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« Prologue

Le 15 juin.

 

La scène était insoutenable.

Il avait pris dans ses bras le corps cassé, martyrisé, comme s’il voulait le consoler.

Ce pantin avec qui elle avait joué, qu’elle s’était amusée à disloquer.

Un cadavre, déjà froid. Déjà loin. Déjà absent et pour toujours.

Il serrait contre lui cet être si cher.

Entre colère et désespoir, il demeurait immobile, impuissant.

Il se surprit alors à haïr celle qu’il aimait tant.

Qu’il aimerait toujours.

Elle qui venait pourtant de dévorer un de ses enfants. »

Extrait de: Karine Giebel. « Jusqu'à  ce que la mort nous unisse. » iBooks.

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Extrait de Jusqu'à ce que la mort nous unisse ajouté par Kura-kura 2017-04-24T12:17:04+02:00

Cet avenir qui avait soudain un visage familier. Des yeux noirs, immenses ; une voix chaude et calme. Cet avenir qui avait le visage de Vincent.

Non, impossible. Une erreur sans doute.

Encore un tour joué par la peur.

Pourtant, il lui fallut se rendre à l'évidence : elle ne pourrait plus jamais s'éloigner de lui.

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Extrait de Jusqu'à ce que la mort nous unisse ajouté par Kura-kura 2017-04-24T12:08:33+02:00

Il prenait conscience ce matin qu'il avait passé cinq ans à se venger d'une femme qui jamais n'avait cessé de l'aimer. Qui jamais ne l'avait trahi.

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Extrait de Jusqu'à ce que la mort nous unisse ajouté par Kura-kura 2017-04-24T12:07:52+02:00

Vincent aurait voulu que les circonstances soient différentes. Il aurait voulu être ailleurs, avoir le temps. Le temps de prolonger ce petit matin où il la sentait prête à franchir le pas. Prête à l'aimer, même s'il n'était qu'un homme.

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Extrait de Jusqu'à ce que la mort nous unisse ajouté par Kura-kura 2017-04-24T12:03:10+02:00

Les plus beaux moments, avec Laure, avec Pierre. Avec Servane aussi.

Et les plus durs, les plus laids. Ceux qu'il aurait voulu pouvoir effacer d'un coup de baguette magique. Mais il y avait bien longtemps qu'il ne croyait plus aux contes de fées.

Depuis qu'un homme avait brisé son enfance, volé son enfance, piétiné son enfance. L'obligeant à devenir un meurtrier alors que ses copains jouaient encore avec insouciance dans les cours de récré.

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Extrait de Jusqu'à ce que la mort nous unisse ajouté par Kura-kura 2017-04-24T11:46:08+02:00

La scène était insoutenable.

Il avait pris dans ses bras le corps cassé, martyrisé, comme s'il voulait le consoler.

Ce pantin avec qui elle avait joué, qu'elle s'était amusée à disloquer.

Un cadavre déjà froid. Déjà loin. Déjà absent et pour toujours.

Il serrait contre lui cet être si cher.

Entre colère et désespoir, il demeurait immobile, impuissant.

Il se surprit alors à haïr celle qu'il aimait tant.

Qu'il aimerait toujours.

Elle qui venait pourtant de dévorer un de ces enfants.

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Cristiani faisait partie de ces irréductibles et avait décidé de sauver de la ruine une ferme sans âge. Un travail de forçat jamais terminé, auquel Lapaz avait eu l’amicale faiblesse de participer, passant des week-ends entiers les mains dans le ciment pour aider son ami à en faire une résidence d’abord décente puis finalement très agréable.

Nadia avait eu de la patience. Et beaucoup de courage. Accepter de s’installer dans ce taudis, d’y élever deux enfants !… Oui, une épouse admirable, songea Vincent en descendant de son pick-up. Nadia, qui avait tout plaqué pour venir s’enterrer ici. Il avait suffi d’un séjour de quelques semaines dans la vallée. Suffi que son regard croise celui de Pierre pour qu’elle abandonne son confort citadin, son agence bancaire de Nice et se lance avec succès dans un métier improbable : apicultrice. Passer de l’oseille au miel… L’amour conduit parfois sur d’incroyables traverses.

Ce fut Émeline qui ouvrit la porte. Elle embrassa son parrain puis le précéda dans l’étroit corridor qui menait à l’immense salle à manger.

— C’est Vincent ! hurla-t-elle.

Lapaz adorait cette gamine, elle le lui rendait bien.

Douze ans, un brin pimbêche ; déjà mignonne, encore puérile. Elle prenait de l’assurance depuis qu’elle était pensionnaire au collège d’Annot, le bourg le plus proche.

Jalousée par Adrien, son jeune frère, qui fréquentait encore l’école primaire de Colmars. Pressé sans doute de jouer dans la cour des grands, lui aussi.

On est toujours tellement impatient de vieillir à cet âge-là. On appuie sur l’accélérateur, en vain. Jusqu’au jour où on se surprend à chercher la pédale de frein… En vain.

Vincent fut chaleureusement accueilli, comme à chacune de ses visites. Il était un peu chez lui, ici.

Sa famille d’accueil en quelque sorte. Heureuse, unie et sans histoire, qu’il ne pouvait s’empêcher d’envier dans les moments où la solitude devenait pesante.

Un remake de La Petite Maison dans la prairie, la niaiserie en moins, songea-t-il en se vautrant dans le canapé.

Pourquoi lui, n’avait-il pas eu cette chance ?

En même temps, il ne s’imaginait guère flanqué de deux mouflets agités et bruyants.

Non, finalement, c’est moi qui ai de la chance…

Un étrange duo ne tarda pas à faire irruption, extirpant Vincent de ses fantasmes d’ex-futur père de famille.

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Extrait de Jusqu'à ce que la mort nous unisse ajouté par RickN 2016-08-07T16:02:47+02:00

- Vincent, je suis là ! C'est fini...Ils ont été arrêtés !

Matthieu contourna la paillasse, se pencha à son tour sur le blessé.

- On va t'emmener à l'hosto, continua la jeune femme. L'hélicoptère arrive...

Elle broya sa main dans la sienne.

- Vincent, tout va bien, maintenant...On a réussi.

Elle admira son visage; tendre et apaisé. Il souriait légèrement. Ce sourire si énigmatique; celui qui avait su la séduire. Bientôt, elle entendrait à nouveau son rire. Le son grave et sensuel de sa voix.

- On est sauvés, mon amour...

Elle comprimait toujours ses doigts; sa main était chaude, ses lèvres aussi.

Matthieu ferma les yeux, le Stregone fit le signe de la croix avant de quitter la cave.

(Servane va comprendre que son amour, improbable au début et finalement indestructible, vient de mourir...j'ai été très ému, vraiment... RickN)

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Extrait de Jusqu'à ce que la mort nous unisse ajouté par annick69 2015-08-29T16:10:09+02:00

Entre colère et désespoir, il demeurait immobile, impuissant. Il se surprit alors à haïr celle qu’il aimait tant. Qu’il aimerait toujours. Elle qui venait pourtant de dévorer un de ses enfants.

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Extrait de Jusqu'à ce que la mort nous unisse ajouté par ricou 2015-07-01T11:13:42+02:00

Servane sembla tomber des nues. Elle avait cru que Vincent ne ressentait plus rien pour elle. Rien d'autre que de l'amitié.Qu'il avait oublié cette attirance physique du début.

Ils restèrent un moment murés dans leur malaise.

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