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Bibliothèque de Katerina-1 : Liste d'Or

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Ce qui nous sépare Ce qui nous sépare
Anne Collongues   
Je me souviens… avoir lu il y a bien des années La vie mode d’emploi de Georges Perec, l’histoire d’un immeuble parisien qui, à la manière d’une maison de poupée, se laissait découvrir appartement par appartement.
Je me souviens des films de Claude Sautet durant lesquels on retrouvait souvent les protagonistes autour d’une table, pour un mariage ou en enterrement, après avoir découvert un bout du parcours de chacun.
Je me souviens aussi de la collection de livres reliés dans la bibliothèque de mon oncle. Les 27 volumes des «Hommes de bonne volonté» de Jules Romains, dont la lecture m’apparaissait alors comme une entreprise impossible.
Je me souviens aussi de Marie et Laura, de Cigarette, de Liad, Frank, Chérif, et Alain, les sept voyageurs qui, par un soir d’hiver se retrouvent dans cette rame du RER qui va d’une banlieue parisienne à l’autre.
Je m’en souviens d’autant mieux que cela fait plus de trente ans maintenant que je prends le train pour me rendre au travail et pour en revenir le soir et que fort souvent je me suis pris au jeu d’imaginer la vie de ces personnes que je croise occasionnellement ou plus régulièrement. J’ai même griffonné un soir une idée de roman, dans lequel le narrateur décidait de confronter ses déductions avec les vrais voyageurs.
Autant dire que le premier roman d’Anne Collongues a résonné en moi dès les premières lignes.
Dès que Marie, après avoir hésité jusqu’à la dernière seconde, décide de monter dans le RER. Parce que pour elle, ce voyage a une signification toute particulière. En fait, Marie s’enfuit parce qu’elle ne supporte plus sa petite vie, entre un mari qui ne l’aime plus et une fille qui pleure. Marie, «jean informe, sac de collégienne, aux pieds de vieilles Converse, et le caban rouge bon marché» fait pourtant envie à Laura. Si elle partage son compartiment, c’est qu’elle est partie plus tôt du bureau et qu’elle veut, elle aussi goûter à un moment de liberté.
Et que dire de Liad qui se promenait la veille encore à Sdérot en Israël. Après ses trois ans de service militaire au sein de Tsahal, il a décidé de partir pour Paris plutôt que d’aller en Thaïlande. Dans ce RER, il a le temps de ruminer sa décision. En voyant les tristes paysages, il commence à se demander s’il a bien fait. Mais il a l’avenir devant lui.
Ce n’est plus vraiment le cas de Cigarette qui rêvait d’évasion et qui a déjà manqué un cargo vers le Brésil. En regagnant le ce café où elle travaille, on suit aussi ses espoirs déçus et sa frustration.
L’histoire de Chérif est aussi particulière. Osera-t-il vraiment rentrer chez lui ? Céline et son corps si sensuel l’attendent. Mais également Sofian et peut-être toute une bande qui voudra laver un terrible affront.
Franck n’est pas beaucoup plus joyeux. Il rentre dans son pavillon de banlieue et aspire à la tranquillité qui se refusera à lui. Il le pressent.
Alain a aussi été durement frappé par le destin. Un incendie, la mort d’un enfant, l’éclatement du couple… Il essaie de se reconstruire.
Sept existences que le lecteur va suivre tout au long de ce trajet, sept destins qui vont coexister avant de former un tableau d’une société bien malade.
S’il est quelquefois difficile de bien suivre chacun des parcours, c’est parce que l’auteur a aussi tenté, en construisant son livre avec des morceaux d’histoire, de trouver «une manière de les rapprocher sans utiliser un événement extérieur, de les rassembler, d’aller, en s’approchant de la fin, vers un seul chant à plusieurs voix.»
Mission accomplie. Même si ce chant à plusieurs voix n’a rien d’un chant d’espérance, si on croise des vies brisées et des drames douloureux, on sent en filigrane des hommes de bonne volonté. Je m’en souviens…
http://urlz.fr/3w71

par hcdahlem
Stupeur et tremblements Stupeur et tremblements
Amélie Nothomb   
difficile de juger. Avec Nothomb on ne sait jamais sur quel pied danser parfois c'est génial d'autre fois sans intérêt et en ce qui concerne ce livre je trouve que ce n'est pas le meilleur malgré une certaine popularité

par Alienor
L'Écume des jours L'Écume des jours
Boris Vian   
Un petit roman riche de métaphores et d'images poétiques se laissant lire comme on boit un breuvage doux et sucré. Malheureusement, le bonheur n'est pas toujours le synonyme de l'amour. Les descriptions de l'innocence et les symboles de cette histoire d'amour surnaturelle, nous enveloppe (si on se laisse entraîner) par des jeux de mots (néologisme, inversion, déformations...), des points de vue satirique (religion, société, monde du travail, amitié...). La lecture de ce livre n'est rien d'autre qu'un rêve éveillé. J'ai aimé rêver avec ces personnages innocents.
Tout à l'égo Tout à l'égo
Tonino Benacquista   
Nouvelles vraiment amusantes à lire! Après les nouvelles n'est pas ce que je préfère, c'est vraiment trop court! Il vaut mieux un bon gros roman!
La Petite Fille de monsieur Linh La Petite Fille de monsieur Linh
Philippe Claudel   
Un très beau livre, émouvant et plein de poésie sur les relations entre un vieil homme, exilé dans un pays étranger qu'il ne comprend pas toujours, et sa petite fille. Une très belle histoire où la langue est loin d'être une frontière à l'amitié.

par emy27
Le sac à main Le sac à main
Marie Desplechin   
Ce livre ne me tente pas vraiment, je suis tombée dessus par hasard et comme j'ai trouvé le titre amusant, j'ai lu le résumé. mais franchement il n'a pas l'air génial.

par kalypso
Mensonges, régime Dukan et Balivernes Mensonges, régime Dukan et Balivernes
Gérard Apfeldorfer    Jean-Philippe Zermati   
Quels sont les risques aujourd'hui de succomber à un régime prétendument a miracle", qui promet de maigrir de manière irraisonnable et qui fait de la lutte contre le surpoids sa croisade ? Pour quelles raisons, tant de personnes adhèrent-elles à ces promesses trompeuses ? En quoi cela révèle-t-il quelque chose du fonctionnement de notre société ? Dans ce petit ouvrage incisif, les auteurs analysent le processus d'adhésion aux régimes a miracles ", ils en radiographient le mécanisme pour mieux en pointer les dangers. Car ces dangers existent, tant sur le plan du comportement alimentaire que sur le plan du comportement émotionnel. On ne peut jouer impunément avec sa santé : c'est dangereux pour l'individu qui multiplie les régimes et les phases de reprise de poids, mais aussi pour la communauté.

par joviale57
Cosmétique de l'ennemi Cosmétique de l'ennemi
Amélie Nothomb   
J'adore l'humour noir d'Amélie Nothomb ainsi que sa folie naturelle. Je suis tombée sur le derrière en lisant la fin de l'histoire. J'aime beaucoup les roman d'Amélie Nothomb en général, d'ailleur. Simples et à la fois perplexes, ils se lisent d'une traite et sont toujours d'une exclusivité rare, d'un humour acerbe et d'un sarcasme étonnant. Le prochain Nothomb devrait sortir d'ici peu... j'ai hâte!

par marjolen7
Trois jours chez ma mère Trois jours chez ma mère
François Weyergans   
J'ai apprécié ce livre dont le personnage principal nous fait bien partager ses angoisses et leur origine profonde, avec parfois beaucoup d'autodérision. Petit bémol : on a parfois un peu de mal à suivre le fil de ses réflexions.
Riquet à la houppe Riquet à la houppe
Amélie Nothomb   
Chaque année, c'est le même rituel, on garde un oeil sur les sorties littéraires d'août pour voir la tête du nouveau roman d'Amélie Nothomb. Si je dois avouer que ces dernières années, les nouvelles parutions de l'auteure ont eu tendance à me laisser de marbre, cette fois-ci, la surprise est au rendez-vous !

Riquet à la houppe, comme son titre le laisse entendre, est la réécriture d'un conte (de Charles Perrault pour être précise). Si l'auteure a déjà utilisé ce procédé (notamment avec Barbe-Bleue), on la retrouve ici avec un nouveau roman dans la veine de ses premières histoires et qu'est-ce qu'il est plaisant de retrouver la Amélie Nothomb de ses débuts !

J'ai adoré suivre la naissance et l'évolution de ses deux personnages principaux, Trémière et Déodat, découvrir la drôle de mythologie qui semble se tisser autour de leur vie tout en gardant un pied dans l'air moderne d'aujourd'hui. Amélie Nothomb est toujours très forte pour donner un côté intemporel à ses histoires en les situant cependant dans le monde actuel.

L'auteure, qui nous a déjà prouvé mainte et mainte fois qu'elle maîtrise l'art du discours, utilise ici le procédé plus discrètement. On ne se perd pas dans de longs échanges entre les personnages. Les discours sont plus souvent intérieurs, les points de vue internes, ce qui laisse place à un récit plus prenant. On retrouve cependant toujours le ton incisif de l'auteur dans ses différentes analyses sur la nature de l'humain, et ici sur la question de la beauté, de l'art, de l'intelligence. Mais plutôt que de nous présenter ses analyses dans de longues dissertations qui plombent le rythme et enlisent dans la lecture, elles servent ici le récit et sont habilement disséminées dans celui-ci. La lecture est donc très agréable : on retrouve ce qu'on adore chez l'auteur, son style et son ton si particulier, mêlés à une histoire prenante pour laquelle on se prend vraiment d'intérêt.

Construit comme une drôle d'oxymore disproportionnée, on prend plaisir à se plonger dans ce conte à la fois cynique et poétique où la beauté côtoie la laideur, où l'absurde se mêle au pragmatique. Un bon nouveau roman dans la lignée des premiers roman d'Amélie Nothomb.

http://desmotsenvrac.blogspot.fr/2016/08/livre-riquet-la-houppe-damelie-nothomb.html

par x-Key