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Bibliothèque de jonasbrothers : J'ai lu aussi

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Les forêts d'Acora Les forêts d'Acora
Thomas Clearlake   
Nous commençons le roman en découvrant les trois personnages en plein campement sur l'une des planètes de l'Univers créé par l'auteur. Nous plongeons alors dans un monde où l'Univers est au centre de toute pensée, où la conscience et la sagesse ont une place très importantes dans cet Univers. Parmi les planètes, les galaxies, les nébuleuses, on suit la quête des trois personnages qui vont découvrir qu'ils ont l'avenir de tout cet Univers entre les mains.
Nous savons peu de ces trois personnages, seules les informations utiles à la compréhension de l'histoire et du passé des personnages nous sont données, et nous suivons l'histoire des personnages selon le point de vue de Jaadhur, un jeune homme qui a un rôle d'importance dans le récit de la vie dans l'Univers.

L'Univers est créé de A à Z et est vraiment complet, tant au niveau des habitats que des créatures. Cet Univers est peuplé de nombreuses créatures, toutes plus différentes les unes que les autres, et créent une diversité incroyable d'êtres vivants, que nous côtoyons une grande partie le long de ce roman. Les planètes ont une grande diversité aussi, et en faisant la somme de ces dernières ainsi que de tous les composants de l'Univers que nous découvrons, on obtient alors un Univers fantastique et pensé jusqu'au moindre détail. Nous avons alors vraiment l'impression d'être immergé dans cet univers, et j'ai été bluffée par la complexité de l'Univers mis en jeu, de part tous ses aspects construits à la virgule près. C'est d'ailleurs l'un des meilleurs points de ce roman, de part l'imagination incroyable permettant la création d'un pareil univers, amas, galaxies, créatures comprises, et la rigueur afin de découvrir avec plaisir une telle chose.
Cet Univers a sa propre histoire, qui a elle aussi été pensée dans sa totalité. Ce monde a connu des guerres, des tensions, des coalitions, et cela ajoute encore à la richesse, et à un certain réalisme. Tout cet ensemble montre alors que l'auteur maîtrise ce qu'il a créé et nous avons alors envie d'en découvrir encore plus sur cet univers complexe, mais enrichissant. Pour cela, les descriptions tout le long du roman sont très complètes et nous permet une visualisation précise des lieux que nous découvrons.

Evidemment, le roman étant un roman de SFF (Science-Fiction et Fantasy), tout ne se concentre pas sur une seule planète, mais bien à l'ensemble de l'univers, et nous avons alors une technologie extrêmement évoluée qui est présente à chaque instant. J'ai étonnement vraiment apprécié ce côté du roman, avec toute cette biotechnologie et la science. De même, dans ce roman, la conscience est une notion très importante, abordée dans de nombreux passages du livre. Le point de vue des personnages est alors très intéressant à confronter à l'idée que nous-même nous avons de la conscience.

L'histoire nous mène donc aux côtés des personnages, de Jaadhur et ses compagnons, mais aussi d'autres personnages qui ont une place bien précise dans le récit. Nous suivons plusieurs périodes temporelles, puisqu'on suit les personnages dans le présent, mais aussi Jaadhur dans son passé, ainsi que l'Histoire passée elle-même de l'Univers. Nous vivons donc ce qu'a vécu Jaadhur, découvrons toute une partie de l'Histoire de l'Univers, ainsi que la quête présente des personnages et des personnages liés de près ou de loin à cette quête.
Le fil conducteur du récit est plutôt intéressant à suivre et est lui-même complexe dans son ensemble, et arrivé à la fin de ce tome, on veut de suite lire la suite afin d'obtenir la conclusion aux événements et à nos interrogations.


En conclusion, je dirais que le plus gros point fort de ce roman est la complexité de l'Univers mis en jeu, on sent qu'il est maîtrisé, et nous avons alors l'impression que nous découvrons un Univers existant dans notre monde que l'auteur aurait simplement décrit, alors qu'il s'agit d'un Univers créé de toutes pièces, de ses créatures à ses planètes, en passant même par le climat de ses dernières, par le fonctionnement de la technologie existante ainsi que les croyances et coutumes des êtres vivants.
En revanche, ce que je reprocherais à ce roman est peut-être le manque du dynamisme que j'ai pu ressentir au début du roman, puisqu'il y avait alors que très peu de dialogues, mais cela s'est amélioré par la suite. Nous en savons aussi finalement peu sur les personnages, puisque nous nous retrouverions sans doute avec trop d'informations dans le cas contraire, et nous ne nous attachons alors pas forcément aux personnages, dont nous connaissons peu les sentiments.

Je conseille donc ce roman plutôt à des personnes qui apprécient les descriptions nombreuses et précises dans un roman, qui ne cherchent pas à s'attacher forcément aux personnages que l'on suit, et qui aiment être dans un roman dont l'univers est complètement lié à la technologie, à la proximité de l'Espace, des planètes, ainsi que la réflexion, bref, aux personnes qui aiment le genre de la science-fiction et de la fantasy. Bien sûr, si vous avez envie de découvrir ce genre, allez-y ! Peut-être que vous apprécierez aussi ce genre, tout comme moi je l'ai apprécié ici ! Personnellement, ce genre fut pour moi une découverte, et il m'a conquise ! Même si je ne pense pas lire ce genre régulièrement, ce sera avec plaisir que je me relancerai dans ce genre de lecture par la suite.

Note de 3,5/5 sur le blog
http://reverdebouquinsenlivres.blogspot.com/2016/11/chronique-au-dela-des-etoiles-tome-1.html
Destiny, Tome 2 : Parfaite Destiny, Tome 2 : Parfaite
Cecelia Ahern   
Ayant apprécié ma lecture du premier tome, j'ai voulu découvrir la suite et fin de l'histoire de Celestine dans cette société où sont désignés des Imparfaits.

On replonge dans ses mésaventures quelques temps après les événements de la fin du premier tome, en compagnie de son grand-père. Seulement, dès le début, on comprend que tout ne s'annonce pas simple pour Celestine qui est toujours recherchée pour ce qu'elle a fait, et surtout pour ce qu'elle sait à propos de la guilde et de ses actes.
Ainsi, durant ce tome, on est dans une intrigue où Celestine cherche à leur échapper tout en essayant de peut-être faire changer les choses pour les Imparfaits qui ne sont que des humains qui sont marqués pour avoir eu le malheur d'avoir parfois commis une simple erreur.
On est pris dans le roman, dans ce combat de Celestine, qui est prise entre deux feux : elle aimerait se battre pour les autres, mais en même temps, elle souhaiterait parfois être un peu égoïste pour pouvoir être certaine de s'en sortir. On comprend qu'elle soit parfois tiraillée entre ces deux façons d'agir, de vouloir sauver les autres tout en voulant se sauver elle-même.
Dans le bouquin, on assiste à une révolution, sourde mais bien présente, et pas seulement du côté des Imparfaits. J'ai apprécié suivre Celestine dans son parcours, essayant d'écouter son instinct et son cœur, sans pour autant toujours chercher à se battre contre tout le monde.

Et ce combat ne se fera pas seule, elle pourra compter sur la présence de personnes de confiance, comme Carrick ou sa propre famille. Malheureusement, il y avait aussi des personnages qui abusaient du peu de confiance qu'elle pouvait parfois accorder, mais cela permettait ainsi de voir les différents camps et points de vue qui s'opposent face à la situation. De ce fait, on appréciera certains et moins d'autres, mais cela dépendra aussi des situations. Ainsi, Celestine m'a parfois un peu exaspérée, mais rien qui ne m'aura freiner durant ma lecture du roman.

Ce que j'ai apprécié est également le message sur la perfection et l'imperfection, comme quoi chaque humain fait des erreurs, et qu'il a besoin d'en faire afin d'apprendre de ses dernières et de se construire et s'améliorer. Ainsi, personne n'est parfait, la perfection n'existe pas, et derrière l'apparente perfection se cache également quelques défauts. Je trouve que cela permet de critiquer d'une certaine manière notre société où l'on a de moins en moins le droit à l'erreur, où tout ce qu'on fait ou presque doit être réussi. On le voit notamment en France, même si ce n'est pas exactement ce qu'on voit dans le roman, avec le système d'éducation à l'école où les élèves ont parfois peur de tenter leur chance quand on pose une question, de peur d'être moqué par les autres voire par l'enseignant, avec une grande peur de l'échec et de l'erreur.

Mais on n'a pas seulement cette critique d'un système où tout doit être parfait ou presque, puisque le roman parle aussi d'un système qui utilise la peur pour garder son pouvoir sur la population. Lors d'un passage, on voit ainsi jusqu'où tout cela peut aller quand des gens veulent asseoir leur autorité en faisant pression sur les gens par la peur du rejet. Ce passage, bien que particulier voire choquant lors de sa lecture, nous montre la cruauté de certaines personnes pour garder le pouvoir sur les gens en jouant sur leur peur, la peur de se retrouver rejetés et exclus par la société et de devenir des parias.

Concernant la fin, j'ai apprécié la découvrir bien qu'il y ait un passage concernant Celestine que je n'ai pas forcément compris. En effet, celle-ci choisit une drôle de manière d'affirmer ce qu'elle est, et je pense sans qu'elle n'ait réfléchi aux possibles conséquences que cela pourrait engendrer. Mis à part cela, j'ai plutôt apprécié la conclusion de ce roman sur cette société où l'imperfection et les erreurs sont durement condamnées.


Pour conclure, j'ai apprécié faire cette lecture que j'ai mieux apprécié que le premier tome, que j'avais certainement dû lire à une période qui n'était pas idéale pour ce roman qui est pourtant intéressant. J'ai aimé découvrir le fin mot de l'histoire sur cette société où l'imperfection est rejetée, j'ai apprécié ce que cette duologie soulevait de par les thèmes traités. Ainsi, on comprend derrière l'histoire de Celestine et des autres Imparfaits que la perfection n'existe pas et que c'est justement en faisant des erreurs qu'une personne peut se construire et s'améliorer.
Par omission Par omission
Erin Kelly   
J'ai lu ce livre dans le cadre de la Masse critique de Babelio, qui m'a permis de découvrir ce roman. Merci à eux.
On est dans un livre qui repose sur une affaire de viol, mais aussi sur une angoisse omniprésente.
Nous entrons dans la vie de Laura et Kit, une vie qu'ils ont reconstruite sous une nouvelle identité. Pourquoi ? C'est ce que l'on va découvrir au fil des pages.

Au début de ce roman, nous sommes dans le flou, nous ne savons rien de plus que ce que nous apporte le résumé. Les raisons de leur changement d'identité, ce qu'ils ont fait, ... Nous sommes durant le début de ce roman nous- même dans une certaine tension, ne sachant pas ce qu'il nous attend tout en sachant qu'il y a eu quelque chose d'important.

On alterne entre chapitres sous le point de vue de Laura et celui de Kit, et entre présent et passé. C'est grâce à cette alternance que nous pourrons connaître les différents enjeux et ce qu'il en retourne.
En ce qui concerne les personnages, mon avis sur eux a changé au fil des pages. Ils étaient intéressants à suivre, étant travaillés sous différents aspects. On ressent qu'ils ont été marqués par les événements qu'ils ont vécu, et l'autrice leur a donné des réactions cohérentes avec cela.

J'ai apprécié suivre ce roman, à découvrir certains aspects d'un procès pour viol ainsi que savoir ce qu'il s'est passé exactement pour que les personnages en arrivent à une telle surveillance de leurs faits et gestes.

Concernant les moments qui se passent lors du procès, je les ai trouvé très intéressants, quoique déroutant. On voit ainsi comment un avocat fait pour défendre l'accusé du viol, comment il peut arriver à retourner chaque petit argument contre le plaideur. C'est presque terrifiant de voir tout se retourner contre la victime, mais c'est aussi impressionnant comment l'avocat arrive à le faire, et ce de manière à ce que les arguments qui semblaient incontestables le soient d'un coup beaucoup moins. On ne peut que vouloir protester face aux arguments qu'avancent et obtient l'avocat de la défense en faveur de son client, et je me suis moi-même retrouvée frustrée voire indignée par la tournure des événements, comme si je faisais partie de l'histoire. J'ai trouvé vraiment enrichissant de voir la dextérité qu'il faut aux avocats pour mener ce genre d'affaires, bien que cela soit affreusement frustrant pour la victime et ses proches.

Les éclipses ont une grande importance dans ce roman, on en aborde plusieurs fois et structure les grandes parties du roman. On découvre ce qu'il se passe quand on assiste à une totalité, et cela m'a réellement donné l'envie d'en voir une de mes propres yeux afin de l'expérimenter par moi-même.

J'ai franchement bien aimé suivre ce roman, de découvrir l'ampleur des événements, de comprendre comment les personnages du roman en sont arrivés là où ils en sont. Concernant la révélation sur laquelle repose le résumé, je dois dire que je n'y avais pas du tout pensé. Et ce ne fut pas tant cette révélation qui me marqua, mais plus celles qui suivirent. Le roman prend à ce moment-là un véritable tournant, sans retour en arrière possible.


Pour conclure, j'ai vraiment apprécié ma lecture. Elle permet d'en apprendre plus sur les procès de cas de viol, tout du moins au Royaume-Uni, ainsi que sur les éclipses de soleil. Cette lecture m'a aussi plongée par moments dans uns sorte de tension, comme celle que vivent les personnages. J'avais envie de savoir ce qu'il s'était passé pour que la situation soit celle que l'on découvre, et j'ai pu découvrir des événements qui parfois dépassaient l'entendement quand on connaît la raison de ces actes. En résumé, un roman que je recommande.
Voyageuse, Tome 1 Voyageuse, Tome 1
Iman Eyitayo   
On commence ce roman en étant les témoins d'un intrusion malveillante chez un jeune homme que nous ne connaissons pas encore, sans en savoir les motivations, et qui sera le point de départ de l'aventure que nous nous apprêtons à suivre.
A partir de là, on ira aux côtés du personnage de Kanyin, une jeune fille de dix-huit ans qui doit passer ses vacances d'été dans son pays d'origine, le Bénin, pour y rejoindre un père trop occupé par sa carrière. C'est donc avec déception qu'elle part en direction de ce pays, se disant qu'elle n'allait que peu voir son père avec lequel elle a une relation quasi-inexistante, et qu'elle allait certainement s'ennuyer vu qu'elle ne connaît personne d'autre que son paternel là-bas.

Une fois sur place, elle se remémorera néanmoins un ancien ami, et se demandera s'il est toujours présent dans le quartier africain. Mais elle va vite déchanter en apprenant que celui-ci est dans le coma depuis maintenant près de deux semaines. Elle ira alors lui rendre visite, et à partir de là, tout commence pour elle.
Elle se retrouvera projetée dans un monde qu'elle n'avait jamais vu, et des plus étranges. Elle y aperçoit des caractères chinois un peu partout, que ce soit dans le ciel ou sur la terre. Au fil de la découverte de ce monde, elle verra qu'il se révèle être loin d'être enchanteur...

L'histoire nous emmène dans une épopée de la part de notre héroïne et des autres protagonistes, où la liberté est au cœur de tout. Dans ce nouveau monde, Kanyin découvrira que la magie existe, et ce sous plusieurs formes, grâce à un apprentissage de l'écriture et la langue chinoise. Le récit est entraînant, car on souhaite découvrir la suite des aventures des personnages, mais aussi d'en savoir plus sur cette magie, sur les enjeux, ou encore sur les ennemis invisibles et encore mal définis auxquels ils doivent se confronter. La plume nous immerge d'autant plus facilement dans l'intrigue, puisque les pages défilent très vite sous nos yeux de manière fluide.

De plus, l'utilisation de certains mots chinois, ainsi que de certains symboles nous donne envie d'en voir plus sur cette langue, et ce fut pour moi un certain plaisir de les croiser au fil de ma lecture, d'autant plus qu'étudiant les bases de cette langue dans le cadre de mes études. Cela me facilitait un peu la tache, car alors je connaissais la prononciation des mots, et reconnaissais certains que j'avais déjà eu l'occasion d'apprendre.
Mais l'autrice nous offre en plus de cette culture chinoise sa propre culture, car l'histoire se déroule au Bénin et Iman Eyitayo en est originaire. On voit alors entre les pages la description du quartier où vit le personnage principal, mais on découvre aussi des plats typiques de ce pays, qu'on a alors envie de découvrir par nous-même dans la vraie vie. Cette culture apportée par le roman est un véritable plus que j'ai trouvé très appréciable durant ma lecture.

Les personnages sont en partie assez attachants, que ce soit Kanyin, Jun, ou encore Alisha. Kanyin est une jeune femme qui n'hésite pas une seconde pour aider ses amis ou des inconnus dans le besoin. C'est un personnage fort, qui sa bat jusqu'au bout, même si cela peut parfois aller jusqu'à effleurer la limite entre la vie et la mort. Jun, l'autre protagoniste de l'histoire, semble plus réfléchi, mais il ne tergiverse pas quand il s'agit de combattre pour sa liberté et pour celle de ses compagnons. On rencontre d'autres personnages, tels que le douce Alisha ou encore la froide Mei Li. On a des personnages très différents les uns des autres, qui forment alors un groupe hétérogène, fait de personnalités propres à chacun. Mais pour une partie d'entre eux, on ne sait rien ou presque, et ce n'est pas assez pour qu'on s'y attache. Je n'ai pas ressenti de fort attachement à ces personnages, voire pour certains n'en avait pas vraiment, bien que j'ai apprécié les suivre.

Le monde construit dans cet ouvrage est intéressant, particulièrement du fait qu'il soit lié à la culture chinoise, dans bien des aspects. C'est toute cette construction autour de cette dernière qui en un univers propre à ce livre, et avec lequel on veut s'imprégner pour nous aussi en saisir le sens.

On a le droit durant le livre à des scènes de combats entre créatures mythiques et nos personnages, qui nous embarque dans une action qui laisse rarement le temps de souffler aux personnages. Le dernier auquel on assiste est d'autant plus spectaculaire, et on assiste presque avec émerveillement à tout ce qui se passe durant les pages qui le décrivent.

Pour ce qui est de la fin, nous avons un moment de répit avant la révélation finale qui nous mène vers la sortie d'un second tome que l'on aimerait découvrir, afin d'en connaître plus sur la magie lié au récit, mais aussi sur les adversaires et les aventures que devront surmonter les protagonistes, et qui se révéleront certainement aussi importants que dans ce premier livre, si ce n'est peut-être plus.


Pour conclure, j'ai apprécié cette lecture, que ce soit par le monde empreint de la culture chinoise et de magie, que par le quotidien béninois de Kanyin. Le récit nous entraîne rapidement dans cette aventure avec un personnage principal fort, dans un univers propre à ce livre. Bien que cela ne soit pas une de mes lectures phares parmi celles de ce début de l'année 2018, l'utilisation du chinois, de ses créatures, et bien d'autres, fut un point que j'ai particulièrement aimé dans ce roman et qui m'a impliquée encore plus dans les péripéties vécues au fil des pages.

Note de 3,5/5 sur le blog
Le Pacte d'Emma Le Pacte d'Emma
Nine Gorman   
Ayant adoré les différents romans de Nine Gorman disponibles sur Wattpad (Ashes falling for the sky co-écrit avec Mathieu Guibé et La nuit où les étoiles se sont éteintes co-écrit avec Marie Alhinho), je me suis lancée dans le premier roman de l'autrice, malgré que le résumé me tentait moins que les autres.

On entre dans le quotidien de Emma, atteinte d'une maladie neurodégénérative qui va la condamner à mourir douloureusement et prématurément. Elle décide ainsi de s'éloigner de sa vie d'avant pour essayer de mettre de la distance entre elle et la maladie, et quand un mince espoir, bien que radical, se montre à elle, elle n'hésite que peu dans sa décision.
On suit le roman sous le point de vue de ce personnage, découvrant sa vie où la maladie peut refaire surface à tout moment, alors qu'elle essaie de la dissimuler aux nouvelles personnes faisant partie de sa nouvelle vie. J'ai éprouvé de l'empathie pour Emma, qui essaie de se construire malgré la maladie, tout en se demandant si cela vaut la peine de prendre des initiatives quand elle sait que tout ce qu'elle construit prendra rapidement fin de fait de sa condition. On ressent la pression qu'elle se met face à sa famille, de la peur qu'elle a de les inquiéter du fait de sa situation, alors que pourtant ses proches cherchent seulement à être là pour elle et ce malgré les coups durs. De même, j'ai été touchée par sa détermination à cacher cette condition, comprenant ses motivations à le faire. Néanmoins, il est vrai qu'elle était parfois extrêmement passive, du fait de sa maladie, ne prenant pas toujours sa vie en main pour en profiter, et cela pouvait parfois être pénible. Cela donnait l'envie de la secouer, et c'est justement ce que font les autres personnages du roman.
En effet, tous, peu importe leur personnalité et à leur manière, poussent le personnage d'Emma à tenter de nouvelles choses, à aller de l'avant afin de réaliser ses rêves. Dans cette fresque de personnages, on a ainsi Andrew, qui changeait du tout au tout : il se révélait parfois sympathique avec la protagoniste, comme il pouvait parfois se montrer méprisant et distant. Néanmoins, on en sait finalement peu sur lui, et on devrait ainsi en savoir plus dans le second tome qui se déroule sous son point de vue et nous permettra ainsi de mieux comprendre son comportement. A l'inverse, on a son frère Matthew qui est adorable avec Emma, mais également Nathan, le personnage plein de bonne humeur qui est la touche d'humour du roman, mais qui se révèle aussi être un ami précieux pour Emma, compréhensif et toujours là pour elle.

On a dans le roman, contrairement aux autres de Nine Gorman une part de fantastique puisque certains des personnages sont des vampires plus ou moins attirés par le sang. Il est vrai que ce point n'est pas celui qui m'a le plus entraîné dans ma lecture, n'étant pas spécialement une adepte de ces créatures fantastiques, mais qui devrait plaire à ceux qui apprécient les rencontrer durant leur lecture.

Concernant l'histoire même, elle tourne essentiellement sur la relation entre Emma et Andrew, sur le fait qu'ils se tournent autour malgré leur condition propre à chacun. Je trouve que ce qui apporte le plus à cette histoire est justement la maladie et la traitement qui est fait autour, que j'ai trouvé très intéressants. Je pense pas que j'aurais autant apprécié sans cela. Mais en plus de cela, c'est aussi une histoire d'amour familial et d'amitié comme on peut le voir avec certains des personnages, montrant qu'il y a des gens qui sont là pour nous, peu importe notre condition, peu importe qui l'on est et ce que l'on fait.

Pour ce qui est de la fin, elle est assez intrigante mais ne m'a pas mise dans un état où j'ai absolument envie de découvrir la suite. La révélation finale m'a personnellement pas plus étonnée que cela, pas dans le sens où je m'y étais attendue, mais plutôt parce que je m'étais pas assez attachée à certains des personnages.


Pour conclure, j'ai apprécié faire cette lecture, néanmoins je n'ai pas été transportée comme cela a été le cas avec les autres romans de Nine Gorman que j'ai adoré (même si je n'ai pas encore eu l'occasion de finir le roman La nuit où les étoiles se sont éteintes, les chapitres n'étant pas tous publiés sur Wattpad). Je lirais certainement la suite, car j'aime beaucoup ce que fait l'autrice, mais ce ne sera pas avec une impatience insoutenable.

Note de 3,5/5 sur le blog
Sirius Sirius
Stéphane Servant   
Je dois avouer que je n'étais pas du tout tentée par ce roman lorsque je l'avais vu dans la présélection du Prix Littéraire de l'Imaginaire 2018, et pas beaucoup plus lorsqu'il a été annoncé parmi les sélectionnés. Néanmoins, ce livre a su balayer cela, puisque ce fut une très bonne découverte, que je ne regrette absolument pas.

On est dans une histoire où le monde se meurt, à cause d'un fait que l'on
découvre dans le roman, bien qu'on n'en connaîtra pas la cause. En effet, on est vraiment sur l'instant présent et sur le doute d'un futur, mais la cause de la situation du monde n'est pas clairement établie, on n'est que sur des suppositions, puisque les hommes eux-mêmes ne le savent pas dans l'histoire.

Dans ce monde qui se révèle être le nôtre, mais dans un état plutôt mauvais, on retrouve ainsi Avril et le jeune Kid, qui vivent dans un arbre dans la forêt, tentant de survivre chaque jour comme ils le peuvent, et où Avril essaye d'éduquer Kid pour qu'il soit un enfant "normal" (normal signifiant ici sachant lire, écrire, parler, ...).
Mais un jour, tout part en vrille, et c'est la fuite. C'est là que les enjeux
débutent, et qu'on découvre véritablement l'intrigue du roman.

Les personnages vont en compagnie de leur nouveau compagnon Sirius vagabonder sur les chemins en quête d'un seul but : la Montagne. Ils ne savent même pas ce qu'ils vont y trouver, juste qu'ils n'ont plus rien à perdre à y aller.
On est embarqué avec eux, au fil de leur périple. Les personnages vont vivre de nombreuses choses, pas toujours rose, mais c'est ce qui crée l'intrigue d'un monde à la dérive, en train de mourir à petit feu. Cela se lit rapidement, que ce soit par l'histoire ou par la plume de Stéphane Servant, avec quelques fois des moments de tension soudains, à cause desquels on appréhende presque de savoir ce qu'il va suivre.

Mais ce serait plutôt les relations et le vécu des personnages qui prennent plus le pas sur l'histoire elle-même. Tout d'abord, pour ce qui est des personnages, on s'attache à eux, pour différents aspects de leur personnalité. Pour Avril, ce sera notamment pour sa culpabilité d'un événement de son passé, ou son envie de protéger à tout prix Kid, d'en faire un enfant qui ne fera pas les mêmes fautes qu'elle. Elle aimerait se détacher de son passé, mais ce n'est pas simple comme elle le souhaiterait.
Pour Kid, c'est un peu plus compliqué, car au début, il est assez pénible et irritant, car il est buté sur des choses qui nous sont acquises depuis l'enfance, pour nous lecteurs. Par exemple, quand il voit des images de villes dans un livre, il dit que cela n'a jamais existé, quand il voit un cochon qui ressemble à un chien sur une photo, il est persuadé que ce n'en est pas un, ... Mais c'est quelque chose que je n'ai pas totalement pris en compte, étant donné que l'enfant n'a jamais vu ces choses de sa vie, et n'a eu qu'Avril pour lui apprendre, et donc qu'il puisse être naturel de ne pas toujours vouloir la croire, pensant que c'est une invention de sa part. Ce fut donc un début un peu compliqué avec Kid pour cette raison, mais cela s'est amélioré par la suite, et on s'attache alors à cet enfant un peu particulier.
On aura aussi d'autres personnages qui auront une place importante dans le roman, comme Darius, effrayant dans ses croyances et pensées, ou encore le Conteur, personnage discret mais important dans l'évolution d'Avril.

Ce qui prend le plus d'importance selon moi, c'est surtout les relations qu'entretiennent les personnages, notamment Kid, qui se révèle être le personnage central de l'oeuvre. Certaines, très spéciales, se créent, et cela donne un côté un peu poétique à l'ensemble de l'oeuvre, que j'ai vraiment apprécié. De plus, on a tout du long un hymne à la vie, qui est importante et qu'on ne devrait pas oublier, ni détruire, mais aussi à l'égalité avec les animaux, avec leur importance et leur vie qui compte autant que celle d'un homme, puisqu'au fond, nous partageons bien des choses.
Le passé de Avril prend aussi une certaine place, bien qu'en arrière-plan de premier abord, parce qu'il sera le point de départ de son évolution. Les personnages vont en effet évoluer, que ce soit Kid ou Avril, comme si leur périple était en réalité un parcours initiatique, un parcours les menant à mieux se connaître, à mieux appréhender le monde qu'est le leur.

La "numérotation" des chapitres est un peu particulière et peu même intriguer au premier abord, puisqu'elle part dans la soixantaine, pour décroître par chapitre, tel à compte-à-rebours. Un compte-à-rebours, mais pourquoi ? Une mort, une renaissance ? C'est ce que l'on découvre en arrivant vers la fin.

Cette dernière conclut dans le même ton que le reste du roman, mais semble presque irréelle, notamment du fait des tout derniers chapitres, et de ce compte-à-rebours. Que va-t-il se passer après que nous ayons tourné la dernière page ? Est-ce réel ? C'est des questions qui peuvent se poser, car on ne sait pas trop ce qu'il se passe, ce qu'il s'est passé en quelques pages. On est presque dans le flou, mais comme dit auparavant, la fin est en accord avec le reste du livre, avec en plus un côté un peu onirique et poétique.


Pour conclure, c'est un roman que j'ai démarré sans en attendre beaucoup, puisqu'il ne me tentait pas du tout. Au final, cela s'est révélé être une belle découverte, avec comme une ode à la vie et à la vie animale, avec une histoire un peu poétique, qui nous embarque dans une intrigue où les relations priment. Ces liens qu'entretiennent les personnages, particulièrement Kid, sont spéciales, mais je les ai particulièrement appréciées. Un roman donc que j'ai vraiment aimé et que je ne regrette pas avoir découvert, et ce grâce au Prix Littéraire de l'Imaginaire.

Note de 4,5/5 sur le blog
Chroniques Homérides, Tome 1 : Le Souffle de Midas Chroniques Homérides, Tome 1 : Le Souffle de Midas
Alison Germain   
L'aspect mythologique du livre est ce qui me tentait le plus, c'était donc avec plaisir que je me suis lancée dans le roman dans le cadre du Prix Littéraire de l'Imaginaire 2018, après une première lecture d'une partie du roman dans sa version Wattpad.

On arrive donc aux côtés de Louise, vivant au Royaume-Uni, jeune femme au début tout à fait banale. Sauf qu'après sa rencontre avec une certaine jeune femme, elle va se découvrir une nouvelle capacité qui tient plus de la malédiction, changer les objets en or, hérité du mythique Midas et Homère. De plus, des personnes pétries de mauvaises intentions en ont après cette nouvelle faculté...

On part ainsi dans cette aventure, dans la vie chamboulée de Louise. On est pris dans son acceptation de cette toute nouvelle capacité, dans son apprentissage du contrôle sur ce pouvoir, mais aussi dans son face à face avec les conséquences de ce souffle de Midas.
L'histoire est prenante, bien que pouvant paraître un peu longue pour certains le temps de poser les bases de l'intrigue et pour Louise de s'approprier cette nouvelle.

En effet, il faudra du temps au personnage pour accepter ce pouvoir, qu'elle assimile à un fardeau. Elle va se poser de nombreuses questions, avoir de nombreux doutes, pouvant parfois paraître redondants de part leur forte présence, mais le reste de l'intrigue nous donne envie de poursuivre.
Le personnage de Louise est attachant, par sa personnalité discrète, une personnalité bien définie. De même, Angus, un peu plus distant, est attachant, et on devine un pan peut-être plus sombre derrière ce qu'il montre. On aura aussi d'autres personnages tels que le frère de la protagoniste, mais aussi sa mère et quelques individus plus ou moins malintentionnés.

Dans le roman, l'autrice a repris à sa sauce la mythologie et les mythes qui la pavent. Ainsi, on retrouvera le pouvoir de Midas, roi changeant tout ce qu'il touchait en or, avec une histoire d'héritage, mais aussi des créatures mythiques et des lieux sacrés. Des éléments que l'on découvre au fil de l'histoire, mais très sympathiques.
On retrouve aussi le thème de la lithothérapie, que l'on devine cher à l'autrice, présent à plusieurs reprises dans le roman et qui a son importance. On en saura ainsi un peu plus sur certaines pierres, qui auront un lien avec la mythologie développée dans le livre.

L'écriture est fluide, on est vite pris dans le roman, les pages défilent rapidement. On a envie d'en découvrir plus sur les éléments de l'intrigue, sur les tenants et aboutissants de ce que l'autrice a construit au fil du livre.
Ayant lu la version Wattpad, j'ai pu voir le véritable travail qu'il y a eu entre cette version et celle publiée, des scènes ayant été modifiées, coupées, ... Le fait d'avoir lu les deux permet d'avoir une approche différente mais très intéressante sur le processus d'écriture.

En ce qui concerne la fin, elle nous offre une scène d'action prenante et l'introduction d'un nouvel élément, dont on en saura certainement plus dans le tome à suivre.


Pour conclure, j'ai apprécié ma lecture, particulièrement grâce aux éléments mythologiques choisis par Alison Germain. L'histoire est prenante, bien que certains pourraient peut-être y trouver quelques longueurs, qui ne m'ont personnellement pas gênée. Ce serait avec plaisir que je lirais le second tome lorsque l'occasion se présentera, afin d'en savoir plus sur les éléments introduits au cours de ce premier tome, mais aussi sur la mythologie mise en place par l'autrice.

Note de 3,5/5 sur le blog
Transe Transe
M.I.A   
Ce livre appartient au genre des romans dont on est le héros, et dans celui-ci, on plonge dans une atmosphère plutôt sombre.

On commence par le réveil de notre personnage dans un bâtiment abandonné, et dès lors, ce pose plusieurs questions : que faisons-nous là, comment sommes-nous arrivés ici ? Des questions dont on obtiendra les réponses par la suite.

On est dès le début bien ancré dans notre personnage, grâce à l'écriture choisi. Ici, pas de je ou de il, mais l'utilisation de vous dans la narration. Par exemple, au lieu de retrouver "Le bruit insistant de la pluie [me/le] sort d’un cauchemar sans fin, dépourvu de sens.", on aura "Le bruit insistant de la pluie vous sort d’un cauchemar sans fin, dépourvu de sens.", permettant de plus facilement se glisser dans la peau de notre personnage.

Nous aurons l'occasion plusieurs fois de faire des choix, qui orienteront l'histoire en fonction de ce celui qu'on aura sélectionné (il faut d'ailleurs dire que la version ebook, du fait des liens directement sur les choix, permet de naviguer très facilement entre les sections sans risque de se faire spoiler par erreur). A nous alors de faire les bons pour essayer de survivre à la mésaventure dans laquelle on se trouve plongé ! Car les choix ont bels et biens des conséquences, et je dois avouer que je suis morte lors de l'un des derniers choix, et que j'avais de toute manière prises de mauvaise décision depuis un bon moment dans le livre, sans le savoir.

De ce fait, on participe à la mise en place de la personnalité de notre personnage, que l'on peut alors rendre méfiant, craintif, ou alors touche à tout par exemple, du fait des choix que l'on adopte au fur et à mesure qu'on avance dans l'histoire. Cela facilite d'autant plus l'attachement ou le lien qu'on développe avec le personnage.
Les aspects de la personnalité qui sont inscrits de manière non-modifiable et dès le début sont de même intéressants, et apporte un plus à l'histoire, car notre personnage a un handicap, que l'on peut choisir de surmonter ou non, mais qui reste toujours plus ou moins présent sans qu'on ne puisse rien y faire de plus.

L'histoire m'a entraînée tout du long, je ne voulais pas lâcher le bouquin, afin de pouvoir savoir les réponses à nos nombreuses questions. Je l'ai trouvé enrichissante et intrigante, par son rythme, les recherches associées au livre (que j'ai trouvé vraiment instructives), et elle m'a tenu en haleine à chaque page. La construction est bien menée, on nous apporte des réponses, mais au compte-goutte et de manière sibylline pour nous intriguer encore plus, et nous rendre encore plus confus.
Les éléments de l'intrigue étaient eux réussis, bien qu'il y en ait un dont je me suis douté dès le moment où il prend place dans l'histoire, et qui ne m'a donc pas surprise.

On ressent de nombreux sentiments lors de cette lecture, que ce soit de l'espoir, de la confusion, de l'horreur, du malaise, de l'oppression, tout est fait pour essayer de nous mettre le plus possible dans l'ambiance du récit.
L'atmosphère est du genre sombre, et nous immerge d'autant plus dans l'intrigue, avec la description des décors, de certaines situations, de certaines scènes, et peut plus d'une fois plonger dans une certaine angoisse sourde parfois dérangeante, mais adaptée au genre choisi.

En plus des choix que l'on peut effectuer durant le livre, on trouve aussi des énigmes, qui nous sont souvent utiles dans certaines de nos décisions. Ne comptez pas sur les auteurs pour vous donner directement la réponse, il va falloir chercher un peu. Mais pas de panique, ils donnent le début de la résolution de l'énigme, ou la manière de la résoudre, permettant à quiconque qui s'en donne le moyen de les résoudre par lui-même.

La fin, ou plutôt les différentes fins possibles, sont aussi bien menées, jusqu'au bout on espère survivre, alors qu'on a aussi des chances de mourir, si cela ne l'a pas déjà été auparavant. Des derniers choix s'offrent à nous pour conclure notre lecture et donc notre sort en fonction de nos choix, juste après qu'on a enfin les explications à notre situation et donc qu'on a enfin les clés pour comprendre l'intrigue.

On a d'ailleurs un bonus dans le bouquin, qui permet de connaître vers un navigateur web qui vous donnera les réponses aux énigmes, mais aussi des annexes (conseil en lien avec l'intrigue, vidéo, photo, ...) mais surtout vous pourrez y retrouvez la mind-map ayant permis de construire le livre, chose que j'avais d'ailleurs eu l'intention de faire, avant de découvrir qu'on nous la proposait en bonus. La mind-map correspond au plan avec les différentes situations que l'on rencontre lors du récit, avec les conséquences qu'entraînent nos choix dans l'histoire, donc en gros, indiquent les différents chemins empruntables par le lecteur. Cela permet alors de découvrir comment avoir la meilleure fin, quels sont les choix les plus judicieux, et ainsi découvrir comment nous ont mené nos décisions, et quelles sont les éventuelles erreurs que nous avons pu commettre. Je conseille vivement de consulter cette mind-map lorsque vous avez fini votre lecture du roman, c'est vraiment intéressant à voir.


En conclusion, j'ai adoré suivre notre personnage et de pouvoir choisir nos actions. De plus, le genre, le thriller, nous immerge vraiment dans le genre dont on est le héros, et la très bonne construction de l'histoire nous entraîne très rapidement dans l'intrigue qui nous tient en haleine. Cette lecture me tentait dès l'annonce officielle de sa sortie, et je ne regrette absolument pas de l'avoir découverte, c'est un livre que je recommande vraiment et que je n'hésiterai pas à offrir à ceux à qui elle pourrait plaire. L'écriture est vraiment bien dirigée, et donne envie de découvrir d'autres romans du duo d'auteurs cachés derrière le pseudonyme M.I.A., et j'ai même hâte de découvrir un autre thriller dont on est le héros de la part des auteurs que je me procurerai alors au plus vite si cela venait à se concrétiser.

Coup de cœur
Rongés Rongés
Elanne Jesa   
Rongés est une oeuvre entre roman court et nouvelle longue, en ce qui concerne le nombre de pages, ainsi que son récit.
On débute ce dernier en assistant à un meurtre, qui conduira à l'enquête que nous allons suivre aux côtés de l'inspecteur Harlong, personnage principal.

Tout se déroule vite, presque trop vite, non pas dans l'action, mais dans l'avancée de l'investigation. Bien que nous ayons des ellipses, la longueur du livre nous mène à une intrigue sans retournement de situation, sans battements de cœur frénétiques, sans peur pour le personnage. Je m'attendais comme dans certains thrillers à stresser pour le personnage, à faire face à des situations extrêmes, et tout ce qui s'y joint. Mais rien de tout cela n'est véritablement présent. Nous avons bien vers la fin un événement qui correspond à une scène finale avant l'arrestation du meurtrier, mais il ne prend en réalité que quelques pages, et cela est tellement fugace qu'on a un goût de trop peu, et ce même en tournant la dernière page. Il y aurait pourtant eu de quoi en faire un thriller qui prend aux tripes, mais ce ne fut pas le cas. Le début semblait nous embarquer dans une histoire entraînante avec une idée intéressante et une écriture agréable, mais la fin contre-balance cela en allant bien trop rapidement.

Les personnages ne furent pas vraiment attachants dans mon cas. Que ce soit le personnage principal, son coéquipier, la partenaire de danse, aucun ne provoque de réel attachement. En réalité, Harlong m'a exaspérée à quelques reprises, dans certaines remarques, qui bien que restant pour lui-même, n'étaient pas très plaisantes, particulièrement pour la gent féminine. Rien de trop rédhibitoire ni de trop présent, mais qui m'a fait grimacer lorsque j'en prenais connaissance.
Sans que cela ne soit de même pour les autres personnages, ils ne créent pour autant pas d'empathie envers eux, je pense que fait de la courtesse du livre.
De même, le meurtrier fut quasiment absent de tout le roman, on ne le rencontre qu'une seule fois, lorsque tout est terminé pour de bon, et de ce fait, on n'a pas d'aperçu de sa personnalité, de sa psychologie, chose que je trouve intéressant de développer dans ce genre de romans.

Pour ce qui est de la fin, comme abordé très rapidement précédemment, elle ne nous mène pas à un état de stress comme cela est le cas dans certains thrillers, et tout ce résout tellement vite et avec une certaine facilité qu'on termine l'ouvrage avec un goût de trop peu, avec une impression que ce ne fut qu'une parenthèse rapide dans la vie de l'inspecteur, sans vraiment de conséquences psychologiques, sans que cela ne l'atteigne ni rien.


Pour conclure, le début était plutôt prometteur, mais la fin arrive bien trop rapidement, et sans de réel retournement de situation. Que ce soit dans l'intrigue ou par les personnages, on lit ce roman presque avec détachement, ou tout du moins, c'est quasiment le cas pour la fin du roman. Le tout se lit vite, les mots défilent facilement, mais cela ne rattrape pas l'intrigue et les personnages que je n'ai pas trouvé assez poussés à mon goût, possiblement à cause de la courtesse du livre. J'ai fermé ce livre avec une impression de trop peu, avec un peu de déception, et cette lecture se révèle être une parenthèse rapide, bien que comme dit auparavant, l'écriture nous emmène rapidement et que l'idée était là.

Note de 2,5/5 sur le blog
L'Homme gribouillé L'Homme gribouillé
Serge Lehman    Frederik Peeters   
L'Homme gribouillé est le genre d'ouvrage vers lequel je ne me serais pas forcément tourné, mais que j'ai vraiment apprécié.

L'histoire nous emmène dans la vie de la famille exclusivement féminine des Couvreur, qui regorge de mystères tournant autour de l'aînée de la famille, Maud. Ce que va soudain découvrir Betty, ainsi que sa fille Clara, ce qui va s'ensuivre d'une quête sur les traces du passé de Maud. Mais ce passé semble plutôt étrange, puisqu'un homme-oiseau est à leur poursuite, sans empathie ni regret, à l'air plutôt dangereux.

On est vite emporté dans ce récit, dans cette quête exécutée par Betty et sa fille Clara, qui ne sera pas sans encombres. On découvre à leurs côtés des éléments sur leur mère et grand-mère Maud, des éléments qui leur fait se poser des questions sur leurs propres origines, sur leur histoire familiale et sur Maud elle-même. On est pris dans l'intrigue, à vouloir savoir les motivations de l'homme-corbeau, les mystères entourant la famille Couvreur, mais aussi les réponses aux questions qui arrivent par la suite. On est pris dans ce voyage, un peu initiatique, avec les deux femmes, mais nous aurons aussi quelques scènes avec le mystérieux homme-oiseau.

On pourrait penser au premier abord qu'il s'agit d'une histoire contemporaine sans aucun élément imaginaire, mais on voit vite que le fantastique et le fantasmagorique ont une place non négligeable dans le récit. On retrouve différents éléments de ce genre qui ponctue le récit, et font partie de quelque chose de grand, qu'on ne s'imagine pas encore dans les premières pages.

Les différents femmes que l'on suit sont attachantes, que ce soit Clara ou Betty, voire Maud. Betty est une femme seule avec sa fille sans réels liens sociaux, qui semble se rechercher. On ressent un malaise qui l'habite et qui s'invite même dans ses cauchemars. Clara, adolescente, semble encore innocente, pleine de joie de vivre, qui n'a pas connu de coups durs jusqu'ici, et qui a hérité de l'imagination débordante de sa grand-mère. Cette dernière, bien qu'on la voit peu, est attachante aussi à sa manière, particulièrement dès lors qu'on connaît les raisons des choix qu'elle a pu faire.
Ces femmes sont le centre de l'intrigue, tout tourne autour d'elles, du début jusqu'à la fin.

Les illustrations racontent à merveille cette histoire, toujours en noir, blanc et nuances de gris. Bien que je sois rarement attirée par l'unique noir et blanc dans les planches, cela correspondait parfaitement pour cette histoire. Elles étaient vraiment bien dessinées, avec des détails d'une finesse remarquable. On voyait notamment les animaux qui étaient superbes, mais aussi les petites marques de la vie qui passent, comme les rides. Cet ensemble crée une ambiance un peu étrange, mais aussi fantastique, en accord avec l'histoire, et nous permettant d'y plonger d'autant plus.

La fin résout la plupart des questions que l'on se poser durant le récit, et surtout explique le passé et les choix de Maud. On est spectateur de quelque chose qui semble presque irréel, complété par la dernière page. Mais malgré ça, il est vrai que certaines des questions restent sans réponse, notamment quelques-unes tournant autour de l'homme-oiseau, qui peut ainsi nous laisser avec un voile d'incompréhension lors de la dernière page tournée.


Pour conclure, j'ai franchement bien aimé cette histoire mais aussi les illustrations qui conviennent parfaitement au récit. Malgré quelques réponses qui restent malheureusement sans réponse, la fin répond en majorité à celles que l'on pouvait se poser, d'une manière fantasmagorique voire irréelle.
Une oeuvre que je recommande donc, bien qu'elle soit conséquente, tant au niveau des pages que du prix, achetée ou empruntée.

Note de 4,5/5 sur le blog