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Bibliothèque de JessicaF : Liste d'argent

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Le fantôme d'Anya Le fantôme d'Anya
Vera Brosgol   
Anya est un jeune immigrée russe qui essaye de s'intégrer à la société américaine comme elle peut. Un soir, elle tombe dans un trou et rencontre le fantôme d'une jeune fille qui deviendra une amie... Mais Emilia est-elle aussi franche qu'elle le prétend ?

par Moustik
L'homme qui s'envola L'homme qui s'envola
Antoine Bello   
Il s'agit là d'une lecture "imposée" et je dois dire que même si le style d'écriture est fluide, je n'ai pas vraiment accroché avec cette histoire, en particulier avec le personnage principal Walker. J'avais beau essayer je n'arrivais pas à le plaindre, encore moins à le comprendre.

par KwoL25
Phaenix, tome 1 : Les Cendres de l'oubli Phaenix, tome 1 : Les Cendres de l'oubli
Carina Rozenfeld   
http://wandering-world.skyrock.com/3106475547-Phoenix-Tome-1-Les-Cendres-De-L-oubli.html

Ouaw. Ouaw ouaw ouaw ouaw ouaw. Je suis juste incapable de dire autre chose, là tout de suite. Quel roman ! Mais quel roman ! Phænix est un ouvrage ardent, saisissant, intense, palpitant, et diablement obsédant ! Je peux vous assurer que ce livre est un coup de coeur. Un énorme coup de coeur, même. Cela faisait des mois que je n'avais pas pensé à un roman de cette façon. Il me hantait littéralement. A table, avec des amis, en famille, les personnages et l'intrigue de Phænix me poursuivaient partout ! J'ai vécu tellement de merveilleuses choses durant cette lecture que toutes les coucher à l'écrit risque d'être une expérience compliquée !
Dès le départ, en pénétrant dans l'univers du roman, j'ai senti que le coup de coeur n'allait pas être très long à venir. On pénètre dans un monde enchanteur et envoûtant. Carina Rozenfeld possède réellement un don avec les mots. Chaque description est solaire, fascinante et ultra visuelle. On ne peine vraiment pas à plonger dans chaque paysage, chaque situation et chaque lieu où l'auteure a voulu nous embarquer. Dès que je mettais à lire, la réalité autour de moi disparaissait. Le monde fantastique de Phænix effaçait le temps autour de moi. Je me suis retrouvé à de très nombreuses reprises sur un nuage de coton, engourdi, comme lorsqu'on se réveille après une longue nuit. Cette merveilleuse lecture m'a permis une évasion totale, rare et vraiment, vraiment, addictive. Impossible de ne lire que des bribes du livre. Dès qu'on plonge dans l'intrigue, les pages sont comme animées d'une vie propre, et elles se mettent à défiler avec frénésie entre nos doigts.
Évidemment, cette histoire d'amour que j'ai vécu avec le roman a pu voir le jour grâce, avant tout, aux personnages que renferme l'histoire. Anaïa m'a totalement fait craquer. Pour commencer, j'adore son prénom ! Sincèrement, je le trouve magnifique ! Puis c'est juste un protagoniste fabuleux. Mature, déterminée, sûre d'elle, aimante, passionnée et toujours pleine de surprises, elle m'a complètement fait fondre. Ses petites manies m'ont permis de complètement m'identifier à elle. Sa timidité maladive en public, le fait qu'elle pince sa paille avec ses dents ou encore sa façon de s'exprimer m'ont vraiment fait penser à moi. Oui bon ok, elle boit du Coca-Cola et non pas de l'Ice-Tea, mais on ne va pas lui en vouloir ( ni à Carina qui, elle non plus, ne supporte pas cette boisson ! Si si, je vous assure, c'est elle-même qui me l'a dit ! ). Anaïa est douce, tendre, innocente. Elle m'a profondément touché. Je crois que l'auteure a su décrire à merveille mon style de fille. Merci madame Rozenfeld. Voilà que je tombe à mon tour amoureux d'un être chimérique. Mais quel être ! Haaaaaaaaa, Anaïa, je t'aime !
Le gros plus de ce roman réside aussi dans les protagonistes masculins qui s'y cachent. Nous avons Enry, le garçon touchant, drôle, et qui ne prend rien au sérieux. Puis nous avons Eidan ( j'adore ce prénom aussi ), personne à la fois torturée, mélancolique et mystérieuse. Ces deux caractères apportent une réelle richesse au roman. On confronte toujours leurs dualités, en passant par une multitude de sensations. De plus, Eidan et Enry vont véritablement en faire voir de toutes les couleurs à Anaïa qui va, elle, mener sa propre route. Hors de question de se laisser poser des bâtons dans les roues par des jeunes hommes. Ce triangle amoureux ( qui, au fond, n'en est pas vraiment un ) m'a conquis et subjugué ! Les moments durant lesquels Anaïa se retrouvait seule avec l'un ou l'autre de ces héros étaient exceptionnels ! Quel bonheur !
L'élément qui m'a rendu complètement accro à Phænix ( parce que, oui, j'en suis véritablement devenu drogué et dépendant ) est le fait que Carina Rozenfeld ait inséré des dizaines de musiques dans son chef-d'œuvre. En effet, ce roman est ultra moderne ! Facebook, Apple et chansons récentes y sont monnaie courante ! Et grâce à chaque chanson que l'auteure a choisi d'intégrer à son histoire, ma fascination pour cette dernière n'en a été que plus forte. Seigneur !!! Je n'avais pas vibré pour un roman de cette façon depuis des siècles ! Les scènes musicales sont énormément tactiles, charnelles, et font parti des moments les plus intenses que j'ai jamais vécu. J'étais véritablement en transe, absorbé entièrement par chaque page, chaque ligne, chaque mot. Franchement, j'attendais d'éprouver cela depuis tellement longtemps ! C'était... C'était si unique ! Ajouter à cela un climat troublant, noir, inquiétant et terriblement tentant à la fois, grisant et exaltant, et vous caressez à peine mes impressions. Il faut lire Phænix pour éprouver autant de plaisir. Quelle lecture !
Nous rencontrons également d'autres personnages, tels que Garance, Yvan et Vincent, qui apportent un vrai plus à l'intrigue. Garance m'a énormément plu ! Drôle, pragmatique et indépendante, son rôle dans l'histoire est très important, puisqu'elle va servir de point de repère à sa meilleure amie, Anaïa. De plus, le contexte dans lequel nous sommes plongés est dévastateur. Le sud de la France, sa beauté, l'été qui perdure, les fleurs, les oiseaux, le soleil... Tout cela était vraiment magique à découvrir. Surtout qu'arrivée à la moitié du livre, l'atmosphère n'est plus du tout aussi charmante. Elle devient épaisse, ténébreuse, sibylline, obscure, et pourtant tellement, tellement passionnante et addictive.
Les rebondissements sont juste à couper le souffle ! Les découvertes que va faire Anaïa à son sujet et à celui de ses amis m'ont juste laissé bouché bée. Les surprises sont saisissantes, et elles nous poussent à lâcher le roman et à souffler quelques instants avant de pouvoir replonger dans cet univers extraordinaire. Et, surtout, je connais désormais la vraie signification de cet étrange "æ" ! La clé du roman ! Je comprends maintenant pourquoi l'auteure tenait tant à l'écrire "æ" et non pas "ae". Les lettres doivent être unies. Tout est lié. Littéralement.
On erre donc au beau milieu d'un récit émouvant, transcendant et véritablement enivrant. Enivrant... Voilà le mot qui colle parfaitement au roman. Il nous possède. Nous enivre. La conclusion du livre m'a complètement achevé, et je suis terriblement impatience d'avoir la suite des aventures d'Anaïa entre les mains. En refermant Phænix, on se trouve dans un état inquiétant et étrangement agréable, comme perdus sur une plage de cendres. Tout est froid et insipide. On en redemande. On en veut encore. Plus, plus, plus.
Phænix est donc un magnifique roman et un coup de coeur. C'est un ouvrage ardent, qui nous consume et nous brûle de passion. L'ambiance est captivante, les protagonistes touchants au possible et gorgés de magnificence, et l'intrigue est juste époustouflante. Tout, à mes yeux, est parfait. J'ai été saisi par tous les éléments de l'intrigue. Une lecture dévastatrice, marquante et incandescente, tel un brasier enivrant, que je vous conseille fortement de découvrir.

par Jordan
La passion de Dodin-Bouffant La passion de Dodin-Bouffant
Mathieu Burniat   
J'ai beaucoup aimé ma lecture. Une histoire tendre et sympathique malgré le sacré caractère de notre Mr Dodin-Bouffant !

C'est une oeuvre tirée d'un roman que j'espère avoir l'occasion de lire prochainement ! ^^

par Avaelys
Insaisissable, Tome 3 : Ne m'abandonne pas Insaisissable, Tome 3 : Ne m'abandonne pas
Tahereh Mafi   
"Mon cœur se brise en mille morceaux."

Avant de faire ce commentaire, j'ai du attendre 2 bonnes heures pour pouvoir à peu près correctement, exprimer mon avis sur ce livre. Car après l'avoir refermé, la seule chose que j'aurais pu écrire serait " ... ". Juste cela. Car ce roman m'a laissé sans voix, sans souffle, sans mots, comme si ce livre avait aspiré mon pouvoir de raisonner.
N'ayant pas fait de commentaire sur les tomes précédents, ma critique englobera les tomes 1, 2, et 2/5, bien qu'il sera beaucoup plus centré sur le dernier tome. Je m'excuse donc d'avance pour la longueur, et pour les plus pressés, vous pouvez passez directement à ma critique du tome 3. (Cinquième paragraphe)
Durant la lecture du premier tome d’Insaisissable, le style de l'auteur m'a tout de suite séduite : Tahereh Mafi à une manière bien à elle d'agencer les mots, de les réunir pour qu'ils ne veulent plus rien dire du tout, ou au contraire, faire un mélange si explosif que nous mêmes, nous avons du mal à en capter le sens complet. Son style colle tout à fait avec le comportement de Juliette: fou, à fleur de peau, qui n'est sure de rien (D’où les phrases barrées, -beaucoup moins présentes, voire absentes lors du dernier tome-). Juliette, enfermée depuis 264 jours, est une fille brisée, anéanti, fragile vulnérable et tellement, tellement...faible. Elle en veut au monde entier mais se déteste par dessus tout. Elle se dégoûte, se veut morte, n'accorde aucune importance à la vie, elle se considère comme un monstre : En effet, tous ceux qui la touche et qu'elle touche se retrouve vidés de leur énergie vitale et meurent si son contact dure trop longtemps, c'est aussi la raison de son emprisonnement: l’empêcher de faire encore du mal à autrui. Ce qu'elle trouve dans un sens, juste. Et puis un jour...Adam. Adam arrive et là, c'est l'explosion, l’apothéose, la révélation: elle peut le toucher. Elle l'aime et ferai tout pour lui...Même quand elle découvre qu'il n'est venu dans sa cellule que sous les ordres de son chef. LE chef des chefs : Warner. Et même quand ce dernier l'a fait sortir de sa prison, lui offre un logement, de l'eau chaude, de la nourriture et des vêtements si luxueux qu'ils en défieraient l'entendement, Juliette reste (presque) de glace. De manière justifiée d'ailleurs, car Warner lui a fait clairement comprendre qu'il comptait l'utiliser comme une arme et qu'elle lui obéirait, comme une espèce de marionnette, sans qu'elle est son mot à dire. Warner apparaît dans ce tome comme l'Ennemi, celui qu'il faut fuir, la figure de tout ce qu'Adam, Juliette et bon nombre d'autres personnes déteste : le Rétablissement.
Bien évidemment, ils arrivent à s'enfuir et après beaucoup de péripéties et l'aide de Kenji, un soldat "déserteur "tout comme Adam (mais beaucoup plus drôle et sympathique, on sera d'accord) ils arrivent à se réfugier au Point Oméga, quartier général de la Résistance, où, tout comme Juliette (et Adam qui le découvrira plus tard),ces "réfractaires" ont des pouvoirs. C'est la fin du tome 1.
Le tome 2 se passe principalement au Point Oméga où Juliette pleurnichotte (Je confirme ce mot n'existe pas) la plupart du temps et où Adam la réconforte...aussi la plupart du temps. Puis Adam découvre qu'il a lui-même des pouvoirs et Juliette décide de "rompre" car son pouvoir risque de le tuer par sa faute.
Et, je ne sais plus trop comment, Warner est capturé et ramené au Point Oméga : On découvre qu'il à lui aussi des pouvoirs et qu'Adam et lui sont ( ATTENTION SPOILER POUR CEUX QUI N'ONT PAS LU LE TOME 2...)...demi-frères !...Et Juliette commence à avoir quelques doutes sur ses sentiments et n'accepte pas le fait d’être attiré par Warner. Mais les circonstances font, qu'à la fin du tome 2, elle soit "obligé" de collaborer avec Warner pour se venger de son père, Anderson; Une guerre à éclaté et beaucoup de gens du "bon coté" sont morts à cause de lui.
Le tome 2,5 est hors série et se place du point de vue de Warner. Un Warner que l'on découvre pas si insensible que ça et clairement amoureux de Juliette. Le carnet qu'elle gardait pendant son emprisonnement est trouvé et lu par Warner. Ses sentiments sont divers, face à la lecture des plus profondes pensées de Juliette; et il est de plus en plus fasciné par elle.
Et enfin, j'arrive à ma critique du tome 3. Un tome qui m'a inspiré beaucoup de sentiments, tellement, tellement de choses à dire de ce tome. Le style qui singularise Tahereh Mafi des autres auteurs est beaucoup moins présents dans ce tome que dans les deux premiers; néanmoins, je crois que des 3, celui-ci dépasse toutes mes espérances (surement aussi, parce que c'est le dernier) .
J'aimerais pouvoir vous faire part de mes sentiments le plus clairement possible. J'aimerais pouvoir vous faire ressentir les mêmes sensations que j'ai éprouvé en lisant ce livre. J'aimerais ne jamais avoir lu ce livre aussi rapidement. Pour le relire. Encore, et encore, et encore, et encore... Sans jamais m’arrêter.
On retrouve Juliette changé. Plus forte, plus féroce, plus...Insaisissable. Je ne sais pas comment Tahereh Mafi fait, a fait, pour que tous les mots de ce roman, ainsi que les autres, nous donne l'impression de nous révéler un interdit, un grand secret, comme si un ange descendait du ciel pour vous chuchoter à l'oreille le plus horrible de tous secrets... Je ne sais pas comment elle fait pour qu'ils donnent l'impression de vouloir dire quelque chose de si profond, de si vivant et de si réel, quelque chose de tellement plus réel que la réalité, tellement plus réel qu'un livre et bien trop réel pour des personnages de fiction; qu'ils donnent l'impression que le tangible devienne incertain et que l'incertain devienne tangible ... Chaque mots vous heurtent jusqu'à briser vos os, briser vos jambes et vos bras, briser votre esprit, vos pensées, briser vos convictions les plus solides,vous faire fondre et vous figer en même temps, vous transmettre tellement et si peu de choses à la fois, et vous faire
à
chaque
fois
de plus
en plus mal
et vous donnez l'impression de chuter et de voler, d’être bien plus vivant que vous ne l'avez été de toute votre vie ou plus proche de la mort à chaque instant... Vous tombez, toujours plus vite, toujours plus bas, toujours toujours...
Plus profond.
Et ma chute n'a été que plus rapide quand les doutes de Juliette se sont transformés en certitude et qu'elle à été sure[spoiler] que c'était Warner, et pas Adam, le véritable amour de sa vie (désolé de paraître clichée), et qu'elle était certaine [/spoiler] du choix qu'elle allait faire.
On découvre un Warner totalement à l'opposée du 1, et quelques parties de sa vie nous sont révélées. Adam, par contre, est presque [spoiler]pitoyable, par son comportement, ses cris et[/spoiler] méconnaissable. Je crois que l'auteure a choisi la solution de facilité pour le choix de Juliette et même s'il ne me déplaît pas, je l'ai trouvé trop facile à mon gout: le choix de Juliette semble évident.
La fin, quoique plutôt rapide, signe à la perfection ces 3 tomes mais donne l'impression de ne pas être le dernier de la série. (Une adaptation en film est peut être prévue.)
Quoiqu'il en soit, ce dernier tome est une merveille, j'aimerais tellement, dans 1 an, y repenser et ressentir exactement les mêmes sentiments que maintenant, un mélange de déception et de joie, d'avoir fini ce livre et de n'y avoir trouvé dans l'ensemble aucun défaut, et que ce souvenir reste intacte, ce moment où je me rends compte que ce livre restera gravé dans ma mémoire...

"Et j'aimerais, plus que tout, savoir comment immortaliser ces moments pour les revivre à jamais.
Parce que celui-ci
vaut tout l'or du monde."

par Fantalex
Will et Will Will et Will
John Green    David Levithan   
ça se dévore et ça se savoure ! Ce livre est un chef-d'œuvre de l'année 2011. Déjà, c'est du John Green, donc forcément, ça présageait de la qualité. Mais lààààààhhhh... Wahou !!! Une petite merveille très dynamique, drôle, émouvante, dansant sur le fil de l'Amour, avec un grand "A", celui entre les potes, celui entre un garçon et une fille ou entre deux garçons.
Les deux Will sont diamétralement opposés (chacun incarné par un auteur), mais pourtant ils se comprennent, ils gravitent tous les deux autour de la même planète. Il y a le Will qui essaie douloureusement de se faire oublier, et le Will qui essaie simplement de s'oublier lui-même. Il y a le Will "normal" et le Will dépressif, le Will discret et le Will cynique, provocant, qui utilise son mal-être comme une arme.
Le style de David Levithan est assez unique, particulier, dérangeant au début, et avec l'habitude, c'est juste... parfait. Juste comme il faut, parce que ça reflète complètement Will Grayson n°2 (n°1 ?).
J'étais avec 2 copines quand on a découvert cette sortie. Et on a toutes les trois acheté, dévoré et adoré le bouquin. C'est une histoire de mec. Alors certaines filles pourraient peut-être se poser la question de l'identification. Vous posez pas la question. C'est complètement universel, que ce soient des garçons est une excuse. Je crois que je me suis jamais autant identifiée à chacun des personnages principaux (qui sont pourtant 3 mecs). J'ai compris des trucs sur moi que je comprenais pas forcément.
Vraiment.
Sincèrement.
Je vous le conseille.

par flo0wer
La Passe-Miroir, Livre 1 : Les fiancés de l'hiver La Passe-Miroir, Livre 1 : Les fiancés de l'hiver
Christelle Dabos   
Une lecture enthousiasmante !!

J'ai mis du temps pour lire ce livre, pour différentes raisons, et je ne regrette pas de ne l'avoir découvert que maintenant, alors que je profite enfin de vacances, après de longs mois de travail : j'ai pu le lire à mon aise, presque d'une traite, et en profiter sans être dérangée.

Christelle Dabos a l'âme d'une romancière, une vraie, de celles (et de ceux) qui sont si rares. Elle maîtrise absolument tout : l'écriture (même les ornements de son style - dérives que je ne goûte guère d'habitude, subissant ce genre d'excès en grinçant des dents - sont en totale harmonie avec la magie du monde et les paradoxes de son héroïne, enfin... anti-héroïne, quel défi si brillamment relevé !) l'intrigue, ses personnages, le monde décalé.

J'adore l'écharpe !!!
(désolée, il fallait que ça sorte, alors j'ai cédé ^_^)

Je suis admirative de la manière dont l'auteur a réussi à créer une ambiance si personnelle, si envoûtante qu'il est impossible d'y retrouver des références. De nombreux auteurs (parfois très distrayants et maîtrisant parfaitement leur exercice) ne font que surfer à l'envi sur les thèmes porteurs. Les résultats sont bons, parfois même excellents, mais il n'y a jamais cette magie, cette possible immersion, où le sens critique part au placard (avec l'écharpe, par exemple <3). Mais par bonheur, quelque fois, la magie de l'écriture est là : l'auteur semble s'être si bien approprié les thèmes qu'il a choisi d'exploiter que l'on oublie qu'ils aient jamais été traités avant...

J'ai donc lu ce livre d'une traite ou presque, captivée par cette facilité de lecture - celle qui cache toujours un travail colossal. Aucun effort n'est demandé au lecteur, il peut se laisser bercer, sachant que tout viendra à point : les surprises, les justifications, les révélations.

Le style est incroyablement évocateur. Je suis en générale très hermétique aux descriptions : mon esprit décroche, je ne suis plus, mon regard décolle, il peut m'arriver de mollir, de reposer le livre / mon kindle...
Les descriptions de ce livre, nombreuses et courtes, sont remarquables de poésie et d'efficacité : en quelques mots choisis l'auteur fait jaillir une scène, des images, de la lumière, beaucoup de jeux d'ombres et de lumière, des visages... On s'y croirait ! C'est un grand talent de pouvoir ainsi permettre au lecteur de s'évader sans peine dans un monde imaginaire, comme s'il passait la tête à travers sa page ou son écran, un peu comme à travers un miroir...
(n'oubliez pas votre écharpe, on peut s'enrhumer facilement en plongeant le nez comme ça n'importe où)

Une des faiblesses récurrentes du roman "fantastique" (je mets tout l'imaginaire décalé dans cette rubrique : fantasy, urban-fantasy, steam punk, dystopie, uchronie, conte, SF, fantastique, surnaturel) est d'apporter avec une certaine lourdeur, ou du moins un manque d'élégance, les aspects décalés du monde - ces éléments qui vont permettre au lecteur d'apprécier le décalage entre le monde de l'auteur et le nôtre, et de profiter ainsi pleinement du récit. Parfois il y en a trop d'un coup (le fameux "info-dump" !) ou pas assez (on n'y comprend rien) ou trop tard (on n'est déjà plus là ou alors franchement énervé :( ). Ou alors, le roman s'appuie sur d'autre récits du même genre, alors c'est très clair ; si clair d'ailleurs que ça a de fortes chances d'être assez ennuyeux, parce que déjà vu mille fois (pas toujours cependant, grâce au miracle de la grâce de l'écriture... :) ).

Bon, tout ça pour dire que Christelle Dabos est une championne !! Je suis épatée par sa maîtrise, sa manière d’amener sur la pointe des pieds et avec une discrétion impalpable (l'écharpe peut aller se rhabiller, on parle d'un voile impalpable, là !) les informations nous permettant de nous immerger peu à peu dans son monde : c'est tout simplement du grand art !
Oui, parce que c'est difficile. Très difficile. Difficile du genre presque impossible.
Et que le résultat permet une lecture exquise, avec juste ce qu'il faut de questionnements ("c'est qui celle-là ? " "ça sert à quoi ça ?" "et comment ça se fait que ?") pour apprécier l'explication qui vient sans heurts, juste à temps, ni trop tôt ni trop tard.

De même les capacités "magiques" des personnes dotées de magie ne sont-elles pas exhibées comme des trophées, mais seulement vaguement exposées avant d'être mises en scène aux moment opportuns, jusqu'à l'apothéose finale...

Les personnages (mon grand point de sévérité) sont à l'image du reste : excellents.
Presque stéréotypés au départ pour beaucoup (ce n'est pas une critique, ce procédé me semble au contraire à privilégier dès lors que l'on sait faire évoluer ses personnages) certains nous étonnent alors que le roman se poursuit : Ophélie bien sûr, qui ne révèle bien plus héroïque que son départ chancelant, enrhumé, nauséeux, récalcitrant, ne l'aurait laisser croire. Et l'incroyable tante de Thorn ! Et le petit chevalier que l'on ne cerne toujours pas, mais qui fait froid dans le dos, les personnages secondaires, tout droit sortis de contes de fées pour certains (les vrais, ceux qui font peur)...

Il est rare de voir réunies tant de qualités littéraires chez un même écrivain : l'art d'écrire (je ne parle pas seulement du style, qui semble tant signifier pour un certain type de lecteurs français, mais de l'amenée des choses), l'imagination, la clarté, la faculté à évoquer des images terriblement vivantes et des personnages vrais, plausibles, complexes, humains tout simplement.
Et quand on a la chance de trouver cette harmonie, on le lâche pas !
Je suis sur les starting-blocks pour le tome 2, Christelle, c'est quand vous voulez ! XD


par milabette
Le Cirque des Rêves Le Cirque des Rêves
Erin Morgenstern   
Même en anglais, je n'ai pas pus lâcher ce livre tellement j'étais rentrée dans l'univers de ce livre. Un cirque ? Eh bien allons-y. L'ambiance même me poursuivait dans la réalité et ce plusieurs jours après l'avoir fini.
Les personnages ont chacun leur petite histoire, bien que j'aurais aimé en savoir plus sur certains. Mais c'est surtout la relation entre Célia et Marco qui m'a subjugué (ce ne sont pas les personnages principaux pour rien ) et cette fin...grandiose. Coup de coeur aussi pour Poppet et Widget. Bref, tout cela me donne envie de porter une écharpe rouge.

par Yule
Clochette au pays des merveilles Clochette au pays des merveilles
Didier Crisse   
J'ai adoré la beauté des dessins et surtout des couleurs qui représentent bien, je trouve, l'univers d'Alice au pays des Merveilles. On y retrouve - entre autre- Alice, la reine de cœur, le Chapelier Toqué, le Lièvre de Mars et le Loire, le Chenillon, les fleurs qui parlent, le Chat de Cheshire, le Lapin Blanc, le Dodo.... mais aussi de nouveaux personnages tel que Mister Tramp, un étrange vagabond accompagné de son furet, ou encore une licorne, un hibou....
On remarque dans les dessins une grande influence des films de disney (autant le dessins animé - pour Alice- que le film - pour les fous du goûter) et j'ai juste trouvé dommage qu'il n'y ai pas plus de choses en lien avec le "vrai" Alice de Lewis Carroll.

J'ai trouvé que l'idée de mêler deux classiques (chers à mon coeur), Alice et Peter Pan, était une très bonne idée. Après, l'histoire en elle-même n'est pas vraiment la meilleure des "adaptations" d'Alice que j'ai lu, mais elle reste assez originale : Clochette se fait enfermer dans le pays des Merveilles qui, n'ayant jamais accueilli de fée, se retrouve déréglé. Par la même occasion, Clochette perd sa poussière d'étoile et ne peut plus voler ! Elle doit de toute urgence retrouver Alice et, ensemble, partir à la recherche d'une horloge noire pour rétablir les frontières entre les mondes et renvoyer Clochette à Neverland... [spoiler]A la fin, les personnages se retrouvent aspirés dans un autre monde : celui du Magicien d'Oz...[/spoiler]

J'espère qu'il va y a voir une suite, car à la fin, on reste en plein suspens !

par Zelina
The shock of the fall : Contrecoups The shock of the fall : Contrecoups
Nathan Filer   
J’avais flashé sur ce roman fin 2014 et l’avais acheté sans réfléchir plus que ca. Le résumé me semblait très prometteur. En effet, j’ai trouvé l’idée très très intéressante. Je n’avais jamais lu de livre qui traitait de la schizophrénie et c’est un thème qui m’intriguait beaucoup. Le fait que l’auteur ait travaillé au plus près de cette maladie (Nathan Filer a travaillé de nombreuses années en tant qu’infirmier psychiatrique) me semblait encore plus pertinent. Ce roman avait tout pour me plaire, j’avais énormément d’attentes et pourtant…
Quelle déception ! Je suis tellement désolée de ne pas avoir aimé ce roman. Les avis sont assez partagés sur le net, et malheureusement, je fais partie des gens qui n’ont pas accroché. En effet j’ai eu énormément de mal à rentrer dans l’histoire. Pour commencer, j’ai eu beaucoup de mal avec le personnage principal Matthew. Je ne sais pas pourquoi mais je ne me suis absolument pas attaché à lui. Je l’ai trouvé touchant mais c’est surement sa nonchalance qui a joué ici. Les personnages secondaires : ses parents ou son ami (dont j’ai déjà oublié le nom), ne relèvent pas le niveau on plus. Seule sa grand-mère, drôle et attachante m’a plu.
Pour dire la vérité, je n’ai pas vraiment compris toute l’histoire. Tout est toujours très confus. L’histoire est constitué de beaucoup de flashs back : une fois Matthew a 19 ans, une fois il en a 9, une fois 20, 12… Alors oui, ces flashs back etc. sont certainement explicables par le fait que le personnage soit schizophrène ou qu’il veuille raconter son histoire comme ca lui vient, par flash mais je trouve qu’ici, c’était vraiment trop. Je n’ai pas saisie toute l’histoire car je ne savais jamais si ce que racontait le personnage ce passait dans le présent, le passé ou le futur. Jusqu’à presque la fin du roman, je me suis même demandé si Matthew avait inventé ce frère dont il parle toujours. Je ne sais pas si beaucoup ont été si perdu que moi, mais ce qui est sur c’est que je n’ai pas du tout adhérer au style de l’auteur.
Pour conclure, j’ai trouvé le sujet traité très intéressant, l’idée est bonne et l’auteur est, à mon avis, une des personnes les mieux placée pour nous parler de schizophrénie. Cependant je n’ai pas du tout adhérer au style d’écriture et à la manière dont est raconté l’histoire. J’ai eu énormément de mal à me plonger dans l’histoire et à avancer dans ma lecture. Les 100 dernières pages relèvent légèrement le niveau avec un rythme plus soutenu mais pas suffisamment pour que ma note dépasse la moyenne.



« Raconter son passé, c’est une façon de le revivre, une façon de le voir se déplier. On dépose des souvenirs sur des morceaux de papiers pour être sûr qu’ils ne disparaîtront pas. Mais cette histoire n’a jamais eu pour but de les conserver, mais de m’en défaire. »

« Mais parfois, toutes les étoiles de l’univers tout entier se donnent l mot pour que quelque chose de bon se produise. »

http://lebazardecallie.blogspot.fr/2015/03/chronique-contrecoups.html

par JessicaF