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Commentaires de livres faits par Julie52

Extraits de livres par Julie52

Commentaires de livres appréciés par Julie52

Extraits de livres appréciés par Julie52

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 22-10-2015
(…) elle observe le visage de Virgilio, se demande ce que cela signifie pour lui d’intervenir sur un mort, ce qu’il éprouve et à quoi il pense, l’espace tangue soudain autour d’elle, comme si la séparation entre les vivants et les morts n’existait plus ici.
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date : 22-10-2015
(…) et ce qui la fige sur place est la solitude qui émane de Simon, désormais aussi seul qu’un objet, comme s’il s’était délesté de sa part humaine, comme s’il n’était plus relié à une communauté, inséré dans un réseau d’intentions et d’émotions mais errait, métamorphosé en une chose absolue, Simon est mort, elle se prononce ces mots pour la première fois, épouvantée soudain (…)
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date : 22-10-2015
(…) ils font graviter des visions de la mort, des images de l’au-delà, espaces post-mortem plongés dans l’éternité : c’est un gouffre niché dans un pli du cosmos, c’est un lac noir et ridé, c’est le royaume des croyants, un jardin où s’animent sous la main de Dieu les êtres aux chairs réssucitées, c’est une vallée perdue dans la jungle où voltigent les âmes esseulées, c’est un désert de cendre, un sommeil, une dérivation, un trou dantesque au fond de la mer, et c’est aussi une côte infigurable que l’on atteint dans une pirogue de bois délicatement ouvragée.
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date : 22-10-2015
« Ils se sont tenus par la main pour suivre Thomas Rémige et au fond, s’ils l’ont accompagné, s’ils ont obéi à cette autre déambulation dans le lacis de couleurs et de sas, s’ils ont accepté de passer toutes les écluses, d’ouvrir et retenir de l’épaule toutes les portes, malgré le météore noir qui venait de les percuter de plein fouet, malgré leur épuisement manifeste, c’est sans doute parce que Thomas Rémige avait pour eux un regard juste – ce regard qui les gardait du côté des vivants, ce regard qui déjà n’avait plus de prix. Et donc, sur le chemin, ces deux-là ont entrelacé leurs doigts, ont remué les pulpes mordillées, les ongles rongés liserés de peaux mortes, ont effleuré les paumes sèches, les anneaux et les pierres, et ils l’ont fait sans y penser.
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date : 22-10-2015
« Comment pourraient-ils seulement penser la mort de leur enfant quand ce qui était un pur absolu – la mort, l’absolu le plus pur justement – s’est reformé, recomposé en différents états du corps ? Puisque ce n’était plus ce rythme frappé au creux de la poitrine qui attestait la vie (…), ce n’était plus le souffle exhalé par le vif (…), mais le cerveau électrifié, activé d’ondes cérébrales, des ondes bêta de préférences. Comment pourraient-ils l’envisager, cette mort de Simon, quand sa carnation est rose encore, et souple, quand sa nuque baigne dans le frais cresson bleu et qu’il se tient allongé les pieds dans des glaïeuls ? »
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Mais en arrivant dans la salle de bains, je me rendis compte que le pire moment de la matinée - le "Et la lumière fut" - approchait à grands pas. Je gémis et envisageai de lambiner en dépit de l'état des artères de l'oncle Bob.
Oh, allez, secoue-toi, me dis-je. Je n'avais pas le choix.
Je posai une main tremblante sur le mur, retins mon souffle, et appuyai sur l'interrupteur.
— Je n'y vois plus rien ! m'écriai-je en me protégeant les yeux avec les bras.
J'essayai de me focaliser sur le sol, le lavabo, le balai à chiottes. Rien, tout n'était qu'un brouillard blanc aveuglant.
Il fallait vraiment que j'installe une ampoule moins puissante.
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J'avais amorcé le mouvement pour remettre mon téléphone dans ma poche lorsque Ozzy hurla quelque chose avec un accent si prononcé que je ne fus qu'à moitié certaine de l'avoir entendu dire :
— Où tou vas, nonne de Diou ?
Obie sursauta. J'avais dû enclencher mon GPS par inadvertance.
— Tou dwois faih un pioutain de demi-touw. Tou es pewdioue au miliou de noulle pa' !
— Qu'est-ce que c'est que ce truc ? demanda Oncle Bob, qui venait de faire une embardée.
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Ne tente jamais le saut à l'élastique. Il n'y a pas que la réalité que tu pourrais te prendre en pleine face.
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Charley & son GPS

- Dans trois cents mètres, tournez à droite, ordonna Dark Vador.
Le Dark Vador. J'avais l'impression qu'on était amis maintenant. Que je pourrais tout lui dire.
- Merci, monsieur Vador. Est-ce que je peux vous appeler Dark ?
Il ne répondit rien, mais ça ne faisait rien. En tant qu'enfant non préféré de ma belle-mère, j'avais l'habitude d'être ignorée. J'y étais préparée.
J'entendis à nouveau la respiration.
- Dans quinze mètres, tournez à droite.
- D'accord. Eh bien, merci encore une fois.
Nous fîmes cela durant tout le chemin. Lui qui me disait quoi faire. Moi qui le remerciais. Je me sentis soudain sale, comme s'il m'utilisait pour son amusement personnel. Cette relation semblait fonctionner à sens unique.
Alors que j'avais pratiquement atteint le domicile de Garrett, Dark parla à nouveau :
- Dans soixante mètres, vous trouverez votre destination sur la droite. Votre voyage en direction du côté obscur touche à sa fin.
D'où me venait cette impression qu'il devait être de la famille de Reyes ?
- Votre destination se trouve à votre droite.
- Ouais, OK, j'ai pigé. J'avais déjà pigé avant.
- Votre voyage en direction du c...
Je fermai l'application avant qu'il ne puisse terminer sa phrase.
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Après une quête épique, je finis par trouver quelque chose qui n'était ni vert ni poilu. C'était une saucisse que je baptisai Peter, parce que j'aimais donner un nom aux choses et parce que cela me semblait juste. Dès que le kawa fut chaud, je glissai Peter à sa place dans le micro-onde. Avec un peu de chance, l'environnement radioactif le stériliserait. Je n'avais absolument pas besoin de petits Peter courant partout et foutant le bazar.
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