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Bibliothèque de julectrice : Mes envies

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Lolita Lolita
Vladimir Nabokov   
Au delà du problème éthique que pose le livre, on est réellement devant un pur chef-d'oeuvre de la littérature, aussi bien américaine que mondiale.
Le style de l'auteur est magnifique, bien qu'il se perde (rarement cela-dit) dans des descriptions absconses.
Les personnages sont tout aussi ambiguës les uns que les autres en particulier Dolores, mélange complexe d'innocence et de malveillance.
Nabokov excelle dans l'art de décrire cette Amérique lointaine, aussi bien dans ses paysages bucoliques que dans ses mœurs et son humour noir ne fait que nuancer un tableau déjà noirci par son sujet.
Le livre pourrait se confondre aussi bien dans le genre policier que le drame ou encore le road-movie tant sa trame est maîtrisée et complexe.
Un pur régal, à ne pas mettre entre toutes les mains.

par Bully66
Le Portrait de Dorian Gray Le Portrait de Dorian Gray
Oscar Wilde   
Je suis impressionné. L'auteur nous prouve dans cet ouvrage que l'influence est la pire des choses de notre monde. Suite à la prise de conscience de la beauté de sa propre image et sous le pouvoir des flatteries, ce livre nous démontre qu'il est très simple de considérer hautement la beauté de manière narcissique. Nous en perdons alors notre pureté. L'ego devient omniprésent et prioritaire à sur nos sentiments, jusqu'à la perversion de l'âme et du vice.
L'écriture est talentueuse. Les discours philosophiques sont sophistiqués. Les personnages sont cyniques à souhait. L'histoire est élégante, raffinée. L'ambiance est bourgeoise et le récit possède énormément de discours d'un grand intérêt : du rapport entre l'art et la vie, de l'influence du regard des autres, de la beauté, de la légèreté, des femmes, des hommes, des paradoxes, etc...
Un ouvrage si riche que je n'ai pu me décider à mettre des citations à cet article.

L'Amie prodigieuse, Tome 1 L'Amie prodigieuse, Tome 1
Elena Ferrante   
"L'amie prodigieuse" est la plus belle histoire d'amitié que je n'ai jamais lue.
Avec pour toile un quartier pauvre de Naples à la fin des années 50, nous suivons deux filles, deux enfants, deux adolescentes: Elena et Lila. L'une intelligente, l'autre surdouée. Elena fascinée par son amie, Lila qui cherche une échappatoire à sa vie de misère. Elles mènent une vie difficile, violente, dans une Italie en pleine mutation. Mais pourtant, un lien puissant les unit et malgré tout, parvient à subsister dans les temps les plus sombres.
C'est une histoire d'amitié, mais aussi une histoire de vie. Elena et Lila poursuivent leur vie, traversent leur adolescence, non sans souffrance. Elles s'éloignent, se quittent, se retrouvent, mais jamais pour longtemps. Peu à peu, un gouffre social se creuse: Elena continue ses études et s'affranchit de son amie, Lila perd tous espoirs de quitter sa vie napolitaine.
Menée par une plume juste et discrète, cette fantastique histoire nous fait rêver d'une amitié aussi vraie que celle d'Elena et Lila. Et quand à la fin du livre, ce rêve prend brutalement fin, on reste figé sur la dernière page, la dernière phrase. On a du mal à le quitter, à abandonner ce roman...
Le meilleur cadeau que vous puissiez offrir à votre plus proche ami.

par Pompon
Les Raisins de la colère Les Raisins de la colère
John Steinbeck   
Ce roman conte l'aventure d'une famille de fermiers (Les Joad) pendant la Grande Dépression (la crise de 1929), leur exode vers l'Ouest Américain.
Le style et la maitrise de l'auteur nous mènent trés rapidement aux émotions, à l'attachement, à l'accompagnement des personnages, dans ce long voyage où la misère humaine et l'humiliation sont omniprésentes.

Il a été considéré comme une critique communiste lors de sa parution. Pas étonnant ! La misère décrite et "génante" (politiquement à cette époque épique) a amené l'inévitable interdiction de vente en Californie. Il faut dire que la bestialité des injustices sociales qui existent dans ce système capitaliste US est mise en exergue, et contraste avec l'honnêteté des paysans. On découvre ainsi la portée de la lutte quotidienne, le courage émouvant et l'espoir de ces milliers de paysans qui ont subi la perte de leur terre et le deuil de leurs proches.

C'est réellement un ouvrage superbe avec des instants révoltants, un roman sociologique, historique et humaniste, d'une trés grande profondeur.
Les filles voilées parlent Les filles voilées parlent
Pierre Tevanian    Malika Latrèche    Ismahane Chouder   
Mona : «L'argument du voile "symbole d'oppression des femmes", je pose la question : oppression pour qui ? Pas pour moi. Je suis libre de mes choix, et si j'ai choisi de porter le foulard, c'est une expression de ma liberté.» Nadjer : «À peine arrivée, quand ils m'ont vue avec mon voile, ils m'ont dit que la place était prise.» Malika : «Elle s'est exclamée "Vous comptez donc trouver un emploi avec ce que vous avez sur la tête ?" Je me suis levée, je lui ai rappelé les lois de la république.» Khadidja : «Notre exclusion était à l'ordre du jour, et je voyais des militants des Verts ou des JCR, ou même des féministes, qui me psychanalysaient ou qui faisaient de l'exégèse du Coran !» Ismahane : «Nous étions plusieurs Féministes pour l'égalité à défiler, dont Malika et moi qui portions le voile, et un bonhomme furibard nous a apostrophées, parce que "Ni Dieu ni maître". J'ai répliqué :"OK, mais alors toi, tu n'es pas mon maître !" (rires).» Ce livre ne traite pas de «la question du voile». Les trois personnages qui l'ont conduit - dont deux sont des femmes voilées - n'ont pas cherché à mener une enquête sociologique. On pourrait même dire, au contraire : celles qui parlent ici ne sont pas des objets d'étude, mais des sujets -il n'y pas de féminin à ce mot. Elles peuvent être drôles et insolentes, elles peuvent être en colère ou découragées, mais de témoignage en témoignage, au-delà de la diversité des tempéraments, des origines sociales, des contextes familiaux, des itinéraires spirituels et des parcours scolaires et professionnels, ce qui relie toutes ces filles et ces femmes, c'est l'expérience intime et violente de la stigmatisation.
Sombres étoiles Sombres étoiles
Malorie Blackman   
J'ai acheté ce livre car c'était du Malorie Blackman et non à cause du résumé, les histoires dans l'espace c'est pas trop mon truc. Au début quand j'ai lu les premières lignes je n'étais pas très emballé. Mais finalement quand j'ai avancé dans l'histoire j'ai adoré. C'est tellement bien écrit et tellement bien fait. Malorie Blackman a une plume magnifique qui me fait ressentir des émotions à chaque fois. Les personnages de cette histoire sont forts et attachant. Dans Nathan j'ai pu retrouver Calum et ça m'a beaucoup ému. L'intrigue de ce livre est géniale on cherche à comprendre mais on ne trouve pas tout de suite la solution et c'est cohérent.
[spoiler]Bien sur ce livre comme tous les livres de Malorie Blackman a carrément déchiré mon âme, j'ai pleuré de la mort d'Aidan à la fin. Et la fin mon Dieu la fin c'était horrible j'ai ressenti mon coeur se briser en même temps que celui de Vee. C'est dingue ce qu'elle arrive à faire juste avec des mots j'avais l'impression de revivre la fin d'entre chien et loup qui était un peu plus traumatisante .[/spoiler]
Je conseille ce livre qui est une perle si je devais lui donner une note ça serait 18/20.
2084, la fin du monde 2084, la fin du monde
Boualem Sansal   
Boualem Sansal est un écrivain que j'apprécie et continuerai à apprécier. Néanmoins ce livre ne sera pas son meilleur. Je lui préfère un "Rue Darwin" moins grandiloquent et centré sur des gens ou "Le village de l'Allemand" qui raconte la découverte de la Shoah par deux français, des frères d'origine algérienne.

Ce livre-ci est un récit plutôt onirique sur les heurs et malheurs d'un islam obscurantiste. Dans le récit cette religion a triomphé de l'occident en 2084. Dans l'inspiration de l'auteur, on retrouve donc clairement du George Orwell (le titre, la numérotation des quartiers) mais également du Salman Rushdie quand ce dernier produisit son "Les Versets Sataniques" resté célèbre par la volonté de l'ayatollah de Khomeiny.

D'une part, je regrette le ton descriptif du livre, dans un style passablement monocorde et lancinant. Je regrette également que ce livre s'adresse à un public averti voire concerné. Une connaissance plus que sommaire du monde arabo-musulman est nécessaire. Il passe au vitriol une l'Arabie (Abistan dans le roman) où l'extrême richesse des dirigeants voisine avec les démunis, pays qui est incapable de produire la technologie qu'elle utilise, qui pratique la peine de mort, où la femme est une marchandise. Pour sa description de la capitale de ce pays fantasmé (la cité des dieux d'Abigouv), il me semble que son inspiration est alimentée par la vision de certaines citadelles du seigneur des anneaux, à moins que ce ne soit les gratte-ciel des Dubaï et autre Abou-Dabi, auquel il fait une référence sans détour via son Louvre. Il englobe beaucoup d'aspects de la conscience, des préjugés musulmans. Les Regs du ghetto des "Sept soeurs et de la Désolation", fait incontestablement penser à un Israël vu comme une écharde fichée dans le flanc du monde musulman. Il nargue ses lecteurs en insistant sur le fait qu'il y fait bon vivre, que l'on peut s'y fournir de tout. J'enfonce des portes ouvertes quand je prétends que la référence au "Gkabul" est une référence au coran, que la phrase jaculatoire "Yölah et son délégué Abi", çà sonne comme une paraphrase ironique de la stance de la profession de foi. Les traditions musulmanes, l'absence de questionnement dans ces sociétés, la soumission au pouvoir, les charias et autres coutumes ne sont pas épargnées. Quant à ce fameux dieu "Démoc" menaçant la civilisation basée sur ce "Gkabul", l'auteur y peint son propre espoir un peu vain.

Cette contrainte d'être informé sur ce monde s'avère donc indispensable, une obligation pour apprécier tout le sel de la critique. C'est donc en résumé une énorme métaphore dont on retrouve çà et là des éléments qui permettent de les lier à des faits, à des personnages historiques. Pour certains faits décrits je ne retrouve pas de correspondance, le lien, l'événement, la personne à laquelle il fait référence. Le rébus est donc incomplet pour un lecteur francophone moyen. Un exemple entre mille: à quel village l'archéologue Nas fait-il référence? En outre, je subodore que le prénom de certains protagonistes renvoie à des personnages réels: qui sont donc ces Ati et son ami Koa, l'archéologue Nas, les honorables Bri, Ram, Dia, Toz? Je n'ai pas trouvé la clé pour décrypter. Il y en a malheureusement lacune en cette matière, c'est pourquoi ce livre ressemble plus à une critique féroce et tout azimut d'une certaine culture musulmane. Mais c'est un pamphlet personnel.
À ce jour je n'ai entendu aucun prononcé de fatwa sur ce livre. Est-ce que les sommités religieuses auraient compris que la religion c'est matière de la vie privée? J'en doute!




par Biquet
Jumping, tome 1 Jumping, tome 1
Asahi Tsutsui   
Je referme ce tome de Jumping chamboulée.
A première vue, on peut penser que ce livre parle seulement de chevaux et donc s'adresse plutôt à un public qui les aime ainsi qu'aux gens qui font de l'équitation. Erreur !
Ce manga parle avant tout qu'un problème d'actualité : la réinsertion sociale. Comment faire pour avoir confiance en soi quand on ne vit plus en société ? Comment faire pour vivre sans être stresser dès que l'on sort de chez soi ? Dès que l'on parle à quelqu'un (qui ne nous est pas extrêmement proche) ? C'est plutôt de ça dont on parle ici.

On va suivre la vie de Ran, jeune femme qui vit chez ses parents. Pour elle, le monde qui s'étend à l'extérieure de chez elle est inatteignable. Elle a toujours subit ses années de scolarité, et quand, une fois elle a tenté de passé un concours d'entrée d'université (c'est différent de le france), elle s'est évanouie juste devant chez elle. Depuis, elle reste cloitrée chez elle et ne voit que son père, sa mère, son chat et parfois sa meilleure amie, Sayuri. Ses parents sont très compréhensif avec elle et ne lui demande pas de se forcer. Mais un jour, lors d'une visite de Sayuri, cette dernière va lui proposé de venir vivre avec elle, à la campagne, là où elle fait ses études. A partir de ce moment là, la vie de Ran va changer.

L'auteur, Asahi Tsutsui, nous montre le parcours difficile d'une personne qui est socialement angoisser voir carrément atteinte d'anxiété. Pour moi, cette lecture n'a pas était simple car le sujet me parle. Je trouve que la mangaka à était dure dans ses dialogues parfois, mais toujours juste.

Encore une fois, les éditions Akata nous montre qu'il est possible de parlé de sujets dures, sensibles et parfois tabous, sans tomber dans la caricature et nous apporter de l'espoir.

par Aeliria
L'Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage L'Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage
Haruki Murakami   
Scénario en carton....impossible à lâcher.
C'est japonais. Un livre où absolument tout peut arriver et où ne faut pas chercher d'explications.
Un de ces livres où il ne se passe rien, mais où le rien nous passionne. De ceux où une simple réflexion sur une gare apaise lorsque tous autres mots nous auraient laissés de marbre.
C'est la magie de Murakami.

par Aryana
Corps et âme Corps et âme
Frank Conroy   
Moi j'aurai aimé que ce livre ne finisse jamais ! Je ne suis pourtant pas musicienne (même si j'aime écouter de la musique), mais avant d'être une histoire de musicien, c'est l'histoire d'une passion.
Un enfant solitaire, élevé tant bien que mal par une mère plutôt excentrique (limite "borderline") se découvre une passion pour la musique. Un livre très bien écrit, passionnant, presque envoutant parfois et que j'aurai pu lire d'une traite malgré ses 700 pages (mais bon parfois malheureusement, on a autre chose à faire, et il faut redescendre sur terre !!) A lire bien sûr, mais peut-être pas trop jeune si j'en crois le commentaire de Foldingote...

par Nath56