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Jeux de scène, première partie



Description ajoutée par bazinga 2016-10-12T02:52:56+02:00

Résumé

Dans le Gehenna des années 30, la dernière revue du Millénium fait grand bruit et attire chaque soir toute la bonne société de la ville venue s’y acoquiner malgré la prohibition. Propriétaires du club et à la tête d’un des plus puissants clans mafieux de la ville, Jin et Ryôma Kohaku ne s’attendent certainement pas à y rencontrer le très intrigant danseur Dorian Feamster. Mais l’attirance et l’envie qu’il éveille rapidement en eux se heurtent à de nombreux obstacles : la relation secrète que les deux cousins entretiennent, le qu’en-dira-t-on, les motivations de Dorian, Satomi, le directeur du cabaret, qui cherche à les empêcher de s’approcher, les jeux de pouvoir et d’influence qui entourent les membres du clan. Entre secrets, méfiance et envie, la relation entre Dorian et les deux cousins Kohaku a-t-elle une chance ?

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Classement en biblio - 27 lecteurs

extrait

Et sans plus lui laisser le choix, il entraîna le danseur avec lui. Dorian avait réussi à se défaire de son étreinte juste à temps pour ne pas être emmené lui aussi. Ryôma se rapprocha, se léchant de nouveau les lèvres, arrachant un sourire à son cousin devant ce geste inconscient et l’expression de son visage qu’il connaissait bien. Une fois de plus, le silence régna un court instant tandis que les trois hommes se dévisageaient et s’observaient. Dorian se racla la gorge avant de demander :

— Ça vous a plu ?

— Beaucoup.

— Nous nous sommes un peu… laissés aller à la fin, ce n’était pas vraiment prévu et…

— C’était formidable, ma femme et moi-même avons également assisté à votre spectacle au Millenium et nous avons été transportés, vous avez beaucoup de talent monsieur Feamster. 

Jin porta son regard sur Sâto Norihiko et son épouse qui venaient de les rejoindre. Cette dernière, beauté brune effacée, baissa les yeux, visiblement gênée par l’interruption fort impolie de son époux dans leur discussion. Mais lui ne semblait aucunement prendre la mesure de son inconvenance tandis qu’il entraînait Dorian dans sa conversation. Le jeune homme ne put faire autrement que de lui répondre. Jin s’immisça rapidement dans l’échange et Ryôma l’imita, même si ce n’était pas ce dont ils avaient envie. Mais en tant qu’hôtes de la soirée, ils se devaient d’accorder de leur temps à chacun des convives. Par ailleurs, ils ne souhaitaient pas montrer ouvertement leur intérêt pour Dorian. Ce fut d’ailleurs ce qui les poussa, Jin le premier, à prendre congé, non sans un « nous aurons le temps de discuter un peu plus tard » à l’attention de Dorian. Celui-ci, dépité d’avoir une fois de plus été coupé, s’en trouva rassuré. Usant de son expérience, il se débarrassa de son admirateur pour rejoindre Elizabeth et Natacha et faire ce qu’on attendait de lui, se montrer sociable et charmant. Un peu plus tard, Akane les invita à la suivre une dernière fois, afin qu’ils puissent se rafraîchir et se changer avant le repas.

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Commentaires récents

Diamant

Lorsque j'ai repris ce livre, que j'ai voulu le reparcourir, j'avais oublié à quel point l'écriture est prenante, fluide, addictive nous emportant à Gehenna dans les années 30 au cœur de la vie de Dorian, Jin et Ryoma.... J'avais oublié comme c'est magnifique et intense d'être plongé dans la relation de ce trouple. Oui quelque peu incestueux déjà entre Jin et Ryoma mais pourtant quand on lit leur histoire, leurs sentiments l'un pour l'autre, leurs situations.... Ils s'aiment et un tel amour... Démesuré, puissant... Intense. On frémit et on adhère même si ce ne sont pas des enfants de cœurs, bien au contraire ce sont des mafieux... Ils sont sans pitié, terribles... Ils vivent et font avec les cartes que leur a alloué leur naissance et leur position. Et Dorian, si talentueux, torturé par les dilemmes, entre son vécu, son histoire, son but.... Et les sentiments que déchaînent ces cousins en lui. Et mon dieu il faut vraiment avoir la deuxième partie dans ces mains car... On dévore l'histoire et on tremble dans cet univers sans pitié et pourtant si Clément pour ceux qui arrivent à tirer leur épingle du jeu. J'adore ce premier tome.. Il est intense des le départ. Et la fin... Cette fin Cliffhanger... N'achetez pas que la première partie, prenez les deux ensemble et plongez vous dedans comme moi qui ne l'ai jamais regretté.

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Bronze

C'est avec un passé tragique qu'arrive Dorian dans ce milieu difficile et dangereux. J'ai apprécié ma lecture, je ne m'en doutais pas car j'adore l'auteur. La rencontre avec Jin et Ryôma Kohaku m'a vraiment plu, j’ai par contre trouvé que le roman traînait énormément. Il y a des longueurs qui donnait envie de tourner des pages et de sauter certaines scènes.

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Or

Tout d’abord je remercie infiniment Juno Publishing pour ce nouveau partenariat qui m’a permis de découvrir un petit bijou signé Hope Tiefenbrunner.

J’ai découvert l’autrice à travers son tout dernier roman, La Rotonde aux Objets, et j’ai flashé sur son style d’écriture, aussi, quand j’ai vu chez Juno cette duologie signée de son nom, forcément, je me suis penchée sur le résumé. Et ce résumé prometteur et intriguant m’ayant mise en bouche, c’est avec joie que j’ai entamé cet ouvrage.

Je me suis donc plongée dans l’histoire de Dorian et des cousins Kohaku, Jin et Ryôma, avec un immense plaisir. Je dois pourtant avouer que je suis mitigée concernant ce premier tome. Mais ne vous y trompez pas, je me suis régalée, et j’ai vraiment accroché avec la plume de Hope, son univers, l’ambiance du livre et les personnages. On va juste dire qu’il me manque un petit quelque chose pour en faire un coup de cœur, ce qui n’en fait pas moins une excellente lecture.

Pour tout dire, j’ai beaucoup réfléchi à ce que je pourrais « reprocher » à ce roman, et j’ai du mal à vraiment trouver. Je vais tenter de développer les points qui l’ont empêché d’être un vrai coup de cœur, mais aussi, bien sûr, définir ce qui a fait pour moi de ce livre un incontournable.

Ça ne vous intéresse très certainement pas, cependant je précise que je suis très fatiguée en ce moment, ce qui a influé je pense en partie sur ma lecture. Je dis cela parce que cela faisait bien longtemps que je n’avais pas mis aussi longtemps à lire un livre, ce qui m’a énormément surprise parce qu’à chaque fois que j’étais plongée dedans, je me suis tellement régalée que j’avais du mal à le lâcher. Cependant, les chapitres sont très, très longs, ce qui fait qu’ils ne sont pas facilement accessibles quand on n’a pas beaucoup de temps, ce qui m’a souvent fait repousser ma lecture. Cela à mon avis a également un peu nui au dynamisme. Pourtant, le style est extrêmement fluide, et à chaque reprise de lecture, je n’avais juste pas envie de m’arrêter à la fin d’un chapitre (mais en commencer un nouveau était souvent compliqué vu la taille de ceux-ci). Ce livre est également un gros volume, ce qui explique naturellement également le temps de lecture, bien sûr.

En parlant de dynamisme, ce livre n’en manque clairement pas. S’il aborde le thème, principalement, de la danse, j’ai trouvé la façon de l’autrice d’aborder son récit très théâtral. Avec cette impression de passer de scène en scène, avec un cadre, des personnages, une vie joyeuse et animée propre au théâtre, et des moments plus solitaires, plus dramatiques. C’est très bien mené, et les atmosphères se posent et s’enchainent à merveille.

Ces ambiances sont magnifiques et très précises. Parfois un peu trop de détails viennent ralentir le récit, mais ces détails ont le mérite de poser des scènes d’un réalisme foudroyant. J’ai adoré les scènes qui se déroulent au Millenium et nous décrivent la vie des membres de la troupe. C’est joyeux, c’est vivant, c’est envolé et léger, on y découvre la proximité des danseurs et autres membres du staff, on y suit leurs pensées, parfois aussi leurs conflits, souvent puériles, mais de temps en temps plus sérieux. Mystères, cachotteries, amitié et joie de vivre nous transportent dans l’univers de la scène avec brio et nous donnent en général le sourire.

Parfois, dans ces passages, il y a trop de personnages, ce qui fait qu’on ne suit plus toujours qui est qui, mais en même temps, je ne critique pas vraiment ce fait car cela nous montre un peu plus en profondeur la fourmilière grouillante de vie et de monde qu’est le Millenium. On en a parfois la tête qui tourne ! C’est dense et léger à la fois, pétillant comme des bulles de ce champagne que l’on sert lors des soirées, et qui, dans ce monde de la prohibition, est pourtant interdit. Mais ici, pas de tabous, pas d’interdits, tout est permis, la vie est plus simple, plus colorée… mais aussi plus complexe. Parce que derrière la désinvolture des membres du Millenium se cache l’ombre de la mafia, des Kohaku, véritables maîtres du lieu.

J’ai adoré aussi les passages très intimistes dans la demeure des Kohaku, où Jin, Ryôma et Dorian vont s’apprivoiser et se découvrir. Le contraste avec les passages exaltés du Millenium est frappant, mais très bien amené. On balance entre périodes de grande agitation enthousiaste et une ambiance intime, feutrée mais non moins intense…

Dans tout cela, on suit le point de vue de nombreux personnages. C’est là une petite critique personnelle que je ferais à l’œuvre, pour moi qui préfère rester centrée sur des personnages principaux sauf quand le récit nécessite éventuellement un autre point de vue, il y a parfois eu trop de changements de points de vue ici. On est dans un récit omniscient, ce que je trouve un peu dommage au niveau de l’intrigue complexe et remplie de tension qui se met en place. À suivre les points de vue des différents protagonistes, parfois très antagonistes, parfois on en sait « trop ». Mais c’est très personnel, je sais que beaucoup de lecteurs, au final, préfèrent ce point de vue omniscient, à mes yeux cela permet moins d’entrer en contact avec des personnages privilégiés.

En parlant de personnages, j’ai énormément accroché avec bon nombre d’entre eux. Avant de m’attarder sur les principaux, je citerais Louise et son immense joie de vivre, John et son caractère de cochon, Satomi et ses mystères, Tanhiwa et son immense appétit pour les femmes (mais il est toujours galant, et loyal envers ses maîtres, en prime).

Parlons à présent plus sérieusement. Je veux dire par là, parlons de Jin et Ryôma. Les cousins Kohaku. J’ai adoré leur immense présence et leur prestance incroyable, leur courtoisie unique, tout autant que leur férocité, généralement dissimulée derrière leurs bonnes manières. Les cousins Kohaku sont par excellence des « anti-héros », du moins, dans ce premier tome. Ce sont, comme dirait Dorian, des « méchants », d’une certaine manière. Certes, on ne les perçoit pas sous cet angle, parce qu’ils se montrent agréables et attentionnés envers ceux qu’ils protègent, doux, tendres et passionnés avec Dorian, et que l’on sait que, de bien des façons, « ils n’ont pas le choix ». N’empêche qu’ils sont à la tête d’un immense empire mafieux sans la moindre pitié pour ses ennemis. Ils se sont sali les mains si souvent qu’on ne pourrait les compter, de manière directe ou indirecte. Ils ont un pouvoir immense, et ne supportent pas qu’on leur marche dessus, aussi sont-ils capables d’une immense cruauté.

On sait tout cela, oui, on le sait, tout comme on apprend à connaitre peu à peu leurs grands défauts, la violence et la colère de Ryôma, la cruauté dont Jin peut faire preuve si on le contrarie trop, leur manque de compassion envers leurs ennemis et toutes les magouilles dans lesquelles ils trempent de fait, cependant on ne peut que les apprécier. En suivant le déroulement de leurs pensées, on découvre deux hommes qui ont autrefois été dépassés par une vie bien trop difficile à porter pour de si jeunes épaules, deux hommes qui ont failli être brisés par la vie et qui, l’un grâce à l’autre, l’un avec l’autre, ont su faire front, conserver leur empire, et mieux encore, l’améliorer afin que leurs décisions soient plus justes (même s’ils restent des hors-la-loi dangereux et féroces).

Mais Jin et Ryôma sont deux êtres passionnés et passionnants auxquels on s’attache très vite, et dont on suit le point de vue avec toujours énormément de plaisir. Leur amour mutuel, si fort, si profond et si incommensurable est extrêmement touchant, et même si l’autrice insiste par le point de vue d’autres personnages sur le côté « incestueux » (puisqu’ils sont cousins), moi je ne l’ai pas perçu comme cela (et puis bon, cousins ce n’est pas comme frères ;-) ). J’ai perçu leur amour comme étant pur, juste et beau, et tellement puissant et inaltérable qu’à mes yeux c’est plutôt un exemple, et une vraie base pour ces deux personnages qui ont trop subi les coups du destin. L’un près de l’autre, ils sont à la fois solides, calmes et presque invulnérables, même s’ils sont pourtant la véritable faiblesse l’un de l’autre.

J’ai adoré la passion dont fait preuve Ryôma, son immense tendresse si débordante, également. C’est un personnage très entier, très émotif, jeune et trop enthousiaste, parfois drôle, aussi, et désinvolte à ses heures, dont le caractère me parle énormément. J’ai adoré le contraste créé par la personnalité de Jin, si calme, si paisible, presque froid tant il est assuré et posé, si sérieux, également. Un vrai chef de clan, qui possède une âme d’acier, dirait-on. Cependant, lorsqu’il est réellement contrarié, il est rempli d’une véritable férocité qui, utilisée à bon escient, a donné lieu à mes yeux à la scène la plus explosive de tout le roman.

Et puis, au milieu de cet océan d’amour et de passion mutuelle, il y a Dorian. Dorian, le danseur séduisant qui d’abord attire les deux cousins, avant de les rendre accros, presque fous, en tout cas bien décidés à le posséder. Eux qui ont toujours refusé de se partager avec d’autres, eux qui se vouent un amour infini s’ouvrent en chœur à la beauté et à l’insolence un poil sauvage de ce jeune homme si sensuel. Et ce fleuve de désir et d’intérêt qu’ils éprouvent pour lui est bel et bien réciproque.

Mais Dorian est un personnage complexe qui va nous donner énormément de fil à retordre au cours de ce premier opus et parfois, sincèrement, on a envie de le secouer et de lui dire de regarder la réalité en face, d’arrêter la machine, d’arrêter la folie qui le dévore et le rend presque fou, de vivre, de vivre intensément, parce que l’amour qui le meut et le possède est bien la plus belle des émotions de l’univers…

Dorian, ah, Dorian… Je n’ai pas su comment le gérer tout du long de ce récit. On l’aime, Dorian, on l’aime tellement, lui et son caractère tumultueux, difficile, obstiné, lui et sa fougue passionnée, pour la danse, pour ce qu’il entreprend, pour les deux cousins qu’il apprend à aimer, lui et son humour parfois en total décalage avec cet homme tendu et nerveux qu’il sait être aussi… Dorian est insaisissable. Il y a eu des moments où j’en venais presque à le détester de n’être pas capable de renoncer à ses plans, de vouloir aller au bout de son but si ridicule au vu de la situation, d’être cet homme colérique et vengeur capable de s’en prendre aux mauvaises personnes… Et puis à d’autres, la majorité d’entre eux, on s’attache incroyablement à lui, et on se plait à suivre son point de vue dynamique, rempli d’émotions et de questionnements sans fin…

Vous pouvez l’imaginer, forcément, entre Dorian, Jin et Ryôma, le cocktail sera explosif, et l’histoire pleine de remous et de rebondissements sans fin. La fin est un beau feu d’artifice aussi inattendu qu’émouvant, que j’ai énormément aimé, et qui m’a évidemment donné envie de débuter aussi sec le second volume de cette belle histoire. Et de replonger derechef dans cette ambiance années 30 qui est purement magique.

Une histoire à découvrir, entre émotions, intrigue, lyrisme et érotisme, un récit rempli de peps, de douceur et de violence, un mélange incroyable qui ne peut laisser indifférent et que j’ai réellement savouré.

Aurélie, pour le blog d'Amabooksaddict http://amabooksaddict.blogspot.com/2018/05/chronique-jeux-de-scene-1-hope.html

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Diamant

J'ai été surprise car j'ai vraiment été immergé dans cette histoire, l'environnement dans lequel l'auteur nous immerge par ses décors, la fluidité de sa plume et la profondeur de ses personnages. Et suivre Dorian est aussi fascinant qu'haletant.

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Bronze

Original ? Oh oui… en fait, cette intrigue est tout simplement classique. Et ne croyez pas que ce mot est péjoratif ici. L’époque choisie : les années 30, la construction : les éléments qui peu à peu à peu s’ajoutent pour former une toile d’araignée, le contexte très fort et fouillé : le quotidien d’une petite troupe et leurs numéros façon « revue », et une intrigue mafieuse avec le mot vengeance qui plane au-dessus. Il faut saluer tout bonnement le talent de Hope Tiefenbrunner qui « sait » raconter une histoire, sa passion pour le contexte qui ressort dans ces descriptions de numéros, -- la suite https://atoutlivreblog.wordpress.com/2016/12/22/jeux-de-scene-premiere-partie-hope-tiefenbrunner/

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Diamant

Le MM n'est pas un genre que je lis habituellement, mais celui-ci m'a vraiment charmée à plusieurs niveaux. Tout d'abord, c'est le style de l'auteur qui vous agrippe sans crier gare, et vous vous retrouvez accrochés à ses mots, à sa poésie, à ses descriptions aussi subtiles que des estampes japonaises, puis à son histoire. Histoire vraiment originale, un contexte qui n'est pas souvent abordé puisque nous naviguons entre milieu mafieux asiatique des années trente sous la Prohibition et monde du spectacle, avec des personnages vraiment attachants, tous dans leur genre. Et surtout il y a cette manière de nous la raconter, de nous la servir avec délicatesse, nous amenant tout doucement là où ça risque de nous choquer.

Car la romance que l'auteur nous propose est taboue, et pourtant, absolument rien ne m'a dérangée. Jin et Ryôma sont jeunes, beaux, puissants, ils ont un parcours troublant, dur, un passé marqué par les complots, luttes de pouvoir, sang et mort. Et ils sont cousins, proches sans doute plus que ne le sont certains frères, puis bien plus proches, trop pour certains. On les comprend si bien qu'il devient impossible de les juger et on en oublie totalement leurs liens familiaux. Hope a le chic pour nous décrire leur relation avec justesse et sensibilité bien avant de rentrer dans le vif du sujet. Nous sommes déjà conquis par ces jeunes hommes, le reste coule de source.

L'accent est surtout mis sur ce cabaret le Millénium, où règne une ambiance plutôt familiale. Cette adorable petite troupe nous embarque pour des voyages sensuels, des tableaux sexy mis en scène par un chorégraphe loufoque et haut en couleur. Sous l'égide de Satomi, son directeur qui tient son monde d'une main de fer dans un gant de velours parfois, on apprend peu à peu à connaitre ce petit monde qui le compose, mais par petite dose à un moment bien précis, selon la place qu'ils vont tenir dans l'histoire, ménageant un suspense qui se distille subrepticement, allant crescendo. Dorian, la nouvelle coqueluche, semble avoir un lien avec Satomi qui étrangement met tout en oeuvre pour éloigner le jeune homme des deux cousins. Mais Dorian a des motivations qui l'ont amené au cabaret, une volonté de fer, une vengeance à accomplir, quitte à donner son corps pour atteindre ses objectifs.

Entre devoir et sentiments, passion et interdits, complots et luttes intestines, danses sur les planches ou dans un lit, confiance et méfiance, trahisons et double jeu, partages et tout ce que cela engendre, duo à trio, couple à ménage, tout se tisse délicatement, mais on sent de suite que rien n'est laissé au hasard, chaque détail compte, tout est maitrisé, de la trame au développement de l'intrigue, de la plume qui chante de spectacles en scènes sensuelles de toute beauté. " Jeux de scène " est un livre dont on ne décroche pas avant la fin, qui nous poursuit longtemps après, histoire de nous faire patienter jusqu'à la seconde partie, car il nous reste tant de choses à découvrir et sans doute des surprises en perspective.

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Or

Un livre qui indubitablement, change de ce que j’ai pu lire en M/M (surtout en trio) dernièrement (et pour moi c’est un coup de cœur).

La première partie est superbe. L’histoire prend son temps pour démarrer mais nous plonge dans l’univers des années 30 (une période que j’aime beaucoup) et dans les débuts des Cabarets plus osés. Les descriptions des danses sont si précises et entraînantes que l’on si croirait. Et en arrière plan, le monde impitoyable des mafias se dessine. Nous faisons connaissance progressivement avec tous nos héros et avec la pléthore de personnages secondaires. Si j’ai pu au début avoir du mal à tous les différencier, ils ont tous une particularité et un rôle à jouer et cela n’a rapidement plus été un problème.

Par la suite, nous en apprenons plus sur les motivations et secrets de Dorian et de nos deux Cousins au fur et à mesure que leur relation se développe. J’ai apprécié que l’histoire prenne son temps, leurs scènes en sont d’autant plus passionnées, et cela nous permet de discerner les failles des 3 hommes et de s’attacher progressivement à eux. Avant cette fin qui remet beaucoup de choses en question, le journal intime m’a plutôt choquée (autant que Dorian), je l’avoue. Je suis très impatience de lire la suite (heureusement que j’ai pas lu la partie 1 dès sa sortie), et de voir si mes hypothèses sur certains faits s’avèrent justes.

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Date de sortie

Jeux de scène, première partie

  • France : 2016-11-25 - Poche (Français)

Activité récente

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Note globale 8.7 / 10

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