Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Bibliothèque de juju26 : Mes envies

retour à l'index de la bibliothèque
Fetch, Tome 1 : Inhuman Fetch, Tome 1 : Inhuman
Kat Falls   
En lisant le synopsis, on peut penser que cette histoire n'a rien d'originale et qu'elle est tout simplement une nouvelle version des dystopies, que l'on trouve, un peu partout, en ce moment.
Et c'est vrai.
De premier abord, ce roman n'a rien de surprenant et pourtant dès les premières pages, c'est le choc.
Ce livre n'a rien de commun, avec les autres romans post-apocalyptique, que j'ai pu lire jusqu'à présent.

Lane, l'héroïne, ne vient pas de la Zone Sauvage, elle habite de l'autre côté du Mur, à l'Ouest, dans la zone non contaminée. Elle ne connait rien de cette Zone Désertique et des dangers qu'on y trouve, avant d'y être entraînée malgré elle, afin d'y remplir une mission.
Elle ne cherche pas à être une héroïne et à sauver le monde. Non, Lane, est tout simplement une ado qui essaye de survivre dans ce monde dévasté, le temps de retrouver son père.

Il est très facile de s'attacher à cette adolescente, car contrairement aux personnages que l'on trouve habituellement dans les dystopies, Lane n'a rien d'une combattante qui tire à l'arc et qui côtoie la mort depuis son enfance. Elle est une fille de 16 ans, normale, avec des pensées "normales" et des problèmes "normaux" que n'importe quel adolescent pourrait avoir. C'est assez rafraîchissant.
Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est que l'on découvre la Zone Sauvage, en même temps qu'elle.
Ne connaissant rien de cet univers, c'est une surprise à la fois pour elle et pour nous. On doute avec elle, on frissonne avec elle, on est triste avec elle.

Même si j'ai beaucoup aimé Lane, mon coup de cœur va pour Cosmo. C'est difficile de parler de ce personnage sans révéler une part de l'intrigue, alors je dirai simplement que j'ai littéralement fondu pour ce petit bout de bonhomme.

Ce que j'ai aimé dans ce roman, c'est qu'il ne se résume pas, seulement, à une fille qui recherche son père. C'est aussi une histoire d'amitié, de rencontre, de romance aussi et d'humanité perdue ...
Un cocktail explosif, qui m'a conquise !

En espérant que les tomes suivants soient publiés ...

par Avalon
Le Protectorat de l'Ombrelle, une Aventure d'Alexia Tarabotti, Tome 1 : Sans Âme Le Protectorat de l'Ombrelle, une Aventure d'Alexia Tarabotti, Tome 1 : Sans Âme
Gail Carriger   
J'ai trouvé ce livre ABSOLUMENT DELICIEUX !
Etant férue de l'époque Victorienne ainsi que de la répartie et de l'éloquence Anglaise, j'ai été...RAVIE par cette histoire.
Nous voilà plongé dans ce Londres du XIX siècle où les créatures surnaturelles sont connues et vivent auprès des "Normaux".
Alexia est une héroïne atypique, indépendante et cultivée pour une femme (rapport à l'époque). Elle s'affirme en disant clairement ce qu'elle pense sans se soucier de l'opinion ou de choquer son auditoire. Elle le fait même avec une certaine délectation!
Curieuse et avide de nouvelles expériences, elle va croiser la route de Lord Maccon - loup-garou de son état - qui se fera un plaisir de la faire sortir de ses gonds et de l'initier à certaines situations troublantes et sensuelles.
L'écriture et les dialogues sont tout à fait charmants, SO BRITISH !, un brin Austenien.
Une héroïne totalement iconoclaste.
J'attends le tome 2 avec impatience!
Merci à Morrigan et Sonia-2 pour leurs avis et conseils quant à la lecture de ce livre.
A LIRE

par ccmars
Dracula, Tome 1 : L'Héritier Dracula, Tome 1 : L'Héritier
Kate Cary   
se livre est tout simplement magnifique j'ai vraiment hate de lire la suite
Seuls les alligators vous entendront crier Seuls les alligators vous entendront crier
Nadia Coste   
J’ai trouvé ce roman vraiment intéressant.
Je n’avais encore jamais lu d’histoire se déroulant à la Nouvelle-Orléans et sur toutes les croyances qu’elle y renferme.
J’ai beaucoup apprécié découvrir les rites vaudou, les croyances de ses habitants et tout ce que cela pouvait engendrer.

Les idées sont intéressantes et le roman est vraiment prenant. J’avais vraiment hâte de connaître la suite et j’ai lu ce roman d’une traite. Il se lit aussi très facilement et rapidement.
Les personnages sont attachants et je pense que l’on peut tous s’identifier à l’un d’entre eux.
Je conseillerais ce roman à des adolescents qui ont déjà lu des thrillers ou qui sont habitués à lire des « chair de poule ». En effet, selon moi, certaines scènes peuvent choquer les âmes sensibles !

Nadia Coste nous fait vraiment voyager en Louisiane grâce à son roman. J’ai été transportée dans cette région des USA et finalement l’auteure m’a même donné envie de découvrir ces lieux.
J’aurais peut-être par contre apprécié découvrir les musiques ou les coutumes des habitants et cela n’a pas été du coup le cas. Je pense que cela aurait pu être un vrai plus de faire aussi découvrir la ville et les coins très sympathiques qu’elle y cache au lieu de se concentrer sur les catastrophes que les élèves engendrent.

Les descriptions sont bien présentes et je suis arrivée à m’imaginer les personnages et les lieux. Pour ce qui est des sentiments, certains auraient pu être plus approfondis.
Selon moi, l’auteure ne s’est pas assez intéressée à tous les protagonistes. Le fait de mettre d’autres points de vue aurait, je pense, apporté un vrai plus à l’histoire.
J’aurais vraiment apprécié pouvoir me mettre dans la peau des autres protagonistes et non pas seulement d’un ou deux comme cela a été le cas…

Pour finir à la fin du roman l’auteure nous explique les particularités du vaudou et les petites choses à savoir avant de se lancer dans certains rites. Je trouve que c’est une bonne idée. Cela nous apprend aussi plein de choses sur ces croyances peut-être un peu moins connues…

En résumé, un roman pour adolescents vraiment prenant mais que je conseillerais à un public déjà habitué.

http://fais-moi-peur.blogspot.fr/2016/07/affaire-n211-roman-dhorreur-seuls-les.html

par manue14
Dating You, Hating You Dating You, Hating You
Christina Lauren   
Après plusieurs années à suivre les déboires d’une bande d’amis, la transition peut parfois faire peur et c’est un peu ma crainte avec ce nouveau roman by Christina Lauren. Le résumé n’est pas sans rappeler un certain Beautiful Bastard, mais je peux vous dire que la comparaison s’arrête là, bien que l’histoire conserve les codes d’une romance l’intrigue est beaucoup moins axée sur le sexe et la romance est beaucoup plus douce et subtile. J’aime beaucoup les relations entre collègues, ce goût d’interdit et cette tension qui grimpe pour se ressentir dans leur travail est assez jubilatoire à regarder.

Evie et Carter sont deux agents très doués à Los Angeles, alors que la jeune femme exerce ce métier depuis quelques années, on peut dire qu’avec deux ans à son actif, le jeune homme débute de manière remarquable. Alors qu’ils sont tous les deux invités à une soirée chez un couple d’amis dont ils sont proches, ils font connaissance dans une ambiance où ils sont les seuls célibataires. Immédiatement ils s’entendent à merveille et s’accordent à dire qu’ils ne seraient pas judicieux de commencer quelques choses avec leur métier, pourtant l’attraction est tellement forte qu’ils commencent à penser qu’ils auraient peut-être une chance. Alors qu’ils savourent leur idylle naissance, ils tombent des nus lorsque leurs agences rivales fusionnent, les les mettant en compétition pour le même poste.

Le changement est assez subtil, Evie a toujours été un requin dans équipe et malgré un manque de confiance en elle, son métier c’est toute sa vie et elle n’a pas l’intention de laisser passer cette chance. Son personnage est à l’image de toutes les héroïnes de Christina Lauren, forte, indépendante et surtout avec un petit caractère. On est loin de la fleur fragile pourtant, sa relation avec son patron la montre sous un jour plus vulnérable et on réalise qu’elle n’est pas si froide qu’il n’y paraît. Carter va immédiatement ressentir de l’attraction et réaliser qu’il est en compétition avec sa presque-petite-amie va être un vrai coup dur, il va avoir du mal à gérer et une certaine jalousie va commencer à germer. C’est vrai qu’on pourrait croire que ça ne les met pas en valeur d’être envieux, mais il y a une certaine part d’humain dans ce qui leur arrive. Leur patron les pousses à se sauter à la gorge en hésitant pas à les rabaisser.

La compétition va lentement s’instaurer sans jamais entrer dans la méchanceté, les petits piques vont se transformer en trait d’humour et une mini-guerre va doucement germer, leurs petites plaisanteries m’auront valu quelques sourires, mais c’est surtout le lien qu’ils créent malgré eux qui m’a fait rêver. Ils vont tout faire pour lutter contre leur désir et on ressent qu’ils regrettent de ne pas avoir vécu complètement leur alchimie, alors lorsque enfin ils se laissent aller c’est un soulagement et j’ai vraiment été une groupie de les voir se tourner autour. Il faut dire qu’ils sont particulièrement mignons ensembles et terriblement compatibles comme ne cesse de leur répéter leurs amis. Il est inconcevable pour eux de commencer une relation en étant en compétition, pourtant tout semble les pousser l’un vers l’autre.

Une romance contemporaine adorable, qui malgré le contexte de compétition des deux héros va réussir à conserver son humour, sa tension sexuelle et surtout une bonne dose d’Amour. Ils se sont rencontrés au mauvais moment pourtant tout dans leur attitude leur laisse comprendre qu’ils ont trouvé la bonne personne et on ne peut pas leur en vouloir d’avoir eu quelques moments d’égarement avant de réaliser qu’ils avaient désespérément besoin l’un de l’autre, car à deux on est plus forts. Je me suis fortement attaché à la bande d’amies loufoques de l’héroïne, aux conseils maladroits du meilleur ami et à l’ambiance générale. J’ai passé un moment tellement agréable que je regrette déjà d’avoir terminé ma lecture, pourtant c’était plus fort que moi j’avais ce besoin viscéral de le terminer pour pouvoir respirer normalement.

http://wp.me/p4u7Dl-3n6

par Luxnbooks
Animale, Tome 1 : La Malédiction de Boucle d'or Animale, Tome 1 : La Malédiction de Boucle d'or
Victor Dixen   
Wouah se livre est une vraie bombe! Il n'y aucun temps mort et nous sommes constamment ala recherche des bribes du passé de Blonde. Car même si nous suivons l'histoire de Blonde elle est étroitement lié a celle de sa mère qui devient elle aussi une héroïne à part du livre. [spoiler]Si bien que lorsque j'ai appris la mort de Gabrielle et Sven sa faisait un coup au cœur [/spoiler] En tout cas je regrette nullement cette lecture qui reprends a merveille mon conte préféré. La fin est parfaitement adapté au reste du livre, j'ai tout adoré du début à la fin. Je recommande fortement ce superbe livre!

par Louuise
Animale, Tome 2 : La Prophétie de la Reine des neiges Animale, Tome 2 : La Prophétie de la Reine des neiges
Victor Dixen   
http://les-lectures-de-ice-queen.blogspot.fr/2015/09/animale-t2-la-prophetie-de-la-reine-des.html


Je viens tout juste de terminer de lire ce roman et waouh ! J’en suis encore toute retournée ! Les mots et les pensées tourbillonnent dans mon esprit comme des flocons de neige volants au vent… Une chose est certaine : ce livre est un vrai joyau !

Nous retrouvons Blonde, aux côtés de Gaspard après leur fuite. Ils vivent désormais seuls tous les deux sur une île sans nom au nord du Danemark. Mais leur bonheur est de courte durée…
Un soir alors que Blonde est en train de chasser, un curieux navire apparaît au large de l’île. L’équipage met pied-à-terre et essaye de s’emparer des deux amants. Qui sont-ils, ces hommes et ces drôles de femmes accompagnés par des Berserkers enchainés, jugulés par les battements réguliers des tambours ?
C’est en tentant de sauver l’amour de sa vie que notre héroïne apprendra l’existence d’un complot mondial, fomenté par une créature de cauchemars : la Reine des Neiges.
Alors que le monde entier lui tourne le dos et la traite en criminelle, Blonde va se livrer dans une course contre la montre endiablée, avec peu d’alliés, mais une foi inébranlable en l’amour et l’amitié.

Je suis à chaque fois envoûtée par les histoires contées par Victor Dixen, mais avec celle-ci encore plus que d’habitude. Je suis une grande fan de tout ce qui touche aux mythes et légendes nordiques. La Reine des Neiges a toujours été mon conte préféré depuis que je suis toute petite, suivi de près par Boucle d’Or… alors, forcément, j’avais réellement hâte de me plonger dans cette lecture ! D’ailleurs, j’étais déjà dans l’ambiance grâce à la dédicace de Victor Dixen dans mon exemplaire, qui me conseillait de lire se roman seulement après avoir caché tous les miroirs. Je dois dire que ne m’en suis pas encore remise à l’heure où j’écris ces mots, j’ai du mal à quitter cet univers et ces personnages.

Ce que j’ai adoré c’est vraiment que beaucoup d’éléments du conte la Reine des Neiges étaient présents, parfaitement incorporés à l’histoire de notre héroïne et bien intégrés dans notre réalité. C’est avant tout grâce au cadre et au contexte historique parfaitement maîtrisé et exploité et également par l’intervention d’une personne qui a réellement existé et qui devient ici un personnage très important : Hans Christian Andersen.

Concernant les protagonistes, on en rencontre pas mal qui deviennent de plus en plus attachants au fil du récit. Je ne donnerai pas toute la liste pour éviter d’en dire trop, tout comme je vais éviter de trop parler de l’histoire en elle-même, ce serait tellement dommage de gâcher la surprise !
Outre Blonde et Gaspard, j’ai été ravie de retrouver Mme Lune, un personnage qui me fascine depuis le début. On en apprend un peu plus sur son don et la manière dont il fonctionne. Je dois avouer que j’ai trouvé ces explications passionnantes et elles font écho à certaines choses que l’on croise dans Le cas Jack Spark d’ailleurs, concernant les Travellers et les larves.

Au niveau de l’histoire, j’ai réellement eu l’impression de lire un conte par moments et c’était vraiment appréciable. Il y a avait ce petit côté magique qui fait rêver, ce fameux personnage de la Reine des Neiges qui est à la fois fascinant et effrayant. En tout cas, on peut dire qu’une fois encore l’auteur ne ménage ni ses protagonistes ni ses lecteurs ! J’ai versé des larmes à plusieurs reprises tant le récit de Blonde m’a bouleversée et touchée. J’avais réellement l’impression de la connaître à travers les lettres qu’elle écrivait à l’attention d’Andersen.
J’ai aimé découvrir la vie à Paris à cette époque, ainsi que les croyances païennes des peuples du nord. Encore une fois, à travers ces pages, Victor Dixen nous offre aussi une belle leçon d’Histoire et c’est un vrai plaisir d’avoir l’opportunité de la vivre comme si on y était.

Je pourrais continuer à écrire à propos de ce roman sur des pages et des pages, mais je risquerais de trop en raconter à force. Du coup, je vais seulement ajouter que la plume de Victor Dixen est un vrai régal pour les yeux, mais également pour l’âme. Elle est douce et fluide, mais sait parfois se faire aussi incisive que la morsure du froid dans les contrées reculées du grand nord. En outre, la plume de l’auteur est très poétique et parvient à nous emporter dès les premiers mots.

Je ne sais pas si une suite est prévue, car la série pourrait très bien terminer sur cette fin, mais je dois dire que je l’espère de tout mon cœur ! J’ai eu un mal fou à quitter cet univers et cette chère Blonde. Une fois le livre refermé, j’avais l’impression que la Reine des Neiges venait de me dévoiler son visage, avec les conséquences que cela implique !

En résumé, ce livre est un vrai joyau. Il a su me transporter dans une histoire fabuleuse, à la fois féérique et bouleversante, émouvante et poétique. J’ai adoré ce mélange d’Histoire et de conte, cette rencontre entre personnes réelles et personnages fictifs. J’ai eu un mal fou à refermer ce roman et j’y pense encore beaucoup plusieurs jours après ma lecture. Pour moi, c’était donc une évidence de l’ajouter au top 5 de mes livres favoris. Il me laisse un merveilleux souvenir et j’ai hâte de pouvoir lire la prochaine œuvre de Victor Dixen !

par Ice-Queen
Les Belles, Tome 1 : Les Belles Les Belles, Tome 1 : Les Belles
Dhonielle Clayton   
Avec Les Belles, Dhonielle Clayton nous entraîne au cœur d'un univers noir et obsédant où rien ni personne n'est vraiment ce qu'il laisse paraître. À une époque où l'illusoire est plus alléchant et fascinant que la réalité, ce roman laisse entrapercevoir quelques réflexions plutôt intéressantes sur la beauté et les faux-semblants qui doivent prendre le pas sur le tangible. Si j'ai énormément apprécié cet aspect de l'intrigue, son rythme ultra entêtant et son atmosphère à la fois mystérieuse et interpellante, il m'a manqué un degré supérieur d'intensité pour totalement me prendre au jeu. En effet, même si Camélia est une héroïne forte et combative, je l'ai trouvé assez têtue et parfois trop aveugle pour m'attacher à elle au maximum. J'ai trouvé certains des protagonistes qui gravitent autour d'elle bien plus expressifs, crédibles et fouillés qu'elle et, partant de là, je me dis qu'il y a quelque chose qui cloche. Fort heureusement, les rebondissements qui peuplent cette histoire permettent de lui conférer une force certaine qui me laisse avide de connaître la suite des aventures des Belles.

Dès les premières pages, je me suis senti embarqué dans un univers ultra coloré, ultra excitant et ultra novateur. Les mots de l'auteure possèdent véritablement "le truc" qui nous permet de visualiser, autant que faire se peut, le monde qu'elle projetait en couchant ses pensées à l'écrit. Le monde d'Orléans est absolument fascinant, regorge de secrets et déborde d'un attrait qui émane pratiquement du livre. J'avais vraiment envie de m'enfoncer, aux côtés de Camélia, au cœur de ces rues, ces paysages et ces pièces magnifiques qui s'articulaient petit à petit derrière mes rétines. La plume de Dhonielle Clayton est hyper satisfaisante et parfaitement maîtrisée. Les descriptions ne manquent de rien et ne tombent pas dans le surplus inutile. On croit, sans aucune peine, à tout ce qu'elle nous expose et c'est un véritable ravissement.

Derrière ce lieu fait d'opulence et de luxe se cachent de terribles mystères qui, lorsqu'ils nous sont exposés, s'avèrent être d'énormes révélations. Tout au long de notre lecture, on sent bien qu'il y a un malaise qui s'amuse à nous étreindre de plus en plus sans jamais se dévoiler totalement. J'ai tellement aimé cet élément-clé du récit. Le climat est envoutant tout en étant, de façon sous-jacente, anxiogène au possible, presque inquiétant. Si Camélia met plus de temps que le lecteur à le comprendre, on saisit pourtant qu'il y a quelque chose de malsain qui est tapi et rôde derrière la beauté illusoire et omniprésente.

C'est d'ailleurs pour cela, comme dit précédemment, que j'ai eu du mal à me connecter à son personnage et à croire en certaines de ses émotions. Certes, Camélia est une badass, une héroïne au caractère bien tranché qui sait ce qu'elle veut et qyu est prête à tout pour les personnes auxquelles elle tient. C'est un aspect indéniable de sa personnalité qui m'a touché et qui, je l'espère, sera approfondi et encore amélioré dans la suite de la saga. Néanmoins, alors que certaines réponses sont presque littéralement sous ses yeux, elle s'enfonce, parfois, dans une spirale de questionnements inutiles ou superficiels qui m'a assez frustré. Sa sensibilité, qu'elle utilise majoritairement à bon escient, tend malheureusement vers l'aveuglement et elle se laisse alors dissiper trop facilement. Le cœur prenant le pas sur la raison, certaines de ses réactions m'ont déplu ou m'ont semblé de trop. Cependant, à l'approche des derniers chapitres, elle semble être plus réfléchie et mature et j'espère qu'elle conservera cette personnalité bien plus intéressante et supportable à l'avenir.

SUITE : https://motsdejo.wordpress.com/2018/04/09/les-belles-t-1-les-belles-dhonielle-clayton/

par Jordan
Immortels, Tome 1 : Immortels Immortels, Tome 1 : Immortels
Cate Tiernan   
Le mythe des immortels revisité ! Nastasya, 459 ans se trouve en proie à une crise existentielle qui la mènera à River's Edge où elle rencontrera d'autres immortels et peut être se trouvera-t'elle enfin ?

Voici un livre passionnant, les personnages secondaires ne sont pas très développés mais Nastasya nous plonge au coeur de ses doutes, ses espoirs, ses envies et ses peurs. Le personnage de Reyn est très intéressant lui aussi, tout en retenue , on cherche à savoir ce qui se passe dans son esprit, lui qui semble si détaché de tout. Quand à Incy, j'ai hâte de lire le tome 2 pour savoir comment sa psychose a évoluée !

Pour résumer, une histoire d'immortels rondement menée, de la magie, une intrigue, un destin, un amour, une trahison, un deuil, que demander de plus ?

La suite bien sûr !!

par Daleira
La Noirceur des couleurs La Noirceur des couleurs
Martin Blasco   
Ce n’est plus un secret pour personne : j’aime énormément L’école des loisirs. Pas uniquement parce que ce sont les albums et petits romans de cette maison d’édition qui m’ont donné le gout de la lecture, mais aussi parce que leurs ouvrages sont toujours de grande qualité et qu’ils éditent un peu de tout - du contemporain, de la dystopie, du thriller, de l’atypique … C’est donc très enthousiaste que je me suis plongée dans La noirceur des couleurs, un thriller dont le résumé m’intriguait énormément : quelle est donc l’expérience menée sur ces cinq enfants disparus ? comment et pourquoi ce journaliste se retrouve-t-il mêlé à cela ? et surtout, c’est quoi cette histoire de couleurs ? Autant vous dire que ce roman, pas bien gros, n’a pas fait long feu … malgré mon manque de temps chronique, j’ai réussi à le dévorer en deux petits jours à peine !

1885. Cinq bébés, de cinq nationalités différentes, disparaissent mystérieusement la même nuit. 1910. Trois d’entre eux réapparaissent tout aussi mystérieusement, sans le moindre souvenir de ces vingt-cinq dernières années. Alejandro, journaliste, est engagé par le père d’Amira pour découvrir ce qui est arrivé à la jeune fille durant son absence. Aidé dans ses recherches par un talentueux mais fantasque hypnotiseur, Alejandro se lance à corps perdu dans cette enquête … Sans se douter un seul instant que les découvertes qu’il fera au cours de son investigation pourraient bouleverser son existence toute entière …

Je dois bien l’admettre, j’ai eu quelques difficultés à me plonger dans l’histoire : le début me semblait plat, futile, inutile. Ce n’est qu’arrivée au dernier chapitre que j’ai compris l’intérêt de cette longue et lente introduction, de ce « passage à vide » qui a failli me décourager à poursuivre ma lecture. Je ne suis définitivement pas douée pour repérer les indices semés ci et là par les auteurs de thriller : je me suis laissée surprendre du début à la fin, contrairement à d’autres collègues blogueurs qui regrettaient vivement la prévisibilité du dénouement ! Et même si c’est parfois un peu frustrant de se faire ainsi mener par le bout du nez, cela est finalement la preuve que l’auteur a bien fait son travail : j’avais tellement envie de savoir le fin mot de l’histoire, que je n’ai pas été capable de deviner par avance, que je dévorais pages après pages, chapitres après chapitres, afin de comprendre ce qui s’était passé … et ce qui était en train de se passer.

Car c’est bien là la grande particularité de ce roman : deux histoires nous sont contées simultanément et parallèlement. D’un côté, nous avons la narration « traditionnelle », qui suit Alejandro dans sa quête de vérité. Et de l’autre, nous avons le journal intime du docteur Andrew, à l’origine de l’enlèvement des enfants, qui nous explique son grand projet et l’avancement de cette expérimentation. J’ai énormément apprécié cette alternance de points de vue, qui a fait naitre en moi de nombreuses interrogations. Plus le récit avançait, plus je me demandais comment ces deux histoires, séparées de plus de vingt ans, allaient finir par s’entremêler, comment le passé allait-il rejoindre le présent. Alejandro découvrira-t-il la sinistre réalité qui se cache derrière ces longues disparitions ? Mais plus encore, ma curiosité se portait sur l’évolution de la situation : après avoir appris les horreurs subies par ces enfants au nom de la science, comment réagira-t-il ? L’histoire allait-elle s’arrêter une fois la vérité mise en lumière, ou bien les résultats de cette terrible enquête allaient-ils entrainer de nouveaux rebondissements ?

Ma crainte était là : que l’auteur se contente d’amener le personnage principal jusqu’à la connaissance, et s’arrête là. Fort heureusement, cette crainte s’est révélée infondée : les révélations finales, qui je le répète m’ont laissée bouche-bée tellement je ne m’attendais pas à cela (alors que, rétrospectivement, je me rend compte que j’aurai du m’en douter, les indices étaient suffisamment éloquents … c’est juste que l’auteur a réussi son pari avec moi : il voulait nous faire oublier un personnage, et je l’ai effectivement oublié, ce qui a causé ma perte), ouvrent la voie aux conséquences de cette découverte. Il y a du sang, des larmes, de la haine, de l’incompréhension, il y a de la vengeance, de la violence, de l’émotion. Et puis, il y a le retour à une vie « normale », une existence bouleversée par les répercussions de cette enquête, mais une vie qui reprend progressivement son cours … Je dois d’ailleurs avouer être restée quelque peu sur ma faim : j’aurai vraiment aimé une vraie conclusion qui nous dise clairement ce que sont devenus tous les personnages, au lieu de ce grand flou qui est tout sauf artistique. Cette fin n’en est pas une : alors que ce livre est censé être un one-shot, tout n’est pas réellement résolu, l’esprit du lecteur est encore en questionnement, et c’est fort dommage !

Malgré ce petit bémol final, j’ai passé un très bon moment de lecture en compagnie de La noirceur des couleurs, titre très bien trouvé au passage. Ce livre, très bien écrit, est à la fois une enquête policière et la porte ouverte à un questionnement éthique : jusqu’où la science peut-elle et doit-elle aller ? peut-on tout accepter au nom de la science ? suffit-il d’avoir l’intention d’agir pour le mieux pour être dédouané de toute culpabilité ? A côté de ces interrogations, une autre question, plus sociologique, s’impose également : sommes-nous le fruit de notre nature humaine, ou bien de notre éducation ? Pour tout dire, j’ai ressorti mes cours de sociologie de terminale afin de replonger un peu dans cette grande thématique qui oppose nature et culture ! En bref, un roman très intéressant, surprenant et captivant, que je conseille à tous ceux qui ont le cœur bien accroché, car certains passages sont à la limite du gore …

https://lesmotsetaientlivres.blogspot.fr/2017/12/la-noirceur-des-couleurs-martin-blasco.html

par Aryia