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Bibliothèque de Judas_Cris : Liste d'Or

Watchmen Watchmen
Alan Moore    Dave Gibbons   
Watchmen. Watchmen... comment vous parler de Watchmen ? Le plus reconnu des comics, si je puis dire... Ce livre a une énorme réputation dans le milieu de la bande dessinée et est, encore aujourd'hui, considéré comme le meilleur comics de tous les temps (oui, rien que ça...)
Watchmen est une série de comics américano-britannique, fruit de la collaboration entre le scénariste Alan Moore et le dessinateur Dave Gibbons. Tout le monde suit ? Bien, parce que cette série, produite par DC comics, ne se déroule pas dans le même univers que les autres publications de la maison d'édition -donc pas dans le même univers que les autres super-héros de la franchise, contrairement à la majorité des publications de super-héros qui se déroulent, justement, dans le même univers (ce qui est une caractéristique des comics américains). Donc, création originale et indépendante. L'histoire repose sur de nombreuses uchronies qui mettent en scène un monde de 1985 totalement différent du nôtre, où évolue d'anciens super-héros qui se retrouvent au centre d'un enchainement d'évènements et vont se retrouver à enquêter sur la mort d'un des leurs, sur fond de menace nucléaire et d'un contexte politique oppressant.
Cela faisait plusieurs mois que j'avais envie de lire Watchmen, et ce fut le cadeau d'anniversaire que m'offrit un de mes amis, que je ne remercierais jamais assez. Je précise d'entrée que je n'ai pas vu le film de Zack Snyder et que le visionner n'est pas dans mes priorités (les fans de ce film : essayez de me convaincre en MP)
Finissons-en là avec cet intro : elle est déjà bien assez longue.

Bon, il faut le dire d'entrée de jeu : je n'aime pas les comics de supers héros. Si je peux m'éclater sur certains comics (Walking Dead en tête, bien que je considère la série télé meilleure sur certains points) les super-héros ne m'ont jamais attirés (oui, même au cinéma : ils ne m'ont jamais donné envie d'aller voir un de leurs films) aussi, une fois posée cette base dans mes attentes, que vous dire ? Watchmen est un comics de super-héros, certes, mais... bordel, carrément pas en fait ! Ce ne sont pas héros... grave pas, non. Comment mieux m'expliquer ? L'auto-défense, vous connaissez ? C'est principalement revendiqués par les membres de l'extrême droite américaine, et ça consiste à faire soi-même la loi. Ce principe n'est souvent pas abordés par les comics, car pas vraiment très vertueux. Pourtant, les super-héros peuvent tout à fait rentrer dans cette définition, non ? Et ben voilà Watchmen : c'est exactement le principe du truc. Le livre nous présente les héros masqués sous un jour réaliste, et ce sans mettre de côté les limites de la morale. Ainsi, on hésite pas à employer des termes comme "nazis" pour qualifier certains des héros du bouquin ! Watchmen joue là-dessus et sur les ambigüités du même type avec une virtuosité rare, relativisant le terme même de "héros". Plus généralement, le principe de base de Watchmen repose sur une idée : « qu'est-ce que serait le monde si des gens se déguisaient pour aller faire régner la justice dans la rue ? » Pas de super-pouvoir, un peu comme dans Kick-ass (il faudrait que je lise le comics un de ces jours, il parait qu'il est vachement bien) mais sans l'aspect "gamin paumé". Oh oui, là, nous avons affaire à des personnages... plus que bien écris !
Le plus impressionnant dans tout ça ? L'univers du bouquin, incroyablement crédible. Si je veux vous parler de l'univers, je dois mentionner le Dr Manhattan, un être presque omniscient et omnipotent, issu d'un accident nucléaire en 1960. Si les Héros costumés (sans pouvoir) ont modifiés la politique intérieur des États-Unis, par d'importantes grèves policières qui ont débouchés sur des émeutes par exemple, le Dr Manhattan a modifié toute la politique extérieure en tant qu'arme absolue. C'est simple : il y a toujours la guerre froide, mais les États-Unis ont gagnés au Vietnam et sont la première puissance mondiale qui menace le reste du monde. Et ce qui est génial avec tout ça, c'est que l'œuvre ne nous donne pas un sens clair, et la multiplicité des convictions politiques des héros donne à ce récit une profondeur admirable. C'est bien simple : si les faits décrits étaient réels, les auteurs n'en retranscriraient pas mieux la complexité.
L'autre chose agréable avec les personnages tous plus spéciaux les uns que les autres, c'est qu'il n'y a pas un gentil identifiable ou de manichéisme : ici, différents points de vues (à travers les journaux et les personnages) nous sont donnés -chacun dans des excès bien différents- et c'est, au final, au lecteur de décoder, de se faire son avis, et, surtout, de constater la grande intelligence avec laquelle ces points de vues nous sont donnés, pensés de façon narrative et offerts aux bons moments.
Parce que la vision des héros donnés ici diffère énormément selon les personnages, je me permets de le souligner ! Du Comédien qui est un militariste extrémiste, au Hibou qui se lance pour faire le bien sans vraiment comprendre les répercutions, en passant par des demi-déments obsessionnels tels que Rorschach, c'est... époustouflant. De manière générale, le développement des personnalités et convictions de chaque personnage est poussé à son maximum ; le plus singulier restant sans aucun doute le Dr Manhattan dont le système émotionnel, découlant de son omniscience, est des plus intéressant et spécial.
Pour ce qui est du scénario, c'est du complot, de l'intrigue, de la violence et du démentiel. Tout ce qu'on demande, avec un avant-dernier chapitre proprement saisissant.
Mais, plus que le scénario ou les personnages, Watchmen est une leçon de bande dessinée à lui tout seul. Ce que je veux dire par là, c'est que l'on retrouve tous les procédés de mise en scène et de découpage qui créent de la profondeur et rendent une histoire dynamique. Cela se voit principalement lors des transitions entre deux scènes : elles ne se font jamais par coupures nets ; au contraire même, chaque scène prend son élan dans la précédente. Cela se voit aussi à travers les multiples mises en abîmes (une BD dans la BD) et dans les mises en place d'histoires parallèles se complétant... Watchmen, c'est le découpage et la mise en scène au service du dynamisme, rendant la lecture proprement captivante.
A noter une édition française de très bonne qualité (ce qui, avec les comics, est assez rare pour être noté) avec une couverture en "dur" très belle, où le récit est entrecoupé de notes ou de dossiers écrits qui réussissent à éclairer et à approfondir le récit, sans se montrer ennuyeuses (ce qui, pour un long texte écrit au milieu d'une BD, n'est pas évident) Avec, en additionnel, de longues pages de bonus et de croquis en fin de livre, couplés d'une explications des créateurs sur les volontés artistiques... de la super documentation, en plus d'une super histoire !

Qui dit comics dit écriture et publication en plusieurs numéros... Et là se pose le même problème que pour les mangas : l'histoire ne commence pas avec une fin définit, et il s'agit plutôt d'un scénario général à improvisation, ça se sent. Cependant, je ne voudrais pas être mal comprit : les comics comme Watchmen se composent de plusieurs chapitres clairement découpés qui couvrent une histoire, qui expose une aventure d'un personnage, explore son passé... c'est le principe des comics et de la découpe des "numéros". Ce principe a son charme, mais, personnellement, je préfère avoir un récit mené et pensé d'un seul bloc plutôt que d'une dizaine de gros chapitres (à la limite, je préfères même le principe des arcs narratifs utilisés dans les mangas) Bon, dans Watchmen, je dis un peu ça pour rien, puis-ce que l'intelligence du scénario gomme en grande partie ce découpage et tout peut très bien se lire d'un seul bloc (bien que l'on sent que les chapitre ont étés crées à quelques mois d'intervalles les uns des autres) C'est donc un faux point négatif, puis-ce que le livre est assez malin pour comprendre lui-même les avantages et les inconvénients du format et parvint à en tirer le meilleur (encore une fois : c'est une leçon de bande-dessinée...)
Dans la même veine, la fin fait partie de celles où l'on se dit : « Quoi ? Non, mais, non... Ça peut pas se finir comme ça ! » mais où, lorsqu'on y réfléchit deux minutes, on se rend compte qu'elle témoigne d'une lucidité sur l'œuvre assez remarquable. Créer de toute pièce un monde, y faire évoluer des personnages, monter une intrigue... et choisir de ne pas forcer une fin conventionnelle, mais de continuer droit dans le sillage tracé jusqu'alors. Ce n'est pas un retournement de situation, c'est une simple constatation finale, une conclusion logique vers laquelle toute l'œuvre tendait depuis le début, mais dont nous refusions d'envisager la possibilité.

Watchmen est devenu ma référence en comics, sans aucun doute, au même titre qu'Akira, qui est ma référence manga. Ce livre témoigne d'une grande intelligence et d'une grande lucidité sur ce qu'il est et ce qu'il devrait être. Voilà le genre de super héros qu'il faut traiter en BD ! Voilà comment on découpe une page ! Voilà comment on met en relief ses personnages ! Voilà, tout simplement voilà ! Lisez Watchmen, et constatez par vous-même : ce livre n'a pas besoin d'être défendu, tant il le fait parfaitement lui-même.
Fils-des-Brumes, Tome 1 : L'Empire ultime Fils-des-Brumes, Tome 1 : L'Empire ultime
Brandon Sanderson   
Un des meilleurs livres de fantasy qu'il m'ait été donné de lire !
Si la saga mérite largement d'être lu pour son scénario (que j'estime être un des meilleurs de ma bibliothèque) ce premier tome fut à la base un énorme coup de cœur ! Pourquoi ?

Premièrement : son héroïne. Les personnages principaux féminins, ça ne me pose aucun problème en tant que garçon, mais Vin, c'est... ce personnage ne se limite pas à ce simple constat ^^ Clairement représentatif du passage de l'enfance à l'adolescence (plus, plus tard dans la saga, à l'âge adulte) son évolution, son ouverture aux autres et sa prise d'autonomie m'ont fait beaucoup m'identifier à elle. C'est d'ailleurs l'ouverture aux autres qui est au centre du développement du personnage, tout au long de ce premier tome, sans jamais tomber dans les clichés du style ;)

Deuxième point fort : son univers. Alors là, c'est limite le rêve pour les amateurs de dark-fantasy ! (bien que ce livre n'en fasse pas vraiment partie... notamment avec son parti-pris adolescence) Imaginez : Les brumes qui recouvre le monde à la nuit tombé, le ciel rouge, les cendres tombant du ciel comme de la neige, une citée tentaculaire dans un style renaissance (comme les habits d'ailleurs)... Le monde reste cependant technologiquement au moyen-âge au niveau de l'armement, donc vous ne perdrez pas tous vos repaires ;)

Troisièmement : la magie. C'est clairement le point fort du livre : nous proposer une magie originale et singulière. Un système de métaux, de pouvoirs... Tout est bien ficelé et nous fait finement sortir de notre fantasy D&D fourre-tout ^^
Les seuls petits défauts que j'aurais à souligner, ce serais peut-être les descriptions qui ne s'attardent pas assez à mon goût sur le décor... Et le trop grand emploi des noms de personnages (sans utiliser de pronom ou de synonymes), ce qui est un peu voyant à certains moments.

Au final donc, une fantasy finement pensée, avec sa dose de combats épiques, de personnages attachants, son intrigue très bien ficelée et son univers magique et physique tout simplement éblouissant ;)
Chacun des livres de la série apporte un développement différents tout en renouvelant l'intrigue toujours plus loin... je vous les conseils donc aussi ! :D
A relire encore et encore ! :D
Une histoire des Fils-des-Brumes, Tome 1 : L'Alliage de la justice Une histoire des Fils-des-Brumes, Tome 1 : L'Alliage de la justice
Brandon Sanderson   
Ce volume est un concentré de ce qui faisait l'essence de l'univers de Fils-des-brumes, mais revisité à la sauce western. On y retrouve les mêmes thématiques centrales des responsabilités, de conventions sociales, de justice, sur ce qui fait l'identité de quelqu'un, les idéaux, etc. Et c'est là tout le style de la saga Fils-des-brumes : présenter dans un monde aux classes sociales fortement marqués des individus exceptionnels accomplissant des choses exceptionnelles par-delà les conventions.

Le renouvellement apporté à l'univers est en lui-même suffisamment jouissif pour justifier la lecture de ce titre : le combo des pouvoirs de la saga Fils-des-brumes et des armes à feu est... détonnant. C'est cela que j'apprécie la plus chez Sanderson : cette capacité sidérante a inventer un monde avec des règles précises tout en ayant une capacité à se servir de ces-dites règles avec suffisamment d'intelligence pour donner les moyens à ses héros d'utiliser ces règles avec plus d'intelligence que l'ennemi et le battre par des combinaisons de pouvoirs (ayant des règles très précises, qui a-priori ne laisse pas beaucoup de marge de manœuvre) surprenantes et pourtant purement logiques. En l'état, ce volume est jouissif tant le système d'allomancie et de férochimie prend un nouveau sens tout en restant cohérent dans un univers plus technologique.

Quand à l'histoire et aux protagonistes, ils sont un pure concentré de Sanderson : un grand plan qui se dévoile petit à petit, des personnages charismatiques tiraillé entre deux natures, etc. La dynamique de groupe marche encore une fois très bien (j'ai adoré le personnage de la trafiquante d'arme, vrai femme forte du roman, alors que l'héroïne m'a laissé sur ma fin et aurait mérité un peu plus de développement) même si j'ai eu l'impression que Sanderson a voulu un peu trop condenser ses envies dans ce livre, ce qui fait que les échanges humoristiques entre les deux personnages principaux (qui restent hilarants et rendent comptent d'une vrai complicité) ont un petit côté poussif.
Pour les personnages, j'ai eu parfois l'impression de revoir les archétypes des personnages de la trilogie dans des tons différents -ce qui n'est pas dénué de sens si on considère que ce volume tient à montrer qu'entre la notion de héro et vilain il n'y a qu'une différence de contexte.

Quoi qu'il en soit une très bonne lecture, assez rapide, mais diablement efficace, survitaminé, avec des utilisations de pouvoirs grandioses et un univers mis à jour fascinant !
Fils-des-Brumes, Tome 2 : Le Puits de l’ascension Fils-des-Brumes, Tome 2 : Le Puits de l’ascension
Brandon Sanderson   
Un tome moins agréable, mais cela est plus due à l'atmosphère pesante qui imprègne ce tome... L'après Seigneur-Maitre est bien plus sombre et tragique que l'ont aurait pu le croire.
Mais c'est du bon, du très bon même !
Fils-des-Brumes, Tome 3 : Le Héros des siècles Fils-des-Brumes, Tome 3 : Le Héros des siècles
Brandon Sanderson   
Fils-des-Brume... une des meilleures trilogies de fantasy, et de loin. Si vous avez adoré les deux premiers tomes, permets-moi de vous rassurer : le dernier est une apothéose, et nous ne sommes pas au bout des renversements de situation ;) La qualité principale de fils-des-Brumes ? Son scénario, absolument magistrale et maitrisé de bout en bout.
Chronique du tueur de Roi - Première Journée : Le Nom du vent Chronique du tueur de Roi - Première Journée : Le Nom du vent
Patrick Rothfuss   
Le Nom du Vent... rien que le titre est cool, hein ? Ce roman de fantasy écrit par Patrick Rothuss et qui constitue le premier tome de la saga chronique du tueur de roi squatte ma table de chevet depuis maintenant plus d'un an. Il y a bien une raison, non ? Eh bien, ce livre, pour moi, c'est un peu une bouteille d'oxygène : lorsque je suis stressé, épuisé, ou que je vis quelque chose d'un peu difficile, je m'y replonge le temps de quelques chapitres. J'ai terminé cette semaine ma troisième relecture complète et je me sens d'humeur à vous en parler !
Je pourrais parler du Nom du Vent pendant des heures, mais ici, je vais me contenir.

Le roman présente l'histoire de Kvothe, vivant sous un autre nom dans un village reculé, son passé est entouré de légendes et le personnage va alors nous narrer ce que fut sa vie. Nous avons dans ce roman deux "phases" de narration : la principale correspond au récit que mène Kvothe à la première personne et dont il assure lui même le rôle du narrateur, et une deuxième (la première que nous rencontrons) qui raconte à la troisième personne ce qui se passe dans cette auberge, entre le récit oral de Kvothe. Cette construction en elle-même est très intéressante, puis-ce qu'elle permet une mise en scène, dans la succession de ces deux phases, qui met en relief le récit. De plus, la nature du narrateur dans les phases à la première personne permet des effets de style et un point de vue très intéressant.
Le thème de la mystification et de ce qui fait d'un individu un héro est évidement au centre du roman, et voir se former des commencements de légendes est particulièrement prenant.
Le style d'écriture est véritablement merveilleux, sans rire. Il m'arrive souvent de dire qu'un style d'écriture est bon lorsqu'il marche bien, mais lorsque je dis qu'il est merveilleux... c'est que c'est vraiment passionnant ! Un mix subtile entre précision, ambiance et dynamisme. C'est dans les phases de narration 1ère personne qu'on s'en rends le plus compte : le récit coule à un rythme parfait, ni trop rapide, ni trop lent.
Que dire d'autre ? Les thèmes explorés sont vastes, tout comme l'univers. Le Nom du Vent est l'exemple parfait. C'est riche, empli de légendes, de chansons, de mythes, de régions lointaines, de langues, de peuples... Véritablement, voilà un univers de fantasy bien dosé ! Profond, mystique, intelligent. Cet univers tisse une toile de fond proprement soufflante et terriblement prenante. (je rêve du jour où je pourrais afficher dans ma chambre un poster de la carte de cet univers T-T) Même un univers comme celui de Fils des Brume ne tient pas la comparaison. C'est bien simple, les seuls univers qui le peuvent sont celui du trône de fer et du seigneur des anneaux (oui, à ce niveau là)
La magie qui nous est présentée est ici traitée de manière très académique, un peu à la manière d'Harry Potter, mais elle est précise, fruit plus des connaissances que de l'instinct. Le sympathisme : où comment lier deux éléments par sa volonté et se servir de l'un pour influencer l'autre (par le système de liaison sympathique) Cette art est original et logique à la fois, et c'est un plaisir de s'y plonger. Mais ce n'est pas la seule forme de "magie", puis-ce que nous allons étudier également des formes d'alchimie, de liaisons par les runes, mais aussi pratiquer de la chimie, des mathématiques... et c'est cela le sens de la fantasy : un univers où la magie est un élément naturel, presque commun, et qui est donc traité avec autant de rigueur et de précision que les autres domaines. Bon, je dois avouer que je simplifie un peu, puis-ce qu'il y a une forme de magie qui échappe à cela : la magie des Noms, qui est l'élément de mystère et la source des légendes, qui va donc constituer en quelque sorte l'objectif de l'apprentissage du personnage. Et on retrouve le grand point fort du Nom du Vent : mêler légende et réalité dans son univers avec une virtuosité rare.
Vous voulez connaitre la chose qui m'a le plus marqué dans ce tome ? Le prologue. J'ai du le relire plus d'une quinzaine de fois... Qu'a-t-il de particulier ? Je ne pourrais pas le dire précisément en si peu de ligne, il faudrait que je me plonge dans une analyse complète. Mais c'est bien simple : je considère que c'est là le meilleur prologue que j'ai pu lire, en toute sincérité.

Le roman n'est pas disponible en poche : ce qui veut dire qu'il est cher, très cher même... (mais quand on voit la magnifique couverture...)
Comparé à la virtuosité des phases de récit de première personne, les phases de troisième personne dans l'auberge pourront vous paraitre lentes et molles. Pour ma part, je considère que cela fait partie intégrante de l'ambiance du lieu et du moment, et je préfèrerais l'adjectif "englué" à celui de mou (comprendront ceux qui l'ont lu)
Le seul élément qui me fait ne pas dire que ce livre est un chef d'œuvre absolue est... le dragon. Ou plutôt le Dracus. Même si je sais que ça réponds à la volonté de rationalisation de l'univers et à la démystification qu'entreprend Kvothe, je... Rah ! C'est un dragon, merde ! Un dragon, c'est grand, c'est fort, c'est soit l'horreur absolue soit la perfection incarnée, c'est pas juste un gros lézard ! Ouais, ce livre réduit le dragon à un gros lézard qui crache du feu. Et comme si c'était pas suffisant, il le rend complètement drogué pour expliqué qu'il soit une menace (sinon il serait tout gentil). Je suis vraiment désolé, mais s'il y a une chose qui ne se démystifie pas, c'est bien le dragon. Donc voilà, c'était le seul vrai reproche au Nom du Vent !

Ce livre est le rêve de tout fan de fantasy : ni plus, ni moins. Un Graal. L'histoire de Kvothe que l'ont suit de son enfance à son adolescence est proprement passionnante tout en étant sublimé par un univers et une écriture sublime, avec un sens de la mise en scène et du dosage proprement époustouflant.
Je ne saurais quoi vous dire de plus pour vous persuader d'aller lire ce livre !
Chronique du tueur de Roi - Deuxième Journée : La Peur du Sage - Partie 1 Chronique du tueur de Roi - Deuxième Journée : La Peur du Sage - Partie 1
Patrick Rothfuss   
Ce découpage était certe malheureux mais nécéssaire, vu le gros pavé que nous avait pondu Rothfuss...
Et au final ce tome des Chroniques du Tueur-de-Roi (personnellement, j'appellerais toujours cette saga "le Nom du Vent" tant ce titre est accrocheur) se lit tout seul, d'un pure régal de bout en bout !
Et... ça m'a fait un bien immense ! Ce livre m'a rappelé pourquoi j'aime désespérément lire ! Pourquoi est-ce que j'aime lire ? Pour ce sentiment qui tord les tripes, pour cette écriture qui nourrit l'âme aussi bien que l’appétit vorace de la connaissance et la profonde fascination pour l'histoire qui se construit.
Ce tome était un bonheur, un enchantement hors du temps. Pendant la semaine qu'a durée ma lecture, ma vie n'avait qu'un seul sens : rentrer au plus vite chez moi, et reprendra ma lecture. Rothfuss fait parti de ces auteurs qui arrivent à me faire tellement aimer son écriture que je me surprends à reprendre ma lecture un chapitre avant celui où je m'étais arrêté, juste pour le plaisir de me replonger dans l'ambiance de son récit.
La Peur du Sage est de ces récits doux, terriblement bien menés, dont tout l'intérêt réside en l'envoutement qu'il déploie : ce tome manque un peu d'action (la faut au découpage) mais les tableaux qu'il dépeint, l'ambiance qu'il installe, tout ceci relève d'un long charme bienveillant et puissamment révélateur de son talent. La Peur du Sage n'est pas faite pour se lire vite, au contraire : elle se déguste, avec toute la patience et la délicatesse que requière ce genre de chose. Une longue étreinte, face à face avec l'écriture et ses histoires entre magie et vérités.
C'est beau, il y a là tout ce que j'aime dans l'écriture, tout ce que je voudrais un jour créer : l'harmonie presque parfaite, un récit passionnant sans jamais être racoleur, et une sensibilité profonde doté d'un sens précis de la mesure.
Ma plus belle et saisissante lecture de ce début d'année, assurément pour un bout de temps (jusqu'à ce que j'entame la seconde partie de cette Peur du Sage ? Sans doute)
Chronique du tueur de Roi - Deuxième Journée : La Peur du Sage - Partie 2 Chronique du tueur de Roi - Deuxième Journée : La Peur du Sage - Partie 2
Patrick Rothfuss   
J'ai juste adoré ce livre, est encore, c'est un euphémisme. J'ai tout aimé, tout du début à la fin ( un peu comme les deux autres avant lui ). J'ai tellement hâte de lire la suite !
Le Trône de fer, Tome 1 : Le Trône de fer Le Trône de fer, Tome 1 : Le Trône de fer
George R. R. Martin   
Enfin une oeuvre de Fantasy qui parvient à briser les codes du genre . Fini les nains et les elfes, fini les gentils et les méchants d'un côté . Dans le trône de fer, notre sympathie ne fera que jouer à saute mouton . Les personnages, leurs caractères, évoluent selon leurs actions . Rien n'est prédéterminé . Les choix que feront les personnages influeront directement sur leur manière de percevoir et de penser . Un délice ( une oeuvre de fantasy culte -avis perso- )

par Sadess
Le Trône de fer, Tome 2 : Le Donjon rouge Le Trône de fer, Tome 2 : Le Donjon rouge
George R. R. Martin   
L'un des plus dur de la série , je dois l'avouer . On s'attache à un grand personnage qui dès le second tome connait un destin tragique . Le ton est donné , Martin n'épargnera aucun de vos petits préférés :(

par Sadess

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