre dans l’impartialité. A force de côtoyer la mort, de voir son amour pour la patrie grandir, Axios en vient à oublier ce qui faisait sa sensibilité propre: sa compassion pour les peuples opprimés. Certes, il apprend à relativiser la conduite des soldats ennemis à qui on commande de tuer, mais j’ai été déçue de le voir oublier la condition des Hilotes! C’est si affreux ce qui leur arrive…

Etant donné que l’auteure se réfère à des personnages qui ont existé ainsi qu’à des guerres et à des décès qui se sont réellement produits, le contexte politique était passionnant! Je suis d’ailleurs frustrée par le manque de développement… On apprend vaguement le pourquoi du comment de la formation de la Confédération comprenant Thèbes, Athènes, Corinthe et Argos dans le but de contrer Sparte. Même les guerres et les personnalités historiques ne sont qu’effleurées… Pourtant, Agésipolis 1er, Roi de Sparte, était un personnage intriguant par sa capacité à organiser des stratagèmes militaires et à gouverner malgré son jeune âge! J’en voulais plus!

Mais le plus problématique pour moi, c’est l’abondance de sexe. Franchement, si je vous disais qu’il y en avait au moins tous les deux chapitres, vous ne me croiriez pas… Et pourtant, je ne dois pas être très loin de la vérité! Je ne suis pas du tout branchée scènes de sexe, sauf si elles ont une signification: par exemple, la première scène entre Axios et Eryx est pertinente car ils apprennent à connaître leur corps. Cela dit, par la suite, le sexe est la solution à tout! Au bonheur, aux résolutions des disputes et que sais-je encore… Ce n’est vraiment pas mon truc.

Il y avait aussi trop de descriptions de scènes du quotidien alors que l’auteure aurait pu utiliser ces moments afin de développer à la fois les personnages secondaires et les éléments historiques et politiques. Du coup, on s’ennuie à plusieurs reprises! Finalement, pas grand chose m’a dérangée, mais c’était suffisant pour ternir mon appréciation du livre.

Quant à la fin, bien qu’elle fut triste, elle fut paradoxalement mièvre…
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Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/the-seven-husbands-of-evelyn-hugo-taylor-jenkins-reid/

Ma notation: 2/5

Situé dans les années 1950, le roman nous plonge dans le glamour et la fumisterie de l’industrie cinématographique hollywoodienne d’antan. Dès les premières pages, on s’aperçoit que la société est loin de l’image idéaliste qu’on s’est forgé au fil du temps. C’était beau. Mais était-ce mieux? Pas tellement, j’ai envie de dire! Il n’y a qu’à regarder la manière dont les femmes sont traitées, la façon dont les homosexuels sont diabolisés ou encore la tendance à vouloir tout contrôler, pour se rendre compte des problèmes qui se cachaient derrière toutes ces paillettes. Notamment la solitude, la négation de l’identité, le refoulement de la sexualité et les abus de pouvoir.

Ce qui a été réussi, c’est la démonstration de la sexualisation de la femme. Avec les flashbacks alternés entre le présent et le passé, Evelyn Hugo se confie sur la brutalité de la réussite féminine. Elle fait part des relations sexuelles non désirées servant de tremplin vers la gloire, de l’importance de l’entretien du corps, de la nécessité de provoquer pour maintenir l’intérêt du public ou encore de la fatalité du déclin de l’apparence physique! Semblable à nos jours, une femme qui vieillit n’a plus l’identique attrait pour le cinéma…

D’autre part, malgré qu’une femme devienne connue, elle peut se retrouver pieds et poings liés par la société: on attend de celle-ci qu’elle obéisse à son mari, qu’elle fonde obligatoirement une famille ou encore qu’elle garde pour elle ses problèmes conjugaux (surtout s’il s’agit de violences) sous peine de se voir socialement détruite. Alors, forcément, on n’en veut pas à Evelyn Hugo de vouloir écraser tout et tout le monde pour s’affirmer et réclamer son indépendance! D’ailleurs, ce sont les seuls aspects que j’ai apprécié dans cette histoire. Sorry not sorry!

Parce qu’après… J’ai détesté le reste. Déjà, j’avais l’impression que l’auteure n’assumait pas de mettre en avant une héroïne égoïste et manipulatrice. A chaque fois qu’Evelyn Hugo racontait comment elle s’était servi des autres et comment elle les avait blessé sans scrupules, il fallait soit: 1) qu’un drame se produise afin qu’on ait pitié pour l’actrice (idéal pour susciter de l’empathie envers un personnage antipathique), 2) que Monique vienne justifier ses actes en dégainant des excuses qui prouvent aux lecteurs qu’Evelyn n’est pas foncièrement mauvaise. Hmmm.

J’ai eu aussi beaucoup de mal avec les personnages. D’habitude, je suis friande des protagonistes qui assument jusqu’au bout leurs actes, mais là, tout sonnait faux. Evelyn blesse beaucoup de personnes et commet des erreurs irréfléchies en vue de protéger ceux qu’elle aime. Sauf que pour moi, c’était juste une excuse pour accomplir ses propres intérêts. Peu importe ce que lui disent les individus concernés, Evelyn ne tient pas compte de leur avis, elle fait juste ce qu’elle a envie, même si cela les fait souffrir. Et ensuite, elle dit que c’est pour leur bien. Hypocrisie, quand tu nous tiens.

Spoiler(cliquez pour révéler)
Par exemple, avant que la première rupture ne survienne, Evelyn avait fait part à Celia de ses plans de protéger leur couple du lynchage médiatique en orchestrant son mariage bidon avec le réalisateur. Or, elle n’avait jamais dit à sa copine qu’elle allait coucher avec pour rendre la chose plus crédible! Pourquoi?! Les photos et le mariage à Las Vegas étaient suffisants pour faire taire les rumeurs, mais non, il fallait qu’elle couche avec… NO COMPRENDO. Pourtant, Celia avait bien déclaré ne pas vouloir de cette combine, mais vu qu’Evelyn voulait sauver sa carrière… Oh, puis, elle tombe enceinte du mec. Je maudis ces drames à répétition![/spoiler]

[spoiler]Dans le cadre de la deuxième rupture, j’étais encore plus exaspérée. Evelyn n’apprend rien de ses erreurs! Certains diront que Celia a eu une réaction puérile. Personnellement, j’étais d’accord avec sa décision. Evelyn l’avait trompée alors qu’elle avait déjà un cruel manque de confiance en elle, donc le fait qu’Evelyn tourne une scène de sexe très intime avec son ex mari (qui je rappelle l’avait battue) est forcément blessant, même si c’est seulement un film![/spoiler]

[spoiler]D’ailleurs, cette deuxième séparation a brisé la crédibilité de ce couple homosexuel. Si Celia avait été l’amour de sa vie, Evelyn l’aurait consultée AVANT de tourner cette scène. Mais non, elle était juste obnubilée par son rôle. Pour un amour véritable, ça craint sévère!


Quant à Monique, elle est vachement simpliste. Certes, son interview avec Evelyn lui forge un peu le caractère, mais la plupart du temps, elle se laisse dominer par l’actrice. Sans compter que sa trame n’était pas intéressante. Je n’ai rien ressenti pour elle. Le plus frustrant, c’est que sa narration se veut occasionnellement contradictoire et répétitive: c’est comme si l’auteure avait introduit cette héroïne dans le but de confirmer les suspicions du lecteur, par peur que celui-ci soit incapable de comprendre et de relier les axes scénaristiques entre eux! J’avais le sentiment d’être prise pour une idiote durant toute la lecture… Seul Harry a su m’émouvoir par sa pureté et sa loyauté.

Niveau intrigue, c’est pas la joie non plus. Je me suis ennuyée ferme, un truc de dingue! Une fois qu’on a passé l’histoire des trois premiers maris, on remarque que Taylor Jenkins Reid suit EXACTEMENT le même schéma. Les héros usent la même stratégie pour régler le même problème! Résultat: aucun suspense, aucun rebondissement. Au final, la seule chose qui m’a motivée à poursuivre le récit, c’est la soit disant fin époustouflante. Eh bien, même là, la révélation m’a fait l’effet d’un pâté en croûte. C’était tellement dramatique et nul. Je suis déçue!

Avec de surcroît sa romance toxique et sa quantité exubérante de drames, The Seven Husbands of Evelyn Hugo m’a laissé de marbre. Je pleure l’argent que j’ai dépensé pour ce mélodrame!
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date : 28-06
Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/geekerella-ashley-poston/

Ma notation: 3/5

Si vous voulez une romance toute mignonne, ce livre est peut-être fait pour vous! En fait, le premier aspect qui m’a plu, c’est la plausibilité de la rencontre entre Danielle et Darien. Oubliez le scénario bateau de l’outsider qui attire comme par hasard le regard de la personne la plus populaire! Ici, la connexion se produit de manière naturelle, et les protagonistes prennent tellement de plaisir à communiquer ensemble qu’ils se fichent de savoir s’ils ont affaire à une personne du sexe opposé. C’était rafraîchissant d’avoir une priorité donnée au bienfait de l’interaction sociale!

Il est aussi très facile d’apprécier les personnages. D’un côté, on a Danielle, pour qui on ressent énormément de compassion. Avec une belle-famille qui la rejette ouvertement et qui fait tout pour effacer l’existence de ses parents, on est vite scandalisé par tant de cruauté! Ce qui m’a le plus sorti par les yeux, c’est combien la belle-mère bichonne ses filles qu’elle pense parfaites alors que… Euh… Ce sont des quiches sur pattes qui méritent des paires de claques. Je trouve ça si horrible de priver un enfant des souvenirs de sa famille, l’auteure a réussi à me faire ressentir le désarroi de Danielle ainsi que son besoin d’aller vers quelque chose de meilleure!

Heureusement, il y a Sage, la collègue et meilleure amie de Danielle qui travaille au Magic Pumpkin. A la fois bizarre et excentrique, Sage est notre Marraine La Bonne Fée qui vient encourager notre héroïne à oser l’impossible. En plus de venir diversifier une gamme de personnages déjà représentative par son homosexualité, celle-ci vient donner du peps à l’histoire avec son caractère bien trempé et bien décidé! Si vous avez lu le roman, vous avez certainement aimé la scène « rentre-dans-le-lard » qui m’a fait éclater de rire!

De l’autre côté, Darien est étouffé par la rigueur de la célébrité. Avec lui, on parvient à distinguer une différence de standing entre la personne de l’acteur et le personnage de l’acteur. En tant que personne, Darien veut pouvoir afficher sa vraie personnalité et avoir une vie normale. Mais le profil n’étant pas vendeur, il doit jouer un deuxième rôle en prime de celui du Prince Carmindor: celui de l’acteur drôle et beau que le public doit s’arracher. De ce fait, on en vient soit à idéaliser l’acteur, soit à le désacraliser. Si Darien s’est avéré attachant, c’est celui pour lequel j’ai eu le moins d’empathie car il n’est pas aussi démuni que l’auteure voudrait bien nous faire croire!

Néanmoins, malgré les aspects positifs, il y a des éléments qui n’ont pas été traités à la hauteur de mes attentes. Tout d’abord, j’ai eu du mal avec la passivité des héros. Encore, pour Danielle, je peux comprendre. Se rebeller n’aurait fait qu’aggraver les choses dans son cas. En revanche, Darien a les moyens financiers de concrétiser son indépendance, alors pourquoi ne prend-t-il pas les devants pour se détacher de ce qui le rend malheureux? C’est une grande star, a priori, il peut demander ce qu’il veut, il l’aura. Il peut changer son équipe quand il veut, n’importe qui voudra travailler pour lui.

Ensuite, j’avais un gros manque d’intérêt pour Starfield. J’ai bien senti que c’était une série importante pour les protagonistes mais je n’ai pas été transportée par l’univers. C’est pas comme avec Eliza and Her Monsters où la création artistique fait écho aux émotions du personnage, ici, on a plus l’effet de communauté brut sans la valeur ajoutée des sentiments. Je pense aussi que c’est un problème de contenu. Comme les héros font référence à des scènes inconnues du lecteur, on a du mal à se sentir concerné et à faire parti du fandom!

Par ailleurs, j’aurais souhaité que l’auteure pousse un peu plus loin sa réflexion sur les agressions commises par les femmes envers la gente masculine! Darien subit les caprices de fans qui le suivent partout et qui n’hésitent pas à l’embrasser sans son consentement, et personne n’est choqué car c’est un garçon et que, par conséquent, il doit forcément apprécier. Avec son point de vue, on voit très bien que ce n’est pas le cas! Selon moi, ça méritait que l’on creuse la question de l’agression sexuelle dirigée à l’encontre des garçons.

Pour terminer, j’aurais voulu que la confrontation entre Danielle et Darien se manifeste plus tôt dans le récit. C’est vrai qu’il faut laisser aux personnages le temps de se connaître un minimum, mais je pense qu’il y avait matière à rendre l’histoire plus excitante… Or, je me suis pas mal ennuyée… x)

J’ai moins accroché à Geekerella que je ne l’espérais mais ce fut tout de même une lecture agréable.
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Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/a-torch-against-the-night-sabaa-tahir/

Ma notation: 3/5

Vous la sentez cette odeur de déception? Cette fragrance de romance à l’eau de rose? Parce que, moi, elle m’a bien enfumée! C’est triste à dire mais je me suis beaucoup ennuyée durant cette lecture. Le truc, c’est que je ne comprends pas comment l’auteure a pu passer à côté d’un tel potentiel. La fin du premier opus nous laissait croire que les personnages avaient évolué et que le triangle amoureux avait été définitivement écarté. SURPRISE. Ce n’est pas le cas. Je ne m’attendais pas à tant de mièvrerie de la part de Sabaa Tahir, c’est déconcertant…

Mouais, donc, comme je disais, A Torch Against the Night a été une grosse déception. Si j’ai aimé en apprendre plus sur Hélène et le côté magique de l’histoire, l’intrigue et les autres personnages m’ont en revanche laissée de marbre. Le maudit triangle amoureux / insta-love / insta-lust (oui, les trois à la fois) refait son apparition. Franchement, j’en ai marre. En plus, on y croit même pas! Qui a trouvé ça bien fait? Qui n’a rien vu venir? Qui a ressenti une quelconque passion pour ce scénario tout pourri? Le pire, c’est que ça prend tout le livre. Baaah.

Laia reste la protagoniste qui m’a le plus énervée. Je croyais qu’elle avait évolué, qu’elle était devenue moins naïve avec les étrangers… Mais devinez quoi? Elle refait les mêmes erreurs, voire des plus conséquentes. Cette héroïne n’a subi aucun développement mis à part celui de devenir plus agaçante que les fois précédentes! Elle ne sait pas ce qu’elle veut: elle ressent quelque chose pour Elias, mais dès que Keenan se pointe, elle redevient guimauve. J’aime sa chaleur, ses muscles, blah blah blah… Je rappelle qu’elle a un frère en train de se faire torturer. D’où tu penses à des choses comme ça lorsque la vie d’une personne à laquelle tu tiens dépend de ta réactivité? Voir les fosses communes et les gens se faire fusiller à la chaîne ne la motive même pas plus que ça. Tsss

Puis tout le monde l’aime, tout le monde la trouve extraordinaire. Bien sûr, elle a beaucoup souffert, sa famille a été assassinée par l’Empire…. Mais attendez cinq minutes… C’est pas le cas de tous les Érudits à la base? Hmm? Je dis ça comme ça, hein! Histoire de couronner le tout, elle se montre extrêmement passive, elle ne prend aucune décision par elle-même, Laia notre petit flocon de neige que tout le monde s’arrache et surprotège. J’en avais ras le bol!

Même Elias a réussi à me frustrer. En fait, je remarque qu’il perd de l’intérêt quand il est avec Laia. Je sais pas, c’est comme si un garçon qui s’approchait d’une jolie fille devenait obligatoirement idiot. Ça m’a fait cet effet avec lui! Il sacrifie trop de lui-même pour la cause de Laia. J’ai l’impression qu’elle était, d’une certaine manière, trop toxique pour son bien. C’est quand il a repris ses distances que j’en suis venue à l’apprécier de nouveau. Loin des jalousies maladives et de la romance, je trouve qu’Elias a une trame passionante! J’espère que ça continuera ainsi.

A part ça, je n’ai pas été convaincue par l’intrigue, on tourne beaucoup autour du pot. L’action où les héros sont censés sauver Darin se produit si tard dans le livre qu’à la fin je n’étais plus du tout impliquée! De plus, les révélations étaient prévisibles, sauf celle sur l’identité de Harper (un personnage que j’ai bien aimé découvrir) et celle sur la résolution du problème d’Elias (je pensais que cela se conclurait de manière plus simpliste). Néanmoins, Hélène a été la plus complexe et la plus divertissante. J’ai adoré voir le conflit qui se jouait en elle, elle est déchirée entre son devoir de Pie de Sang et sa loyauté envers Elias! C’était bien aussi d’en apprendre davantage sur sa famille.

Marcus et la Commandante sont toujours aussi détestables mais, au moins, ils dynamisent le récit! Hormis en ce qui concerne la romance, A Reaper at the Gates devrait être plus engageant.
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date : 28-05
Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/circe-madeline-miller/

Ma notation: 4/5

Comme je suis contente! Après avoir eu un gros coup de coeur pour The Song of Achilles, un roman magnifique sur tous les points, j’espérais sincèrement retrouver l’écriture prodigieuse de Madeline Miller ainsi que ses prouesses de conteuse en matière de mythologie. Circe a été une lecture entraînante par sa manière de revisiter mythes et héros, et contemporaine par sa façon d’aborder la valeur de la femme à travers son personnage principal. Eh oui! Dans ce contexte pourtant antique, le féminisme y est criant de modernité!

En lisant Circe, on a l’impression d’être aussi immortel que l’héroïne dont on suit l’histoire. On est un peu comme des dieux qui observent de loin la vie des mortels, à ceci près que nous sommes des humains spectateurs de leur vie tumultueuse! On croise de grandes figures de la mythologie, on est témoin des changements d’époque et surtout on est récepteur des échos du passé. Madeline Miller parvient à couvrir avec brio les moments clés de l’existence de Circé tout en nous faisant traverser les âges. C’est étonnant!

Mais sa plus grande réussite reste la démystification du personnage de Circé. Si on la connaît froide et calculatrice dans L’Odyssée, ici, on découvre une déesse défectueuse qui a du mal à se fondre dans les codes de la cruauté et de l’immortalité. La protagoniste est humanisée, pas par souci d’appréciation, mais parce que son rejet l’amène à chercher l’amitié là où elle peut la trouver, notamment chez les humains qui ne la jugent pas aussi sévèrement que le reste des dieux. La protagoniste s’est montrée très attachante!

Déjà, j’avais vite apprécié son tempérament. Circé se révèle certes naïve par moment mais ce que les gens pensent d’elle ne l’atteint qu’à un certain degré. Malgré qu’elle doive encaisser remarques désagréables et insultes déguisées, la déesse trouve toujours matière à rendre la balle: que ce soit en désobéissant à son père en entachant le prestige des Titans ou en se montrant plus courageuse et talentueuse que ces frères et soeurs, Circé montre sa force en affirmant ses convictions et sa différence! Et dans un monde masculinisé où les femmes n’ont pour monopole que la soumission, c’est d’autant plus parlant.

Ce qui m’amène d’ailleurs aux sujets modernes avancés par l’auteure. A travers Circé, Madeline Miller traite de la dominance masculine et de la façon dont elle se veut essentiellement abusive: que ce soit avec la férocité des dieux ou la vanité des humains, Circé est souvent la proie d’injustices alors qu’elle ne cherche que la compagnie et l’hospitalité. En voulant croire avant tout en la bonté de l’autre, elle apprend violemment de ses leçons, quitte à s’égarer parfois elle-même dans la brutalité! Son évolution a été éblouissante!

Comme je le disais tout au début, le récit est débordant de féminisme. Circé observe que le mérite des femmes est souvent laissé de côté: malgré leur part dans la réussite de leurs maris, elles n’ont droit à aucune reconnaissance. De ce fait, la plupart des personnages féminins se montrent stratégiques et ambitieux afin d’assurer un semblant de contrôle. Qu’il s’agisse de notre héroïne, de Pénélope, de Pasiphaé ou encore de Perséis, ces femmes ont une détermination sans faille et sont d’une intelligence redoutable! Elles défient le destin et le plient à leur grès, sans que personne ne s’en aperçoive, et finissent ainsi par marquer l’Histoire.

Cela dit, je tiens à préciser que les hommes ne sont pas stigmatisés, ce qui est un point très important! Au contraire, Circé rencontre des hommes bons qui vont marquer sa vie positivement. Je dirais même que l’auteure privilégie les relations saines avec des êtres ordinaires mais méritants, et qu’elle désacralise les rapports avec les hommes de pouvoir se révélant auto-destructeurs.

La parentalité est également un thème très présent. Si les divinités sont presque des parents adoptifs pour les demi-dieux qu’ils supportent, Circé voit par son vécu que ce rôle demande davantage d’une personne que le simple fait de créer. Il est ainsi question de monoparentalité, de burn-out, d’éducation familiale, mais aussi de fierté, d’amour et d’instinct de protection. Selon moi, Circé n’a jamais paru aussi forte et audacieuse que lorsqu’elle s’est détachée de son statut de déesse pour expérimenter ce qui fait le mérite des mortels!

J’ai aussi aimé le fait que le roman mélange plusieurs mondes. On fait la rencontre des Titans, des Olympiens, des Nymphes, des demi-dieux, des monstres… A travers le regard de Circé, on (re)découvre bon nombre de mythes et légendes qui donneraient quasiment le sentiment de lire une vraie épopée! Et le tout est écrit avec une prose absolument magnifique! Oh puis, on entend parler de Achille et Patrocle… Snif.

Finalement, ce qui m’a empêchée de donner la note maximale, c’est le côté « romance » qu’entretient Circé avec certains personnages que j’ai trouvé assez ennuyeux… Je trouve qu’il ne se passait pas grand chose d’important dans ces moments-là et que ces journées étaient assez répétitives….

Bref, j’ai adoré suivre une protagoniste aussi imparfaite, d’autant plus que son développement a été impressionnant et pertinent. J’aime beaucoup la fin, l’auteure a su faire de Circé une héroïne profonde.

Note: ce livre comporte une scène de viol et d'autres passages violents.
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Ma notation: 3.5/5

Le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’ai pas perdu de temps avant de me jeter sur ce deuxième opus! Quoi? Vous soupçonnez Wesley Ayers d’être la source de cette addiction? Mais… Mais… Comment avez-vous su? Plus sérieusement, j’étais curieuse vis-à-vis du passé des autres personnages (notamment Roland que j’ai beaucoup apprécié) et de la situation mystérieuse entourant l’Archive… Malheureusement, malgré le fait que cette suite ait été addictive, je suis restée sur ma faim sur bien des points… *Sad face*

L’un des détails les plus intéressants dans The Unbound, c’est la manière dont Victoria Schwab nous fait douter de son héroïne! Mac est devenue si instable que nous, lecteurs, sommes plongés dans cette toile machinatrice où violences et disparitions exigent une remise en perspective de notre protagoniste. Dans cette optique, on se pose plusieurs questions: Mackenzie est-elle folle? Est-elle la victime d’une vengeance orchestrée par Owen Chris Clarke? L’Archive a-t-elle embrouillé son esprit? MYSTÈRE.

Dans tous les cas, on se prend dans le jeu de la psychologie! Mac a le mental fragile et cela se reflète désormais sur l’image positive qu’elle tente de renvoyer. Pourtant, en dehors de ces épisodes traumatiques, l’héroïne a un comportement tout à fait normal qui donne au récit un ton plus neutre: il s’agit davantage de faire évoluer la protagoniste selon les épreuves qu’elle subit que de mettre en avant une atmosphère lourde visant à rendre l’histoire plus sombre qu’elle ne l’était déjà. Rien de lourdingue, donc!

Evidemment, il faut aussi que je vous parle des personnages. J’adore la relation entre Mac et Roland car on va au-delà du lien gardien-mentor! C’est une sorte de second père loyal et bienveillant à qui elle peut se confier. Pour tout vous dire, ils n’ont même pas besoin d’avoir recours aux mots pour se faire comprendre de l’autre, la confiance est automatique! Je regrette juste le manque d’exploration le touchant, on sait qu’il est mort et nostalgique de son passé mais il y a encore pas mal de zones d’ombre à lever!

Cependant, ma frustration au regard du nouveau groupe d’amis de Mac est immense, ils ne font que meubler l’histoire! Je parle bien du gros meuble poussiéreux et inutile. C’est simple, on apprend rien d’essentiel sur eux, leurs interactions sont courtes et superficielles et leurs rôles n’apportent rien à l’intrigue générale. Alors oui, ils sont sympas et j’ai bien aimé la dynamique du groupe, mais ils n’ont aucun intérêt. Même la meilleure amie de Mac est laissée pour compte! Pour moi, c’est comme si Mac n’avait pas de vrais amis.

Maintenant, la romance super lente qui intervient super tard! Ce que j’aime chez Wesley, c’est qu’il n’élimine pas Mac de sa vie sous prétexte qu’elle ne réciproque pas ses sentiments. Au contraire, il lui laisse son espace et lui vient en aide dès qu’elle en a besoin. Puis c’est pas le gros lourd qui va draguer d’autres filles en espérant qu’elle en devienne jalouse. Non, Wesley se respecte et ça fait plaisir! J’aurais quand même voulu que la romance arrive plus tôt car, au final, par souci de suspense, l’ensemble m’a paru précipité.

En revanche, Mac m’a agacée par moment. J’ai pas compris pourquoi elle voulait à tout prix régler ses problèmes toute seule alors qu’elle aurait pu se faire assister par Wesley et Roland. Certes, elle ne veut pas leur attirer d’ennuis, mais ça aurait été l’occasion de renforcer leur relation, non? Roland étant un supérieur compréhensif qui se préoccupe d’elle et Wesley étant son partenaire clandestin pour chasser les Histoires, je m’attendais à plus de complicité et de travail en équipe! Ce que je n’ai malheureusement pas eu…

Côté intrigue, je suis plus que mitigée. Je ne vois aucune connexion entre les deux tomes! Ici, on délaisse les sous-entendus comme quoi l’Archive cache des choses, on met de côté la volonté de Mac à réveiller l’Histoire de son petit frère, on ne mentionne plus certains personnages étant autrefois importants, et le désir de Mac quant à révolutionner l’Archive a complètement disparu… Aussi, il est très rare que l’héroïne chasse des Histoires alors qu’il s’agit du thème principal du livre. Avoir un troisième tome serait éclairant, je pense!

Au départ, j’avais noté ce livre quatre étoiles, sauf qu’en écrivant ma revue je me suis aperçue ô combien j’ai été frustrée par certains développements. Je suis donc déçue malgré mon évidente addiction!
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date : 29-04
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Ma notation: 4/5

Avec un emploi du temps chargé, j’ai envie de bouquiner des livres courts et sans prise de tête. Donc quoi de mieux que The Archived que je souhaitais lire depuis longtemps? Bah rien, apparemment, puisque j’ai dévoré cet opus en un temps record! Je ne pouvais plus décrocher! Victoria Schwab a un talent pour me faire voyager dans des univers extraordinaires et pour rendre ses personnages réels et attachants. Avec seulement deux petits tomes, ça ne va pas le faire… Que Sainte Victoria nous en écrive un troisième! AMEN.

Avec son climat renfermé, le récit regorge de rapports avec le lieu qui m’ont complètement absorbée! Qu’il s’agisse de l’ambiance mortuaire et organisée de l’Archive, de l’espace restreint et glauque des Narrows ou encore du côté historique et nostalgique du Coronado, l’auteure nous entraîne dans les plus grands secrets de la vie après la mort. J’avais nullement besoin d’imaginer les décors, il suffisait que Mac me fasse part de ses observations pour que je sois transportée! C’est simple, j’en étais aussi imprégnée que l’héroïne!

En parlant de Mac, je me suis vite attachée à elle. Entre son deuil et la solitude qu’engendre son rôle de gardienne, la protagoniste se montre réelle et touchante par les émotions qu’elle transmet. Je crois que c’est dû au fait que l’histoire soit racontée à la première personne, on assiste plus aisément aux dilemmes et aux nuances qui la touchent! Mais même avec ça, l’auteure a fait un superbe travail de caractérisation: Mac a une manière bien à elle de faire face aux problèmes et de protéger l’harmonie de sa famille.

D’ailleurs, la façon dont le deuil est abordé est éblouissante de crédibilité! L’héroïne est blessée par le fait qu’elle oublie peu à peu ce qui se rapporte à son frère: la couleur de ses yeux, sa voix, son visage… Elle se raccroche aux souvenirs de celui-ci alors que ses parents veulent laisser la tragédie derrière eux. Mac en veut à la vie de lui permettre d’avancer sans lui… C’est tous ces petits détails qui ont rendu cette lecture si réaliste et addictive! On va au-delà de l’absence physique, c’est émouvant je trouve.

Wesley Ayers. GUYLINER. Ce type est devenu l’un de mes personnages préférés! J’ai adoré ses interactions avec Mac, il est cette source de réconfort, de compréhension et de bonne humeur, il me tardait à chaque fois de le voir! Avec son look atypique (cheveux en pic et eyeliner sous les yeux) et sa mystérieuse personnalité, Wes s’est avéré intriguant et super cool! J’ai bien aimé les « musiques » qui se jouent à chaque fois qu’un gardien entre en contact avec une personne, c’est chouette! Mac & Wes = JE SHIP.

L’alternance du style narratif était bien pensé. Si on apprécie en premier lieu les aventures de Mac racontées à la première personne, on finit néanmoins par se délecter des flashbacks relatés à la deuxième personne au présent! Mac se remémore des discussions avec son grand-père décédé qui lui a appris le métier de gardienne ainsi que le fonctionnement de l’Archive. Non seulement cela rajoute de la profondeur au personnage, mais en plus, cela évite de se retrouver submergé par l’abondance d’informations!

Finalement, ce qui a joué dans ma notation, c’est le manque d’exploration de l’univers et le fait que j’ai eu du mal à identifier la nécessité de l’Archive. L’auteure reste trop évasive par rapport aux divers corps de métier travaillant dans l’organisation alors qu’ils auraient pu avoir un rôle plus défini dans l’histoire. De même, j’ai l’impression que l’Archive n’existe que pour exister et que sans elle le monde ne s’empêcherait pas pour autant de tourner… Cela dit, le récit demeure hautement addictif, j’ai pas pu m’arrêter de tourner les pages!

La duologie étant character-driven, il faut s’attendre à moins d’actions et à davantage de thèmes sensibles et profonds. Personnellement, j’ai adoré cette lecture que je recommande!
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Ma notation: 4/5

J’attendais Obsidio avec beaucoup d’impatience et d’appréhension. Eh ouais. Comment voulez-vous que je dise au revoir à ces personnages qui m’ont fait vivre tant d’aventures et de tragédies? Et surtout… Comment puis-je avoir confiance en des auteurs qui m’ont causé des ulcères à répétition? NO WAY. Néanmoins, il fallait que je sache ce qu’il advenait de nos héros. Certes, cet opus n’est pas le plus percutant de la trilogie, mais le récit est toujours aussi qualitatif. Je ne sais même pas qui du livre ou de moi a fini l’autre en premier!

Même si ce troisième tome n’est pas aussi excellent que les deux premiers, l’histoire reste dynamique, haletante et bien construite! Forcément, on se dirige vers la fin de notre épopée spatiale, du coup, on n’a plus affaire aux grandes révélations qui nous scotchaient au plafond et aux créatures qui nous faisaient tant frissonner. Non, on revient davantage au but premier de la série: survivre pour dévoiler la vérité. Mais ne vous méprenez pas, Obsidio a son lot de mort soudaine, de catastrophe humaine, de joie et de peine.

Mon sérieux détachement vient de mon manque de connexion avec Asha et Rhys. Je n’ai rien ressenti pour ces personnages, je dirais même qu’ils m’ont gonflée! Surtout Asha… La raison « hasardeuse » justifiant leur rupture de base était peu convaincante, tout comme la méfiance d’Asha qui se base sur des raisonnements contradictoires. Genre, elle aurait quitté Rhys à cause de sa mauvaise influence, mais à présent, elle ne le croit plus parce qu’il n’est plus le gentil garçon d’autrefois? NO SENSE.

En revanche, les réflexions apportées par ces héros sont éclairantes, notamment celles de Rhys qui nuancent le comportement des soldats de BeiTech. Au début, j’avais du mal à saisir son attachement pour ses collègues, et c’est justement pour ça que son immersion a été intéressante. Elle montre que des officiers n’ont pas le choix et que d’autres, violents avec les humains, peuvent compatir pour un animal affamé.

Heureusement qu’il y avait Kady et Ezra, c’est mon couple chouchou! Ils ne se laissent pas facilement abattre et se taquinent sans arrêt. Même Hanna et Nik, je les aime beaucoup! C’est juste dommage qu’ils ne servent pas à grand chose durant une bonne partie du récit. Hmmm. Quant à Ella, elle est géniale! J’adore ce petit groupe, il y a de l’humour, de la complicité, du soutien et de la camaraderie.

Oyez, oyez! AIDAN est de retour pour nous jouer un mauvais tour! Cette machine à la fois touchante, impartiale, monstrueuse et émouvante reste mon personnage préféré. J’ai adoré son évolution et le fait qu’il reste une intelligence artificielle, beaucoup trop d’auteurs tendent à humaniser leurs machines. Mais ce n’est pas le cas ici. Pourtant, AIDAN ne cesse de voir sa conscience grandir, il a même réussi à m’émouvoir, c’est pour dire! Je ressens un attachement spécial pour lui… Limite, un spin-off avec lui serait juste MAGIQUE.

Niveau typographie, on garde les mêmes formes de document et d’illustration, dont quelques unes qui nous donnent, non pas du fil à retordre, mais une nuque à tordre! Quelle comique, je sais! Y a que moi qui me plantais dans le sens des phrases lors des spirales? Je crois que mon moment préféré était celui de la bande dessinée, c’était drôle et trop bien fait. J’aurais voulu qu’il y ait plusieurs scènes de ce genre. Par ailleurs, l’identité de l’analyste va vous surprendre, hehe.

Entre tension, doute, désespoir et espoir, Obsidio nous livre une fin parfaite pour une série parfaite. C’est un honneur et un plaisir d’avoir pu lire une science-fiction aussi épatante et entraînante. Maintenant, j’attends la prochaine collaboration avec impatience!
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date : 24-03
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Ma notation: 3/5

Quand j’ai appris que To Kill a Kingdom était une réécriture de La Petite Sirène, je n’ai pas hésité longtemps avant d’en faire l’acquisition. En même temps, quand tu vois que l’auteure met en avant des personnages antagonistes qui éliminent chacun les semblables de l’autre, c’est difficile de résister! Ma foi, je ressors guère impressionnée par ce roman banal. Franchement… C’est un énorme OSEF pour moi.

L’univers des sirènes est riche et bien amené. Alexandra Christo nous plonge dans une ambiance aquatique avec des descriptions brutales et colorées, une langue appelée Psáriin et une histoire mythologique qui explique la haine entre humains et sirènes. Toutefois, les territoires humains n’ont pas été aussi bien développés! Je ne comprends pas ce déséquilibre quand chacun des peuples est représenté par les héros. Cela ne fait que renforcer ma conviction selon laquelle le point de vue d’Elian a été inutile à l’histoire…

Niveau personnages, Lira est la mieux réussie. C’est l’anti-héros que l’on aime détester! Sa cruauté rend son histoire plus attrayante car on s’attend à une évolution progressive et réaliste! Si les révélations sur son passé, sa famille et les raisons qui la poussent à agir aussi violemment envers les autres la rendent aussi peu attachante, elles lui donnent néanmoins les dimensions nécessaires à sa compréhension. Lira n’a pas eu la vie facile, mais on ne la voit JAMAIS se plaindre. Elle reste forte et déterminée! Tout ce qu’on attend d’elle, quoi!

Par contre, Elian est une déception. Ce type n’a pas DU TOUT la figure d’un pirate ou d’un assassin! Il ne commet aucun acte de piraterie, il ne sait pas négocier (tu lui demandes un doigt, lui, il te donne un bras), il n’écoute pas les conseils de ses amis parce qu’il pense avoir la science infuse. Le pire, c’est que pour un chasseur, il se laisse surprendre facilement par les attaques commises par des sirènes pourtant restreintes (lol) et des humains sachant à peine se battre (archi lol). S’il fait trembler la mer, j’imagine que c’est de rire?

Niveau action – ou plutôt inaction – je reste sur ma faim. Avec à l’affiche des pirates et des chasseurs de sirènes, je m’attendais à une multitude de complications et de péripéties! Bah non. Ici, les héros traversent tranquillement d’un point A à un point B sans jamais rencontrer de problèmes ou d’ennemis. Vous avez dit crédible? L’océan est supposé être rempli de dangers avec des sirènes capables de manipuler leur proie par leur beauté et leur chant. Au lieu de ça, la menace est imaginaire. Il ne se passe RIEN.

Côté intrigue, pas de quoi s’enflammer. La Reine de la Mer a connaissance de tout ce qui se passe dans l’océan, mais pour je ne sais quelle raison, elle ne semble jamais savoir ce qui se trame réellement. Moins convainquant encore, il ne lui vient pas une fois à l’esprit d’en finir avec Elian alors qu’elle a le pouvoir et l’avantage. Je ne parle même pas des facilités scénaristiques de la fin et de l’effacement bien pratique des inconvénients découlant des négociations avec les autres dirigeants. C’est comme si cette « guerre » n’avait eu aucun impact négatif!

Puis, bon, de base, la quête d’Elian n’a aucun sens: les sirènes ne sont dangereuses pour l’humanité qu’en cas de contact direct avec la mer, donc je n’ai pas cru à la nécessité de cette mission. Même les personnages ne prennent pas la menace au sérieux, c’est purement ridicule!

L’alternance des points de vue m’a bien ennuyée. Non seulement je n’ai rien appris d’essentiel avec Elian, mais en plus, je n’arrivais pas à différencier les deux voix! J’ai dû revenir au début de chaque chapitre pour vérifier que j’avais bien le bon protagoniste en tête, et ce, malgré que les noms figuraient en amont. J’imagine que c’était pour crédibiliser la relation entre Lira et Elian? Bof bof, je m’en cogne les pâquerettes.

To Kill a Kingdom n’est pas un mauvais bouquin en soi, c’est juste qu’il ressemble à n’importe quel autre livre du genre. Ça et le fait que je ne me sois pas attachée aux personnages ont rendu cette lecture vide de sens.
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Ma notation: 2/5

Quelle immense déception! Avec l’expérience acquise par Tahereh Mafi en matière d’écriture, j’avais placé de gros espoirs en Restore Me. Mais non, l’auteure a réussi à faire pire que le premier tome. Apparemment, elle n’a rien appris de ses erreurs (world-building effleuré, intrigue quasi-inexistante, romance à outrance…), si bien qu’elle m’a pondu un désastre où je peine à reconnaître les personnages que j’aimais tant…

>>> Le début était prometteur. Mais juste le début. <<<

Je me suis régalée durant les premiers 20% du livre. Déjà, tout commence avec une scène rigolote entre Kenji, Warner et Juliette qui m’a immédiatement remise dans l’ambiance de l’histoire! C’est comme si je n’avais jamais quitté la série! En plus de ça, l’auteure avait mis en avant les difficultés de Juliette quant à l’exercice de sa fonction, c’était crédible et pertinent. Et comble du comble, on entrevoyait enfin ce début de world-building avec l’introduction des autres Commandants Suprêmes ainsi que de leurs continents!

Malheureusement, cela n’a pas duré. On retombe vite dans l’overdose de sexe, de drame et de platitude. J’ai été horripilée par la direction qu’a pris la relation entre Warner et Juliette. Eux qui avaient cette connexion, ce rapport à la confiance et à la vérité, la seule chose qui semble les lier à présent, c’est le sexe. BANG-BANG. On oublie qu’on est en pleine guerre avec les autres secteurs et on laisse les problèmes s’empiler. Ugh.

>>> Les personnages sont méconnaissables <<<

A la fin du troisième tome, on avait une Juliette ayant un contrôle total sur ses pouvoirs, ayant confiance en elle et ayant laissé son passé derrière elle. Maintenant, on doit se contenter d’une héroïne agaçante aux réactions puériles qui doute à nouveau d’elle-même et de sa relation avec Warner. Est-ce que j’ai envie de repartir à zéro avec trois livres où Juliette pleurniche et où Warner essaye de la conquérir? NON. Est-ce que j’ai envie de voir une protagoniste faire du boudin parce que son copain a eu d’autres copines dans sa vie? NON.

Mon amour pour Warner reste intact malgré que les « nuances » apportées laissent à désirer. Lui qui n’a jamais rendu de comptes à personne et qui n’a jamais éprouvé le besoin de se justifier sur son passé et ses actions, voilà qu’il remet tout son être en question pour faire plaisir à Juliette. C’EST DE LA DESTRUCTION. C’est justement pour tout ça que j’aimais tant Warner, il ne s’est jamais excusé d’être ce qu’il est… Et là…

Sans compter que Warner n’aide pas Juliette à s’établir comme Commandante Suprême. Il sait comment marche la politique, il sait ce que c’est que d’exercer ce rôle, et pourtant, il ne prend même pas le temps de lui apprendre! Est-ce que le Warner d’avant aurait fait ça? Non. La première chose qu’il aurait faite, c’est de tout lui inculquer afin qu’elle soit parée contre toute éventualité. Mais bon, faut créer du drame, hein. Tsss.

Et Kenji! Depuis quand il se laisse marcher sur les pieds par Juliette? C’est celui qui la toujours remise à sa place! Et là, que dalle! Elle pique ses crises pour des conneries, et lui, il dit rien. C’est limite s’il n’est pas d’accord! BIEN BIEN. Il est marrant et cool, mais c’est tellement pas dans son caractère de faire ça…

Ne cherchez même pas les personnages secondaires parce qu’on ne les voit même pas, mis à part Castle qui est relégué au rôle de fauteur de troubles. On a dit qu’il fallait du drame, rappelez-vous! C’est triste.

>>> Vous ne voyez pas d’intrigue? C’est normal! <<<

Je sais que le world-building et les intrigues ne sont pas les points forts de l’auteure, mais là, c’est le vide intersidéral. Il ne se passe rien jusqu’à ce qu’on arrive à la fin! La venue de l’ambassadeur d’Océanie n’est même pas explorée à juste valeur. Le pire, c’est que les personnages savent que sa visite n’est pas normale, mais ils ne font rien. C’est quoi ces rebelles à deux balles? A quoi servent leurs pouvoirs, bon sang?!

Les seuls noeuds scénaristiques mis en avant sont finalement laissés pour compte par l’auteure. Je suis dubitative concernant la fin, je trouve qu’on sort de l’idée de base… J’ai le sentiment que Tahereh Mafi ne savait pas quoi inventer pour rallonger sa série et qu’elle s’est contentée de trafiquer une intrigue avec les questions en suspens des tomes antérieurs… Bref, elle a perdu une bonne partie de mon estime.

Bien que la trilogie ait énormément de défauts, j’avais un intérêt particulier pour elle. J’aimais beaucoup les héros, les super-pouvoirs, les tensions, les révélations, le mystère… Je n’ai rien retrouvé de tout ça.

A mon grand regret, j’ai été très déçue. S’il n’y avait pas eu Kenji et Warner, j’aurais abandonné ma lecture. Je ne pense pas lire la suite, je préfère garder les bons souvenirs que j’ai du premier cycle!

Note: Tahereh Mafi a avoué ne plus s'être souvenue des noms de certains de ses personnages quand des lecteurs lui ont posée des questions. Etant donné les parfaits étrangers que sont devenus les protagonistes, je ne suis même pas choquée par cette révélation. Seulement attristée.

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Ma notation: 3.5/5

Comme promis, je n’ai pas attendu longtemps avant de me jeter sur The Song Rising! Contrairement à ses prédécesseurs, ce tome se consacre exclusivement à un axe précis de l’intrigue, ce qui m’a déroutée étant donné mon habitude pour les trames multiples plantées par l’auteure. Si Samantha Shannon continue à m’impressionner par sa manière de générer une exploration toujours plus profonde et étendue de son intrigue, il y manquait néanmoins les dimensions qui parvenaient tant à me tenir en haleine! Oh oh…

Dans The Song Rising, Samantha Shannon nous prouve encore une fois que son monde est en expansion croissante. D’un côté, on a un aspect militaire qui marque le point de non-retour pour l’Ordre des Mimes avec une révolution devenue officielle. Vance, la Grande Commandante chargée de détruire les clairvoyants, est intelligente et inhumaine. C’est un monstre qui voit clair dans les intentions de ses ennemis et dont les pièges sont redoutables! Oui, parce que madame joue avec la psychologie de ses adversaires… Bloop.

D’un autre côté, on a un aspect international avec un Scion London qui pue la discrimination conquérant qui souhaite imposer sa politique aux autres Etats. C’est un élément que j’ai apprécié car il montre que toute révolution envers un gouvernement ne peut s’instruire sans l’aide d’autres pays. Puis, c’est plus réaliste, non? On voit qu’il y a des clairvoyants rebelles sur d’autres continents, qu’une civilisation cachée vit au milieu des ruines de Londres et que l’Ordre des Mimes n’est peut-être pas la seule organisation à vouloir anéantir Scion London et les Rephaim. En gros: il y a quelque chose de plus grand qui joue dans l’ombre!

Quant à Paige, elle n’a pas le temps de souffler que de nouveaux challenges se présentent à elle. L’auteure a montré avec brio les fardeaux que porte le leader, ses ambitions à vouloir protéger ceux qui lui font confiance, mais aussi les pressions qui le poussent souvent à prendre des décisions irréfléchies! En fait, ce qui m’a déplu chez Paige, c’est qu’elle aurait dû faire preuve de bon sens… C’est celle qui connaît le mieux Scion London et les Rephaim, et pourtant, elle fonce tête baissée dans leurs pièges… Peut mieux faire quoi…

Pour ce qui est de Warden, j’en viens de plus en plus à l’apprécier. Samantha Shannon reste fidèle à sa vision des Rephaim en laissant son protagoniste mystérieux et extraterrestre! En fait, j’aime beaucoup sa neutralité, on a du mal à le cerner, c’est un peu la force calmatrice dans cette histoire! L’animosité entre les Ranthen et les clairvoyants est palpable, mais elle rajoute une touche de tension au récit.

Au final, ce qui a prêché selon moi, c’est le traitement unidimensionnel de l’intrigue. Le mystère autour du Rag and Bone Man est laissé de côté, tout comme les plans de Jaxon Hall, même les Ranthen et les Rephaim apparaissent rarement dans cet opus. Je sais que The Song Rising pose les bases des tomes suivants, mais si je dois juger ce livre uniquement pour ce qu’il apporte dans le présent, je reste un peu sur ma faim!

Mine de rien, il me tarde d’avoir la suite entre les mains!
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Ma notation: 4/5

Quand j’ai vu que Susan Dennard allait publier Sightwitch à la place de Bloodwitch, j’ai été déçue! Du coup, j’ai acheté cette nouvelle par dépit, histoire d’avoir ma dose de Witchlands. Point. Sauf que j’ai été agréablement surprise par le passé de Ryber qui m’a permis de découvrir une nouvelle facette de cet univers que je savais déjà riche et complexe. La récit est aussi émouvant qu’il est passionnant! Ryber est une héroïne fantastique.

Je dois dire que je ne savais pas trop comment écrire cette revue, le bouquin étant court, je ne pouvais pas en parler comme je le voulais. De ce fait, j’ai choisi de vous faire part des éléments que j’ai aimé! Mes réflexions ne vont pas être super profondes, je vous préviens, mais tant pis, je préfère ça plutôt que de ruiner votre plaisir! x)

Ce à quoi il faut s'attendre (sans spoilers):

1. Une héroïne humaine et attachante:
Ryber est une protagoniste que j’ai adoré et pour laquelle j’ai eu de l’empathie. Elle se montre forte, déterminée et rassurée par le contrôle que lui procurent les règles du Couvent. Elle adore étudier tout ce qui se rapporte aux Sightwitches et au monde de la magie. Pour autant, malgré son travail acharné et son respect pour le règlement, la déesse ne semble jamais enclin à lui accorder le don de voir dans l’avenir ou dans les souvenirs (tout dépend du type de Sightwitch que l’on devient). Ryber se sent alors souvent marginalisée et désespérée par ce qu’elle n’a pas, mais elle garde toujours espoir.

Ce que j’ai le plus apprécié chez Ryber, c’est sa personnalité nuancée. Elle est partagée entre sa fierté pour la réussite des autres et sa déception envers ses propres échecs. Néanmoins, elle fait toujours preuve de détermination et de courage, et ce, alors même que tout semble perdu! Et surtout, elle est têtue comme tout! Dès qu’elle a un objectif en tête, rien ne peut l’arrêter. That’s my girl!

2. Une amitié sans faille:
Ryber et Tanzi sont plus que des meilleures amies, ce sont des Threadsisters. Leur amitié est profonde et indélébile, elles sont toujours là l’une pour l’autre, à trouver un moyen de se remonter mutuellement le moral (même si cela implique de faire quelque chose qu’elles détestent, parce que le sourire de l’autre est plus important que l’épanouissement personnel). C’est ça l’amitié, et c’est merveilleux! J’ai juste adoré leur lien fusionnel, elles font tout ensemble. L’auteure semble gaga de ce genre d’amitié, et je ne peux qu’approuver!

3. Des monstres sanguinaires:
Oui je sais, mais d’où peuvent bien sortir ces monstres?! Haha, je vous laisse le découvrir! Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’ils sont méchants, affamés et terrifiants! Y a même certains passages un peu spooky qui m’ont donnée l’impression d’être dans un roman d’horreur…. Aller, avouez, j’ai titillé votre intérêt!

4. L'exploration d'un univers jusque-là inconnu:
On apprend beaucoup de choses sur les Sightwitches et le Couvent. L’Institution a une histoire et des coutumes propres qui expliquent la magie telle qu’on la connaît aujourd’hui dans les Witchlands! Le récit est semé de mystères avec des disparitions suspectes, l’immortalité d’un oiseau appelé The Rook (il ne faut surtout pas oublier le « the » sinon vous n’avez plus de tête) qui s’avère aussi loyal qu’arrogant, mais également avec les Douze Paladins. Il y a plusieurs points de vue dans cette nouvelle qui montrent que chaque personnage a son importance dans l’intrigue qui se déroule. Clairement, ce récit n’est pas là pour faire du remplissage mais pour poser les bases des tomes suivants. DONNEZ-LES MOI TOUT DE SUITE.

5. De l'aventure, de la solitude et une rencontre (in)attendue:
Comme je le disais au tout début, j’ai été touchée par Ryber. On ressent sa solitude, son amertume aussi, à l’idée de ne jamais être choisie par la déesse malgré son entière dévotion. Heureusement, les disparitions vont la faire réfléchir sur elle-même et l’aider à trouver sa voie parmi le grand dessin établi par Sirmaya. Mais n’est-ce pas là à cause d’une certaine rencontre? Un peu! Mais c’est surtout une quête personnelle. Une aventure qui va lui permettre de déceler les secrets du Couvent ainsi que ses lieux mystiques et cachés.

Accompagné de ses illustrations, de ses textes et de ses annotations amusantes, Sightwitch s’est avéré une lecture surprenante et engageante! J’ai hâte de voir comment tout cela va jouer sur le reste de la série, et j’espère fortement retrouver le point de vue de Ryber!
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https://latentationdulivreenanglais.com/tower-of-dawn-sarah-j-maas/

Ma notation: 4/5

Warning: je vous conseille fortement, si ce n’est pas déjà fait, de lire The Assassin’s Blade avant. J’ai l’impression de me rabâcher à chaque revue, mais c’est important si vous voulez vraiment tout comprendre!

Quand j’ai appris que le dernier tome de la série avait été repoussé pour laisser place à la sortie de Tower of Dawn, j’ai été déçue! Eh oui, Chaol ne fait malheureusement pas parti des personnages que j’affectionne et Nesryn ne m’intéressait pas plus que ça, ce qui explique pourquoi j’ai mis autant de temps avant de lire cet opus… Mais puisque j’étais d’humeur à me lancer dans cette lecture, je n’ai pas hésité une seule seconde avant de le dévorer, au risque que cette envie ne disparaisse! Résultat? Un coup de coeur pour le Continent!

Dans Tower of Dawn, Sarah J. Maas consacre une large partie de son histoire sur le rétablissement psychologique et physique de Chaol. On voit alors un personnage terrassé par un handicap qu’il considère comme une prison: il a le sentiment d’être pris de haut, de ne plus pouvoir rien faire, de ne plus servir à rien… Il n’a plus que son fauteuil roulant pour se déplacer, et lui qui a toujours aidé les autres, il se voit à présent dépendre d’eux. Pourtant, entre regrets et mauvaises actions, Chaol voit sa tragédie comme une punition.

Je trouve que l’auteure a réussi à dresser un portrait très réaliste de l’handicap. Le fait de passer d’une personne active et indépendante à une personne confinée et dépendante est une expérience traumatisante. J’ai été émue par les passages où Chaol se sentait comme un moins que rien car il n’était plus aussi capable qu’autrefois. Toutefois, avec Yrene, l’handicap est présenté davantage comme une épreuve et moins comme un fardeau. Elle représente l’espoir, peut-être pas celui de guérir physiquement, mais celui de continuer à vivre la tête haute! Elle prouve qu’on peut être handicapé et débrouillard.

Cependant, malgré ces aspects positifs, je me suis beaucoup ennuyée avec Chaol. Il y avait tout un tas de détails qui auraient pu être condensés (faire défiler plusieurs jours/semaines aurait pu rendre le récit plus fluide)! Avec 200 pages de moins sur le héros, le livre aurait pu être encore meilleur. Puis, je sais pas, il ne se passe pas grand chose d’intéressant, sauf vers la fin… Sans compter que son attitude était hypocrite et agaçante! Le type fait aux autres ce qu’il n’aime pas qu’on lui fasse, voilà sa logique. Hmmm… NOPE.

Par contre, je m’attendais pas à autant aimer le point de vue de Nesryn! Quelle surprise, honnêtement! Elle qui était toujours dans l’ombre de Chaol, elle a fini par s’affirmer et à montrer son visage d’aventureuse. J’avais eu la même expérience avec Elide, elle n’était pas intéressante jusqu’à ce que l’auteure lui donne une chance de s’explorer! Y a de l’aventure, des ruines, des combats… Je me suis régalée, d’autant plus qu’elle trouve sa place et qu’elle se détache de l’autorité de Chaol! C’était trop cool d’en apprendre plus sur elle.

L’univers m’avait manquée avec ses personnages attachants, ses rebondissements et ses magnifiques paysages! J’ai adoré en savoir plus sur la famille royale, les clans, les ruks et les cavaliers. J’ai eu un gros coup de coeur pour les ruks et leurs cavaliers: Sartaq, Borte, Yeran…. Kadara! Ils sont si glorieux! Les guérisseuses sont superbes, notamment Hafiza par sa bonté et Yrene par sa force. Falkan, lui, est génial!

Aussi, on entrevoit de l’extérieur certaines scènes importantes de Empire of Storms, ce qui était plutôt bien pensé pour nous situer et nous faire voir la bande d’un point de vue externe! On parle aussi d’autre chose que Chaol, donc c’est parfait.

Et les révélations? OMG, on n’en a pas beaucoup, mais elles valent le détour! Je n’ai rien vu venir.

Le seul truc qui m’ennuie, c’est le fait que Sarah J. Maas veuille à tout prix caser tout le monde et le fait qu’elle change constamment ses couples. Bon ok, je veux bien un dernier ship pour la route! Mais c’est le dernier!

Quoi qu’il en soit, le dernier tome va être ÉPIQUE!
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Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/the-seven-deaths-of-evelyn-hardcastle-stuart-turton/

Ma notation: 5/5

Au vu du synopsis de ce roman, je n’ai même pas cherché à comprendre, je l’ai direct précommandé. Ah, mais moi, je suis une vraie gangster! Bien sûr, vu le nombre de fois où je suis tombée sur des livres prometteurs qui ne l’étaient plus du tout une fois commencés, j’avais mes réserves… Bah… C’était encore mieux que je ne l’espérais. Stuart Turton a créé un casse-tête de génie qui m’a surprise à chaque tournant! Ce n’est même pas la peine de chercher la solution, toutes vos suppositions seront balayées. Croyez-moi, j’ai déjà essayé!

HOLY SHIT. Quel livre brillant! The Seven Deaths of Evelyn Hardcastle est un whodunnit qui n’a rien à envier aux romans d’Agatha Christie, bien que l’enquête nous rappelle le savoir-faire de cette auteure. Le récit met en avant un lieu à huis-clos où s’entremêlent meurtre, secret, mystère et voyage dans le temps. C’est une atmosphère presque oppressante où l’on se sent aussi prisonnier que le héros. Chaque détail est scrupuleusement implanté de sorte à ce que l’on s’interroge sur l’intention de l’indice et sa signification dans l’enquête. Les personnages se connaissant tous, ils ont leurs propres querelles et leur dose de faux-semblant!

Mais là où l’auteur a su se montrer malin, c’est dans sa manière d’aborder la boucle temporelle. Aiden habite le corps de huit autres protagonistes, ce qui nous permet d’avoir à chaque fois une nouvelle approche de l’histoire. Sérieusement, c’est trop bien! La journée se répète, mais les éléments sont en mouvement constant: le meurtre ne se reproduit jamais exactement de la même manière. Je trouve que les règles de la compétition rajoutent bien du challenge! On a toujours quelque chose à apprendre, il faut être très observateur.

D’ailleurs, je trouve que la question psychologique a été soigneusement abordée. Aiden ne sait rien de son passé, il ne connaît même pas son identité (on ne l’apprend que plus tard), du coup, lorsque son esprit prend possession du corps de son hôte, il en adopte souvent la personnalité. Ainsi, il lui devient difficile de distinguer sa propre personne! Chaque hôte a ses forces et ses faiblesses, et chaque caractère permet de s’approprier l’enquête différemment. C’est limite du dédoublement de personnalité, haha.

Côté intrigue, le travail réalisé par l’auteur est ENORME. Qu’il s’agisse de l’abondance des indices, des voyages dans le temps, des adversaires d’Aiden ou encore des liens avec l’assassinat, le roman s’est avéré étonnant sous toutes les coutures! Quand je croyais enfin avoir mis le grappin sur la résolution de l’enquête, un autre secret ou un autre mystère éclatait. Stuart Turton nous manipule tout le long sans aucun scrupule, et ce n’est que vers la fin que l’on voit combien ce bouquin est réellement complexe! Et bien écrit.

Etant donné la difficulté du récit, on apprend très peu de choses sur les protagonistes, mais dans ce contexte-là, cela ne m’a pas du tout dérangée. J’ai appris à apprécier Aiden pour ses valeurs, on parvient à le séparer aisément de ses hôtes, bien qu’on se demande combien de sa personnalité est vraiment la sienne. En fait, c’est une variable tout à fait justifiée, mais il faut avoir lu le livre pour comprendre que l’approfondissement des héros était quasi impossible! Pourtant, on en vient étrangement à se prendre d’affection pour certains personnages secondaires, notamment la douce servante Lucy et le rusé valet Cunningham, qui dévoilent plusieurs facettes adaptées selon leur interlocuteur.

Oh, puis, il y a un tueur assoiffé de sang prêt à découper notre héros en rondelles – littéralement.

Mais aussi beaucoup de plot twists sur plot twists sur plot twists.

J’ai pratiquement eu un coup de coeur pour ce livre, mais j’ai deux reproches à faire. J’aurais voulu qu’il y ait un minimum d’explication par rapport à cette bulle temporelle. Est-ce de la magie? De la science-fiction? Du paranormal? Et surtout, j’ai trouvé la raison derrière cette compétition peu convaincante… Disons qu’avec toute l’intelligence dont a su faire preuve l’auteur, je pensais que le motif serait plus remarquable que ça!

Néanmoins, ce fut une lecture E-PA-TANTE. C’est Georgette qui le dit. C’est Georgette qui valide!

Note: ça veut dire lisez-le.
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date : 19-02
On arrive enfin au coeur des choses! Ce tome était drôle et j'ai aimé voir un peu plus les personnages secondaires (les amies d'Hana sont géniales). Mais je maintiens ce que je disais précédemment, je me régale à lire les scènes caricaturées par l'auteure, elles sont chouettes et les expressions hilarantes!
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date : 17-02
J'ai trouvé ce tome moins drôle... En fait, je me lasse du fait que cela tourne toujours autour du pot.

Les situations sont différentes mais c'est toujours les mêmes sentiments qui sont exprimés: je t'aime bien/je t'aime pas, je te traite bien/je te prends pour une moins que rien, je m'ouvre/je me renferme... Et je ne suis pas patiente du tout pour ce genre de trucs!

Heureusement, l'arrivée d'un nouveau personnage donne un peu de piment à l'histoire, cela permet d'en apprendre plus sur les protagonistes (puisque, jusque-là, on se contentait de la "romance") et de nous montrer qu'il peut y avoir d'autres angles à exploiter.

J'aime beaucoup les situations imaginaires que propose l'auteure à chaque fin de tome, c'est ce que je trouve le plus drôle à chaque fois! En tout cas, j'apprécie son style, les illustrations caricaturales sont à mourir de rire (genre Taka-Bas).
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Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/the-mime-order-samantha-shannon/

Ma notation: 4.5/5

Je ne sais pas ce qui m’a pris d’avoir attendu aussi longtemps pour lire la suite. Je vous jure, y a des moments où j’ai envie de me secouer! C’est vrai quoi, j’avais adoré le premier tome alors pourquoi ne pas enchaîner directement avec le deuxième? RIP la logique. Cette série a un univers de malade, en deux livres j’ai l’impression d’en avoir lu le double. Si ça ce n’est que le début de la saga, mais appelez-moi un neurologue parce que là je ne suis pas certaine que mon cerveau puisse supporter tant de créativité! MIND BLOWN.

J’ai adoré retrouver Paige, son courage et son pouvoir badass. C’est clairement l’une de mes héroïnes préférées! L’auteure la fait tellement évoluer dans ce tome, c’est impressionnant. La relation entre Paige et Jaxon se complexifie davantage par la volonté de celle-ci à s’imposer, car depuis son expérience traumatisante à Sheol I, elle a développé le sens du leadership. Mais c’est le souvenir des horreurs dont elle a été témoin et qu’elle a parfois supporté qui anime son désir de changement. Il ne s’agit plus seulement de tenir tête à Jaxon, mais à tout un système!

Pourtant, malgré l’urgence, la protagoniste doit prendre des décisions rationnelles contraignantes. Samantha Shannon a mis beaucoup de réalisme dans son personnage! Paige est prise au piège et doit travailler pour Jaxon, car sans lui, elle n’a ni voix, ni argent, ni sécurité… Elle doit parfois abandonner ses amis au nom de la rébellion… Franchement, j’ai été épatée par sa pertinence, son intelligence et sa compassion!

L’univers est colossal et ultra développé, et on n’en est qu’au deuxième opus! The Mime Order nous plonge dans les méandres du Syndicat des Clairvoyants, sa corruption, sa violence et sa froideur. En plus d’en apprendre plus sur l’histoire et les divisions entre Rephaim, l’auteure nous explique en profondeur le fonctionnement de l’Underworld et de ses rivalités entre gangs. Paige a de nouveaux adversaires de taille, notamment le Rag and Bone Man dont le visage est caché et dont l’activité juteuse reste secrète. Ses Rag Dolls sont craints par les autres gangs car leur violence n’a pas de limites!

Complots, mystères, trahisons, l’intrigue est vraiment bien fichue! Je ne m’attendais pas à tout ce que j’ai appris! Vous savez, l’une des forces de cette série, c’est que l’auteure prend le temps de tout bien expliquer afin que les révélations finales prennent tout leur sens. L’histoire est rythmée entre action et découverte, on n’a pas le temps de s’ennuyer une seule seconde. C’est sombre, violent, trompeur. C’EST FANTASTIQUE.

La romance entre Warden et Paige (si on peut appeler ça romance) est bien amenée. Y a rien de niais ou de précipité dans cette relation. D’ailleurs, j’ai bien aimé le fait qu’ils fassent passer leurs sentiments après la cause qu’ils défendent. Il sont également conscients de l’impossibilité de leur relation et vivent au jour le jour! Leur histoire n’est pas parfaite et c’est ça qui fait sa force!

Bref, j’ai adoré ce deuxième tome où même les personnages secondaires sont exploités! Ils sont divers et il y a même des couples homosexuels! YAY. L’amitié entre Paige et Nick est fabuleuse. Nick n’a pas intérêt à mourir! Par contre, Jaxon, il peut servir de pâté aux Emim, hein.

Le tournoi à la fin est génial!

Je n’attendrai pas un an et demi avant de lire la suite, ça c’est clair!
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date : 13-02
Quelques scènes sont rigolotes, mais je n'ai pas trouvé ce manga spectaculaire.... Je dirais même que certaines scènes m'ont rappelé Twilight... Argh.

J'ai nettement préféré la deuxième partie où le frère de Yura fait son apparition. Ce n'est pas extraordinaire, mais on passe vite fait un bon moment!
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