Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Bibliothèque de julie1810 : Mes envies

retour à l'index de la bibliothèque
Jusqu'au dernier souffle Jusqu'au dernier souffle
Rita Herron   
Une histoire assez rocambolesque! Et même à la fin du livre, je me pose encore plusieurs questions ? Surtout, vu les phrases à la fin.

par Misschoup
Appelle-moi par ton nom Appelle-moi par ton nom
André Aciman   
Un coup au cœur, à l’âme......deux êtres , deux entités tellement attirée l’une par l’autre qu’elles en ont peur. S’appartenir et en même temps maintenir une telle distance . Le style de l’auteur est une merveille , une revue , une palette des sentiments décortiqués, doutés, rêvés et pour certains vécus......un livre qui comptera dans ma vie de lecteur et d’homme
avec toi claire j'aurais aimé la vie avec toi claire j'aurais aimé la vie
Claire Mazard   
J'ai vraiment aimé ce livre, il m'a beaucoup touché et m'a donné envie d'écrire. Je trouve le style d'écriture poétique et simple. On accroche facilement et l'histoire de l'auteur est émouvante. C'est plus qu'une histoire d'amitié, je parlerais plus de véritable amour, entre Helene et Claire.
La sirène et la licorne La sirène et la licorne
Erin Mosta   
Une romance aussi douce que sa couverture est rose pastel!

Une sirène et une licorne, deux êtres magiques et exceptionnels mais qui ne semble pas fait pour être ensemble, tant les mondes dont ils sont issus sont différents...

Et pourtant au fil des pages l'auteure tisse une relation douce et pleine de positivisme! J'ai apprécié l'écriture et la musicalité des phrases (pourtant le choix narratif n'est pas ma tasse de thé: raconté à la première personne par une des héroïnes!).

Je me suis beaucoup identifiée à la licorne, différente, un peu asociale et j'ai aimé la multitude des thèmes adolescents abordés (découverte de la sexualité, harcèlement scolaire, ...) sans tomber dans un paquet de nœuds, de façons fines et légère! Elle véhicule plusieurs messages forts de façon intelligente!

par btizlit
3000 façons de dire je t'aime 3000 façons de dire je t'aime
Marie-Aude Murail   
J'ai adoré ce livre.
Que dis-je? Je l'ai adulé.
Je l'ai lu d'une traite, partie du principe que je ne lirais qu'un chapitre avant de dormir. En fin de compte, j'ai passée la plus belle des nuits blanches.
Le réalisme de l'intrigue m'a époustouflée. Sérieusement, un livre aussi réaliste me tenant autant en haleine? Jamais je ne l'aurais imaginé.
L'histoire est touchante, comique et tragique, juste émouvante. J'avoue avoir vibré au rythme des pages et m'être identifiée à Chloé la plupart du temps. Il est plus facile de s'identifier à elle et à Bastien, étant donné le caractère assez malsain de Neville.
Les différents registres de langage permettent le rendu totalement réel de l'histoire. Le "parler" des élèves de cinquième, de Jeanson et des aspirants comédiens est bien inspiré, plus que la plupart des discours adolescents faussement bâclés par les auteurs voulant faire preuve de réalisme en abaissant la race adolescente au rang de voyou de cité n'ayant jamais ouvert un bouquin. Idem pour le compte de Chloé, j'ai apprécié le fait que cette "petite intello" ne soit pas stéréotypée comme dans certains ouvrages que j'ai pu lire par le passé.
La relation qu'entretien chacun des protagonistes avec le théâtre est différente, et pourtant les rapproche d'une façon radicale. Neville est un passionné, qui ressent les émotions des personnages qu'il incarne comme s'il vivait leurs aventures. Bastien est un petit rigolo décontracté, qui pourrait faire rire n'importe qui en interprétant la pire des tragédies. Et Chloé persiste depuis la cinquième à apprendre le théâtre, depuis qu'elle s'est vue voler le rôle principal de Roméo et Juliette. Elle est plus technique, elle apprend ses textes mais a du mal à se plonger dans l'action. Elle est peu extravertie.
J'ai adoré la relation que ces trois personnes entretiennent entre elles, aussi. La beauté d'un amour à trois ( chacun est amoureux des deux autres, ce n'est pas un triangle amoureux ) m'est apparue pour la première fois, et pour mon plus grand plaisir.

C'est un roman plein de générosité, de tristesse, d'amour, d'amitié, de soutien. Les protagonistes se découvrent eux-mêmes à travers les personnages qu'ils incarnent, et j'avoue m'être découverte un peu aussi à travers eux.
Marie-Aude Murail est décidément une grande écrivain ( Lisez Miss Charity!!! )
Elle a tout compris. Elle a le style, les émotions, les joies et les déceptions. Elle a l'intrigue et les personnages les plus attachants.
Tous ces outils ont été présents dans ce livre pour insuffler un peu de bonheur au lecteur.
Attention tout de même : ce bouquin est addictif ;p
à lire absolument.

par Hope-S
La vie comme Elva La vie comme Elva
Jean-Paul Nozière   
À Sponge, tout le monde ou presque travaille à la Francilienne.
Alors l'annonce d'une vague de licenciements ébranle la ville, les familles. " Elva la rouge " pousse ses parents résignés à se battre, distribue des tracts dans la ville, rejoint les piquets de grève. Luce a croisé son regard. Fille du directeur du personnel de l'usine, elle est du mauvais côté. Entre Elva et Luce c'est le coup de foudre, immédiat, et la grève qui se durcit va être le terrain de leur amour.
Le Secret de Grayson Le Secret de Grayson
Ami Polonsky   
Grayson, vit chez son oncle et sa tante depuis le décès brutal de ses parents. Il un élève de sixième, ne parle presque à personne, n’a pas d’ami et déjeune toujours seul au CDI. Un secret le ronge depuis des années et pour éviter de le révéler par inadvertance, il a préféré s’isoler des autres. Parce qu’au fond de lui Grayson se sent plus fille que garçon et il sait que les autres ne l’accepteront jamais. Les choses changent quelque peu lorsqu’une nouvelle élève, Amelia, rejoint sa classe en plein milieu de l’année et semble vouloir se rapprocher de lui. Pour la première fois depuis longtemps, Grayson ressent l’envie de faire de nouveau confiance à quelqu’un.

D’une certaine manière, Le secret de Grayson m’a énormément fait penser à La face cachée de Luna, que j’avais adoré. Je redoutais vraiment que l’auteur nous laisse mariner pendant des pages et des pages, que ce fameux secret ne tarde à nous être révélé, mais au final non. Dès le premier paragraphe on se retrouve plongé dans le monde torturé de Grayson. Il déteste ce qu’il doit porter, les belles robes ne sont là que dans son imagination (et disparaissent de plus en plus vite) et il ne peut dessiner ses princesses qu’avec des formes géométriques afin que personne ne sache de quoi il s’agit exactement. Le quotidien de Grayson est désespérément solitaire, je dirais même profondément triste, et on ne peut pas ne pas s’attacher à lui. Son choix de s’isoler de ses camarades n’est peut-être pas le bon mais on ne peut pas ne pas comprendre sa peur à l’idée d’être un jour découvert. D’autant plus lorsque le temps lui donne raison : il s’attache à Amélia, se laisse aller à rêver à l’idée qu’il puisse être lui-même avec elle, et malheureusement les choses ne se terminent pas bien. Il faut bien avouer cependant que ce n’est pas une réelle surprise. Dès le début de cette amitié on sent bien que ça ne durera pas entre eux. Amélia n’approche Grayson que par commodité ou par dépit, ce qui en fait automatiquement un personnage que je n’apprécie pas. Je peux comprendre qu’elle n’accepte pas Grayson comme il est une fois qu’elle a découvert son secret mais j’ai vraiment eu le sentiment qu’elle se servait de lui, qu’elle l’utilisait pour ne pas être seule. Ça fait d’autant plus mal que Grayson lui accordait sa confiance, chose qu’il n’avait pas faite depuis très longtemps. Le pire est cette angoisse à l’idée qu’elle révèle ce qu’elle sait au reste du collège. Grayson n’a définitivement pas besoin de ça. Grayson a pris un risque avec Amélia et en est ressorti plus abimé encore, et pourtant il ose une nouvelle fois sortir de son cocon protecteur : pourquoi ne pas s’inscrire à la pièce de théâtre de l’école ?

Je ne sais pas ce qui passionne tant les auteurs dans le théâtre mais j’ai l’impression d’en croiser beaucoup ces derniers temps (3000 façons de dire je t’aime, Dans chacun de mes mots, Moi Simon, 16 ans, homo sapiens). Je suppose qu’il n’y a pas de meilleur contexte pour faire sortir le héros de sa coquille. J’ai été à la fois surprise et anxieuse lorsque Grayson a postulé pour le premier rôle féminin. On sourit à l’idée qu’il sorte de sa coquille mais on ne peut que redouter les répercussions que son choix va avoir. J’avais peur que les brimades n’atteignent un tout autre niveau, que le harcèlement s’intensifie, mais jamais il ne me serait venu à l’esprit que la propre famille de Grayson se dresse contre lui. Au pire je m’attendais à une réaction négative de la part de son oncle Évan ou son cousin Jack (parce que tout ne peut pas être rose) mais je n’aurais jamais soupçonné sa tante Sally. Comme quoi moi aussi je suis pleine d’à priori. J’ai tendance à imaginer les figures féminines plus compréhensives et je suis tombée de haut avec Sally. Les propos qu’elle tient, l’opinion qu’elle a de Grayson, … Je me suis pris une véritable claque, tout comme notre héros. Le pire est de savoir que ce qui la dérange le plus dans tout ça, c’est le regard des autres. Elle n’assume pas d’avoir un neveu qui aime s’habiller en fille et se cache derrière les normes et les conventions sociales. Préférer les apparences au bonheur de son neveu ? J’ai failli en lâcher mon livre. Surtout lorsqu’on apprend par la suite jusqu’où elle est prête à aller pour que son neveu ne monte pas sur scène vêtue comme une fille. Parallèlement je n’ai pu qu’adresser des remerciements silencieux à l’oncle Évan pour son ouverture d’esprit et sa compréhension. Cette division entre les adultes se retrouve aussi entre Jack et Brett. La naïveté du cadet est touchante et surtout rappelle combien tout ce débat est futile : si Grayson se sent heureux comme ça alors où est le problème ? De son côté Jack associe cette « crise identitaire » à de l’homosexualité et ne voit plus que les soucis que cela peut engendrer pour lui d’être de la même famille que Grayson. Je suis moins remonté contre lui parce qu’il est jeune et que je me souviens que le collège n’est pas facile, que les adolescents sont loin d’être tolérants, que la différence fait peur. Mon seul regret concernant ce personnage est qu’il n’évolue pas vraiment. J’attendais une discussion entre lui et le héros. Pas forcément une réconciliation mais au moins une conversation.

Finn, le professeur de littérature, m’a étrangement fait penser à Mr Keating (Le cercle des poètes disparus). Peut-être parce qu’il soutient ses élèves, parce qu’il a ses propres convictions, ou parce qu’il va au bout des choses, quitte à s’attirer des ennuis. C’est un professeur comme on a tous rêvé d’avoir : qui écoute et qui est vraiment préoccupé par ses élèves. Il sait qu’il prend un risque en donnant à Grayson le rôle de Perséphone et pourtant il ne renonce pas, pas même lorsque d’affreuses rumeurs commencent à circuler sur lui. Qu’on puisse l’accuser d’être responsable des envies féminines de Grayson m’a tout simplement révolté. Et surtout cela m’a rappelé combien les gens peuvent être bornés et arriérés.

Voir Grayson s’affirmer et prendre confiance en lui est un véritable bonheur. Fini la peur, désormais il s’assume. Pas au point de porter des jupes à l’école (pas sûr qu’on le laisse faire de toute façon) mais il se battra pour jouer le rôle de Perséphone, qu’importe les obstacles que les autres mettront sur sa route. En parlant de jouer Perséphone, je redoutais un peu la retranscription du spectacle. J’avais peur que l’auteur se contente de nous copier/coller le texte de la pièce. J’aime le théâtre mais j’aurais trouvé ça vraiment trop facile. L’idée d’Amy Polonsky est tout simplement géniale ! En reprenant les codes de la narration théâtrale, elle nous relate non pas la pièce elle-même mais les réactions du public, ce qui est bien plus intéressant et ingénieux.

Si certains se le demandent, il ne sera pas question ici de transsexualité. Ce n’est pas le propos tout simplement parce que Grayson n’en est pas là. Tout ce qu’il veut c’est pouvoir s’habiller comme il l’entend. Il vit le moment présent et ne pense pas à l’avenir pour le moment.

Avec Le secret de Grayson j’avais peur des clichés, des idées préconçues, des portes ouvertes qu’on enfonce, des débats qui n’en sont pas vraiment puisqu’il y a parti pris. Au final Amy Polonsky a su, avec habilité, passer à travers tout ça et nous offrir une histoire qui ne juge pas, une histoire touchante et magnifique qui vous prend aux tripes et qui vous colle les larmes aux yeux. Tout n’est pas rose dans ce livre, une partie de la fin est totalement injuste, mais ça ne rend cette histoire que plus réelle encore. Bref, une magnifique lecture, un livre que je relierai avec plaisir.
Mille soleils splendides Mille soleils splendides
Khaled Hosseini   
Ce deuxième roman de Hosseini s'intéresse aux destins de femmes afghanes, prisonnières des traditions ancestrales et des interdits religieux, des années 1970 à nos jours. Ces destinées se croisent ; venues de milieux différents, ces femmes aboutissent au même endroit sous l'emprise de l'homme et sa cruauté machiste. Le tableau est assombri par le ravage de la guerre, la misère et la destruction qui en résulte, mais il reste une place pour l'amour, la compassion, l'espoir et la persévérance. La femme ici, est le symbole du courage malgré la soumission obligatoire.

Un roman émouvant rappelant, entre autre, l'histoire malheureuse de l'Afghanistan et des différentes prises de pouvoir sous couvert des gouvernements américains (talibans) ou russes (moudjahidins) sur la scène géopolitique (le grand échiquier dont les pions sont les populations du monde).

Le monstre de violence ne vient que du profit, du pouvoir et des joutes d'égocentriques. Une bonne manière d'ouvrir les yeux sur le jeu des grandes nations (G8).
Danse, danse, danse Danse, danse, danse
Haruki Murakami   
Une belle réflexion sur la solitude, le désir, les relations, l'illusoire présent et l'irréel parallèle. Je me suis noyé avec délectation dans cet univers qui baigne le lecteur de magie, de poésie et de rêve éveillé. J'ai apprécié certains passages sur la société du profit, la spéculation immobilière et la corruption qui gangrène le monde et ses valeurs. L'auteur nous dévoile ce qui devrait nous être le plus cher : l'extrême simplicité, la communion entre notre monde réel (si matérialiste) et notre avenir (plus intuitif).
Le dit de Murasaki Le dit de Murasaki
Liza Dalby   
Il y a mille ans au Japon, Dame Murasaki Shikibu écrivit le premier roman de l’histoire : Le Dit du Genji. Liza Dalby a imaginé les circonstances de cette création à partir de fragments de journal et des poèmes écrits par la Dame Murasaki. Elle brosse avec délicatesse le portrait d’une femme exceptionnelle, qui vécut dans une famille noble de l’ère Heian, au XIe siècle. Liza Dalby lui fait écrire à la première personne le récit de son ascension sociale tissée d’amours interdites et d’intrigues de cour. Au fil des péripéties, surgit peu à peu de l’oubli un monde inconnu des Occidentaux, raffiné, étrange, et d’un érotisme suprêmement élégant. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .