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Bibliothèque de jukebox_fr : Ma PAL(pile à lire)

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Illuminae, Tome 3 : Dossier Obsidio Illuminae, Tome 3 : Dossier Obsidio
Amie Kaufman    Jay Kristoff   
Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/obsidio-amie-kaufman-jay-kristoff/

Ma notation: 4/5

J’attendais Obsidio avec beaucoup d’impatience et d’appréhension. Eh ouais. Comment voulez-vous que je dise au revoir à ces personnages qui m’ont fait vivre tant d’aventures et de tragédies? Et surtout… Comment puis-je avoir confiance en des auteurs qui m’ont causé des ulcères à répétition? NO WAY. Néanmoins, il fallait que je sache ce qu’il advenait de nos héros. Certes, cet opus n’est pas le plus percutant de la trilogie, mais le récit est toujours aussi qualitatif. Je ne sais même pas qui du livre ou de moi a fini l’autre en premier!

Même si ce troisième tome n’est pas aussi excellent que les deux premiers, l’histoire reste dynamique, haletante et bien construite! Forcément, on se dirige vers la fin de notre épopée spatiale, du coup, on n’a plus affaire aux grandes révélations qui nous scotchaient au plafond et aux créatures qui nous faisaient tant frissonner. Non, on revient davantage au but premier de la série: survivre pour dévoiler la vérité. Mais ne vous méprenez pas, Obsidio a son lot de mort soudaine, de catastrophe humaine, de joie et de peine.

Mon sérieux détachement vient de mon manque de connexion avec Asha et Rhys. Je n’ai rien ressenti pour ces personnages, je dirais même qu’ils m’ont gonflée! Surtout Asha… La raison « hasardeuse » justifiant leur rupture de base était peu convaincante, tout comme la méfiance d’Asha qui se base sur des raisonnements contradictoires. Genre, elle aurait quitté Rhys à cause de sa mauvaise influence, mais à présent, elle ne le croit plus parce qu’il n’est plus le gentil garçon d’autrefois? NO SENSE.

En revanche, les réflexions apportées par ces héros sont éclairantes, notamment celles de Rhys qui nuancent le comportement des soldats de BeiTech. Au début, j’avais du mal à saisir son attachement pour ses collègues, et c’est justement pour ça que son immersion a été intéressante. Elle montre que des officiers n’ont pas le choix et que d’autres, violents avec les humains, peuvent compatir pour un animal affamé.

Heureusement qu’il y avait Kady et Ezra, c’est mon couple chouchou! Ils ne se laissent pas facilement abattre et se taquinent sans arrêt. Même Hanna et Nik, je les aime beaucoup! C’est juste dommage qu’ils ne servent pas à grand chose durant une bonne partie du récit. Hmmm. Quant à Ella, elle est géniale! J’adore ce petit groupe, il y a de l’humour, de la complicité, du soutien et de la camaraderie.

Oyez, oyez! AIDAN est de retour pour nous jouer un mauvais tour! Cette machine à la fois touchante, impartiale, monstrueuse et émouvante reste mon personnage préféré. J’ai adoré son évolution et le fait qu’il reste une intelligence artificielle, beaucoup trop d’auteurs tendent à humaniser leurs machines. Mais ce n’est pas le cas ici. Pourtant, AIDAN ne cesse de voir sa conscience grandir, il a même réussi à m’émouvoir, c’est pour dire! Je ressens un attachement spécial pour lui… Limite, un spin-off avec lui serait juste MAGIQUE.

Niveau typographie, on garde les mêmes formes de document et d’illustration, dont quelques unes qui nous donnent, non pas du fil à retordre, mais une nuque à tordre! Quelle comique, je sais! Y a que moi qui me plantais dans le sens des phrases lors des spirales? Je crois que mon moment préféré était celui de la bande dessinée, c’était drôle et trop bien fait. J’aurais voulu qu’il y ait plusieurs scènes de ce genre. Par ailleurs, l’identité de l’analyste va vous surprendre, hehe.

Entre tension, doute, désespoir et espoir, Obsidio nous livre une fin parfaite pour une série parfaite. C’est un honneur et un plaisir d’avoir pu lire une science-fiction aussi épatante et entraînante. Maintenant, j’attends la prochaine collaboration avec impatience!
La Fille de l'Hiver La Fille de l'Hiver
Eowyn Ivey   
Quel univers féérique!
On est transporté dans les contrés sauvages de l'Alaska, froides, glacées même, et pleines de magies!
Eh oui, pour celles et ceux qui cherchent des trappeurs traqués par des carcajous ou des lynx tapis derrières les fourrés, des attaques de loups affamés, des rencontres dangereuses avec des ours ou des grizzlis, eh bien passer votre chemin!
Ici, on ne suit que le quotidien simple d'un vieux couple qui tente de refaire sa vie dans une nouvelle contré, en tentant de laisser derrière eux un passé douloureux...
C'est paisible, il n'y a pas beaucoup d'action, voir pas du tout, mais les personnages nous happent par leurs douleurs tellement fortes qu'on ne peut les abandonner sans savoir s'ils vont s'en sortir, que se soit en Alaska ou dans leurs souffrances...
Mabel et Jack, détruit par la perte d'un enfant, refont leur vie en Alaska...tous les deux sont tellement malheureux, et pourtant, ils font comme si tout allais bien...chacun gardant sa douleur pour soi, ils ne communiquent presque plus ensemble...
Et puis un soir, lors des premières neiges, ils sculptent un bonhomme de neige...le lendemain, ils découvrent à la place une petite fille, sauvage et farouche!
Lentement, ils parviennent à l'apprivoiser, et tentent tous comme nous de percer ses mystères : où vit-elle? Où disparait-elle chaque nuit? Comment survit-elle dans ce froid mortel?
Tout au long du roman, comme Mabel et Jack, nous nous posons des questions sur cette mystérieuse petite fille, et dès lors que nous découvrons un indice qui nous prouvent qu'elle pourrait être réelle, Jack ou Mabel, les seuls à pouvoir la voir, se rendent compte qu'ils sont peut-être fous, que la petite fille n'est peut-être qu'une illusion...
Tout est fait pour nous laisser ce coté mystérieux, un moment on croit à l'existence de la petite, l'instant d'après on doute...
Cependant Mabel et Jack se sentent revivre au contact de cette petite fille, et cela nous rend heureux de les savoir de nouveau plus proche...mais l'angoisse de voir disparaître la petite fille les tenaille et nous tenaille également...
Pour ce qui est de la vie en Alaska, évidement, elle est difficile, mais lentement, avec l'aide de voisins et la présence de la petite fille, Jack et Mabel revivent...
Comme dis plus haut, il n'y a pas beaucoup d'action, et ce qui nous transporte se sont surtout les descriptions des lieux, des montagnes, des forêts enneigées, d'une blancheur immaculée, presque magique, mais surtout féérique!
On tourne les pages rien que pour se dire que l'on va découvrir un autre paysage incroyablement beau et sauvage!
Pour ce qui est de la fin, elle est comme je l'imaginai...
Certains diront qu'elle est triste, mais moi je pense que c'est plutôt une fin naturellement dans l'ordre des choses...
En effet, dès le début, j'ai considéré la petite fille un peu comme son renard, c'est à dire sauvage, mais surtout indomptable! Et elle l'est resté tout au long des années qui passaient...Même si Mabel et Jack l'ont entouré de tout leur amour, il n'est pas possible d'enfermer ni de contraindre un petit être sauvage à être cantonné dans une maison...Dès lors, la fin ne pouvait pas être autrement...et je me dis que, de toute manière, la petite fille a apporter à Mabel et Jack bien plus qu'un enfant...à vous de découvrir comment... ;-)
Eisenhorn, tome 3 : Hereticus Eisenhorn, tome 3 : Hereticus
Dan Abnett   
Et voila la trilogie d' Eisenhorn se termine. Ce dernier va tout sacrifier pour sauver ses amis. Que l'on retrouve au cotés de l'inquisiteur Ravenor. La fin est tragique et ceux qui liront Ravenor se verront un peu rassurés. A lire.

par tarzajuju
Âmes perdues Âmes perdues
Poppy Z. Brite   
C'est grâce à Nennia et au challenge le Chaudron Magyque du forum La Magye des Mots que j'ai enfin pu sortir ce livre de ma pal, où il attendait d'être lu depuis un bon moment déjà ! A vrai dire, j'ai toujours reporté sa lecture car bien que j'en ai lu des avis vraiment positifs, j'avis toujours une hésitation avant de le commencer ! Je dois tout de même dire, que durant toute la première moitié du livre, j'étais incapable de dire si j'aimais ou non le livre. Et malgré cela, je n'arrivais pas à le lacher. Malgré le sentiment d'oppression qui se dégage de ce livre et mon indécision vis à vis de mon ressentis, je ne pouvais pas m'empêcher de tourner les pages. Il fallait que je sache ce qui allait se passer ensuite.

Avec Âmes Perdues, l'auteur nous invite dans un univers décadent, sombre et inquiétant, où l'amour et le gore se lient étroitement, où sang et sexe ne vont pas l'un sans l'autre. Nothing est un adolescent de 15 ans perdu et en pleine crise d'identité. Il à l'impression que le monde dans lequel il vit ne lui convient pas, n'est pas le sien. Un jour, il s'enfuit de chez ses parents. Là, il fera la connaissance de Zillah, Molochai et Twig, un trio de fêtards invétérés. Avec eux, il parcourera les routes jusqu'à la Nouvelle-Orléans et découvrira finalement la vérité sur ses origines et celle de ses compagnons de route...

Dans ce roman, Poppy Z. Brite nous offre une vision du vampire totalement différente de ce que l'on pourrait avoir l'habitude de voir dans les romans d'aujourd'hui. Des êtres décadents, sensuels, cruels à la sexualité débridé. Le parfait exemple d'être torturés qui sont non sans rappeler les vampires de Anne Rice. A la seule différence que, dans sa conception du vampire, Brite nous offre un spécimen qui n'a rien à voir avec ceux que l'on retrouve dans les mythes. Ces vampires ne brillent pas au soleil, ne sont pas végétariens, ils aiment le sang et la souffrance. Ils sont beaux, sauvages, malsains et dépravés.
Contrairement aux idées reçues, ils ne renaissent pas à la vie suite à une morsure mais sont une race bien disctincte de l'homme. Ils se reproduisent comme les humains, mais sont immortels ou presque et on la capacité de s'adapter à leur environnement. Comme les humains, leur race évolue au fils du temps. Et tous ne se nourissent pas exclusivement de sang.
J'aime beaucoup aimé cette vision du mythe du vampire que nous offre l'auteur dans ce livre. C'est vraiment un aspect du vampire qui n'est plus vraiment à l'ordre du jour et qui pourtant, reste la définitition du vampire (qui, ne l'oublions pas, à l'origine est un démon !). C'est ce côté sadique et cruel que j'ai vraiment aimé retrouver dans ce roman.

Quant à l'écriture, j'ai vraiment apprécié le style de l'auteur. Si au départ cela reste assez perturbant de part ses multiples utilisations de métaphores, cela reste cependant lisible et agréable. Seul petit défaut à mon goût, c'est l'utilisation répétitive des prénoms des personnages. Dans une seule phrase, le prénom du même protagoniste peu revenir jusqu'à 3 ou 4 fois et du coup, ça rend le texte vraiment lourd à certains moments. Mais dans l'ensemble, une fois que l'on s'est adapté à la plume de l'auteur, on se retrouve vite entraîné dans son univers.

Côté des personnages, j'avoue que j'ai eu énormément de mal avec Nothing, qui reste le personnage central de l'histoire, celui autour duquel tout évolue. Je l'ai trouvé égoïste, immature et tête à claques, bref un vrai gamin en pleine crise d'adolescence. Il est, à mon sens, le parfait cliché du petit pseudo gothique en manque d'amour et d'attention. Autant j'ai adoré Zillah et Ghost, deux personnages totalement opposés par nature. Zillah est à la fois sensuel et cruel, sombre et vicié, il aime faire le mal et répendre la souffrance. Ghost, lui, est un jeune homme qui passe son temps à faire le bien autour de lui, à prendre soin des personnes qu'il aime, à commencer par Steve, son meilleur ami, alcoolique notoire, avec qui il a créé un groupe de musique, les Lost Soul ?

De même que Nothing, c'est l'univers dans lequel évoluent les personnages que j'ai trouvé horriblement caricaturé. Surtout dans la première partie du livre, lorsque l'auteur nous présente ses différents personnages. Dans la seconde partie, j'ai trouvé qu'il y avait moins ces clichés horripilants et du coup, j'ai beaucoup plus accroché à la second moitié du livre où l'histoire commence réellement à prendre une tournure intéressante.
Part son côté gothique, le livre dégage une ambiance malsaine et oppressante de la première page jusqu'à la dernière. Une ambiance dans laquelle toute fin relativement heureuse nous paraît impossible, voir même iréelle, comme si le but de l'auteur était de nous dépouiller de toute notion d'espoir, aussi infime soit-il.

Pour conclure, je dirais que malgré quelques points négatifs, ce livre à été une très agréable lecture et croyez-moi, j'en suis la première surprise. Pas un gros coup de coeur, mais un coup de coeur tout de même pour ce premier roman que je découvrais de cette auteur.

par Fantasyae
Les Livres de la Terre fracturée, Tome 1 : La Cinquième Saison Les Livres de la Terre fracturée, Tome 1 : La Cinquième Saison
N.K. Jemisin   
http://delivreenlivres.blogspot.fr/2017/12/les-livres-de-la-terre-fracturee-tome-1.html

Un très bon début de série, solide et qui donne vraiment envie de continuer l'histoire pour en savoir plus. Une réussite.

Dans un monde ou la terre tremble régulièrement et ou la géologie malmène les humains qui vivent à sa surface, une saison commence. Une saison est une époque sombre dans laquelle la vie n'est plus propice et qui rime souvent avec une extinction de masse du à la famine, l'eau polluée ou autres conséquences du à un changement climatique fort.

Nous suivons trois femmes aux prises avec les éléments. Toutes trois sont des orogènes, elles sont nées avec le pouvoir de soumettre la terre et d'utiliser son énergie.

Mais évidemment les gens ont peur de orogènes, car dans ce monde il suffit des fois d'un manque de contrôle ou d'une petite erreur pour que la catastrophe arrive. Les hommes pour se rassurer ont inventé un moyen de contrôler les orogènes : ils les ont déclarés non-humain, et par conséquent peuvent les élever comme du bétail avec des gardiens capable d'annuler leurs pouvoirs pour les surveiller. Ils utilisent leur pouvoir ainsi contrôlé pour réduire les risques et prospérer.

Essen est une orogène cachée, sauvage, une femme et une mère surtout, alors quand elle trouve son fils battu à mort par son mari et celui ci ayant fuit, elle est sous le choc. Le temps qu'elle réussisse à s'en sortir celui ci est déjà loin, et il a en plus pris sa fille avec lui. La voila parti dans une quête de vengeance, et aussi pour sauver sa fille, car si son mari à pu tuer un enfant de 5 ans parce qu'il était orogène, il n'hésitera surement pas à faire la même chose à sa fille quand il découvrira qu'elle l'est aussi ...
A se moment la l'apocalypse survient, et c'est le chaos sur les routes, rien n'est sur et l'avenir de l'homme incertain.
Damaya est une enfant, elle vient de découvrir ses pouvoirs et est rejeté par sa famille. Recueillie par un gardien elle va apprendre les dures lois de la vie pour les orogènes et savoir se soumettre pour survivre, malgré les coups.
Et finalement Syenite, elle habite au Fulcrum, le centre pour orogènes de la capitale. On vient de lui confier une mission, celle d'avoir un enfant d'un des seuls 10 anneaux du centre, un des plus puissant orogènes. Elle n'a bien entendu aucune envie d'avoir des enfants, encore moins avec un inconnu qui a été sélectionné pour elle. Pour facilité sa propre mission elle l'accompagne dans une mission hors centre et les voila parti sur les routes ...

Les vie des trois femmes est terrifiante pour moi, faite de coups durs, de soumission et de décisions difficiles. Qu'elles se cachent ou pas de toute façon elles le payeront.
Franchement ce monde fait froid dans le dos, il est définitivement vraiment cruel.

Je dois dire mon personnage préféré n'est pas une des femmes mais Albâtre, le compagnon forcé de Syenite. J'ai trouvé ce personnage fascinant. Il a une image blasée et défaitiste de la vie et j'ai trouvé ça très juste. Il est certes un peu fou mais dans le vrai en fait, bien plus que Syenite et les autres orogènes du centre qui subissent en se voilant la face, ne voulant surtout pas ouvrir les yeux sur leur vie d'esclavage.

J'ai bien aimé le coté à moitié contemporain avec la technologie à base de pétrole, l'électricité, la médecine, qui font que certains ont mis ce livre aussi en science-fiction. Mais en fait cette technologie n'a rien de fictionnelle pour moi, elle est juste basée sur la notre comme certains livres de fantasy sont basés sur le moyen age, une référence comme une autre. C'est pourquoi je ne l'ai classé personnellement qu'en Fantasy.

J'ai vraiment bien aimé ma lecture. C'est sur qu'on n'en est qu'à l'introduction du monde ça se sent. Ici on découvre la façon dont les humains agissent de façon inhumaine envers les orogènes et la façon qu'ont ceux ci de lutter. Mais en fait on comprend bien à la fin que tout ça n'est qu'une partie du problème et qu'il y a encore vraiment pas mal de points qu'on n'a fait qu'effleurer et qui restent très mystérieux (les mangeurs de pierre ...).
En fait en dehors de ces points qui restent à découvrir ce tome a vraiment une histoire qui se suffit limite à elle même. On n'a pas de cliffhanger ni rien qui nous pousse vraiment à lire la suite si ce n'est l'envie d'en savoir plus. Du coup c'est vraiment une base solide pour la suite que j'ai hâte de découvrir.

Un autre point qui m'a vraiment bien plu est la fluidité du texte. J'avais un peu peur avant de le commencer que vu le sujet il soit dense ou complexe, mais en fait pas du tout. Ça m'a totalement surprise sur le coup d'arriver si facilement à rentrer dans l'histoire. C'est un des gros points fort de ce livre pour moi.

Je dois avouer que j'avais deviné dés le tout début le coté temporalité de ce livre (il m'a tout de suite fait penser à un très célèbre roman, d'un des auteurs français les plus lu, qui est exactement sur le même principe et que j'ai lu dans l'année) et j'ai aussi vu venir au moins une 50ènes de pages avant qu'elle n'arrive l'autre grosse révélation finale. Du coup si j'ai aimé le livre ce n'est pas grâce à ces découvertes la.
C'est sans doute aussi pour ça que mon avis ne sera pas aussi dithyrambique qu'il ne l'est chez d'autres personnes. Oui c'est un très bon roman, et oui il est très solide, original et il a su me prendre dans ses filets mais il n'est pas non plus dans mes plus gros coups de cœur dans l'absolu.

Je reconnais ses qualités et je le recommande bien sur à tout ceux qui aiment la fantasy, les mondes dystopiques et qui cherchent autre chose que des histoires de chevaliers. Foncez, je ne pense pas qu'on puisse vraiment être déçu par ce livre, il mérite sa réputation et son prix Hugo, pas de doute la dessus.

17/20

par lianne80
Futu.Re Futu.Re
Dmitry Glukhovsky   
Un récit de SF exceptionnel, il est vrai que c'est un roman très dur voir hyper violent pour certaines scènes mais c'est aussi un roman très riche qui ne fait pas 726 pages pour rien.

Je vous avouerais que au début j'ai eu un peu de mal avec l'écriture, c'était difficile de tout comprendre, de par les mots utilisés mais aussi a cause de flashback sous forme de souvenirs mais aussi de rêves, finalement une fois habitué après quelques chapitres on rentre vraiment dedans et c'est génial.

Notre personnage principal 717 est un homme dur, violent, sanguin et un peu antipathique, c'est déjà un bon point car c'est vrai que des romans ou les personnages principaux sont tout beau tout gentil il n'y à pratiquement que ça ces derniers temps.
Ici il lui arrive plein de péripéties que le mène à réfléchir, à se prendre la tête à changer. A changer oui car personne n'est parfait et il se rend compte que sa vie n'a pas de vrai sens, l'amour s'immisce en lui sans qu'il s'y attende.

Je ne vous en dit pas plus sur l'histoire sinon cela vous gâcherait le plaisir, on ne peut pas en dire trop sans spoiler.

Pour ce qui est de l'environnement on est dans de la pure anticipation, il y à sur Terre 170 millards d'humains, ils sont immortels. Notre histoire se déroule en Europe qui est devenue une ville, une "Gigapole" de 70 milliards d'âmes ou la verdure n'existe plus, le ciel n'est pas visible, l'horizon non plus si ce n'est que par les très très riche habitants des penthouse en haut des buildings qui jouissent de jardin privatif sur les toits.
Car l'Europe cette Gigapole est remplie d'immeubles, de tours et de building allant de 1 à 2 kilomètres de hauteur, en bas se trouvent les pauvres, au milieu les classes moyenne vivent dans des petites boite de 2 mètre sur 2 pour une personne seule et les riches on le haut et toute la place qu'ils veulent.

J'ai littéralement été absorbé par cette histoire, un livre à vraiment découvrir, pour ma part il fini dans mes coups de coeur de 2016 (le premier), je suis certain que je me souviendrais longtemps de cette histoire et que je vais repensé à des détails et des scènes souvent.

Attention aux personnes sensibles, c'est un roman de SF noir, très noir, cru, cash, réaliste avec des scènes choquantes par moment, ce n'est vraiment pas un livre pour les plus jeunes, même pour les fan de dystopie jeunesse je pense qu'il faut être assez mûre pour s'attaquer à ce pavé.
Pour les autres, si vous aimez la SF et les romans noir, allez y sans hésiter.

par Maks
Eleanor & Park Eleanor & Park
Rainbow Rowell   
http://wandering-world.skyrock.com/3219430089-ELEANOR-&-PARK.html

ELEANOR & PARK est une lecture passionnante et hyper touchante. C’est un roman qui nous met à fleur de peau et nous fait traverser tout un tas d’émotions. On passe de la nostalgie à la joie, de la mélancolie à la tristesse, du plaisir à la colère en quelques pages seulement. Eleanor et Park m’ont, eux, complètement ébloui. Ils font partie de ces héros que vous ne voulez pas quitter. Genre, du tout. En refermant le livre, j’ai soudainement réalisé qu’ils allaient me manquer, et ça m’a fait mal. Malgré tout, ELEANOR & PARK n’est pas la claque que j’attendais. Si l’intrigue est ultra émouvante et que l’écriture de l’auteure est juste saisissante, j’ai mis pas mal de temps à rentrer pleinement dans le récit. De plus, si, une fois vraiment conquis par l’histoire, j’ai adoré l’évolution des protagonistes et voir jusqu’où Rainbow Rowell allait les emmener, je dois bien reconnaître que la toute fin du roman m’a carrément pris au dépourvu… Dans le mauvais sens du terme. La conclusion est tellement frustrante qu’elle me dégoûte presque de ma lecture. J’ai eu envie de balancer mon livre et de hurler à l’auteure que sa décision était illogique au possible. Je garde donc un goût un peu amer concernant la fin de ce récit. Néanmoins, rien que pour la romance entre Park et Eleanor, qui est tellement époustouflante et remarquable, il faut absolument que vous alliez vous procurer ce roman.
Comme dit précédemment, j’ai eu beaucoup de mal à me plonger dans l’intrigue. La narration à la troisième personne pour les deux personnages ne m’a pas vraiment aidé, d’ailleurs. Je n’ai pas vraiment saisi pourquoi Rainbow Rowell avait opté pour ce genre de point de vue. Je pense que si le roman avait été écrit à la première personne, j’aurais pu encore plus m’attacher au héros ou bien, du moins, m’identifier à eux plus rapidement. Au fil des premiers chapitres, on découvre Eleanor et Park, leurs personnalités, leurs modes de vie, leurs entourages familiaux, leurs façons d’appréhender l’existence. Si, au départ, je ne me suis pas trop senti concerné par ce qu’ils éprouvaient ou expérimentaient, j’ai tout de même eu le déclic assez rapidement. Et là… BOUM. Eleanor et Park sont loin, très loin, d’être des héros normaux. Ils sont décalés, étranges, spéciaux, dans leur bulle… Et irrésistibles. Sincèrement. C’est le genre de protagonistes que j’aimerais rencontrer à chacune de mes lectures. Ils sont tellement, tellement, tellement adorables et touchants, c’est juste prodigieux. Il y a quelque chose chez eux d’irrémédiablement humain et captivant, d’irrémédiablement fragile et imparfait, d’irrémédiablement émouvant et renversant. Une fois qu’on s’attache à eux, on n’a plus aucune envie de les quitter.
Si Park et Eleanor nous paraissent aussi profonds et réels, c’est grâce à la plume de l’auteure. Sincèrement, je crois que je peux compter sur les doigts d’une seule main les écrivains qui prennent le temps d’aussi bien retranscrire leurs héros. Le cadre familial est juste décrit à la perfection. Je n’ai pas peiné une seule seconde à me représenter les personnages et leurs habitudes, leurs attentes, leurs relations avec leurs parents, leurs frères ou leurs sœurs, leurs désirs, leurs souvenirs. J’aime TELLEMENT quand tout est fluide à ce point et que ça paraît aussi naturel. Rien que pour cela, ELEANOR & PARK est fabuleux. On sent bien que l’auteure a voulu leur conférer un côté hyper réaliste, hyper clair, hyper précis. C’est juste top. Sincèrement.
Cependant, je me dois de reconnaître une chose : si j’ai adoré ELEANOR & PARK, j’ai eu un énorme souci avec leur romance (seulement au départ, merci seigneur de la lecture). Alors oui, Eleanor et Park sont des exclus. Oui, ils sont bizarres et spéciaux et étranges et mis de côté et victimes de moqueries. D’accord, c’est affreux. Mais est-ce une bonne raison pour s’attacher aussi rapidement à la seule personne qui semble leur correspondre ? Je veux dire, évidemment que c’est une bonne raison. C’est même une excellente raison mais, là, c’est trop. Trop vite. Trop d’un coup. Trop, trop, beaucoup trop. Je n’ai pas cru une seule seconde à leur amour instantané. Genre, aucun sentiment n’était présent à un moment et hop, celui d’après l’autre personne représente le monde entier. Non. Sérieusement, non. J’ai trouvé que les choses étaient bien trop précipitées, bien trop simples, bien trop irréalisables. C’est dommage car sans ce bémol, tout aurait été parfait.
Je m’explique : une fois ce défaut oublié et leur relation complètement mise en place, Eleanor et Park, qui étaient déjà magnifiques, deviennent inoubliables. Leur histoire d’amour m’a pulvérisé, m’a enchanté, m’a fait frissonner, m’a coupé le souffle, m’a donné envie de pleuré, m’a déchiré et m’a anéanti. J’ai été désintégré par la passion qui unit ces deux héros, c’est aussi simple que ça. L’histoire d’Eleanor, que nous découvrons au fil des pages et qui m’a ému aux larmes, ne fait que rendre son attachement pour Park encore plus légitime et poignant. Park, lui, est tellement amoureux et dingue d’Eleanor que même les plus belles histoires d’amour feraient mieux de se cacher tant elles manquent d’intensité à côté de celle qui voit le jour entre nos deux héros. Rainbow Rowell écrit des passages qui ont carrément fait naître des papillons aux creux de mon estomac. C’est puissant. C’est épatant. C’est incroyable. Ouaw. Juste ouaw ♥
Je m’étais pensé sauvé jusqu’à la fin et, malheureusement, je me suis trompé. Si, à partir du moment où je suis enfin rentré dans l’histoire et où j’ai oublié mon problème concernant la rapidité avec laquelle se met en place les sentiments entre Eleanor et Park, tout était juste parfait et sensationnel, j’ai vite déchanté en découvrant les ultimes pages du roman. Et quand je dis les ultimes, c’est quelque chose comme les vingt dernières pages. En effet, plus je me rapprochais de la fin du roman, plus tout devenait épatant et formidable. J’ai été anéanti, consumé, pris aux tripes et complètement dévasté. Tout était sincèrement maîtrisé à la perfection. Les émotions devenaient encore plus brutes, plus intenses, plus fortes. Sauf que l’auteure a alors décidé d’emprunter la pire des voies possibles. Alors que nous avons droit à des révélations fracassantes, Rainbow Rowell en profite pour nous délivrer une conclusion HYPER ouverte et totalement incompréhensible. Cette fin est ultra frustrante et ultra rageante. Je ne comprends pas. Je ne comprends absolument pas. Qu’est-ce qui a pu passer par la tête de l’auteure pour nous écrire ça, en vrai ? Je suis tellement en colère et tellement déçu par cette fin que j’en hurlerais, là, tout de suite. Je suis tellement désolé pour Park, tellement désolé pour Eleanor. C’est juste horrible. Après, je me dis que si je ressens cela, c’est parce que je me suis réellement attaché aux héros. Mais ça ne me console qu’en partie. Ils ne méritaient pas une telle conclusion. Nos nerfs, nos émotions, et nous, non plus.
En résumé, ELEANOR & PARK est une lecture bouleversante, éprouvante et extrêmement touchante. Nous faisons la rencontre de deux protagonistes hors du commun et tellement, tellement adorables. Si j’ai eu du mal avec eux au départ, tout s’est rapidement arrangé. Même chose concernant leur relation qui m’a semblé beaucoup trop précipitée et trop peu approfondie au début. Une fois ce problème réglé, nous vibrons avec les personnages. Leur histoire nous bouleverse, nous coupe le souffle et nous pulvérise le cœur. Néanmoins, la conclusion – beaucoup trop ouverte à mon goût – me paraît complètement à côté de la plaque et ne correspond absolument pas au récit. Je reste sur ma faim et je déteste ça. ELEANOR & PARK est un roman irrésistible et inoubliable, que je vous recommande même malgré l’horrible fin qu’il possède. Ne pas rencontrer Eleanor et Park serait extrêmement regrettable, je vous le promets. Ils sont tellement parfaits et adorables, c’est fou… Tout comme leur histoire, en fait. Laissez-vous tenter, vous ne serez pas déçus.

par Jordan
Des milliards de tapis de cheveux Des milliards de tapis de cheveux
Andreas Eschbach   
Attention Chef-d’œuvre.
C’est tout simplement l’un des plus beau livres de Space Opera jamais écrits.
Ce roman tudesque fait partie des plus belle légendes du futur au même titre que les Seigneurs de l’Instrumentalité de C. Smith ou de Demain les Chiens de C. Simak.
Un mystère à découvrir avec énormément de charme, d’angoisse et d’une richesse infinie.
De surcroit, ce Roman avec un R majuscule est plein de poésie, de rêves, d’espoir et d’orgueil.
La guerre des fleurs La guerre des fleurs
Tad Williams   
Je dois dire tout d'abord que j'ai été très agréablement surpris par ce livre. Surpris, oui, car le quatrième de couverture - et la description ci-dessus - n'est qu'un attrape commercial exagéré et caricatural. Avant de donner mon avis, je vais donc refaire une description de l’œuvre.

Théo est un adulte qui commence à penser que, finalement, la vie ne l'a pas si bien réussi que ça. Chanteur, ses talents auraient pu le mener plus loin, mais comme aime à le rappeler son environnement, il ne va jamais au bout des choses. Et c'est pourquoi, peu à peu, il voit sa vie s'effondrer, y voyant une occasion de redémarrer.
C'est dans l'héritage qu'il lui est laissé qu'il découvre le récit - présumé fictif - d'un grand-oncle, décrivant ce qui va s'avérer être pour Théo quelque chose dépassant de loin sa misérable existence. Théo, rabaissé au point zéro de son estime de soi, va se retrouver doté d'une importance qu'il ne va pas comprendre ; point central d'une lutte de pouvoirs dans un monde que nul ne soupçonne.

Voila. Avouez que c'est tout de suite moins tape-à-l’œil.
Bien, alors d'abord, la première chose qui m'a frappé c'est ce début de récit où l'on apprend à connaître Théo, et où l'on vit avec lui l'effondrement de la vie telle qu'il la connaît. Ce grand épisode dramatique par beaucoup de points m'a fait pensé à du Stephen King dans la froideur réaliste de la narration, et dans la justesse du récit, des gestes, réactions, comportements. Bien sûr, la suite n'a rien à voir. Mais même dans ce qui va suivre, alors que nous nous enfonçons dans un monde totalement différent (différence particulièrement bien marquée, j'ai trouvé, par les détails et les sensations du protagoniste, qui nous permet une extraordinaire empathie), l'auteur parvient à préserver cette vision réaliste de choses totalement imaginaires. Mais sans trop de froideur, toutefois ; l'aspect féérique de ce conte de fée - qui en est tout de même un - garde son charme, sa magie - pardon, sa Science -, mais nous montre un monde qui par bien des aspects nous rappelle ce qu'a pu être le monde des humains. Les problématiques sont sensiblement les mêmes, les luttes se rejoignent et la souffrance est pareillement ressentie.

Le récit est très dynamique, et pourtant pas si rapide que ça. Il peut se passer plusieurs pages durant lesquelles deux personnes discutent, ou bien un seul évènement se déroule. Mais ça n'est jamais ennuyant, et Tad Williams arrive toujours à nous garder accroché et pressé de connaître la suite. Jusqu'à la toute fin. Fin que j'ai trouvé un peu abrupte, à l'instar de l'Arcane des Épées. Mais je ne vais pas spoiler.
Je le répète, ici, point de stéréotypes ou de réactions préconçues ; l'humain est humain, et parfois il se trompe, parfois il est lâche. Il a peur, il souffre, et ses actions héroïques ne sont pas toujours de grandes décisions.
Ne vous fiez pas au 4e de couverture ; ces "compagnons" ne sont pas une bande de créatures qui l'accompagnent tous ensemble dans l'essentiel du récit. Il n'y est d'ailleurs jamais mentionné d'elfe (et encore moins gothique), et les trolls en question, on ne les voit qu'à une brève occasion. Tout est beaucoup plus profond, justifié, nuancé et vrai qu'une "fée colérique" ou une quelconque "destinée".
Bref, une belle réussite, donc. Pour ceux qui aiment la fantasy qui touche un peu aux monde parallèles. Enfin, fantasy... conte de fée désenchanté, plutôt ^^
Le mur invisible Le mur invisible
Marlen Haushofer   
Un récit prenant où nous suivons le quotidien d'une femme anonyme (qui le restera tout le long du récit) bouleversé par l'apparition d'un mur invisible. La voilà coupée du monde et en seule compagnie d'animaux, nous allons donc la suivre dans ce qui est une nouvelle vie où elle devra s'improviser paysanne pour survivre en chassant, s'occupant des bêtes, cultivant les champs...

C'est à la fois une tranche de vie simple mais également une réflexion sur nous, une histoire au final prenante dont on tourne la dernière page avec un petit pincement au cœur car on aurait aimé à suivre cette aventure à la fois si extraordinaire et si ordinaire.

par Midine