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Commentaires de livres faits par Jennifer_tartiflette

Extraits de livres par Jennifer_tartiflette

Commentaires de livres appréciés par Jennifer_tartiflette

Extraits de livres appréciés par Jennifer_tartiflette

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/the-seven-husbands-of-evelyn-hugo-taylor-jenkins-reid/

Ma notation: 2/5

Situé dans les années 1950, le roman nous plonge dans le glamour et la fumisterie de l’industrie cinématographique hollywoodienne d’antan. Dès les premières pages, on s’aperçoit que la société est loin de l’image idéaliste qu’on s’est forgé au fil du temps. C’était beau. Mais était-ce mieux? Pas tellement, j’ai envie de dire! Il n’y a qu’à regarder la manière dont les femmes sont traitées, la façon dont les homosexuels sont diabolisés ou encore la tendance à vouloir tout contrôler, pour se rendre compte des problèmes qui se cachaient derrière toutes ces paillettes. Notamment la solitude, la négation de l’identité, le refoulement de la sexualité et les abus de pouvoir.

Ce qui a été réussi, c’est la démonstration de la sexualisation de la femme. Avec les flashbacks alternés entre le présent et le passé, Evelyn Hugo se confie sur la brutalité de la réussite féminine. Elle fait part des relations sexuelles non désirées servant de tremplin vers la gloire, de l’importance de l’entretien du corps, de la nécessité de provoquer pour maintenir l’intérêt du public ou encore de la fatalité du déclin de l’apparence physique! Semblable à nos jours, une femme qui vieillit n’a plus l’identique attrait pour le cinéma…

D’autre part, malgré qu’une femme devienne connue, elle peut se retrouver pieds et poings liés par la société: on attend de celle-ci qu’elle obéisse à son mari, qu’elle fonde obligatoirement une famille ou encore qu’elle garde pour elle ses problèmes conjugaux (surtout s’il s’agit de violences) sous peine de se voir socialement détruite. Alors, forcément, on n’en veut pas à Evelyn Hugo de vouloir écraser tout et tout le monde pour s’affirmer et réclamer son indépendance! D’ailleurs, ce sont les seuls aspects que j’ai apprécié dans cette histoire. Sorry not sorry!

Parce qu’après… J’ai détesté le reste. Déjà, j’avais l’impression que l’auteure n’assumait pas de mettre en avant une héroïne égoïste et manipulatrice. A chaque fois qu’Evelyn Hugo racontait comment elle s’était servi des autres et comment elle les avait blessé sans scrupules, il fallait soit: 1) qu’un drame se produise afin qu’on ait pitié pour l’actrice (idéal pour susciter de l’empathie envers un personnage antipathique), 2) que Monique vienne justifier ses actes en dégainant des excuses qui prouvent aux lecteurs qu’Evelyn n’est pas foncièrement mauvaise. Hmmm.

J’ai eu aussi beaucoup de mal avec les personnages. D’habitude, je suis friande des protagonistes qui assument jusqu’au bout leurs actes, mais là, tout sonnait faux. Evelyn blesse beaucoup de personnes et commet des erreurs irréfléchies en vue de protéger ceux qu’elle aime. Sauf que pour moi, c’était juste une excuse pour accomplir ses propres intérêts. Peu importe ce que lui disent les individus concernés, Evelyn ne tient pas compte de leur avis, elle fait juste ce qu’elle a envie, même si cela les fait souffrir. Et ensuite, elle dit que c’est pour leur bien. Hypocrisie, quand tu nous tiens.

Spoiler(cliquez pour révéler)
Par exemple, avant que la première rupture ne survienne, Evelyn avait fait part à Celia de ses plans de protéger leur couple du lynchage médiatique en orchestrant son mariage bidon avec le réalisateur. Or, elle n’avait jamais dit à sa copine qu’elle allait coucher avec pour rendre la chose plus crédible! Pourquoi?! Les photos et le mariage à Las Vegas étaient suffisants pour faire taire les rumeurs, mais non, il fallait qu’elle couche avec… NO COMPRENDO. Pourtant, Celia avait bien déclaré ne pas vouloir de cette combine, mais vu qu’Evelyn voulait sauver sa carrière… Oh, puis, elle tombe enceinte du mec. Je maudis ces drames à répétition![/spoiler]

[spoiler]Dans le cadre de la deuxième rupture, j’étais encore plus exaspérée. Evelyn n’apprend rien de ses erreurs! Certains diront que Celia a eu une réaction puérile. Personnellement, j’étais d’accord avec sa décision. Evelyn l’avait trompée alors qu’elle avait déjà un cruel manque de confiance en elle, donc le fait qu’Evelyn tourne une scène de sexe très intime avec son ex mari (qui je rappelle l’avait battue) est forcément blessant, même si c’est seulement un film![/spoiler]

[spoiler]D’ailleurs, cette deuxième séparation a brisé la crédibilité de ce couple homosexuel. Si Celia avait été l’amour de sa vie, Evelyn l’aurait consultée AVANT de tourner cette scène. Mais non, elle était juste obnubilée par son rôle. Pour un amour véritable, ça craint sévère!


Quant à Monique, elle est vachement simpliste. Certes, son interview avec Evelyn lui forge un peu le caractère, mais la plupart du temps, elle se laisse dominer par l’actrice. Sans compter que sa trame n’était pas intéressante. Je n’ai rien ressenti pour elle. Le plus frustrant, c’est que sa narration se veut occasionnellement contradictoire et répétitive: c’est comme si l’auteure avait introduit cette héroïne dans le but de confirmer les suspicions du lecteur, par peur que celui-ci soit incapable de comprendre et de relier les axes scénaristiques entre eux! J’avais le sentiment d’être prise pour une idiote durant toute la lecture… Seul Harry a su m’émouvoir par sa pureté et sa loyauté.

Niveau intrigue, c’est pas la joie non plus. Je me suis ennuyée ferme, un truc de dingue! Une fois qu’on a passé l’histoire des trois premiers maris, on remarque que Taylor Jenkins Reid suit EXACTEMENT le même schéma. Les héros usent la même stratégie pour régler le même problème! Résultat: aucun suspense, aucun rebondissement. Au final, la seule chose qui m’a motivée à poursuivre le récit, c’est la soit disant fin époustouflante. Eh bien, même là, la révélation m’a fait l’effet d’un pâté en croûte. C’était tellement dramatique et nul. Je suis déçue!

Avec de surcroît sa romance toxique et sa quantité exubérante de drames, The Seven Husbands of Evelyn Hugo m’a laissé de marbre. Je pleure l’argent que j’ai dépensé pour ce mélodrame!
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date : 28-06
Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/geekerella-ashley-poston/

Ma notation: 3/5

Si vous voulez une romance toute mignonne, ce livre est peut-être fait pour vous! En fait, le premier aspect qui m’a plu, c’est la plausibilité de la rencontre entre Danielle et Darien. Oubliez le scénario bateau de l’outsider qui attire comme par hasard le regard de la personne la plus populaire! Ici, la connexion se produit de manière naturelle, et les protagonistes prennent tellement de plaisir à communiquer ensemble qu’ils se fichent de savoir s’ils ont affaire à une personne du sexe opposé. C’était rafraîchissant d’avoir une priorité donnée au bienfait de l’interaction sociale!

Il est aussi très facile d’apprécier les personnages. D’un côté, on a Danielle, pour qui on ressent énormément de compassion. Avec une belle-famille qui la rejette ouvertement et qui fait tout pour effacer l’existence de ses parents, on est vite scandalisé par tant de cruauté! Ce qui m’a le plus sorti par les yeux, c’est combien la belle-mère bichonne ses filles qu’elle pense parfaites alors que… Euh… Ce sont des quiches sur pattes qui méritent des paires de claques. Je trouve ça si horrible de priver un enfant des souvenirs de sa famille, l’auteure a réussi à me faire ressentir le désarroi de Danielle ainsi que son besoin d’aller vers quelque chose de meilleure!

Heureusement, il y a Sage, la collègue et meilleure amie de Danielle qui travaille au Magic Pumpkin. A la fois bizarre et excentrique, Sage est notre Marraine La Bonne Fée qui vient encourager notre héroïne à oser l’impossible. En plus de venir diversifier une gamme de personnages déjà représentative par son homosexualité, celle-ci vient donner du peps à l’histoire avec son caractère bien trempé et bien décidé! Si vous avez lu le roman, vous avez certainement aimé la scène « rentre-dans-le-lard » qui m’a fait éclater de rire!

De l’autre côté, Darien est étouffé par la rigueur de la célébrité. Avec lui, on parvient à distinguer une différence de standing entre la personne de l’acteur et le personnage de l’acteur. En tant que personne, Darien veut pouvoir afficher sa vraie personnalité et avoir une vie normale. Mais le profil n’étant pas vendeur, il doit jouer un deuxième rôle en prime de celui du Prince Carmindor: celui de l’acteur drôle et beau que le public doit s’arracher. De ce fait, on en vient soit à idéaliser l’acteur, soit à le désacraliser. Si Darien s’est avéré attachant, c’est celui pour lequel j’ai eu le moins d’empathie car il n’est pas aussi démuni que l’auteure voudrait bien nous faire croire!

Néanmoins, malgré les aspects positifs, il y a des éléments qui n’ont pas été traités à la hauteur de mes attentes. Tout d’abord, j’ai eu du mal avec la passivité des héros. Encore, pour Danielle, je peux comprendre. Se rebeller n’aurait fait qu’aggraver les choses dans son cas. En revanche, Darien a les moyens financiers de concrétiser son indépendance, alors pourquoi ne prend-t-il pas les devants pour se détacher de ce qui le rend malheureux? C’est une grande star, a priori, il peut demander ce qu’il veut, il l’aura. Il peut changer son équipe quand il veut, n’importe qui voudra travailler pour lui.

Ensuite, j’avais un gros manque d’intérêt pour Starfield. J’ai bien senti que c’était une série importante pour les protagonistes mais je n’ai pas été transportée par l’univers. C’est pas comme avec Eliza and Her Monsters où la création artistique fait écho aux émotions du personnage, ici, on a plus l’effet de communauté brut sans la valeur ajoutée des sentiments. Je pense aussi que c’est un problème de contenu. Comme les héros font référence à des scènes inconnues du lecteur, on a du mal à se sentir concerné et à faire parti du fandom!

Par ailleurs, j’aurais souhaité que l’auteure pousse un peu plus loin sa réflexion sur les agressions commises par les femmes envers la gente masculine! Darien subit les caprices de fans qui le suivent partout et qui n’hésitent pas à l’embrasser sans son consentement, et personne n’est choqué car c’est un garçon et que, par conséquent, il doit forcément apprécier. Avec son point de vue, on voit très bien que ce n’est pas le cas! Selon moi, ça méritait que l’on creuse la question de l’agression sexuelle dirigée à l’encontre des garçons.

Pour terminer, j’aurais voulu que la confrontation entre Danielle et Darien se manifeste plus tôt dans le récit. C’est vrai qu’il faut laisser aux personnages le temps de se connaître un minimum, mais je pense qu’il y avait matière à rendre l’histoire plus excitante… Or, je me suis pas mal ennuyée… x)

J’ai moins accroché à Geekerella que je ne l’espérais mais ce fut tout de même une lecture agréable.
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Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/a-torch-against-the-night-sabaa-tahir/

Ma notation: 3/5

Vous la sentez cette odeur de déception? Cette fragrance de romance à l’eau de rose? Parce que, moi, elle m’a bien enfumée! C’est triste à dire mais je me suis beaucoup ennuyée durant cette lecture. Le truc, c’est que je ne comprends pas comment l’auteure a pu passer à côté d’un tel potentiel. La fin du premier opus nous laissait croire que les personnages avaient évolué et que le triangle amoureux avait été définitivement écarté. SURPRISE. Ce n’est pas le cas. Je ne m’attendais pas à tant de mièvrerie de la part de Sabaa Tahir, c’est déconcertant…

Mouais, donc, comme je disais, A Torch Against the Night a été une grosse déception. Si j’ai aimé en apprendre plus sur Hélène et le côté magique de l’histoire, l’intrigue et les autres personnages m’ont en revanche laissée de marbre. Le maudit triangle amoureux / insta-love / insta-lust (oui, les trois à la fois) refait son apparition. Franchement, j’en ai marre. En plus, on y croit même pas! Qui a trouvé ça bien fait? Qui n’a rien vu venir? Qui a ressenti une quelconque passion pour ce scénario tout pourri? Le pire, c’est que ça prend tout le livre. Baaah.

Laia reste la protagoniste qui m’a le plus énervée. Je croyais qu’elle avait évolué, qu’elle était devenue moins naïve avec les étrangers… Mais devinez quoi? Elle refait les mêmes erreurs, voire des plus conséquentes. Cette héroïne n’a subi aucun développement mis à part celui de devenir plus agaçante que les fois précédentes! Elle ne sait pas ce qu’elle veut: elle ressent quelque chose pour Elias, mais dès que Keenan se pointe, elle redevient guimauve. J’aime sa chaleur, ses muscles, blah blah blah… Je rappelle qu’elle a un frère en train de se faire torturer. D’où tu penses à des choses comme ça lorsque la vie d’une personne à laquelle tu tiens dépend de ta réactivité? Voir les fosses communes et les gens se faire fusiller à la chaîne ne la motive même pas plus que ça. Tsss

Puis tout le monde l’aime, tout le monde la trouve extraordinaire. Bien sûr, elle a beaucoup souffert, sa famille a été assassinée par l’Empire…. Mais attendez cinq minutes… C’est pas le cas de tous les Érudits à la base? Hmm? Je dis ça comme ça, hein! Histoire de couronner le tout, elle se montre extrêmement passive, elle ne prend aucune décision par elle-même, Laia notre petit flocon de neige que tout le monde s’arrache et surprotège. J’en avais ras le bol!

Même Elias a réussi à me frustrer. En fait, je remarque qu’il perd de l’intérêt quand il est avec Laia. Je sais pas, c’est comme si un garçon qui s’approchait d’une jolie fille devenait obligatoirement idiot. Ça m’a fait cet effet avec lui! Il sacrifie trop de lui-même pour la cause de Laia. J’ai l’impression qu’elle était, d’une certaine manière, trop toxique pour son bien. C’est quand il a repris ses distances que j’en suis venue à l’apprécier de nouveau. Loin des jalousies maladives et de la romance, je trouve qu’Elias a une trame passionante! J’espère que ça continuera ainsi.

A part ça, je n’ai pas été convaincue par l’intrigue, on tourne beaucoup autour du pot. L’action où les héros sont censés sauver Darin se produit si tard dans le livre qu’à la fin je n’étais plus du tout impliquée! De plus, les révélations étaient prévisibles, sauf celle sur l’identité de Harper (un personnage que j’ai bien aimé découvrir) et celle sur la résolution du problème d’Elias (je pensais que cela se conclurait de manière plus simpliste). Néanmoins, Hélène a été la plus complexe et la plus divertissante. J’ai adoré voir le conflit qui se jouait en elle, elle est déchirée entre son devoir de Pie de Sang et sa loyauté envers Elias! C’était bien aussi d’en apprendre davantage sur sa famille.

Marcus et la Commandante sont toujours aussi détestables mais, au moins, ils dynamisent le récit! Hormis en ce qui concerne la romance, A Reaper at the Gates devrait être plus engageant.
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date : 28-05
Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/circe-madeline-miller/

Ma notation: 4/5

Comme je suis contente! Après avoir eu un gros coup de coeur pour The Song of Achilles, un roman magnifique sur tous les points, j’espérais sincèrement retrouver l’écriture prodigieuse de Madeline Miller ainsi que ses prouesses de conteuse en matière de mythologie. Circe a été une lecture entraînante par sa manière de revisiter mythes et héros, et contemporaine par sa façon d’aborder la valeur de la femme à travers son personnage principal. Eh oui! Dans ce contexte pourtant antique, le féminisme y est criant de modernité!

En lisant Circe, on a l’impression d’être aussi immortel que l’héroïne dont on suit l’histoire. On est un peu comme des dieux qui observent de loin la vie des mortels, à ceci près que nous sommes des humains spectateurs de leur vie tumultueuse! On croise de grandes figures de la mythologie, on est témoin des changements d’époque et surtout on est récepteur des échos du passé. Madeline Miller parvient à couvrir avec brio les moments clés de l’existence de Circé tout en nous faisant traverser les âges. C’est étonnant!

Mais sa plus grande réussite reste la démystification du personnage de Circé. Si on la connaît froide et calculatrice dans L’Odyssée, ici, on découvre une déesse défectueuse qui a du mal à se fondre dans les codes de la cruauté et de l’immortalité. La protagoniste est humanisée, pas par souci d’appréciation, mais parce que son rejet l’amène à chercher l’amitié là où elle peut la trouver, notamment chez les humains qui ne la jugent pas aussi sévèrement que le reste des dieux. La protagoniste s’est montrée très attachante!

Déjà, j’avais vite apprécié son tempérament. Circé se révèle certes naïve par moment mais ce que les gens pensent d’elle ne l’atteint qu’à un certain degré. Malgré qu’elle doive encaisser remarques désagréables et insultes déguisées, la déesse trouve toujours matière à rendre la balle: que ce soit en désobéissant à son père en entachant le prestige des Titans ou en se montrant plus courageuse et talentueuse que ces frères et soeurs, Circé montre sa force en affirmant ses convictions et sa différence! Et dans un monde masculinisé où les femmes n’ont pour monopole que la soumission, c’est d’autant plus parlant.

Ce qui m’amène d’ailleurs aux sujets modernes avancés par l’auteure. A travers Circé, Madeline Miller traite de la dominance masculine et de la façon dont elle se veut essentiellement abusive: que ce soit avec la férocité des dieux ou la vanité des humains, Circé est souvent la proie d’injustices alors qu’elle ne cherche que la compagnie et l’hospitalité. En voulant croire avant tout en la bonté de l’autre, elle apprend violemment de ses leçons, quitte à s’égarer parfois elle-même dans la brutalité! Son évolution a été éblouissante!

Comme je le disais tout au début, le récit est débordant de féminisme. Circé observe que le mérite des femmes est souvent laissé de côté: malgré leur part dans la réussite de leurs maris, elles n’ont droit à aucune reconnaissance. De ce fait, la plupart des personnages féminins se montrent stratégiques et ambitieux afin d’assurer un semblant de contrôle. Qu’il s’agisse de notre héroïne, de Pénélope, de Pasiphaé ou encore de Perséis, ces femmes ont une détermination sans faille et sont d’une intelligence redoutable! Elles défient le destin et le plient à leur grès, sans que personne ne s’en aperçoive, et finissent ainsi par marquer l’Histoire.

Cela dit, je tiens à préciser que les hommes ne sont pas stigmatisés, ce qui est un point très important! Au contraire, Circé rencontre des hommes bons qui vont marquer sa vie positivement. Je dirais même que l’auteure privilégie les relations saines avec des êtres ordinaires mais méritants, et qu’elle désacralise les rapports avec les hommes de pouvoir se révélant auto-destructeurs.

La parentalité est également un thème très présent. Si les divinités sont presque des parents adoptifs pour les demi-dieux qu’ils supportent, Circé voit par son vécu que ce rôle demande davantage d’une personne que le simple fait de créer. Il est ainsi question de monoparentalité, de burn-out, d’éducation familiale, mais aussi de fierté, d’amour et d’instinct de protection. Selon moi, Circé n’a jamais paru aussi forte et audacieuse que lorsqu’elle s’est détachée de son statut de déesse pour expérimenter ce qui fait le mérite des mortels!

J’ai aussi aimé le fait que le roman mélange plusieurs mondes. On fait la rencontre des Titans, des Olympiens, des Nymphes, des demi-dieux, des monstres… A travers le regard de Circé, on (re)découvre bon nombre de mythes et légendes qui donneraient quasiment le sentiment de lire une vraie épopée! Et le tout est écrit avec une prose absolument magnifique! Oh puis, on entend parler de Achille et Patrocle… Snif.

Finalement, ce qui m’a empêchée de donner la note maximale, c’est le côté « romance » qu’entretient Circé avec certains personnages que j’ai trouvé assez ennuyeux… Je trouve qu’il ne se passait pas grand chose d’important dans ces moments-là et que ces journées étaient assez répétitives….

Bref, j’ai adoré suivre une protagoniste aussi imparfaite, d’autant plus que son développement a été impressionnant et pertinent. J’aime beaucoup la fin, l’auteure a su faire de Circé une héroïne profonde.

Note: ce livre comporte une scène de viol et certains passages violents.
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Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/the-unbound-victoria-schwab/

Ma notation: 3.5/5

Le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’ai pas perdu de temps avant de me jeter sur ce deuxième opus! Quoi? Vous soupçonnez Wesley Ayers d’être la source de cette addiction? Mais… Mais… Comment avez-vous su? Plus sérieusement, j’étais curieuse vis-à-vis du passé des autres personnages (notamment Roland que j’ai beaucoup apprécié) et de la situation mystérieuse entourant l’Archive… Malheureusement, malgré le fait que cette suite ait été addictive, je suis restée sur ma faim sur bien des points… *Sad face*

L’un des détails les plus intéressants dans The Unbound, c’est la manière dont Victoria Schwab nous fait douter de son héroïne! Mac est devenue si instable que nous, lecteurs, sommes plongés dans cette toile machinatrice où violences et disparitions exigent une remise en perspective de notre protagoniste. Dans cette optique, on se pose plusieurs questions: Mackenzie est-elle folle? Est-elle la victime d’une vengeance orchestrée par Owen Chris Clarke? L’Archive a-t-elle embrouillé son esprit? MYSTÈRE.

Dans tous les cas, on se prend dans le jeu de la psychologie! Mac a le mental fragile et cela se reflète désormais sur l’image positive qu’elle tente de renvoyer. Pourtant, en dehors de ces épisodes traumatiques, l’héroïne a un comportement tout à fait normal qui donne au récit un ton plus neutre: il s’agit davantage de faire évoluer la protagoniste selon les épreuves qu’elle subit que de mettre en avant une atmosphère lourde visant à rendre l’histoire plus sombre qu’elle ne l’était déjà. Rien de lourdingue, donc!

Evidemment, il faut aussi que je vous parle des personnages. J’adore la relation entre Mac et Roland car on va au-delà du lien gardien-mentor! C’est une sorte de second père loyal et bienveillant à qui elle peut se confier. Pour tout vous dire, ils n’ont même pas besoin d’avoir recours aux mots pour se faire comprendre de l’autre, la confiance est automatique! Je regrette juste le manque d’exploration le touchant, on sait qu’il est mort et nostalgique de son passé mais il y a encore pas mal de zones d’ombre à lever!

Cependant, ma frustration au regard du nouveau groupe d’amis de Mac est immense, ils ne font que meubler l’histoire! Je parle bien du gros meuble poussiéreux et inutile. C’est simple, on apprend rien d’essentiel sur eux, leurs interactions sont courtes et superficielles et leurs rôles n’apportent rien à l’intrigue générale. Alors oui, ils sont sympas et j’ai bien aimé la dynamique du groupe, mais ils n’ont aucun intérêt. Même la meilleure amie de Mac est laissée pour compte! Pour moi, c’est comme si Mac n’avait pas de vrais amis.

Maintenant, la romance super lente qui intervient super tard! Ce que j’aime chez Wesley, c’est qu’il n’élimine pas Mac de sa vie sous prétexte qu’elle ne réciproque pas ses sentiments. Au contraire, il lui laisse son espace et lui vient en aide dès qu’elle en a besoin. Puis c’est pas le gros lourd qui va draguer d’autres filles en espérant qu’elle en devienne jalouse. Non, Wesley se respecte et ça fait plaisir! J’aurais quand même voulu que la romance arrive plus tôt car, au final, par souci de suspense, l’ensemble m’a paru précipité.

En revanche, Mac m’a agacée par moment. J’ai pas compris pourquoi elle voulait à tout prix régler ses problèmes toute seule alors qu’elle aurait pu se faire assister par Wesley et Roland. Certes, elle ne veut pas leur attirer d’ennuis, mais ça aurait été l’occasion de renforcer leur relation, non? Roland étant un supérieur compréhensif qui se préoccupe d’elle et Wesley étant son partenaire clandestin pour chasser les Histoires, je m’attendais à plus de complicité et de travail en équipe! Ce que je n’ai malheureusement pas eu…

Côté intrigue, je suis plus que mitigée. Je ne vois aucune connexion entre les deux tomes! Ici, on délaisse les sous-entendus comme quoi l’Archive cache des choses, on met de côté la volonté de Mac à réveiller l’Histoire de son petit frère, on ne mentionne plus certains personnages étant autrefois importants, et le désir de Mac quant à révolutionner l’Archive a complètement disparu… Aussi, il est très rare que l’héroïne chasse des Histoires alors qu’il s’agit du thème principal du livre. Avoir un troisième tome serait éclairant, je pense!

Au départ, j’avais noté ce livre quatre étoiles, sauf qu’en écrivant ma revue je me suis aperçue ô combien j’ai été frustrée par certains développements. Je suis donc déçue malgré mon évidente addiction!
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date : 29-04
Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/the-archived-victoria-schwab/

Ma notation: 4/5

Avec un emploi du temps chargé, j’ai envie de bouquiner des livres courts et sans prise de tête. Donc quoi de mieux que The Archived que je souhaitais lire depuis longtemps? Bah rien, apparemment, puisque j’ai dévoré cet opus en un temps record! Je ne pouvais plus décrocher! Victoria Schwab a un talent pour me faire voyager dans des univers extraordinaires et pour rendre ses personnages réels et attachants. Avec seulement deux petits tomes, ça ne va pas le faire… Que Sainte Victoria nous en écrive un troisième! AMEN.

Avec son climat renfermé, le récit regorge de rapports avec le lieu qui m’ont complètement absorbée! Qu’il s’agisse de l’ambiance mortuaire et organisée de l’Archive, de l’espace restreint et glauque des Narrows ou encore du côté historique et nostalgique du Coronado, l’auteure nous entraîne dans les plus grands secrets de la vie après la mort. J’avais nullement besoin d’imaginer les décors, il suffisait que Mac me fasse part de ses observations pour que je sois transportée! C’est simple, j’en étais aussi imprégnée que l’héroïne!

En parlant de Mac, je me suis vite attachée à elle. Entre son deuil et la solitude qu’engendre son rôle de gardienne, la protagoniste se montre réelle et touchante par les émotions qu’elle transmet. Je crois que c’est dû au fait que l’histoire soit racontée à la première personne, on assiste plus aisément aux dilemmes et aux nuances qui la touchent! Mais même avec ça, l’auteure a fait un superbe travail de caractérisation: Mac a une manière bien à elle de faire face aux problèmes et de protéger l’harmonie de sa famille.

D’ailleurs, la façon dont le deuil est abordé est éblouissante de crédibilité! L’héroïne est blessée par le fait qu’elle oublie peu à peu ce qui se rapporte à son frère: la couleur de ses yeux, sa voix, son visage… Elle se raccroche aux souvenirs de celui-ci alors que ses parents veulent laisser la tragédie derrière eux. Mac en veut à la vie de lui permettre d’avancer sans lui… C’est tous ces petits détails qui ont rendu cette lecture si réaliste et addictive! On va au-delà de l’absence physique, c’est émouvant je trouve.

Wesley Ayers. GUYLINER. Ce type est devenu l’un de mes personnages préférés! J’ai adoré ses interactions avec Mac, il est cette source de réconfort, de compréhension et de bonne humeur, il me tardait à chaque fois de le voir! Avec son look atypique (cheveux en pic et eyeliner sous les yeux) et sa mystérieuse personnalité, Wes s’est avéré intriguant et super cool! J’ai bien aimé les « musiques » qui se jouent à chaque fois qu’un gardien entre en contact avec une personne, c’est chouette! Mac & Wes = JE SHIP.

L’alternance du style narratif était bien pensé. Si on apprécie en premier lieu les aventures de Mac racontées à la première personne, on finit néanmoins par se délecter des flashbacks relatés à la deuxième personne au présent! Mac se remémore des discussions avec son grand-père décédé qui lui a appris le métier de gardienne ainsi que le fonctionnement de l’Archive. Non seulement cela rajoute de la profondeur au personnage, mais en plus, cela évite de se retrouver submergé par l’abondance d’informations!

Finalement, ce qui a joué dans ma notation, c’est le manque d’exploration de l’univers et le fait que j’ai eu du mal à identifier la nécessité de l’Archive. L’auteure reste trop évasive par rapport aux divers corps de métier travaillant dans l’organisation alors qu’ils auraient pu avoir un rôle plus défini dans l’histoire. De même, j’ai l’impression que l’Archive n’existe que pour exister et que sans elle le monde ne s’empêcherait pas pour autant de tourner… Cela dit, le récit demeure hautement addictif, j’ai pas pu m’arrêter de tourner les pages!

La duologie étant character-driven, il faut s’attendre à moins d’actions et à davantage de thèmes sensibles et profonds. Personnellement, j’ai adoré cette lecture que je recommande!
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Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/obsidio-amie-kaufman-jay-kristoff/

Ma notation: 4/5

J’attendais Obsidio avec beaucoup d’impatience et d’appréhension. Eh ouais. Comment voulez-vous que je dise au revoir à ces personnages qui m’ont fait vivre tant d’aventures et de tragédies? Et surtout… Comment puis-je avoir confiance en des auteurs qui m’ont causé des ulcères à répétition? NO WAY. Néanmoins, il fallait que je sache ce qu’il advenait de nos héros. Certes, cet opus n’est pas le plus percutant de la trilogie, mais le récit est toujours aussi qualitatif. Je ne sais même pas qui du livre ou de moi a fini l’autre en premier!

Même si ce troisième tome n’est pas aussi excellent que les deux premiers, l’histoire reste dynamique, haletante et bien construite! Forcément, on se dirige vers la fin de notre épopée spatiale, du coup, on n’a plus affaire aux grandes révélations qui nous scotchaient au plafond et aux créatures qui nous faisaient tant frissonner. Non, on revient davantage au but premier de la série: survivre pour dévoiler la vérité. Mais ne vous méprenez pas, Obsidio a son lot de mort soudaine, de catastrophe humaine, de joie et de peine.

Mon sérieux détachement vient de mon manque de connexion avec Asha et Rhys. Je n’ai rien ressenti pour ces personnages, je dirais même qu’ils m’ont gonflée! Surtout Asha… La raison « hasardeuse » justifiant leur rupture de base était peu convaincante, tout comme la méfiance d’Asha qui se base sur des raisonnements contradictoires. Genre, elle aurait quitté Rhys à cause de sa mauvaise influence, mais à présent, elle ne le croit plus parce qu’il n’est plus le gentil garçon d’autrefois? NO SENSE.

En revanche, les réflexions apportées par ces héros sont éclairantes, notamment celles de Rhys qui nuancent le comportement des soldats de BeiTech. Au début, j’avais du mal à saisir son attachement pour ses collègues, et c’est justement pour ça que son immersion a été intéressante. Elle montre que des officiers n’ont pas le choix et que d’autres, violents avec les humains, peuvent compatir pour un animal affamé.

Heureusement qu’il y avait Kady et Ezra, c’est mon couple chouchou! Ils ne se laissent pas facilement abattre et se taquinent sans arrêt. Même Hanna et Nik, je les aime beaucoup! C’est juste dommage qu’ils ne servent pas à grand chose durant une bonne partie du récit. Hmmm. Quant à Ella, elle est géniale! J’adore ce petit groupe, il y a de l’humour, de la complicité, du soutien et de la camaraderie.

Oyez, oyez! AIDAN est de retour pour nous jouer un mauvais tour! Cette machine à la fois touchante, impartiale, monstrueuse et émouvante reste mon personnage préféré. J’ai adoré son évolution et le fait qu’il reste une intelligence artificielle, beaucoup trop d’auteurs tendent à humaniser leurs machines. Mais ce n’est pas le cas ici. Pourtant, AIDAN ne cesse de voir sa conscience grandir, il a même réussi à m’émouvoir, c’est pour dire! Je ressens un attachement spécial pour lui… Limite, un spin-off avec lui serait juste MAGIQUE.

Niveau typographie, on garde les mêmes formes de document et d’illustration, dont quelques unes qui nous donnent, non pas du fil à retordre, mais une nuque à tordre! Quelle comique, je sais! Y a que moi qui me plantais dans le sens des phrases lors des spirales? Je crois que mon moment préféré était celui de la bande dessinée, c’était drôle et trop bien fait. J’aurais voulu qu’il y ait plusieurs scènes de ce genre. Par ailleurs, l’identité de l’analyste va vous surprendre, hehe.

Entre tension, doute, désespoir et espoir, Obsidio nous livre une fin parfaite pour une série parfaite. C’est un honneur et un plaisir d’avoir pu lire une science-fiction aussi épatante et entraînante. Maintenant, j’attends la prochaine collaboration avec impatience!
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date : 24-03
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Ma notation: 3/5

Quand j’ai appris que To Kill a Kingdom était une réécriture de La Petite Sirène, je n’ai pas hésité longtemps avant d’en faire l’acquisition. En même temps, quand tu vois que l’auteure met en avant des personnages antagonistes qui éliminent chacun les semblables de l’autre, c’est difficile de résister! Ma foi, je ressors guère impressionnée par ce roman banal. Franchement… C’est un énorme OSEF pour moi.

L’univers des sirènes est riche et bien amené. Alexandra Christo nous plonge dans une ambiance aquatique avec des descriptions brutales et colorées, une langue appelée Psáriin et une histoire mythologique qui explique la haine entre humains et sirènes. Toutefois, les territoires humains n’ont pas été aussi bien développés! Je comprends pas ce déséquilibre quand chacun des peuples est représenté par les héros. Tout ça n’a fait que prouver une fois de plus combien le point de vue d’Elian a été inutile à l’histoire!

Niveau personnages, Lira est la mieux réussie. C’est l’anti-héros que l’on aime détester! Sa cruauté rend son histoire plus attrayante car on s’attend à une évolution progressive et réaliste! Si les révélations sur son passé, sa famille et les raisons qui la poussent à agir aussi violemment envers les autres la rendent aussi peu attachante, elles lui donnent néanmoins les dimensions nécessaires à sa compréhension. Lira n’a pas eu la vie facile, mais on ne la voit JAMAIS se plaindre. Elle reste forte et déterminée! Tout ce qu’on attend d’elle, quoi!

Par contre, Elian est une déception. Ce type n’a pas DU TOUT la figure d’un pirate ou d’un assassin! Il ne commet aucun acte de piraterie, il ne sait pas négocier (tu lui demandes un doigt, lui, il te donne un bras), il n’écoute pas les conseils de ses amis parce qu’il pense avoir la science infuse. Le pire, c’est que pour un chasseur, il se laisse surprendre facilement par les attaques commises par des sirènes pourtant restreintes (lol) et des humains sachant à peine se battre (archi lol). S’il fait trembler la mer, j’imagine que c’est de rire?

Niveau action – ou plutôt inaction – je reste sur ma faim. Avec à l’affiche des pirates et des chasseurs de sirènes, je m’attendais à une multitude de complications et de péripéties! Bah non. Ici, les héros traversent tranquillement d’un point A à un point B sans jamais rencontrer de problèmes ou d’ennemis. Vous avez dit crédible? L’océan est supposé être rempli de dangers avec des sirènes capables de manipuler leur proie par leur beauté et leur chant. Au lieu de ça, la menace est imaginaire. Il ne se passe RIEN.

Côté intrigue, pas de quoi s’enflammer. La Reine de la Mer a connaissance de tout ce qui se passe dans l’océan, mais pour je ne sais quelle raison, elle ne semble jamais savoir ce qui se trame réellement. Elle ne pense même pas à en finir elle-même avec Elian alors qu’elle a les pouvoirs et l’avantage. Je ne vous parle même pas des facilités scénaristiques de la fin et de l’effacement bien pratique des inconvénients découlant des négociations avec les autres dirigeants. C’est comme si cette « guerre » n’avait eu aucun impact négatif!

L’alternance des points de vue m’a bien ennuyée. Non seulement je n’ai rien appris d’essentiel avec Elian, mais en plus, je n’arrivais pas à différencier les deux voix! J’ai dû revenir en début de chapitre pour vérifier que j’avais bien le bon personnage en tête, et ce, malgré que les noms figuraient en amont. J’imagine que c’était pour crédibiliser la relation entre Lira et Elian? Bof bof, je m’en cogne les pâquerettes.

To Kill a Kingdom n’est pas un mauvais bouquin en soi, c’est juste qu’il ressemble à n’importe quel autre livre du genre. Ça et le fait que je ne me sois pas attachée aux personnages ont rendu cette lecture vide de sens.
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Ma notation: 2/5

Quelle immense déception! Avec l’expérience acquise par Tahereh Mafi en matière d’écriture, j’avais placé de gros espoirs en Restore Me. Mais non, l’auteure a réussi à faire pire que le premier tome. Apparemment, elle n’a rien appris de ses erreurs (world-building effleuré, intrigue quasi-inexistante, romance à outrance…), si bien qu’elle m’a pondu un désastre où je peine à reconnaître les personnages que j’aimais tant…

>>> Le début était prometteur. Mais juste le début. <<<

Je me suis régalée durant les premiers 20% du livre. Déjà, tout commence avec une scène rigolote entre Kenji, Warner et Juliette qui m’a immédiatement remise dans l’ambiance de l’histoire! C’est comme si je n’avais jamais quitté la série! En plus de ça, l’auteure avait mis en avant les difficultés de Juliette quant à l’exercice de sa fonction, c’était crédible et pertinent. Et comble du comble, on entrevoyait enfin ce début de world-building avec l’introduction des autres Commandants Suprêmes ainsi que de leurs continents!

Malheureusement, cela n’a pas duré. On retombe vite dans l’overdose de sexe, de drame et de platitude. J’ai été horripilée par la direction qu’a pris la relation entre Warner et Juliette. Eux qui avaient cette connexion, ce rapport à la confiance et à la vérité, la seule chose qui semble les lier à présent, c’est le sexe. BANG-BANG. On oublie qu’on est en pleine guerre avec les autres secteurs et on laisse les problèmes s’empiler. Ugh.

>>> Les personnages sont méconnaissables <<<

A la fin du troisième tome, on avait une Juliette ayant un contrôle total sur ses pouvoirs, ayant confiance en elle et ayant laissé son passé derrière elle. Maintenant, on doit se contenter d’une héroïne agaçante aux réactions puériles qui doute à nouveau d’elle-même et de sa relation avec Warner. Est-ce que j’ai envie de repartir à zéro avec trois livres où Juliette pleurniche et où Warner essaye de la conquérir? NON. Est-ce que j’ai envie de voir une protagoniste faire du boudin parce que son copain a eu d’autres copines dans sa vie? NON.

Mon amour pour Warner reste intact malgré que les « nuances » apportées laissent à désirer. Lui qui n’a jamais rendu de comptes à personne et qui n’a jamais éprouvé le besoin de se justifier sur son passé et ses actions, voilà qu’il remet tout son être en question pour faire plaisir à Juliette. C’EST DE LA DESTRUCTION. C’est justement pour tout ça que j’aimais tant Warner, il ne s’est jamais excusé d’être ce qu’il est… Et là…

Sans compter que Warner n’aide pas Juliette à s’établir comme Commandante Suprême. Il sait comment marche la politique, il sait ce que c’est que d’exercer ce rôle, et pourtant, il ne prend même pas le temps de lui apprendre! Est-ce que le Warner d’avant aurait fait ça? Non. La première chose qu’il aurait faite, c’est de tout lui inculquer afin qu’elle soit parée contre toute éventualité. Mais bon, faut créer du drame, hein. Tsss.

Et Kenji! Depuis quand il se laisse marcher sur les pieds par Juliette? C’est celui qui la toujours remise à sa place! Et là, que dalle! Elle pique ses crises pour des conneries, et lui, il dit rien. C’est limite s’il n’est pas d’accord! BIEN BIEN. Il est marrant et cool, mais c’est tellement pas dans son caractère de faire ça…

Ne cherchez même pas les personnages secondaires parce qu’on ne les voit même pas, mis à part Castle qui est relégué au rôle de fauteur de troubles. On a dit qu’il fallait du drame, rappelez-vous! C’est triste.

>>> Vous ne voyez pas d’intrigue? C’est normal! <<<

Je sais que le world-building et les intrigues ne sont pas les points forts de l’auteure, mais là, c’est le vide intersidéral. Il ne se passe rien jusqu’à ce qu’on arrive à la fin! La venue de l’ambassadeur d’Océanie n’est même pas explorée à juste valeur. Le pire, c’est que les personnages savent que sa visite n’est pas normale, mais ils ne font rien. C’est quoi ces rebelles à deux balles? A quoi servent leurs pouvoirs, bon sang?!

Les seuls noeuds scénaristiques mis en avant sont finalement laissés pour compte par l’auteure. Je suis dubitative concernant la fin, je trouve qu’on sort de l’idée de base… J’ai le sentiment que Tahereh Mafi ne savait pas quoi inventer pour rallonger sa série et qu’elle s’est contentée de trafiquer une intrigue avec les questions en suspens des tomes antérieurs… Bref, elle a perdu une bonne partie de mon estime.

Bien que la trilogie ait énormément de défauts, j’avais un intérêt particulier pour elle. J’aimais beaucoup les héros, les super-pouvoirs, les tensions, les révélations, le mystère… Je n’ai rien retrouvé de tout ça.

A mon grand regret, j’ai été très déçue. S’il n’y avait pas eu Kenji et Warner, j’aurais abandonné ma lecture. Je ne pense pas lire la suite, je préfère garder les bons souvenirs que j’ai du premier cycle!

Note: Tahereh Mafi a avoué ne plus s'être souvenue des noms de certains de ses personnages quand des lecteurs lui ont posée des questions. Etant donné les parfaits étrangers que sont devenus les protagonistes, je ne suis même pas choquée par cette révélation. Seulement attristée.

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Ma notation: 3.5/5

Comme promis, je n’ai pas attendu longtemps avant de me jeter sur The Song Rising! Contrairement à ses prédécesseurs, ce tome se consacre exclusivement à un axe précis de l’intrigue, ce qui m’a déroutée étant donné mon habitude pour les trames multiples plantées par l’auteure. Si Samantha Shannon continue à m’impressionner par sa manière de générer une exploration toujours plus profonde et étendue de son intrigue, il y manquait néanmoins les dimensions qui parvenaient tant à me tenir en haleine! Oh oh…

Dans The Song Rising, Samantha Shannon nous prouve encore une fois que son monde est en expansion croissante. D’un côté, on a un aspect militaire qui marque le point de non-retour pour l’Ordre des Mimes avec une révolution devenue officielle. Vance, la Grande Commandante chargée de détruire les clairvoyants, est intelligente et inhumaine. C’est un monstre qui voit clair dans les intentions de ses ennemis et dont les pièges sont redoutables! Oui, parce que madame joue avec la psychologie de ses adversaires… Bloop.

D’un autre côté, on a un aspect international avec un Scion London qui pue la discrimination conquérant qui souhaite imposer sa politique aux autres Etats. C’est un élément que j’ai apprécié car il montre que toute révolution envers un gouvernement ne peut s’instruire sans l’aide d’autres pays. Puis, c’est plus réaliste, non? On voit qu’il y a des clairvoyants rebelles sur d’autres continents, qu’une civilisation cachée vit au milieu des ruines de Londres et que l’Ordre des Mimes n’est peut-être pas la seule organisation à vouloir anéantir Scion London et les Rephaim. En gros: il y a quelque chose de plus grand qui joue dans l’ombre!

Quant à Paige, elle n’a pas le temps de souffler que de nouveaux challenges se présentent à elle. L’auteure a montré avec brio les fardeaux que porte le leader, ses ambitions à vouloir protéger ceux qui lui font confiance, mais aussi les pressions qui le poussent souvent à prendre des décisions irréfléchies! En fait, ce qui m’a déplu chez Paige, c’est qu’elle aurait dû faire preuve de bon sens… C’est celle qui connaît le mieux Scion London et les Rephaim, et pourtant, elle fonce tête baissée dans leurs pièges… Peut mieux faire quoi…

Pour ce qui est de Warden, j’en viens de plus en plus à l’apprécier. Samantha Shannon reste fidèle à sa vision des Rephaim en laissant son protagoniste mystérieux et extraterrestre! En fait, j’aime beaucoup sa neutralité, on a du mal à le cerner, c’est un peu la force calmatrice dans cette histoire! L’animosité entre les Ranthen et les clairvoyants est palpable, mais elle rajoute une touche de tension au récit.

Au final, ce qui a prêché selon moi, c’est le traitement unidimensionnel de l’intrigue. Le mystère autour du Rag and Bone Man est laissé de côté, tout comme les plans de Jaxon Hall, même les Ranthen et les Rephaim apparaissent rarement dans cet opus. Je sais que The Song Rising pose les bases des tomes suivants, mais si je dois juger ce livre uniquement pour ce qu’il apporte dans le présent, je reste un peu sur ma faim!

Mine de rien, il me tarde d’avoir la suite entre les mains!
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Ma notation: 4/5

Quand j’ai vu que Susan Dennard allait publier Sightwitch à la place de Bloodwitch, j’ai été déçue! Du coup, j’ai acheté cette nouvelle par dépit, histoire d’avoir ma dose de Witchlands. Point. Sauf que j’ai été agréablement surprise par le passé de Ryber qui m’a permis de découvrir une nouvelle facette de cet univers que je savais déjà riche et complexe. La récit est aussi émouvant qu’il est passionnant! Ryber est une héroïne fantastique.

Je dois dire que je ne savais pas trop comment écrire cette revue, le bouquin étant court, je ne pouvais pas en parler comme je le voulais. De ce fait, j’ai choisi de vous faire part des éléments que j’ai aimé! Mes réflexions ne vont pas être super profondes, je vous préviens, mais tant pis, je préfère ça plutôt que de ruiner votre plaisir! x)

Ce à quoi il faut s'attendre (sans spoilers):

1. Une héroïne humaine et attachante:
Ryber est une protagoniste que j’ai adoré et pour laquelle j’ai eu de l’empathie. Elle se montre forte, déterminée et rassurée par le contrôle que lui procurent les règles du Couvent. Elle adore étudier tout ce qui se rapporte aux Sightwitches et au monde de la magie. Pour autant, malgré son travail acharné et son respect pour le règlement, la déesse ne semble jamais enclin à lui accorder le don de voir dans l’avenir ou dans les souvenirs (tout dépend du type de Sightwitch que l’on devient). Ryber se sent alors souvent marginalisée et désespérée par ce qu’elle n’a pas, mais elle garde toujours espoir.

Ce que j’ai le plus apprécié chez Ryber, c’est sa personnalité nuancée. Elle est partagée entre sa fierté pour la réussite des autres et sa déception envers ses propres échecs. Néanmoins, elle fait toujours preuve de détermination et de courage, et ce, alors même que tout semble perdu! Et surtout, elle est têtue comme tout! Dès qu’elle a un objectif en tête, rien ne peut l’arrêter. That’s my girl!

2. Une amitié sans faille:
Ryber et Tanzi sont plus que des meilleures amies, ce sont des Threadsisters. Leur amitié est profonde et indélébile, elles sont toujours là l’une pour l’autre, à trouver un moyen de se remonter mutuellement le moral (même si cela implique de faire quelque chose qu’elles détestent, parce que le sourire de l’autre est plus important que l’épanouissement personnel). C’est ça l’amitié, et c’est merveilleux! J’ai juste adoré leur lien fusionnel, elles font tout ensemble. L’auteure semble gaga de ce genre d’amitié, et je ne peux qu’approuver!

3. Des monstres sanguinaires:
Oui je sais, mais d’où peuvent bien sortir ces monstres?! Haha, je vous laisse le découvrir! Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’ils sont méchants, affamés et terrifiants! Y a même certains passages un peu spooky qui m’ont donnée l’impression d’être dans un roman d’horreur…. Aller, avouez, j’ai titillé votre intérêt!

4. L'exploration d'un univers jusque-là inconnu:
On apprend beaucoup de choses sur les Sightwitches et le Couvent. L’Institution a une histoire et des coutumes propres qui expliquent la magie telle qu’on la connaît aujourd’hui dans les Witchlands! Le récit est semé de mystères avec des disparitions suspectes, l’immortalité d’un oiseau appelé The Rook (il ne faut surtout pas oublier le « the » sinon vous n’avez plus de tête) qui s’avère aussi loyal qu’arrogant, mais également avec les Douze Paladins. Il y a plusieurs points de vue dans cette nouvelle qui montrent que chaque personnage a son importance dans l’intrigue qui se déroule. Clairement, ce récit n’est pas là pour faire du remplissage mais pour poser les bases des tomes suivants. DONNEZ-LES MOI TOUT DE SUITE.

5. De l'aventure, de la solitude et une rencontre (in)attendue:
Comme je le disais au tout début, j’ai été touchée par Ryber. On ressent sa solitude, son amertume aussi, à l’idée de ne jamais être choisie par la déesse malgré son entière dévotion. Heureusement, les disparitions vont la faire réfléchir sur elle-même et l’aider à trouver sa voie parmi le grand dessin établi par Sirmaya. Mais n’est-ce pas là à cause d’une certaine rencontre? Un peu! Mais c’est surtout une quête personnelle. Une aventure qui va lui permettre de déceler les secrets du Couvent ainsi que ses lieux mystiques et cachés.

Accompagné de ses illustrations, de ses textes et de ses annotations amusantes, Sightwitch s’est avéré une lecture surprenante et engageante! J’ai hâte de voir comment tout cela va jouer sur le reste de la série, et j’espère fortement retrouver le point de vue de Ryber!
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https://latentationdulivreenanglais.com/tower-of-dawn-sarah-j-maas/

Ma notation: 4/5

Warning: je vous conseille fortement, si ce n’est pas déjà fait, de lire The Assassin’s Blade avant. J’ai l’impression de me rabâcher à chaque revue, mais c’est important si vous voulez vraiment tout comprendre!

Quand j’ai appris que le dernier tome de la série avait été repoussé pour laisser place à la sortie de Tower of Dawn, j’ai été déçue! Eh oui, Chaol ne fait malheureusement pas parti des personnages que j’affectionne et Nesryn ne m’intéressait pas plus que ça, ce qui explique pourquoi j’ai mis autant de temps avant de lire cet opus… Mais puisque j’étais d’humeur à me lancer dans cette lecture, je n’ai pas hésité une seule seconde avant de le dévorer, au risque que cette envie ne disparaisse! Résultat? Un coup de coeur pour le Continent!

Dans Tower of Dawn, Sarah J. Maas consacre une large partie de son histoire sur le rétablissement psychologique et physique de Chaol. On voit alors un personnage terrassé par un handicap qu’il considère comme une prison: il a le sentiment d’être pris de haut, de ne plus pouvoir rien faire, de ne plus servir à rien… Il n’a plus que son fauteuil roulant pour se déplacer, et lui qui a toujours aidé les autres, il se voit à présent dépendre d’eux. Pourtant, entre regrets et mauvaises actions, Chaol voit sa tragédie comme une punition.

Je trouve que l’auteure a réussi à dresser un portrait très réaliste de l’handicap. Le fait de passer d’une personne active et indépendante à une personne confinée et dépendante est une expérience traumatisante. J’ai été émue par les passages où Chaol se sentait comme un moins que rien car il n’était plus aussi capable qu’autrefois. Toutefois, avec Yrene, l’handicap est présenté davantage comme une épreuve et moins comme un fardeau. Elle représente l’espoir, peut-être pas celui de guérir physiquement, mais celui de continuer à vivre la tête haute! Elle prouve qu’on peut être handicapé et débrouillard.

Cependant, malgré ces aspects positifs, je me suis beaucoup ennuyée avec Chaol. Il y avait tout un tas de détails qui auraient pu être condensés (faire défiler plusieurs jours/semaines aurait pu rendre le récit plus fluide)! Avec 200 pages de moins sur le héros, le livre aurait pu être encore meilleur. Puis, je sais pas, il ne se passe pas grand chose d’intéressant, sauf vers la fin… Sans compter que son attitude était hypocrite et agaçante! Le type fait aux autres ce qu’il n’aime pas qu’on lui fasse, voilà sa logique. Hmmm… NOPE.

Par contre, je m’attendais pas à autant aimer le point de vue de Nesryn! Quelle surprise, honnêtement! Elle qui était toujours dans l’ombre de Chaol, elle a fini par s’affirmer et à montrer son visage d’aventureuse. J’avais eu la même expérience avec Elide, elle n’était pas intéressante jusqu’à ce que l’auteure lui donne une chance de s’explorer! Y a de l’aventure, des ruines, des combats… Je me suis régalée, d’autant plus qu’elle trouve sa place et qu’elle se détache de l’autorité de Chaol! C’était trop cool d’en apprendre plus sur elle.

L’univers m’avait manquée avec ses personnages attachants, ses rebondissements et ses magnifiques paysages! J’ai adoré en savoir plus sur la famille royale, les clans, les ruks et les cavaliers. J’ai eu un gros coup de coeur pour les ruks et leurs cavaliers: Sartaq, Borte, Yeran…. Kadara! Ils sont si glorieux! Les guérisseuses sont superbes, notamment Hafiza par sa bonté et Yrene par sa force. Falkan, lui, est génial!

Aussi, on entrevoit de l’extérieur certaines scènes importantes de Empire of Storms, ce qui était plutôt bien pensé pour nous situer et nous faire voir la bande d’un point de vue externe! On parle aussi d’autre chose que Chaol, donc c’est parfait.

Et les révélations? OMG, on n’en a pas beaucoup, mais elles valent le détour! Je n’ai rien vu venir.

Le seul truc qui m’ennuie, c’est le fait que Sarah J. Maas veuille à tout prix caser tout le monde et le fait qu’elle change constamment ses couples. Bon ok, je veux bien un dernier ship pour la route! Mais c’est le dernier!

Quoi qu’il en soit, le dernier tome va être ÉPIQUE!
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Ma notation: 5/5

Au vu du synopsis de ce roman, je n’ai même pas cherché à comprendre, je l’ai direct précommandé. Ah, mais moi, je suis une vraie gangster! Bien sûr, vu le nombre de fois où je suis tombée sur des livres prometteurs qui ne l’étaient plus du tout une fois commencés, j’avais mes réserves… Bah… C’était encore mieux que je ne l’espérais. Stuart Turton a créé un casse-tête de génie qui m’a surprise à chaque tournant! Ce n’est même pas la peine de chercher la solution, toutes vos suppositions seront balayées. Croyez-moi, j’ai déjà essayé!

HOLY SHIT. Quel livre brillant! The Seven Deaths of Evelyn Hardcastle est un whodunnit qui n’a rien à envier aux romans d’Agatha Christie, bien que l’enquête nous rappelle le savoir-faire de cette auteure. Le récit met en avant un lieu à huis-clos où s’entremêlent meurtre, secret, mystère et voyage dans le temps. C’est une atmosphère presque oppressante où l’on se sent aussi prisonnier que le héros. Chaque détail est scrupuleusement implanté de sorte à ce que l’on s’interroge sur l’intention de l’indice et sa signification dans l’enquête. Les personnages se connaissant tous, ils ont leurs propres querelles et leur dose de faux-semblant!

Mais là où l’auteur a su se montrer malin, c’est dans sa manière d’aborder la boucle temporelle. Aiden habite le corps de huit autres protagonistes, ce qui nous permet d’avoir à chaque fois une nouvelle approche de l’histoire. Sérieusement, c’est trop bien! La journée se répète, mais les éléments sont en mouvement constant: le meurtre ne se reproduit jamais exactement de la même manière. Je trouve que les règles de la compétition rajoutent bien du challenge! On a toujours quelque chose à apprendre, il faut être très observateur.

D’ailleurs, je trouve que la question psychologique a été soigneusement abordée. Aiden ne sait rien de son passé, il ne connaît même pas son identité (on ne l’apprend que plus tard), du coup, lorsque son esprit prend possession du corps de son hôte, il en adopte souvent la personnalité. Ainsi, il lui devient difficile de distinguer sa propre personne! Chaque hôte a ses forces et ses faiblesses, et chaque caractère permet de s’approprier l’enquête différemment. C’est limite du dédoublement de personnalité, haha.

Côté intrigue, le travail réalisé par l’auteur est ENORME. Qu’il s’agisse de l’abondance des indices, des voyages dans le temps, des adversaires d’Aiden ou encore des liens avec l’assassinat, le roman s’est avéré étonnant sous toutes les coutures! Quand je croyais enfin avoir mis le grappin sur la résolution de l’enquête, un autre secret ou un autre mystère éclatait. Stuart Turton nous manipule tout le long sans aucun scrupule, et ce n’est que vers la fin que l’on voit combien ce bouquin est réellement complexe! Et bien écrit.

Etant donné la difficulté du récit, on apprend très peu de choses sur les protagonistes, mais dans ce contexte-là, cela ne m’a pas du tout dérangée. J’ai appris à apprécier Aiden pour ses valeurs, on parvient à le séparer aisément de ses hôtes, bien qu’on se demande combien de sa personnalité est vraiment la sienne. En fait, c’est une variable tout à fait justifiée, mais il faut avoir lu le livre pour comprendre que l’approfondissement des héros était quasi impossible! Pourtant, on en vient étrangement à se prendre d’affection pour certains personnages secondaires, notamment la douce servante Lucy et le rusé valet Cunningham, qui dévoilent plusieurs facettes adaptées selon leur interlocuteur.

Oh, puis, il y a un tueur assoiffé de sang prêt à découper notre héros en rondelles – littéralement.

Mais aussi beaucoup de plot twists sur plot twists sur plot twists.

J’ai pratiquement eu un coup de coeur pour ce livre, mais j’ai deux reproches à faire. J’aurais voulu qu’il y ait un minimum d’explication par rapport à cette bulle temporelle. Est-ce de la magie? De la science-fiction? Du paranormal? Et surtout, j’ai trouvé la raison derrière cette compétition peu convaincante… Disons qu’avec toute l’intelligence dont a su faire preuve l’auteur, je pensais que le motif serait plus remarquable que ça!

Néanmoins, ce fut une lecture E-PA-TANTE. C’est Georgette qui le dit. C’est Georgette qui valide!

Note: ça veut dire lisez-le.
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date : 19-02
On arrive enfin au coeur des choses! Ce tome était drôle et j'ai aimé voir un peu plus les personnages secondaires (les amies d'Hana sont géniales). Mais je maintiens ce que je disais précédemment, je me régale à lire les scènes caricaturées par l'auteure, elles sont chouettes et les expressions hilarantes!
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date : 17-02
J'ai trouvé ce tome moins drôle... En fait, je me lasse du fait que cela tourne toujours autour du pot.

Les situations sont différentes mais c'est toujours les mêmes sentiments qui sont exprimés: je t'aime bien/je t'aime pas, je te traite bien/je te prends pour une moins que rien, je m'ouvre/je me renferme... Et je ne suis pas patiente du tout pour ce genre de trucs!

Heureusement, l'arrivée d'un nouveau personnage donne un peu de piment à l'histoire, cela permet d'en apprendre plus sur les protagonistes (puisque, jusque-là, on se contentait de la "romance") et de nous montrer qu'il peut y avoir d'autres angles à exploiter.

J'aime beaucoup les situations imaginaires que propose l'auteure à chaque fin de tome, c'est ce que je trouve le plus drôle à chaque fois! En tout cas, j'apprécie son style, les illustrations caricaturales sont à mourir de rire (genre Taka-Bas).
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Ma notation: 4.5/5

Je ne sais pas ce qui m’a pris d’avoir attendu aussi longtemps pour lire la suite. Je vous jure, y a des moments où j’ai envie de me secouer! C’est vrai quoi, j’avais adoré le premier tome alors pourquoi ne pas enchaîner directement avec le deuxième? RIP la logique. Cette série a un univers de malade, en deux livres j’ai l’impression d’en avoir lu le double. Si ça ce n’est que le début de la saga, mais appelez-moi un neurologue parce que là je ne suis pas certaine que mon cerveau puisse supporter tant de créativité! MIND BLOWN.

J’ai adoré retrouver Paige, son courage et son pouvoir badass. C’est clairement l’une de mes héroïnes préférées! L’auteure la fait tellement évoluer dans ce tome, c’est impressionnant. La relation entre Paige et Jaxon se complexifie davantage par la volonté de celle-ci à s’imposer, car depuis son expérience traumatisante à Sheol I, elle a développé le sens du leadership. Mais c’est le souvenir des horreurs dont elle a été témoin et qu’elle a parfois supporté qui anime son désir de changement. Il ne s’agit plus seulement de tenir tête à Jaxon, mais à tout un système!

Pourtant, malgré l’urgence, la protagoniste doit prendre des décisions rationnelles contraignantes. Samantha Shannon a mis beaucoup de réalisme dans son personnage! Paige est prise au piège et doit travailler pour Jaxon, car sans lui, elle n’a ni voix, ni argent, ni sécurité… Elle doit parfois abandonner ses amis au nom de la rébellion… Franchement, j’ai été épatée par sa pertinence, son intelligence et sa compassion!

L’univers est colossal et ultra développé, et on n’en est qu’au deuxième opus! The Mime Order nous plonge dans les méandres du Syndicat des Clairvoyants, sa corruption, sa violence et sa froideur. En plus d’en apprendre plus sur l’histoire et les divisions entre Rephaim, l’auteure nous explique en profondeur le fonctionnement de l’Underworld et de ses rivalités entre gangs. Paige a de nouveaux adversaires de taille, notamment le Rag and Bone Man dont le visage est caché et dont l’activité juteuse reste secrète. Ses Rag Dolls sont craints par les autres gangs car leur violence n’a pas de limites!

Complots, mystères, trahisons, l’intrigue est vraiment bien fichue! Je ne m’attendais pas à tout ce que j’ai appris! Vous savez, l’une des forces de cette série, c’est que l’auteure prend le temps de tout bien expliquer afin que les révélations finales prennent tout leur sens. L’histoire est rythmée entre action et découverte, on n’a pas le temps de s’ennuyer une seule seconde. C’est sombre, violent, trompeur. C’EST FANTASTIQUE.

La romance entre Warden et Paige (si on peut appeler ça romance) est bien amenée. Y a rien de niais ou de précipité dans cette relation. D’ailleurs, j’ai bien aimé le fait qu’ils fassent passer leurs sentiments après la cause qu’ils défendent. Il sont également conscients de l’impossibilité de leur relation et vivent au jour le jour! Leur histoire n’est pas parfaite et c’est ça qui fait sa force!

Bref, j’ai adoré ce deuxième tome où même les personnages secondaires sont exploités! Ils sont divers et il y a même des couples homosexuels! YAY. L’amitié entre Paige et Nick est fabuleuse. Nick n’a pas intérêt à mourir! Par contre, Jaxon, il peut servir de pâté aux Emim, hein.

Le tournoi à la fin est génial!

Je n’attendrai pas un an et demi avant de lire la suite, ça c’est clair!
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date : 13-02
Quelques scènes sont rigolotes, mais je n'ai pas trouvé ce manga spectaculaire.... Je dirais même que certaines scènes m'ont rappelé Twilight... Argh.

J'ai nettement préféré la deuxième partie où le frère de Yura fait son apparition. Ce n'est pas extraordinaire, mais on passe vite fait un bon moment!
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date : 13-02
Un premier volume très drôle, mais le fait que l'héroïne ait 16 ans et que son "intérêt amoureux" en ait 26 m'a fait tiquer quand même... Je ne connais pas les coutumes sociales japonaises mais j'ai trouvé ça limite, quoi...

Heureusement, les personnages sont conscients de cet écart d'âge et l'auteure ne glorifie en rien le semblant de relation. Mais grosse gêne tout de même!
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Ma notation: 5/5

Vous savez à quand remonte la dernière fois où j’ai été aussi excitée lors d’une lecture? Trop longtemps! The Cruel Prince a ravivé la fangirl qui sommeillait en moi, j’ai tellement aimé ce livre que j’ai fait une overdose d’émotions! Je suis si fière de Jude parce qu’elle représente l’héroïne badass et imparfaite que j’attendais. Quant aux Faes, ils sont si vicieux et sournois que ça en devient extatique. My my, donnez-moi la suite immédiatement ou je fais un malheur! Quoi, il faut attendre 2019? AAAAAAAAAAAAHHHHH.

Je suis fière de Jude, elle est parfaite dans son imperfection. Holly Black a créé une héroïne hors du commun dont la caractérisation a été une totale réussite! La protagoniste est marquée par l’ambition et la soif de pouvoir, elle veut surpasser sa nature de mortel pour montrer aux Faes qu’elle est aussi capable de faire de grandes choses. Elle n’accepte pas l’échec, et quand on lui fait une crasse, elle se rebiffe sévère! Malgré ça, Jude a un bon fond, elle est prête à tout pour protéger sa famille ainsi que le monde auquel elle veut indéniablement appartenir. Son humanité, sa complexité et sa compassion la rendent précieuse à mes yeux!

Mais ce qui la distingue des héroïnes habituelles, c’est sa manière de percevoir avec justesse ce qui l’entoure. Jude voit que son monde est pourvu de sauvagerie et que le seul moyen d’y survivre est de se montrer stratégiste et calculatrice. Le personnage gagne durement ses victoires mais aussi ses leçons. Parce que Jude n’est pas épargnée par la trahison et le mensonge, ce qui accroît encore plus mes sentiments pour elle. J’ai eu des noeuds à l’estomac pendant tout le dernier quart du livre! J’AVAIS LE SOUFFLE COUPÉ.

L’univers est spectaculaire par sa vivacité, ses couleurs et sa froideur. J’en ai lu des livres ayant pour thème les Faes, mais l’auteure montre haut la main que c’est elle qui tient les ficelles! J’étais extasiée par tant de beauté et de manigances. Ces Faes sont sournois, manipulateurs, pervers, assoiffés de sang et de violence. Mais qu’est-ce que c’est jouissif! A Elfhame, tout le monde est beau, mais personne n’est bon!

L’intrigue, elle, tourne autour de Jude et de son implication dans le changement de paysage qui touche les Faes. C’est essentiellement de la politique, de la déception et un jeu des pouvoirs. Parfois, on parvient à entrevoir une partie du rebondissement à venir, mais l’autre réussit toujours à nous prendre par surprise! Holly Black montre qu’elle est capable de se concentrer sur l’approfondissement de ses personnages tout en impactant une intrigue politique qu’on n’imaginait même pas. Cela s’appelle avoir du skill, mes amis!

Les relations sont complexes, notamment celle entre Jude et Madoc. C’est bizarre, parce que l’auteure nous fait aimer un type ignoble… Je veux dire, il tue ses parents mais en même temps c’est un bon père pour elle. Weird. Même avec ses soeurs, c’est assez spécial. Jude a du mal à trouver sa place, mais c’est une tueuse! Elle a de la répartie, du cran et de l’audace. Elle déchire tout ma Jude! Et tout le monde, hehe.

Bien sûr, il faut que je parle du talent de l’auteure à me faire craquer pour Cardan. Mon dieu que je l’ai aimé! A première vue, il est impossible de l’apprécier, c’est juste un prince méchant, superficiel et capricieux, mais l’auteure nous livre plusieurs facettes du personnage. Il peut se montrer tendre, drôle et malin comme tout. JE SHIP. Mais genre à fond quoi! Il est passé d’une nuisance à un protagoniste essentiel à l’histoire! Et à l’angst parce que je ne peux plus faire sans maintenant. *Sifflote*

Jude la dominatrice et Cardan le psycho? OH YEAH.

The Cruel Prince (ou The Cruel Jude) a été un vrai coup dans mon âme de lectrice!

Spoiler(cliquez pour révéler)
J’ai adoré Vivi, elle est gentille et protectrice. Mais Taryn. TARYN. Oh la trahison qui ne passe pas!!! Comment as-tu osé trahir ta soeur pour un mec qui jouait un double-jeu? Je la déteste tellement maintenant… Déjà, c’était pas bien rose quand elle a volontairement laissé Jude se débrouiller toute seule, mais alors là, c’est vache. C’est sale. Une jumelle qui laisse son copain flirter avec sa soeur pour tester quoi… J’aurais voulu que Jude les empale tous les deux.

Voilà, je suis un monstre moi aussi. Oups.


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Ma notation: 3/5

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, ce premier tome et moi étions faits l’un pour l’autre, mais nous avons finalement décidé de faire chemin séparément. Pourtant, tout avait si bien commencé! L’aspect légendaire de l’histoire m’a séduite, ce mélange entre héros de la vallée et mythologie était si sublime que je n’ai pas pu décrocher une seule fois. Cependant, le récit manquait de consistance et les idées étaient trop survolées…

L’une des premières choses que j’ai aimé dans ce livre, c’est combien la famille royale aimait son peuple, et combien le peuple aimait ses dirigeants. Lumatere est une terre d’amour et de paix, et même dans la plus triste des misères, il y a toujours cette volonté d’aider l’autre et cet attachement à la terre natale. Finnikin parcourt les camps pour que l’histoire et l’humanité des Lumaterans survivent à l’absence du territoire, car une population sans terre, c’est une civilisation sans identité. Mon dieu que cet élément a été magnifiquement exploré! J’ai envie de pleurer, et ce n’est même pas ironique!

D’ailleurs, l’humanité est le critère qui a été le mieux travaillé selon moi. Les camps des exilés rappellent ceux des immigrants avec la faim, la maladie et le mal du pays. Les royaumes avoisinants haïssent les Lumaterans, ils n’hésitent pas à en faire des esclaves et à les tuer sans craindre les répercussions de leurs leaders qui approuvent secrètement leurs actes. Du coup, la langue se perd, tout comme le sourire et l’espoir. Certains passages font froid dans le dos car c’est exactement le genre d’atrocités qui se produit dans le monde.

Malheureusement, j’ai eu beaucoup plus de mal avec le reste du récit. Les personnages manquaient de charisme et de profondeur. Finnikin a de bonnes intentions, mais il reste trop passif par rapport à ce qui est attendu de lui. Ca et le fait qu’il se soumette facilement à Evanjalin… Ahem. Il faut le dire, j’ai eu beaucoup de mal avec Evanjalin! Autant j’ai aimé sa force, autant j’ai détesté sa manière de mentir et de manipuler sans regret. Etre prêt à tous les sacrifices au nom de son peuple, c’est noble. Le faire sans reconnaître ses torts, c’est tout autre chose! Le pire, c’est qu’Evanjalin se met colère quand on lui balance ses quatre vérités!

L’intrigue est plutôt bien menée, on arrive à être agréablement surpris par les quelques rebondissements. Cependant, beaucoup trop d’aspects ont été rapidement balayés et n’ont donc pas véhiculé les émotions souhaitées. J’aurais surtout voulu que l’amitié entre Finnikin, Balthazar et Lucien soit davantage développée, le synopsis nous fait penser que le trio va être au coeur de l’histoire, mais ce n’est pas du tout le cas! En plus, des scènes importantes n’ont même pas été décrites, l’auteure n’a pas voulu se prendre la tête avec, quoi…

Quant à la romance, elle ne m’a pas du tout plu, cela a même rendu les personnages niais… Les protagonistes s’enflamment pour pas grand chose, se pardonnent facilement les mensonges et autres manipulations… L’attitude de Froi, un jeune voleur que les héros rencontrent en route, envers Finnikin et Evanjalin est invraisemblable! Heureusement qu’il y avait la Garde de Trevanion, je les ai adorés, surtout Perri! YEAH.

Une petite déception donc. Il manquait pas grand chose pour que je tombe sous le charme!
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Ma notation: 4/5

Ce n’est pas un secret, la série Red Rising m’en a fait baver. C’est rare pour moi de trembler de peur pour des protagonistes et d’avoir des noeuds à l’estomac quant au dénouement de l’histoire, mais Pierce Brown l’a fait. Chaque tome surpasse le précédent en termes d’intrigue et de charge émotionnelle, c’est juste dingue! Du coup, lorsque l’auteur a annoncé un quatrième opus, j’étais à la fois heureuse et inquiète. Après tout, il ne reste plus grand monde de la bande de Darrow et des Howlers… Souvenirs, souvenirs…

Pierce Brown, petit vicieux! Moi qui pensais à la fin du troisième tome que tout irait dans le meilleur des mondes et que mes personnages préférés seraient protégés à jamais, voilà que tu remets leur vie en danger! Pas cool. Iron Gold est bien différent de ses prédécesseurs puisque nous apprenons que l’idéal de la République ne s’est pas réalisé et que quelque chose de pire s’est instauré. Si le règne des Golds était tyrannique, il protégeait néanmoins les autres couleurs de l’inconnu et de l’anarchie. Quelle ironie!

Je ne sais pas comment fait Pierce pour créer des protagonistes aussi différents, profonds et nuancés, mais il parvient toujours à m’épater! On retrouve ainsi un Darrow fatigué par la guerre qui s’éloigne sans cesse de l’idée de l’homme qu’il voulait être. Il doit abandonner sa famille et remettre la vie de ses amis en danger pour assurer la survie de la démocratie, et on sait tous qu’il n’en reste déjà plus beaucoup… Snif… J’ai eu de la peine pour Darrow qui ne connait aucun répit et qui doit encore et toujours donner plus de lui-même.

On revoit également Lysander et Cassius qui aident les plus faibles. Leur relation est particulière car, bien qu’ils s’aiment comme des frères, elle n’est jamais assez. Lysander m’a exaspérée, j’avais envie de lui secouer les puces! Il est intelligent mais se pose trop en victime. Le méchant Darrow a tué ma dictatrice de grand-mère, ouin ouin! Mais que devraient dire les autres? Et arrête avec ta Seraphina aussi, merci.

On fait ensuite la rencontre de Lyria, une Gamma qui a tout perdu à cause de la République. Elle fait partie des délaissés de la démocratie à qui il arrive des choses affreuses. Son personnage m’a beaucoup touchée, c’est fou tout ce qui lui tombe dessus! Mais ce qui m’a plu dans tout ça, c’est que Lyria reste une bonne personne, elle ne se laisse pas corrompre par les monstruosités qui l’entourent. Je l’adore!

Et enfin, il y a Ephraim, un ancien membre des Sons of Ares. Ecoeuré par la République, il a choisi de devenir un voleur hautement qualifié, ce qui lui permet d’oublier un peu la mort de son fiancé. Je dois dire que c’est le personnage avec lequel j’ai eu le plus de mal à accrocher… C’est néanmoins le plus badass de ce tome, hehe.

L’univers du premier cycle était déjà énorme, mais avec Iron Gold, Pierce Brown atteint un niveau au-dessus. On découvre l’histoire et les coutumes qui lient le peuple d’Io, et on est à la fois admiratif par l’honneur qu’il inspire et amer par rapport aux manigances qui s’en dégagent. Je sais pas où il va chercher tout ça, ni comment il parvient à donner une cohérence aux pièces de ce grand puzzle. Ce tome pose les bases d’une nouvelle ère où les alliances politiques sont peu rassurantes! Traduction: ça sent pas bon pour nos héros.

D’ailleurs, le traitement de la trame politique est excellent. A travers Lyria, on se pose des questions sur la légitimité de la démocratie et de la tyrannie. Avant la révolte de Darrow et des Sons, la Société avait un équilibre et une forme de sécurité, mais tout ça a disparu avec la République. Aujourd’hui, chaque individu veut faire valoir ses intérêts, et ces intérêts étant différents, ils divisent et poussent à la satisfaction personnelle. Les points mis en avant étaient vraiment intéressants.

Iron Gold a également son lot d’action, de violence et d’amitiés déchirées. Cesserons-nous un jour de souffrir? Certainement pas. Toutefois, j’ai été moins emballée par ce tome que par les précédents. Déjà, j’ai été malade durant toute la deuxième moitié du livre, ce qui fait que j’étais beaucoup moins concentrée. Ensuite, il y avait les nouvelles trames et les nouveaux personnages à présenter, ce qui a ralenti un peu le rythme de l’histoire. Mais entre nous, c’est le fait d’avoir été malade qui a le plus nui à cette lecture!

Le tome suivant, Dark Age, annonce un récit sombre et palpitant!
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Ma notation: 2/5

Bah dis-donc, quelle énorme déception! En voyant ce beau titre, cette magnifique couverture et ce synopsis, je pensais vraiment tomber sur une histoire magnifique et inoubliable. Non mais franchement, un récit situé dans l’espace qui donne priorité au développement de personnages diversifiés et attachants? Un récit qui fait vivre en émotion? C’est tout ce que j’aime! Mais que s’est-il passé?! Bah, je vais vous le dire. Ce roman était ennuyeux à mourir. Il ne se passe rien. Même Les Feux de l’Amour c’est plus excitant, bordel!

Les personnages sont appréciables (certains que j’ai aimé plus que d’autres) et on apprend beaucoup de choses en rapport avec leur culture et leur espèce. Cela dit, j’ai l’impression de ne rien avoir appris d’important sur leur personne. Au lieu d’avoir un approfondissement du passé et des relations qui les lient les uns aux autres, l’auteure s’est contentée de décrire des futilités (les trucs bien monotones du quotidien, je vous prie). Zzzz

Côté intrigue, c’est le vide intersidéral. Nous vous laissez pas berner par la mission de l’équipage et par la fausse dynamique entre les espèces, rien de passionnant ne se produit. Il y a trois événements qui auraient pu apporter du peps à l’histoire, mais là encore, l’auteure n’a pas daigné s’y attarder. En trois pages, la situation est conclue, et encore, on n’assiste jamais réellement aux scènes. Quel est l’intérêt de ces fausses « actions »? Je vous promets, j’avais juste envie que le vaisseau se fasse pulvériser!

L’aspect le plus ridicule reste probablement la romance, qu’elle soit émotionnelle ou corporelle. Franchement, c’est comme si moi je tombais amoureuse de mon poisson ou de mon ordinateur. Meh. C’est glauque, sans passion et complètement tiré par les cheveux. Je veux bien croire que l’époque mise en avant est bien plus avancée que la nôtre, mais là, la particularité de ces relations m’a paru trop poussée. C’est du grand n’importe quoi… Y a que les questionnements culturels et philosophiques qui m’ont plu. *Soupire*

Je ne lirai pas la suite!
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Ma notation: 4/5

L'univers créé par Brandon Sanderson est riche et unique. Certes, dans le fond, on retrouve la même opposition entre l’aristocratie et la classe pauvre, mais j’ai aimé le mystère qui entoure le héros déchu. Il y a une légende le touchant qui m’intrigue: comment est-il passé du grand héros au dirigeant tyrannique? Qu’est-ce que le Deepness? La menace sur l’humanité était-elle réelle ou une pure invention pour nourrir la peur chez les plus faibles? Tell me, Brandon!

Au début de chaque chapitre, on a un extrait du journal du Lord Ruler qui nous montre ses doutes et son humanité. Autant en général j’ai juste envie que le grand méchant meurt, autant là j’avais envie de savoir ce qui lui est arrivé. Il est cruel et impitoyable sans aucun doute, mais beaucoup de ses pensées laissent entrevoir que son attitude était indispensable pour sauver le monde. Je ne sais pas trop quoi penser, mais je suis grave curieuse!

Jamais je n’avais vu une magie basée sur l’utilisation des métaux, c’était intriguant et complexe. C’EST COOL. Mais au-delà de la simple consommation des métaux, c’est l’encadrement autour de la pratique qui m’a le plus convaincue car la magie ne va pas de soi: les métaux doivent être purs, chaque métal et chaque action ont une durée limitée, les différents pouvoirs sont géniaux, tout pouvoir appel à un certain degré d’épuisement… Vous voyez? AWESOME.

Les personnages, mes bébinous, sont marqués par la dureté de la vie, et surtout, ils sont nuancés par leurs défauts. Je vous avoue, j’ai un faible pour Kelsier, notre leader charismatique au sourire fatal. [Non, ce n’est pas tout ce que j’ai retenu!]. J’ai adoré ses plans, le type c’est Kaz Brekker à 30 ans, je vous le dis. Par contre, j’ai eu un peu plus de mal avec Vin, surtout lorsqu’elle se laisse un peu influencer par son attraction envers Elend. Cependant, Vin fait preuve de beaucoup de courage malgré les circonstances!

Au début j’aimais bien Elend, il était intriguant, mais il a fini par me décevoir. C’est juste un noble avec une belle gueule. J’espère qu’il deviendra plus intéressant par la suite! Sinon, j’ai aimé la bande car, en plus d’une complicité réciproque, chaque membre a une influence positive sur les autres. En plus, les questions philosophiques soulevées par certains étaient pertinentes. Brandon Sanderson a donc tout bon!

Niveau intrigue, j’ai été très surprise! Je ne m’attendais pas du tout à tous ces revirements de situation, dont un qui m’a rendu un peu triste… Toutefois, il manquait un effet dramatique à tous ces rebondissements. Je sais, c’est un comble venant de moi. Mais là, on aurait pu m’annoncer un steak frites, ça aurait été pareil… J’aurais aussi voulu que le côté « braquage » soit réellement exploité, ça aurait été encore mieux je pense!

J’ai beaucoup aimé ce premier tome, la preuve, j’ai déjà la suite en ma possession :D
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date : 09-01
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Ma notation: 4/5

Cela faisait un moment que je n’avais pas mis le nez dans un roman paranormal, du coup, en voyant le troisième tome de la série The Diviners se pointer sur mon fil d’actualité, j’ai sauté sur l’occasion pour me surprendre un peu! Parce que, why not? Et même si je n’ai pas eu les grands frissons attendus, c’est une toute autre surprise que j’ai eu: un tome riche et complexe de presque 600 pages que je n’ai pas pu lâcher.

Ce tome est complexe, il n’est pas seulement question d’une héroïne dont le talent réside dans la capacité à résoudre les meurtres. Les personnages sont nombreux et diversifiés, ce sont des exceptions de la société – pas seulement par rapport à leur nature – mais par leur manière de penser qui prône l’évolution des mentalités. On fait la rencontre d’Evie qui a perdu brutalement son frère à cause de la guerre, de Sam le pickpocket, de Theta qui fuit son passé, de Memphis qui subit le racisme, de Jericho l’orphelin recueilli par Will, de Henry le pianiste gay… J’ai adoré Sam et son arrogance ainsi que l’amitié entre Theta et Henry! GIMME MORE.

Tous ces protagonistes ont des particularités, certains sont des Devins (médiums, guérisseurs, visiteurs de rêves), d’autres relèvent du jamais-vu… Mais tous ont un rôle dans l’histoire. Les points de vue multiples dont celui du vent permettent de mieux cerner les personnages ainsi que l’atmosphère. J’ai été fascinée par leurs secrets, leurs pouvoirs, leurs connexions… Tout a sa cohérence, sa pointe d’humour et sa tragédie.

Libba Bray nous emporte dans un univers vintage à la fois glamour et glauque! Venez découvrir le jazz américain, le cinéma muet, les bars clandestins ou encore les fins spectacles, et jamais vous n’oublierez cette époque. L’auteure a fait ses recherches et ça se voit! The Diviners est si riche en détails et en vivacité que ce n’était plus de simples images qui se construisaient dans ma tête, mais un film en noir et blanc. Carrément.

Il y a également des sujets plus sérieux qui sont abordés tels que la ségrégation raciale, le fanatisme religieux, la première guerre mondiale, la haine et le regard désapprobateur envers les femmes… On apprend beaucoup de choses sur cette époque où tout paraît pourtant si innocent et pur. Ca peut faire beaucoup, et pourtant, ça n’a fait qu’ajouter plus de tension! On voit comment toutes ces dynamiques affectent l’enquête.

L’investigation était peut-être l’aspect le moins fascinant puisqu’on connaît déjà l’identité du tueur. C’est plus les connaissances que j’ai acquises en matière d’occulte, le raisonnement derrière les différents dogmatismes ainsi que le côté « enquête familiale » qui m’ont le plus intéressée! La prophétie qui entoure les Devins, bien que prometteuse, reste vague. J’aurais voulu en savoir plus sur là-dessus.

Finalement, ce qui a joué dans ma notation, c’est le comportement d’Evie durant les 300 premières pages. Malgré le fait qu’elle soit marrante, l’héroïne se montre superficielle et égoïste. C’EST INSUPPORTABLE. Heureusement qu’elle finit par évoluer car la suite s’annonce prometteuse!

Note: le livre est assez lent car il y a énormément d’axes à traiter, mais il est très bien écrit! Et super bien.
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Ma notation: 3/5

C’est l’univers qui m’a le plus captivée dans ce roman. Les paysages, la magie, tout est magnifique et sombre! Les Faes n’ont rien à voir avec les descriptions habituelles que l’on peut voir, ici, la beauté n’est qu’illusion et tromperie – ce qui se cache derrière est bien plus sournois et effrayant. C’est marrant, d’ailleurs, comment l’auteure nous détourne de ce semblant de perfection. Malgré le fait que les Faes ne ressentent aucune émotion, ils recherchent certains aspects propres à l’humanité, notamment l’acceptation par les autres et l’habilité à créer. Pour tout vous dire, même les créatures qui rôdent sont repoussantes, étant composées entièrement de cadavres décomposés humains! Charmant, n’est-ce pas?

Malgré toutes ces bonnes choses, j’ai trouvé l’univers sous-exploité. Margaret Rogerson nous affirme qu’il y plusieurs cours, et pourtant, on reste cantonné entre la Cour de Printemps et la Cour d’Automne sans savoir comment celles-ci fonctionnent! Et encore, que dis-je, on n’entrevoit que la forêt de la deuxième cour! En plus de cela, les créatures féeriques qui se baladent un peu partout sur les territoires humains n’étaient pas aussi menaçantes que je l’espérais. Enfin, je sais pas moi, mais quand on met des monstres sanguinaires, c’est pour qu’il y ait des morts partout! Quoi, non? Bah mince alors…

Quant aux personnages, mon avis est très partagé. J’aimais beaucoup le dynamisme du début entre Isobel et Rook, l’intelligence et l’entêtement de l’héroïne se mariaient bien avec le mystère et la maladresse du prince. L’insta-love était subtile et mignon comme tout (quand Rook se transforme en corbeau pour se mettre sur l’épaule d’Isobel, c’est chou), et leur chamaillerie un pur régal! Mais à force, les protagonistes ont perdu de leur intérêt. Sans compter que je n’ai pas eu l’impression de les connaître. Tout comme le passé de Rook, le conflit avec sa cour demeure une énigme! Il s’agit surtout d’excuses pour servir la romance, et c’est dommage.

Et surtout, où est l’intrigue? Je savais qu’il allait y avoir une romance dans cette histoire, mais ce que je ne savais pas, c’est qu’elle prendrait toute la place. En gros, je m’attendais à plein d’aventures, de rebondissements et de dangers… Mais tout ce que j’ai eu, c’est des scènes d’actions abrégées et une fin facile et attendue. Où le type le plus puissant est totalement impuissant, s’il vous plaît.

M’enfin, j’ai quand même eu mes petits moments de plaisir! Plusieurs passages du roman m’ont fait rire: les soeurs d’Isobel qui étaient des chèvres avant d’être transformées en humaines, les déclarations d’amour maladroites de Rook, l’obligation pour les Faes de rendre la politesse et de faire des révérences quand les humains en font… C’était très drôle et bien pensé!

J’ai aussi bien aimé le fait qu’Isobel veuille rester humaine, elle voit très bien qu’être Fae n’est pas synonyme de bonheur. On finit donc cet avis sur une bonne morale!
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date : 31-12-2017
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Ma notation: 4.5/5

Pour ne pas changer, j’ai adoré retrouver la typographie qui rend The Illuminae Files aussi unique! On revoit l’analyste qui me fait toujours autant rire avec ses commentaires hilarants, les fameuses retranscriptions et tchats habituels… Mais il y a également quelques nouveautés, notamment des dessins drôles et exquis signés Marie Lu ainsi qu’un découpage particulier vers la fin du livre qui démontre le génie des auteurs!

Les nouveaux personnages sont réalistes et attachants, j’ai apprécié leur force et leur intelligence. Cela dit, j’avais parfois des impressions de déjà-vu par rapport à certaines situations qui m’ont rappelée celles impliquant Kady et Ezra. On va dire que les protagonistes passent par des phases assez similaires, ce qui a enlevé un peu de leur charme… Puis, je sais pas, Kady avait suscité davantage mon admiration vu qu’elle était seule conte tous!

En revanche, j’ai bien aimé leur évolution, surtout celle d’Hanna qui passe d’une fille superficielle à une jeune femme déterminée à faire ce qui est juste! Et pour notre plus grand plaisir, on revoit les héros du premier tome (qui restent mes préférés)! J’étais surtout contente pour AIDAN, la série ne serait pas ce qu’elle est sans lui. J’adore son humour impromptu, son sens des responsabilités, son attachement pour ses camarades… Quant à Ella, une hackeuse handicapée, elle a brillé durant toute l’histoire.

Côté intrigue, j’ai été charmée, manipulée, abasourdie… On sait qu’il va y avoir des trahisons, des morts inévitables, des rebondissements de tarés, mais on a du mal à les cerner. AAAAH! Impossible de savoir ce que les auteurs nous préparent! Néanmoins, j’ai trouvé le rythme de ce tome moins soutenu que le précédent, ce qui s’explique notamment par les doubles enjeux puisque les héros doivent sauver deux catégories de populations.

Mais voilà, il y avait quelques aspects de l’intrigue qui auraient mérité plus d’attention: les parasites n’ont pas eu le grand effet attendu (je les ai trouvés moins redoutables que les morts-vivants du tome 1), l’explication finale était fascinante mais n’a pas éclairci le mystère de la flaque de sang qui a été épargnée par le phénomène, et enfin j’ai trouvé la résolution finale un peu trop pratique! Mais bon, les retournements de situation étaient au point!

Au-delà de ces petits détails, Gemina a été une réussite, même si Illuminae reste mon tome préféré.

Note: la version audio (VO) est vraiment top! On a des bruits, des voix distinctes, un bon jeu d’acteur… C’était cool!
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