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Bibliothèque de karapie : Mes envies

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La sphère La sphère
Alexiane De Lys   
Un plaisir de retrouver la plume d’Alexiane De Lys !
Personnellement, je pense que le point fort de ce roman est tout bonnement l’intrigue. Le scénario est prenant, bien ficelé, et j’adore ce type de trame où dès le départ rien ne se passe comme prévu ! On se retrouve aussi désorientée que l’héroïne, à essayer de démêler le vrai du faux, et le pourquoi du comment. La lecture est rendue dynamique par le suspens et la tension omniprésents, ce qui fait qu’on ne voit pas le temps passer.
En revanche, je dois dire que cette place centrale qu’occupe l’intrigue est à la fois un avantage et un inconvénient selon moi… Pourquoi ? Tout simplement parce que les évènements se déroulent en quelques jours à peine. Et ce choix scénaristique amène forcément plusieurs limites.
Par exemple, parlons des personnages. Noria est une très bonne héroïne, la révélation de son passé m’a prise aux tripes, et j’ai été touchée par son amitié avec Killian. De même, Sam paraît être un personnage très agréable. Cependant, est ce que je me suis réellement attachée à eux ? Eh bien pas vraiment ! D’où le problème, comment réaliser un bon chara-development sur quelques jours seulement ? Comment tisser des relations profondes entre les personnages en moins d'une semaine ? Au final on en sait très peu et c’est plutôt frustrant. J’aurai aimé passer plus de temps en présence de certains, pour mieux les comprendre et voir leur évolution.
De même, je suis très satisfaite du dénouement mais [spoiler]je dois dire que la fin m’a dérangée. Les évènements sont précipités, abruptes, et j’ai eu de la peine pour Killian. Il m’a manqué un petit « quelque chose », mais ceci reste toujours très subjectif. À la limite un épilogue n'aurait pas été de trop. [/spoiler]
N’étant pas une grande adepte de science-fiction, j’éprouvais quelques réserves concernant le côté futuriste et virtuel de l'histoire. Finalement l’univers est plutôt relégué au second plan, alors cela ne m’a pas dérangée, mais de ce fait je comprends que certains soient restés sur leur faim.
Bref, malgré quelques bémols ce roman m’a tenue en haleine jusqu’au bout et je l’ai apprécié dans sa globalité.
Au passage la couverture est très jolie.

par NekoNara
La Prisonnière du temps La Prisonnière du temps
Kate Morton   
Je crois que c'est moi qui suis restée prisonnière le temps de ce roman… Je ne m'attendais pas à l'apprécier autant ; ce fut une lecture très belle !

De Kate Morton, j'avais lu Le Jardin des secrets, il y a une dizaine d'années. Ses thèmes de prédilection ne sont pas mes préférés (sauf l'Angleterre victorienne), mais de temps en temps, j'aime me plonger dans une atmosphère mystérieuse où les liens du temps tissent l'intrigue...
D’autant plus que cela tranche avec mes dernières lectures, donc je n'ai pas hésité à accepter de recevoir son dernier roman, La prisonnière du temps (The Clockmaker's Daughter en VO).

Kate Morton mêle avec art les fils de différentes histoires, chacune si riche et captivante qu'elle pourrait constituer un roman à elle seule.
C'est un peu l'histoire de Birdie à la fin du 19ème siècle, adoptée par malchance pour devenir une jeune voleuse des rues, qui a la chance de trouver l'amour en la personne d'un jeune peintre talentueux.
C'est aussi celle d'Elodie, en 2017, qui trouve une mystérieuse sacoche dans les archives où elle travaille et reste fascinée par son contenu...
Mais aussi les histoires de Leonard, hanté par la mort de son frère au front pendant la 1ère guerre mondiale, et de Janet qui doit vivre pour ses enfants malgré la mort de son mari pendant la guerre suivante…
Ce roman nous fait traverser différentes époques, mais tous ces personnages sont liés par une chose : Birchwood Manor, une maison de campagne qui a tout de magique…

Dès les premières pages, une touche fantastique se fait sentir. Je ne pensais pas qu'elle prendrait autant d'importance. J'étais à l'aise dans le conte tissé par l'autrice, dans l'émerveillement nostalgique de l'enfance. Mais la fin, inexorablement, nous mène vers le drame sur lequel est basé le mystère de ce roman et, peu à peu, on bascule presque dans le thriller, tant le suspense et l'effroi de la révélation qui se dévoile sont présents. Malgré cette évolution, le roman garde tout son charme légèrement onirique.

J'ai aimé le fait que le lecteur ait la majorité des pièces du puzzle en main. Je ne supporte pas quand la révélation arrive comme un cheveu sur la soupe, car totalement indécelable. Je préfère largement sentir les choses, voir arriver la vérité.

C’est aussi une histoire de deuil, de la culpabilité du survivant, de savoir dire au revoir. La grande sensibilité qui se dégage de ce roman m’a beaucoup touchée, tout autant que l’atmosphère onirique.

Malgré mes craintes, ce roman correspond tout à fait à ce que je souhaitais lire : une ambiance à la fois cosy et mystérieuse. Je vous le conseille chaudement !
Les Roches rouges Les Roches rouges
Olivier Adam   
http://lislysworld.fr/5-raisons-de-lire-les-roches-rouges-dolivier-adam/

Merci à la Collection R pour l’envoi de ce roman !

Olivier Adam est un auteur dont j’avais déjà beaucoup entendu parler mais je n’avais encore lu aucun de ses romans, même si j’avais beaucoup hésité à acheter La tête sous l’eau à sa sortie l’année dernière. En tout cas, on m’avait vendu ses textes comme émouvants, durs et réalistes et il s’avère que dans le cas de Les roches rouges, ce n’est pas de la publicité mensongère.

J’ai apprécié cette lecture et comme ça fait un moment que je n’avais pas fait un article de ce type, je vous donne ici 5 raisons de découvrir ce roman !

Petite digression tout de même avant de commencer… On est d’accord que la couverture est trop belle ?

~ 5 raisons de lire Les roches rouges ~

1 – Ça parle de personnes qu’on préfère d’habitude ignorer

Une femme au foyer, mariée à un homme plus âgé qu’elle, qui ne parvient pas à retrouver du travail. Un ado paumé, dont la vie a été bouleversée et qui ne parvient pas à se remettre sur les rails. Voilà en quelques mots les deux personnages principaux de Les roches rouges. Leur vie est un bazar monstre et c’est pire depuis qu’ils se sont rencontrés, mais ils se soutiennent.

Olivier Adam dresse tellement bien leur portrait qu’on les croirait réels. J’ai adoré les découvrir au fur et à mesure de cette lecture, alors qu’on en apprend plus sur leur backstories.

2 – Les thèmes abordés sont intéressants

Violence physique et morale, mort d’un enfant, fuite, famille… Le spectre des thèmes balayé par ce roman est large et pourtant l’auteur prend soin de s’arrêter sur chacun d’eux, de les exploiter vraiment au travers de son récit et de ses personnages.

Certains sont peu abordés dans la littérature ado, notamment ceux qui composent la backstory d’Antoine, ce qui apporte de l’originalité et de l’intérêt au récit. J’ai trouvé particulièrement émouvants les passages avec sa sœur et la découverte de l’évènement qui a mis fin à leur complicité, ainsi que l’évolution de leur relation au fur et à mesure de l’histoire.

3 – Le roman est hyper réaliste

Fini les héros qui partent à l’aventure sans se soucier de leur dépenses, les vacances au bout du monde… Dans Les roches rouges, Olivier Adam dépeint avec justesse la réalité, les petites galères et les plus grosses que traversent Leila et Antoine.

Les personnages, l’histoire mais aussi les lieux (sur la côte, près d’une station balnéaire, dans les calanques..), tout est tellement bien raconté qu’on s’y croirait. On visualise sans mal les héros et leur situation, on s’attache à eux.

4 – Le double point de vue

Un autre point fort à mes yeux de ce roman, c’est le fait qu’il soit raconté avec deux points de vue. Il y a celui d’Antoine, à la première personne, et celui de Leila qu’on découvre à travers son journal intime. Le récit se déroule de façon très fluide malgré cette alternance, et on n’a pas plusieurs lignes narratives pour autant.

5 – La fin

La fin de ce roman a été pour moi une véritable surprise. Pas dans le genre gros plot twist mais plutôt parce que j’aurai cru à quelque chose de plus conventionnel, plus happy ending. En tout cas j’ai adoré la façon dont se clôt le récit, je trouve que cette fin sonne vraiment juste par rapport au reste de l’histoire et qu’elle est très belle !

En conclusion
Un roman émouvant, petit bout de vie qui raconte l’histoire de personnages atypiques qui ont tellement à dire… Un très beau livre que je vous recommande fortement, et qui se lira sans aucun doute sur les plages cet été !

par Lisly
La Seconde Épouse La Seconde Épouse
Rebecca Fleet   
2017. Une nuit en Angleterre. La maison d’Alex est la proie des flammes alors qu’il est à une soirée avec des clients. Quand il arrive sur le lieu de l’incendie, sa femme Natalie est à l’extérieur, effondrée, tandis que sa fille adolescente — enfant de son premier mariage — est sauvée in extremis par un pompier mais inconsciente. Alex ne peut s’empêcher d’en vouloir à sa seconde épouse de ne pas avoir mis Jade hors de danger. L’angoisse étreint Alex jusqu’à ce que sa fille se réveille à l’hôpital le lendemain. Elle lui confie qu’elle a vu un homme dans la maison la nuit de l’événement, et Alex doute de sa femme. Le couple se détériore lentement.

1999. Rachel, jeune femme réservée, tente de protéger sa jeune sœur Sadie qui n’en fait qu’à sa tête, se drogue et plonge dans le monde de la nuit interlope. Celle-ci devient obsédée par un patron de boîte de nuit dont l’aînée Rachel se méfie immédiatement.

Deux histoires temporelles avancent en parallèle et explorent le schéma classique du passé enfoui qui refait surface et qui poursuit les protagonistes. L’intérêt de ce polar réside dans le portrait de chacun des personnages, grâce à des chapitres consacrés à leurs points de vue. On plaint Rachel, qui s’oblige à jouer le rôle d’aînée réfléchie et protectrice, face à une sœur irresponsable et à la dérive. On souhaite que le couple Alex et Natalie surmonte cette épreuve.

L’ambiance est aussi bien retranscrite, que ce soit Londres ou Brighton. L’écriture est fluide et les chapitres s’enchaînent en maintenant un rythme soutenu.

Je n’ai pas vu venir le rebondissement final ! Ce roman s’avère être une lecture sympathique pour un bon moment de détente, sans être inoubliable.

Je remercie NetGalley et les éditions Robert Laffont pour l’envoi de ce livre.

par FeyGirl
Le Jour des cendres Le Jour des cendres
Jean-Christophe Grangé   
J'apprécie toujours autant les thrillers de cet auteur que l'on visionne en les lisant. Pour celui-ci j'ai regardé passer quelques retours avant de le lire et j'ai été très surprise. Certains l'associaient aux "Rivières pourpres". "Les rivières pourpres" est le premier film que j'ai vu et le premier livre que j'ai lu et je peux vous affirmer que ce n'est pas "Le jour des cendres". Par contre, il existe sur Netflix une série qui se nomme "Les rivières pourpres" mais qui n'a rien à voir avec le film du départ. J'ai visionné quatre épisodes hier soir et il s'agit de plusieurs enquêtes qui ne se suivent pas. Par contre les deux et troisième épisodes sont bien "Le jour des cendres" (avec quelques changements). Voilà pour l'explication et les amalgames qu'ont pu faire certains lecteurs.

Maintenant parlons du livre, j'ai adoré retrouvé Niemans (je vois toujours Jean Reynaud) et Ivana (Camille) sa fidèle amie, collègue, qui va aller se jeter dans la gueule du loup. L'histoire se déroule en Alsace, dans un lieu bien particulier, fermé aux "autres". La vallée de Florival, ses vignes et son vin. On comprend bien, dès le départ, qu'il s'y passe des choses bizarres, mais quoi?! Et plus la lecture avance et l'on voit se pointer des faits terribles, abjectes, dans l'illégalité totale, et surtout, où personne n'irait farfouiller, ne pas déranger…

Ivana sera dévoilée et malmenée aux prix d'une foi indestructible. Mais à quel prix doit-on une vie ou des vies! Ce mélange de crimes, de religions ou sectes sera toujours sous la plume de l'auteur d'une intensité crue.

Dans les auteurs que je place en haut de la barre et qui sont édités Franck Thilliez ne sera jamais délogé, et Jean-Christophe Grangé se trouve en seconde position, mais pas du tout pour le même style, j'espère que vous l'aurez compris. Grangé c'est une vision, on est avec les personnages, dans l'histoire et c'est glaçant, froid, du thriller pur, Thilliez c'est une technique d'écriture que personne d'autre n'aura. À vous de découvrir et je pense qu'il ne faut pas regarder la série avant, ceci n'est que mon point de vue…

par annick69
Lara, Tome 2 : La Valse des suspects Lara, Tome 2 : La Valse des suspects
Marie-Bernadette Dupuy   
Lara contemplait la lande qui s’étendait de chaque côté de la route. L’herbe était rase, parsemée de fleurettes jaunes, sous un ciel bleu pâle. Au loin, les toits en ardoise d’un hameau se dessinaient derrière une haie de sureaux et d’aubépines. Elle avait aperçu, au milieu d’un champ, la masse grise d’un dolmen, que survolaient des goélands. Une profonde émotion précipitait les battements de son cœur.

— Quand arriverons-nous, Olivier ?

— Nous serons à Locmariaquer pour partager un goûter en famille, je te l’ai promis.

La jeune femme était assise à l’arrière, et son compagnon lui adressa un sourire par le biais du rétroviseur intérieur. Olivier conduisait à une allure modérée, lui aussi troublé de revoir les paysages de sa Bretagne natale.

— Cette voiture est formidable, fit-il remarquer. Qu’en penses-tu, ma chérie ?

— J’appréciais davantage ma jument et ma calèche, là-bas, sur nos terres d’Amérique du Sud, répliqua-t-elle en riant.

— Mon père serait outré s’il t’entendait. Il était si fier de me confier sa précieuse Delage1 ! Un modèle luxueux, admets-le.

— Oui, c’est un engin assez réussi, plaisanta Lara.

Elle se revit dans le garage de Jonathan Kervella, à Dinard, où elle avait admiré l’automobile noire décapotable, à l’élégante et imposante carrosserie d’un noir luisant, aux chromes brillants.

— Son principal avantage est d’être plus rapide que le train ou l’autobus, ajouta-t-elle d’un ton faussement enjoué.

— Tu es nerveuse, Lara, je le sens, nota Olivier. N’aie pas peur, tout ira bien et nous serons de retour à la maison au début du mois de septembre.

Le jeune couple surnommait ainsi la propriété où ils vivaient depuis plus de trois ans, au Venezuela, et qui était désormais leur foyer. Ils avaient l’intention de s’y installer définitivement après leur séjour en France.

— Je n’ai pas peur, mentit-elle. Je suis tellement heureuse de retrouver ma famille, nos amis. Le départ a été précipité, et je te remercie de l’avoir organisé aussi vite. En fait, j’ai l’impression de rêver, tu sais pourquoi.

Lara avait baissé la voix, prête à pleurer. Olivier lui jeta un autre coup d’œil dans le petit miroir.

— Ne sois pas superstitieuse, déplora-t-il. Tu peux dire le mot qui te met au bord des larmes, ça ne changera rien.

— Et s’il avait disparu à nouveau ? murmura-t-elle. Oui, si c’était faux, si papa n’était pas au bout de cette route ?

— Tu as enfin réussi à le dire, Lara ! Tu t’es retenue de prononcer ce mot, « papa », depuis des jours.

— Oui, je sais. Papa, papa, mon cher petit papa, énonça-t-elle la gorge nouée. Je le croyais mort. Mon Dieu, maman a dû être folle de joie en le revoyant. C’est un vrai miracle. Dis, tu ne m’en veux pas ?

— Je serais bien en peine de t’en vouloir ! Ton père a survécu, je m’en réjouis sincèrement. J’aurais réagi comme toi, à ta place. Tu ignores ce qu’il a enduré, tu as besoin de t’assurer qu’il est bien vivant. J’aurais eu honte de te refuser ce voyage. Lara, quand on aime, on souhaite le bonheur de l’être aimé, quitte à prendre des risques.

— Tu penses que je nous mets en danger ? s’alarma-t-elle.

— Je l’ignore. Nous sommes là sous une fausse identité, ceux qui ont cherché à me nuire ont dû se lasser, après tout ce temps.

Lara retint un soupir, en observant avec ferveur le profil d’Olivier. Il arborait une moustache et un collier de barbe aussi noirs que ses cheveux, un teint bruni par le soleil qui faisait ressortir le bleu sombre de ses yeux.

— En plus, tu es presque méconnaissable, constata-t-elle.

— Mais toi, à part ta peau dorée, tu n’as pas changé. Enfin si, tu es encore plus belle.

— Merci… Fantou doit être une ravissante jeune fille maintenant, nota Lara. Te rends-tu compte, je l’ai quittée quand elle avait treize ans et demi, et elle aura dix-sept ans cet été. Cette fois, je pourrai fêter son anniversaire. J’ai tant de choses à lui raconter.

— Nous approchons d’Auray, déclara Olivier. Si on s’arrêtait boire un café ?

— Non, notre poupée se réveillerait. Elle dort si bien.

Lara se pencha un peu afin de caresser la joue d’une toute petite enfant assoupie, dont la tête brune reposait sur ses genoux.

— Maman va tomber des nues, Fantou aussi, mais elles auront la plus merveilleuse surprise de la terre, affirma-t-elle.

— Nous aurions quand même dû annoncer la naissance de Loanne. Cela aurait été possible par l’intermédiaire de mes parents, puisqu’ils devaient rester en contact avec mon ami Daniel. Avoue qu’ils étaient émerveillés, en découvrant leur petite-fille.

— Ta mère avait les larmes aux yeux, du coup j’ai pleuré moi aussi, répliqua Lara. Mais ils ne nous ont fait aucun reproche.

— Ils paraissaient pourtant en plein désarroi, et mon père m’a tenu un sermon sur notre retour précipité.

Madeleine et Jonathan Kervella étaient loin de s’attendre à la visite qu’ils avaient eue la veille, au milieu de la matinée. S’ils obtenaient quelques nouvelles du jeune couple en exil grâce à des télégrammes codés et expédiés sur l’île de Molène, ils ne savaient rien de leur vie quotidienne au Venezuela.

— En principe, nous ne devions pas communiquer avec nos familles, plaida Lara. Et tu étais d’accord avec moi, nous avions l’impression de protéger notre bébé, en cachant à tous son existence.

Olivier approuva d’un signe de tête. Ils longeaient maintenant la rue principale d’Auray, encombrée par les vélos et les voitures.

par tekyla
Hunger Games : La Ballade du serpent et de l'oiseau chanteur Hunger Games : La Ballade du serpent et de l'oiseau chanteur
Suzanne Collins   
Que dire de ce tome... J'ai aimé retrouver l'univers d'Hunger Games et en apprendre plus sur les premiers jeux. On découvre, à travers ce tome, que les premiers Hunger Games n'ont rien à voir avec ceux vécus par Katniss! [spoiler]Les tributs sont, certes, transporté dans un train mais, au contraire du traitement "privilégié" des tributs lors des Hunger Games auquel participe Katniss, les tributs des toutes premières éditions sont traités comme du bétail. Transporté par des trains de marchandises, dans le noir, sans rien manger ni boire, pour au final atterrir dans la cage d'un ancien zoo où ils sont observés de tous comme s'ils étaient des phénomènes de foire. Un traitement bien différent des Hunger Games qu'on connaît![/spoiler] J'ai également aimé en apprendre plus sur Snow, qui est tout juste âgé de dix huit ans dans ce tome et qui nous semble loin du Snow qu'on connaît malgré que son désir de pouvoir soit déjà bien présente. On en apprend plus sur sa famille également et sur sa vie en général. J'ai également apprécié les quelques références qu'on peut retrouver des premiers tomes. [spoiler]Comme les chansons chantées par Katniss qui, ici, on le découvre, sont composées et chanté par Lucy Gray ou encore l'expression "ce n'est pas fini tant que le geai moqueur n'a pas chanté" ce qui, à mes yeux, fait bel et bien référence aux précédents tomes et au rôle de geai moqueur que Katniss interprète.[/spoiler] Dans ce tome, on rencontre un Snow qui semble plus "humain" que dans les précédents tomes et qu'on voit évoluer petit à petit. J'ai bien aimé le personnage de Lucy Gray, fort caractère, qui ne se laisse pas faire. Une héroïne comme je les aime! En résumé, ce tome est agréable à lire malgré quelques longueurs vers le début selon moi. Il nous permet d'en apprendre plus sur Snow et sur les premiers Hunger Games, très différents de ceux qu'on a pu vivre avec Katniss. On se rend compte qu'au tout début, ils n'étaient pas réellement considéré par un spectacle, que ce soit par la population du Capitol ou par les districts et qu'aucune loi les obligeait à regarder. Tout comme l'arène, au contraire de ce qu'on savait grâce à Katniss, n'était au début qu'un simple lieu abandonné reconvertit en arène et non une arène spécialement crée pour les Hunger Games. En somme, je trouve ce tome plutôt bon bien que je garde une préférence pour les trois premiers.

par Kayane
La Vallée La Vallée
Bernard Minier   
Le nouveau cru de Bernard Minier vient de paraître et il est fameux. Martin Servaz est de retour sans l’être tout à fait puisqu’il a été suspendu par sa hiérarchie et pourtant cela ne l’empêche pas de voler au secours de Marianne son ex compagne et la maman de Gustav, leur fils. Après un éboulement la vallée est coupée du monde et ses habitants avec elle, alors qu’un tueur en série laisse derrière lui des victimes tuées avec une cruauté inimaginable. Martin va prêter main forte à sa collègue et amie Irène Ziegler, tout en continuant à rechercher Marianne. C’est intelligemment construit, on passe de rebondissements en meurtres sordides et de poursuites en recherches infructueuses. La colère gronde parmi les habitants, il faudra gérer cela en plus. Il y a un côté mystique avec la présence des moines de l’Abbaye, j’ai beaucoup aimé les passages s’y déroulant. Mais ce qui m’a le plus surprise au final c’est bien le thème choisi, je ne dévoilerai rien mais c’est un thème porteur et actuel qui n’a pas fini de faire parler de lui. J’ai aussi trouvé les personnages féminins tous très forts et denses surtout celui de la psychiatre qui a de quoi surprendre. On parle aussi de l’épée de Damoclès sous laquelle se trouve Servaz avec son passage devant le conseil de discipline, on se rend un peu mieux compte de la pression et de la difficulté du métier. Une enquête bien structurée qui foisonne d’informations et de détails de quoi nous mettre l’eau à la bouche. Un pavé dans la marre, qui remue et fait bouger les lignes, une fiction qui s’inspire de faits réels et nous laisse aussi déboussolé. Même si vous n’avez lu aucun des romans de la série Martin Servaz, vous allez pouvoir suivre celui-ci sans soucis, si ce n’est de divulgacher les précédents tomes. Si vous aviez l’intention de les lire, faîtes le de préférence dans le bon ordre.
http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2020/05/20/38295639.html
Sœurs Sœurs
Bernard Minier   
Certains auteurs ont un don pour donner vie à des personnages dont l’envergure dépasse largement le contexte d’un seul livre (Franck Thilliez notamment, intarissable pour le duo Sharko/Hennebelle). Bernard Minier quant à lui, donné au commandant Martin Servaz un destin hors du commun et prouve qu’un personnage construit sur des bases solides peut avoir une belle carrière, d’autant plus si sa vie privée et professionnelle s’entremêlent pour le faire évoluer plus loin encore…

Soeurs est le cinquième opus de la série consacrée au commandant Martin Servaz. Si Glacé et Cercle m’ont fasciné et envoûté au même titre que certains essentiels tels que Les Rivières Pourpres de J.C Grangé ou La Chambre des Morts de F.Thilliez, plaçant Bernard Minier à une place indétrônable, je vous avoue m’être depuis quelque peu égarée en cours de route : N’éteins pas la lumière n’a pas atteint à mon goût la force de conviction de ses prédécesseurs. Quant à Nuit, je l’ai trouvé un peu trop retors et (honte à moi) je l’ai finalement vite oublié… Mais je pense aussi qu’à certaines périodes de nos vies de lecteurs, nous pouvons être pour X raisons moins réceptifs à une oeuvre et passer tout bonnement à côté de sa juste valeur.

J’ai passé un bon moment de lecture avec Soeurs, même si je n’ai pas retrouvé mon engouement pour les premiers titres de l’auteur. Bernard Minier a choisi de situer l’intrigue sur deux périodes. En 1993, deux soeurs d’une vingtaine d’années sont retrouvées mortes sur une petite île de la Garonne, entravées et vêtues de robes de communiantes… Ce sera la première enquête du jeune Servaz alors âgé de 24 ans, qui porte déjà le deuil douloureux de son propre père… L’enquête se dirige rapidement vers l’écrivain Erik Lang dont les jeunes femmes étaient fans, et dont le titre d’un de ses succès est La Communiante… Vingt-cinq ans plus tard, en 2018, Amalia, la femme de l’écrivain est assassinée dans sa propriété… Un meurtre qui replonge Martin Servaz dans le passé, remettant en cause le dénouement de sa première enquête…

L’intérêt de cette intrigue qui s’étire sur plus de 25 ans est double : elle va permettre à l’auteur de développer en amont le personnage de Martin Servaz, qui a ses débuts de jeune flic avait déjà « une façon non conventionnelle de raisonner« , de l’enrichir d’un passé complexe, ce qui à mon avis est judicieux et plaisant. C’est aussi l’occasion de comparer l’évolution des procédures judiciaires sur les deux époques, notamment sur la mise en garde à vue des suspects…

Sans rien dévoiler de l’intrigue, celle-ci donne lieu a plusieurs réflexions autour de l’écrivain : la relation entre un auteur et ses fans, la portée d’une oeuvre, ou encore le métier d’écrivain à l’heure des réseaux sociaux. Il y a assez peu de personnages et hormis les événements du départ, assez peu d’action, mais ce n’est pas une critique, loin de là, car le livre se dévore du début à la fin. Bernard Minier, en grand spécialiste des rebondissements inattendus nous réserve quelques surprises, et une chose est sûre : la vérité une fois éclose n’épargne personne…

par loeilnoir
Nuit Nuit
Bernard Minier   
Oula. Mais où va Minier? J'ai été déçue par ce tome. Je trouve que l'histoire part vraiment dans tous les sens. Beaucoup de choses sont totalement surréalistes. Je n'ai pas apprécié ce Servaz ci. Le personnage est totalement chamboulé.
Les personnages secondaires que l'on aimait retrouver ont quasiment disparu au profit d'une enquêtrice Norvégienne sans aucun charisme et énervante au possible.
L'histoire en elle même est brouillon. Il y a énormément de longueurs. J'avais même l'impression que c'était quelqu'un d'autre que Minier qui avait écrit ce tome.
Je lirai le suivant pour savoir ce qu'il en est mais j'espère que mon entrain pour cette histoire repartira.

par Ambree