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Extrait ajouté par jorie13 2017-06-14T18:44:38+02:00

Et là malgré tout, j'ai la révélation de ce que je ressens. J'aime cette fille, plus que ma propre vie.

Au moment où je perçois tout mon corps s'enflammer et le désir se répandre dans mes reins, je décide de la regarder et d'enfin lui avouer mon sentiment le plus fort.

- Je t'aime Steph, je t'aime

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Extrait ajouté par jorie13 2017-06-14T18:40:26+02:00

Tout allait si bien bordel !

Stéphanie... Je sais qu'elle ne comprendra pas, je lui ai promis de ne plus la faire souffrir, de la respecter. Je voulais vraiment essayer changer cette putain de vie de merde et peut-être pour une fois vivre un truc de vrai.

Mais Steph va me haïr à présent et je vais la perdre, ça c'est certain...

Je lève mon visage vers le plafond, et me retiens de péter un câble tellement la rage me submerge. Une fois de plus j'ai tout gâché...

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Extrait ajouté par jorie13 2017-06-14T18:13:48+02:00

" Bouge Ben, maintenant ! Dis quelque chose putain !

- Steph, je ne te laisserai pas t'éloigner de moi.

Bravo, vraiment extra comme accroche, si bonne qu'elle se retourne et m'inflige un superbe doigt d'honneur.

Décidément je suis abonné à ses fucks. Ce qui signifie que j'ai avancé de dix pas et reculé de vingt. Retour à la case départ."

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Extrait ajouté par jorie13 2017-06-14T17:51:38+02:00

Elle remonte ses mains jusqu'à sa poitrine et caresses ses seins par dessus son haut. Je sais à présent que je l'ai bien choisie, elle va me faire passer un moment, voie plusieurs d'enfer. Génial, encore une belle cochonne à mettre dans mon lit.

Je suis à moitié prêt à la prendre ici et elle ne s'est pas encore mise à poil. La vache, ça promet!

- Stéphanie Colin, murmure-t-elle d'une vois à faire bander un mort, Steph pour les intimes. Mais pour toi ce sera...

Elle me montre alors ses deux mains de dos et garde levés ses deux majeurs.

Je n'y crois pas elle vient de me faire un double fuck la garce !"

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Extrait ajouté par jorie13 2017-06-14T17:42:11+02:00

" Ce mec Benjamin, tout en muscle qu'il soit, ne me fait pas peur, Je relève mon visage sur le sien et l'entends me déclarer tranquillement :

- Toi... Je te garde pour moi."

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Extrait ajouté par woodibou91 2017-08-07T16:23:54+02:00

— J’ai envie de t’embrasser, me souffle Aramis.

— Je voudrais bien voir ça. Je te préviens que si tu essayes, il faudra que l’on sorte ta carte d’identité et qu’on amène tes empreintes dentaires pour qu’on te reconnaisse. Je me suis bien fait comprendre ? répliqué-je.

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Extrait ajouté par jorie13 2017-06-14T18:28:32+02:00

"- Je ne te promets pas de plus te désirer, ce serait te mentir. Être juste ton ami me paraît carrément impossible. Cependant je peux te jurer que je ne tenterai rien sans encouragement de ta part, car tu es importante pour moi. est-ce que tu peux accepter ça? lui demandé-je en la regardant dans les yeux tout en lui caressant le coude tendrement.

Elle sourit, je suis heureux d'avoir eu ce pouvoir insignifiant, mais tellement important pour moi."

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Extrait ajouté par angelesseangie 2017-05-03T21:41:13+02:00

PROLOGUE

STEPH

J’ai choisi l’université New-Bachelor à Genève, car elle est la mieux cotée pour ses facultés. Évidemment, comme je rêve de travailler dans le milieu de littéraire, j’ai donc tout naturellement opté pour une licence de lettres ainsi qu’un master édition. Le campus est immense et ultra moderne. Il a été terminé huit ans auparavant et est fréquenté surtout par des gens très riches. À cette époque je n’aurais jamais pensé avoir la chance de faire mes études dans un endroit pareil. Mes parents ont divorcé alors que je fêtais mes quatre ans. Toute ma vie a changé et maman a dû reprendre le chemin du travail afin de pouvoir nous élever, ma sœur aînée et moi. Franchement, ça n’a pas été facile, car j’ai eu ma période ado rebelle en plus d’un décrochage scolaire avec redoublement de deux classes demandé par ma mère. Combien de fois ai-je entendu : je ne te laisserai pas mettre ton avenir en l’air !

Notre relation n’était pas des plus fusionnelles, surtout que j’étais loin d’accepter son autorité parentale. Moi, tout ce que je voulais, c’était qu’elle me fiche la paix et me laisse vivre comme je l’espérais. Mais, elle ne m’a pas lâchée et je ne pourrai jamais assez la remercier, car sans cela, je ne pense pas que j’aurais pu devenir si studieuse. J’ai vite rattrapé mon retard en potassant comme une dingue mes cours. Puis maman a rencontré son nouveau compagnon, Martial, j’adore mon beau-père, il a incarné en cinq ans une véritable image paternelle pour moi. Bien plus que celle de mon géniteur a été en vingt années d’existence. En fait, la voir de nouveau heureuse m’a donné aussi les bons repères pour me reprendre en main. Lorsque nous étions venus visiter les lieux l’an dernier, j’avais tout de suite été séduite par le paysage suisse. En plus de comprendre six facultés, l’université a ses propres hautes écoles, comme des unités spécialisées. C’est du genre HEC et Centrale, bref un enseignement de pointe, ce qui correspond à ce que je recherche. Mon rêve est devenu réalité lorsque j’ai obtenu une bourse grâce à un roman que j’ai écrit pour un concours organisé entre une association caritative gérée par plusieurs dénicheurs de talents Suisses et une prestigieuse maison d’édition. Les prix étaient une somme d’argent pour payer des études dans la faculté de lettres de notre choix ainsi qu’une publication du livre. À mon grand étonnement, mon histoire a été le coup de cœur du jury qui présidait la convention.

Voilà comment je me retrouve à présent en train d’entamer mes études universitaires au milieu d’étudiants pétés de thune.

De plus, les dirigeants de la maison d’édition m’ont proposé un petit emploi dès ma première année terminée. Il ne me reste désormais qu’à réussir mes partiels pour obtenir ce job d’été. Par contre, il va me falloir travailler dur, car l’année académique est divisée en deux semestres : celui d’hiver, mi-septembre à mi-février, et celui d’été qui commence vers mi-mars, mi-avril pour s’étendre à mi-juin ou mi-juillet. Pas de place à l’amusement donc. Ma priorité sera d’étudier sans relâche pour réussir mon objectif.

Que demander de plus à vingt ans ? Mon livre a fait un carton et j’intègre le campus de mon choix. La vie ne peut pas être plus belle pour moi.

Je regarde les immenses allées encadrant les bâtiments qui représentent à maintenant, mon deuxième foyer pour les trois prochaines années. Les universités Suisses proposent des Bachelors ce qui est l’équivalent des licences que nous avons en France. Je souris bêtement à mon destin tout tracé, les emmerdes sont derrière moi. Je gare ma Citroën Cactus fuchsia et noire, seule dépense effectuée avec l’argent que j’ai gagné de la vente de mon roman et des petits boulots effectués lors des vacances scolaires. Le reste repose sur un livret en attendant de rentrer dans la vie active. Oui je suis devenue comme ça : organisée et réfléchie. Je sors de ma voiture et commence par visiter ce complexe universitaire afin de voir mon nouveau chez moi et ainsi faire connaissance avec ma future colocataire. Je croise plusieurs étudiants qui bavardent entre eux, tout en me dirigeant vers l’endroit qui m’intéresse. Mon logement situé dans un grand bâtiment. Je repère sur le plan affiché dans le hall comment y accéder et me lance avec une petite boule au ventre.

Je toque à la porte avec appréhension, mais résolue à reprendre une vie sociale. Cette dernière s’ouvre sur une fille magnifique de mon âge, blonde aux yeux bleus. Le genre de nana que les mecs doivent reluquer sur son passage. Tout mon opposé en sorte. Bon, je ne suis pas non plus un cageot, mais à ses côtés, je suis son contraire absolu. Je tiens mes cheveux auburn de mon père et les yeux marron de ma mère, donc à côté de princesse Disney ici présente, je ressemble plus à Fifi Brindacier avec mes deux nattes qu’à la belle au bois dormant qui se tient en face de moi.

— Tu es ma coloc, je présume ? me demande-t-elle d’une voix aimable.

— Stéphanie Colin, me présenté-je avec le même enthousiasme.

— Catherine Dregue, enchantée, mais appelle-moi Cathy.

— Steph… enchantée moi aussi.

Je rentre dans notre appartement, nous avons chacune une petite chambre et une salle de bains commune avec toilettes séparées de celle-ci.

Devant moi se trouve notre salle à manger avec coin-cuisine et qui fait aussi office de salon.

La classe !

— Je viens d’arriver laquelle tu veux ? me demande-t-elle.

— Peu importe, choisis celle qui te plaît le plus.

Elle opte pour celle de gauche et y emporte ses bagages qui traînent dans la pièce principale.

— Où sont tes affaires ? S’enquiert-elle.

— En bas dans ma voiture… je voulais déjà trouver notre appartement.

— Écoute j’ai une idée, tu m’aides à déballer mes valises et je te donne un coup de main pour les tiennes si tu veux.

— OK, marché conclu ! dis-je en souriant.

J’ai une chance d’enfer ! Ma coloc est vraiment super !

Trois heures plus tard, nous nous asseyons sur le canapé. Nous sommes éreintées par notre emménagement. Nos effets sont proprement rangés et nous avons mis des règles en place pour l’utilisation de notre trois-pièces.

— Cathy, tu as envie de cuisiner ce soir ?

— Oh non je suis trop naze.

— Moi non plus, on se paye un repas au resto du campus ?

— J’allais te le proposer ! s’esclaffe-t-elle.

Je souris, une nouvelle vie se profile devant moi et je compte bien mettre toutes les chances de mon côté pour la rendre belle.  

CHAPITRE 1

STEPH

Après nous être douchées et refait une petite beauté, nous arrivons au restaurant bondé d’étudiants. Apparemment, nous avons tous eu la même idée, en ce premier jour de rentrée.

Mes cheveux détachés bouclent aux pointes suite à ma douche, je regrette de ne pas avoir amené un élastique, je n’aime pas laisser mes cheveux sans les attacher. Oui, autant être à l’aise en attendant que notre tour arrive. J’ai enfilé mon jean fétiche avec un débardeur blanc et mes converses, ce qui me permet de me sentir bien dans mes basques.

Cathy quant à elle, a opté pour un ensemble pantalon classique noir et escarpins rouges, ce qui la grandit un peu malgré notre taille similaire. À bien l’observer, mon mètre soixante-trois, même avec ses talons, ne changerait pas de grand-chose à sa grandeur. Elle est vraiment canon, pas que je sois attirée par les filles, mais je sais reconnaître la beauté chez une de mes camarades du même sexe.

Des tables se libèrent, je suis soulagée que la file diminue, nous pouvons enfin avancer. Je commande un menu hamburger frites et soda, ma coloc, une salade et une eau minérale. Je ne dis rien, mais me doute bien que pour entretenir un corps pareil, régime et sport sont à mettre en avant. Moi je ne calcule pas, je suis dans le standard.

Quand tout à coup, je vois ma nouvelle amie se raidir en arborant une mine défaite. Je risque un regard vers l’endroit où ses yeux se sont posés.

Quatre mecs canon viennent de faire leur entrée en groupe. Ce doit être une sorte boys-band en vogue vu la façon dont certaines filles viennent se coller à eux.

Génial les rois du campus… Tout à fait le genre de mecs que j’évite depuis ces derniers mois au lycée.

Rien dans la tête et tout dans le calbut… Sans grand intérêt quoi !

— Putain ! Ce n’est pas vrai, pas déjà !

— Tu les connais ? demandé-je mine de rien.

— Ouais, enfin un plus que les autres.

— Tu n’as pas l’air de bien les apprécier, je me trompe ?

— Le grand brun ténébreux au physique de star de cinéma d’Hollywood, en jean bleu, c’est Damien Raines. Sa famille règne en maître dans le domaine de la recherche informatique de pointe, en logiciels et ses dérivés et il en joue comme les autres d’ailleurs.

Aucune idée de qui elle parle. J’opine tout de même, histoire de ne pas faire tache.

— Nous avons été très proches, il était mon meilleur ami, jusqu’au lycée.

— Ça n’a plus l’air d’être vraiment le cas vu le ton de ta voix.

— Normal, c’est devenu un vrai connard depuis qu’il a rejoint ses trois abrutis de copains ! Tu as devant toi les très riches quatre mousquetaires queutards.

Je reste sans voix quelques instants devant sa répartie, puis essaie de comprendre le statut de ces nouveaux héros romanesques.

— Le premier devant, légèrement un peu plus grand, châtain habillé en jean noir, c’est le salaud toutes compétitions confondues : Benjamin Coster surnommé Aramis. C’est un fils à papa qui croit tout acheter avec l’argent de sa famille. Il est très fier de son côté grand baiseur. Ben est le seul héritier des transports aériens Tournaire. Sa famille a la mainmise sur tout le transport aérien de la Suisse ainsi qu’une partie de l’Europe et c’est peu dire.

OK, je vois le genre… Pas trop envie de le connaître en fait, vu la description.

— Vient derrière Damien celui qu’on appelle d’Artagnan, je te l’ai déjà présenté, le jean bleu, inutile de se fier à sa gueule d’ange et à son regard chocolat, c’est un salaud lui aussi.

Ouais… À passer aussi donc.

— Le troisième, Portos sans le « H », ce con n’aimait pas cette lettre dans son pseudo de mousquetaire queutard… pas sexy selon lui. Donc ce rigolo de service alias Terence Sieller, chemise blanche, c’est le fils du directeur général de la célèbre banque SUISSERT et de sa prestigieuse filiale assurance. Emmerdeur de première, il est aussi blindé que Crésus, enfin, surtout sa famille. Idem, il culbute tout ce qui bouge grâce à son physique de playboy aux yeux bleus et encore une fois grâce au fric de ses parents.

Génial…

— Le dernier, Athos, aussi grand que ses comparses, chemise noire, n’est autre que le fils du président et directeur de cette glorieuse et influente université, j’ai nommé Jacques Brifins. Méfie-toi de sa prestance charmeuse, plus fumier que lui tu meurs. Il les fait toutes craquer par sa silhouette athlétique avantageuse et son regard bleu vert envoûtant. Son style classe n’est qu’une image.

— Eh bien Alexandre Dumas doit se retourner dans sa tombe, ironisé-je.

En tout cas, il n’y a pas qu’Athos qui est tout en muscle, en vérité ils sont réellement super bien foutus tous les quatre. Je commence à comprendre pourquoi on les appelle ainsi, ils sont tous grands, beaux, athlétiques et friqués. Même si je ne suis pas du tout en admiration devant ce quatuor, je ne suis pas aveugle pour autant.

Je me retourne avant d’être écœurée de mon assiette par la file de nanas chaudasses attendant d’être embrassées et pelotées. Certaines se tournent devant eux, comme pour exposer la marchandise. Elles minaudent toutes.

Je n’arrive pas à comprendre comment les filles à notre époque peuvent se vendre comme de vulgaires morceaux de viande. Je suis sidérée par cet étalage, elles n’ont aucune fierté.

Lamentable… Ouais c’est cela… Arrête ton ironie Steph.

— Non, mais regarde-moi ça, ce sont des crevures, ils sont en mode je fais mon choix ! s’insurge Cathy.

— Ben pour ma part, ils auraient tort de s’en priver, c’est plutôt les nanas qui ont un grain.

— Elles sont lobotomisées depuis toutes gamines. Elles font tout simplement ce pour quoi elles sont nées et appliquent ce qui leur a été inculqué.

— Mouais, j’ai un doute, à ce stade-là, ce n’est plus être lobotomisé… Pour moi elles sont en chaleur si tu veux mon avis.

— Non, je t’assure que c’est un honneur pour ces filles de faire partie de leur jeu.

— Leur jeu ? Un honneur ?

— Ces quatre enfoirés ont inventé le concept du jeu des perles à leur arrivée ici !

— Et en quoi consiste cet amusement ?

Cathy émet un petit rire sans joie qui frôle le dégoût.

— Ces connards jouent avec l’argent, la réputation et l’influence de leur père en faisant croire à un certain nombre de nouvelles, qu’elles ont toutes leurs chances d’entrer dans leur famille. Ainsi, les mousquetaires se tapent de la nana consentante et tout le monde est content.

— C’est quoi ce délire ? interrogé-je outrée.

— Le but de leur jeu est de choisir à chaque rentrée, des filles qu’ils peuvent sauter, ils se sont fait un joli sérail en trois ans !

— Des filles ? Tu veux dire plusieurs en même temps ?

— Bah oui, ils offrent une perle en pendentif sur une chaîne aux sélectionnées comme ça ils ont le choix et tout le campus sait qu’elles sont prises.

— Arrête ! Ces meufs se partagent ces quatre salauds ?

— Oui, et si l’une d’elles arrive à retenir leur attention eh bien, elle a la chance de devenir plus que leur plan cul et ainsi pourquoi pas le mariage si elle arrive à se faire bien voir.

— C’est débile ! m’exclamé-je, tu es en train de me dire que les filles qui se pavanent devant eux comme des pouliches sont de potentielles futures femmes ?

— Débile… Pas tant que ça, ces quatre dégénérés sont des gosses de riches et l’argent appelle l’argent. C’est une question de prestige, de domination absolue sur les autres. Eh oui, dans ce lot de pétasses, il y a peut être leur future épouse.

— Attends, tu m’affirmes que les parents de ces nanas cautionnent ça et les encouragent ? demandé-je bluffée.

Elle opine. Je la regarde et reste sans voix. Son explication tient tout bonnement d’une traite de filles.

— Pour ma part, reprend-elle, mon père est un homme d’affaires dans l’informatique qui préfère lécher le postérieur de ses clients pleins aux as plutôt de s’occuper de sa fille. Il n’a qu’un titre de noblesse… son but étant d’amasser une notoriété, encore plus de pognon et dans ce cas, quoi de mieux qu’un mariage arrangé.

— Tu veux dire que tu es dans leur ligne de mire ?

— Oui, je suis née fille, mes parents ne me laisseront pas choisir.

— C’est n’importe quoi ! on n’est plus au Moyen-Âge, bordel !

— Tes parents te laisseront fréquenter qui tu veux ? me demande-t-elle, visiblement étonnée.

— Euh... eh bien oui.

Je pensais que c’était des conneries à notre époque ces histoires de mariages arrangés. Je n’arrive pas à croire ce que j’entends. Qui peut encore songer à ces méthodes ancestrales et dépassées ?

— Tu a une sacrée chance, je suppose que tes parents sont très riches alors ?

Il est temps que je lui explique qui je suis et d’où je viens.

— Je suis ici, car j’ai obtenu une bourse. Mais pour le reste, je t’assure que je n’ai jamais eu une cuillère en argent dans la bouche.

— OK je comprends mieux. Tu n’es pas de notre milieu.

— Si par là tu veux dire issue d’une famille aisée… non.

— Pour t’expliquer simplement, regarde toutes ces nanas, moi y compris. Nous avons été élevées dans le projet d’un grand mariage avec quelqu’un de fortuné. Alors tu penses bien que ce que l’on ressent, nos parents s’en foutent royalement.

— Je suis sur le cul là !

Dans quel monde pourri je suis tombée ?

— Le pouvoir et l’argent ainsi que la renommée sont les seuls objectifs de nos familles. C’est dégueulasse, mais c’est ainsi. On n’a pas le choix au risque de se faire rejeter dans le meilleur des cas.

Je remercie mentalement le ciel d’être née dans un milieu modeste.

— Donc, pour en revenir aux quatre mousquetaires queutards… Ils profitent de ce qu’attendent vos parents pour vous manipuler, si je comprends bien ?

— Oui, ils savent très bien que les familles des étudiantes ici seraient ravies qu’une alliance avantageuse ait lieu avec leurs progénitures. Donc aucun souci vu que celles-ci n’attendent que ça. Ces quatre enfoirés en tirent les avantages et pour toutes ces filles, être le plan cul régulier de l’un d’entre eux est un succès, ni plus ni moins.

— La vache ça calme direct là !

— C’est bien pour cela que je me donne à fond pour réussir mes études. Plus besoin d’être une marionnette, je deviens journaliste et je me tire de ce milieu vicieux et vérolé. Quitte à ce que mes parents me renient.

— Bordel c’est à vomir ! Et toi aussi tu fais partie de ces… demandé-je en faisant un geste de mon pouce vers la bande de groupies.

— De leur harem ? Tu rigoles, je préférerais me tirer une balle dans la tête plutôt que de laisser un de ces fumiers poser les mains sur moi.

— OK… Cool…

— Non, mais mes parents me font bien comprendre que je devrais être un peu plus coopérative.

— Est-ce que tu vas devoir te soumettre ? Ils vont te forcer ? m’inquiété-je.

— Non, pas vraiment, mais ils n’apprécient pas que je résiste.

Je suis totalement hébétée. J’ai l’impression de rentrer dans la quatrième dimension.

— Il y a un an, lors de mon année prépa avec mon amie Bridget, quand Damien a essayé de me mettre sur sa liste. Disons que je lui ai fracassé ses bijoux de famille, depuis, il me fout la paix.

J’écarquille les yeux et éclate de rire, le genre que ma sœur déteste, celui que tous ceux qui se trouvent à moins d’un kilomètre ne peuvent pas louper, celui qui m’a toujours fait remarquer. Je mets ça sur le compte des nerfs par ce que je viens d’apprendre, je ne vois pas d’autres explications.

Cathy s’esclaffe à son tour. Elle se remémore la scène et me la décrit à la perfection. Nous sommes toutes deux en larmes, tellement nos rires sont communicatifs.

Mon regard tombe maladroitement sur le quatuor et je me rends compte que les visages des mousquetaires nous observent, yeux plissés.

Merde ! Nous venons simplement de nous faire prendre en flagrant délit de foutage de gueule. C’est plus fort que moi, je pince mes lèvres afin de sauver les apparences, mais c’est trop difficile. Cathy, quant à elle, se cache derrière sa serviette de table et étouffe un nouvel éclat d’hilarité et moi, j’ai de plus en plus de difficulté à ne pas la suivre dans son délire.

Huit yeux me fixent, mais je m’aperçois que seulement un regard me transperce réellement. J’ai gagné le jackpot, j’ai toute l’attention d’Aramis, c’est-à-dire Ben Coster sur moi.

Et là je ne peux plus me retenir, mon gloussement sort de ma poitrine. Putain de fou rire de merde !

— Eh salut Cathy ! s’exclame une superbe fille aux cheveux couleur corbeau et un teint mât qui me fait énormément penser à Monica Bellucci dans sa jeunesse.

— Salut Bridget, voici Steph, ma nouvelle coloc, me présente-t-elle à son amie.

— Enchantée, dis-je, mon fou rire commençant à diminuer.

Elles sont vraiment différentes les deux copines.

L’une est vraiment le sosie parfait de l’actrice italienne préférée de ma mère et Cathy avec sa blondeur et son teint pâle ressemble à Ashley Victoria Benson de la série Pretty Little Liars.

À côté, je me sens le vilain petit canard.

— Voici Viviane ma compagne de chambre, indique Bridget.

Je regarde la petite nana qui l’accompagne. Elle paraît plus jeune que moi. Elle est habillée de façon assez classique jean, chemisier blanc et ballerines bien sages. Ses iris sont d’un vert magnifique et ses lunettes l’embellissent. Ses cheveux bruns sont retenus par une natte stricte. Même effacée, elle aussi a un genre superbe.

Les filles s’assoient avec nous et nous commençons à faire connaissance.

Le regard café noir de Bridget se pose sur le quatuor qui ne lorgne plus leurs possibles futurs plans culs. Il semble en pleine conversation et nous lance des œillades. Je ne m’en préoccupe pas plus que cela et me retourne vers les nouvelles arrivantes.

— Putain j’ai envie de leur arracher les yeux tellement ils sont dégueulasses, articule la belle méditerranéenne.

— C’est qui ? demande Viviane.

— Les ordures du campus, lance-t-elle avec hargne, un conseil, évite-les comme la peste, ne les approche pas, ne crois pas leurs bobards et surtout tu ne couches jamais avec eux.

— Oh… murmure timidement Viviane en rougissant.

Elle a tout de la vierge effarouchée et n’ose même pas regarder vers la bande de pervers qui recommence à choisir leurs prochaines maîtresses.

Je remarque des nouvelles comme moi, s’approcher d’eux. Elles ont l’air prêtes à tout pour rentrer dans le cercle de ces fumiers. Ce spectacle m’écœure.

— Ah non, là c’est hors de question ! s’exclame Catherine en se levant.

— Qu’est-ce qui se passe ? questionné-je étonnée.

— C’est Mélanie ma cousine, hors de question qu’elle se vende au plus offrant, à un de ces immondes salauds !

— Ta cousine ?

— Oui. Bridget est-ce que tu peux venir me donner un coup de main ?

— Allons-y… répond-elle fataliste.

Ma colocataire et son amie se dirigent d’un pas assuré vers le lieu en question.

Je vois d’Artagnan et Portos, alias Damien Raines et Terence Sieller sourire à pleines dents en les voyant avancer vers eux.

Toujours assis faisant mine de contempler la nana qui se tourne devant lui, Aramis me regarde d’un air triomphant avec un sourcil hautain relevé. Je lui réponds par une moue dégoûtée et détourne les yeux vers Cathy et Bridget qui essaient de sortir la cousine, Mélanie, qui semble récalcitrante à les écouter.

Puis tout s’enchaîne, par réflexe, je me lève à mon tour. Cathy vient de se faire soulever par Damien, elle se débat sans succès. Bridget se retrouve coincée par l’autre mousquetaire Terence.

Bande d’enflures !

Je me dirige vers eux, prête à taper si besoin. Quand Aramis, du haut de son mètre quatre-vingt-cinq se place subitement devant moi et m’arrête dans mon élan.

Ce mec Benjamin, tout en muscle qu’il soit, ne me fait pas peur. Je relève mon visage sur le sien et l’entends me déclarer tranquillement :

— Toi… Je te garde pour moi. 

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Extrait ajouté par Eleana2731 2017-11-26T18:04:06+01:00

’en suis à me demander si le fait de me voir souffrir n’amuse pas Ben. Se rend-il compte de ce qu’il a fait ?

M’emmener vers la femme qui porte peut-être son enfant. Quand bien même, elle lui aurait menti, il y a une chance pour qu’il en soit le géniteur.

Et l’autre pauvre petite fille riche qui se la joue « Ça ne me dérange pas du tout qu’il soit avec toi en vérité », non, mais je rêve, en fait non, je suis en plein cauchemar…

— Elle se fout de ma gueule oui !

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Extrait ajouté par SarahXD 2017-11-05T11:42:51+01:00

"— Steph, je ne plaisante pas lorsque je te dis t’aimer, pour moi tu es la femme de ma vie… c’est aussi simple que ça… Je me doute bien que tu veux terminer tes études et je n’y vois aucun inconvénient, bien au contraire, je veux simplement partager ma vie avec toi.

Je déglutis, il me demande bien ce que je comprends là hein ?

— La tradition familiale je m’en balance, ce n’est pas mon essentiel et mes parents ont enfin compris et accepté… je souhaite simplement te dire que c’est seulement toi que je veux à mes côtés.

Je le vois amorcer un mouvement lent, il se plie en avant. Ben dépose son genou à terre et sort une boîte de sa poche. Ma poitrine fait des cabrioles et mon souffle s’accélère sous le geste si romantique. Aramis, le mousquetaire queutard en chef ouvre l’écrin qui contient une superbe bague en or avec une perle et un diamant. Prise dans le tourbillon des émotions, je cligne les paupières sentant monter sans que je ne puisse rien faire, une humidité salée au bord de mes cils.

Voilà, il a réussi à me faire pleurer…

— Steph, lorsque j’aurai terminé mes études, que je travaillerai dans l’entreprise de mon père, me feras-tu l’honneur de devenir la femme pour toute ma vie ?

J’éclate en sanglots, ça fait vraiment trop pour mon petit cœur qui explose.

— Oui… oui… oui… mille fois oui… dis-je dans un souffle."

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