Livres
436 701
Membres
362 396

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait de Jusqu'au dernier ajouté par Pegh 2018-09-12T21:34:59+02:00

Il n'avait jamais parlé de son père à Blackie Swart. Ni à sa mère ou à sa sœur non plus. Voulait-il donc en parler à quelqu'un ?

- Il avait une insulte raciste pour chaque nuance de noir, pour la moindre classification raciale de ce pays de dingues. Pour lui, les Malais n'étaient pas des gens de couleur. C'étaient de sales hotnots. Les Xhosas et les Zoulous n'étaient pas des Noirs non plus. C'étaient des "putains de kaffers". Jamais des "kaffers" tout seul. Toujours des "putains de kaffers". A son époque, chez les Noirs, il n'y avait pas de flics, il n'y avait que des criminels. Et il y en avait de plus en plus au fur et à mesure qu'ils venaient de l'est pour chercher du travail. Il les haïssait.

Il se vit assis dans le fauteuil noir, gros, les bras croisés, la tête baissée et les cheveux légèrement dépeignés, avec sa veste et son pantalon marron, ses chaussures mal cirées, sa cravate. Il s'entendit parler. Comme s'il se trouvait en dehors de son corps. Parle, Mat Joubert, parle donc. C'est ce qu'elle veut. Sors-lui les squelettes de tes placards. Laissez-la disséquer les restes de ta vie avec ses connaissances. Sue-moi toutes ces saletés.

Afficher en entier
Extrait de Jusqu'au dernier ajouté par anonyme 2014-02-21T18:02:01+01:00

sur la fréquentation de la mort : …alors, la mort ne s’écrivait pas avec une majuscule, c’était seulement quelque chose qui arrivait aux proches et aux amis des autres. Ce n’était qu’un phénomène, qu’une aberration ordinaire, qu’une source d’excitation qui marquait le début de la poursuite, qu’une sonnerie de trompette appelant la charge de la cavalerie…

Afficher en entier
Extrait de Jusqu'au dernier ajouté par anonyme 2014-02-21T17:57:37+01:00

[...] vous seriez donc vraiment capable de ramasser les morceaux d'un être humain et de les remettre ensemble, d'y appliquer de la colle miracle pour qu'enfin le bonhomme soit entier à nouveau ? Non, les lézardes seraient visibles à jamais, il suffirait d'une pression du doigt pour qu'une fois de plus tout le bazar tombe en morceaux.[...] Ne vaudrait-il pas mieux que je me colle le canon bien froid de mon pistolet de service dans la bouche [...], que j'expédie tout ça dans l'éternité ?

Afficher en entier
Extrait de Jusqu'au dernier ajouté par anonyme 2014-02-21T17:56:52+01:00

Dans le silence du dernier après-midi de l'année, il pensait à la mort. Mécaniquement, ses mains fourbissaient son pistolet de service, un Z88. Il était assis au salon, penché en avant dans son fauteuil, toutes les pièces de son arme posées sur la table basse, entre des chiffons, des brosses et une burette à huile. Dans le cendrier, une cigarette expédiait de longues et maigres volutes au plafond. Au-dessus de lui, à la fenêtre, une abeille se tapait dans la vitre avec une régularité monotone et irritante : elle voulait rejoindre la chaleur de l'après-midi au dehors, là où soufflait un léger vent de sud-est

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode