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Keleana et Chaol :

- Si vous déboulez ici comme pour lui démolir le portrait, susurra t-elle, il risque de se douter de quelque chose. Et, je vous le répète pour la dernière fois, pas un mot. Laissez-moi lui parler et l'enjôler.

- Je ne suis donc là que pour la décoration ? s'enquit-il, les sourcils levés.

- Estimez vous heureux que je vous trouve passable comme accessoire.

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- Keleana ...

[...]

Chaol la regardait en silence. Ses yeux exprimaient un tel chagrin et une telle angoisse que les mots lui manquèrent.

Alors elle accomplit le geste le plus téméraire de son existence : elle se haussa sur la pointe des pieds pour lui chuchoter quelques mots à l'oreille.

[...]

- Mais qu'est-ce que cela signifie ? demanda-t-il.

Elle eut un sourire triste.

- Vous le découvrirez par vous-même. Et quand vous saurez tout ... (Elle secoua la tête, car elle savait qu'elle n'aurait jamais dû prononcer ces mots.) Quand vous saurez tout, souvenez-vous que cela n'a jamais rien changé à mes yeux quand il s'agissait de vous. Cela n'aurait jamais rien changé. C'est toujours vous que je choisirais. Ce sera toujours vous.

- Je vous en prie ... je vous en supplie, dites-moi seulement ce que cela signifie, insista-t-il.

Mais elle n'avait plus le temps. Elle secoua la tête, puis recula. Chaol fit néanmoins un pas vers elle, un seul pas, avant de reprendre la parole.

- Je vous aime, dit-il.

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-Ne crois pas que je tienne à garder le secret parce que j'ai honte, fit-il.

-Qui parle de honte ? repliqua-t-elle en désignant son corps nu sous l'édredon. Je suis plutôt surprise que tu ne te vantes pas de ta conquête devant tout le monde. Moi, c'est ce que je ferais à ta place.

-Ton amour de toi-même ne connaît-il aucune limite ?

-Non, aucune.

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-Laissez-moi vous tenir simplement compagnie, répondit-il.

-Je n'ai aucune envie de compagnie, dit-elle.

-Avoir envie et avoir besoin sont deux choses différentes.

[...]

-Vous comptez passer la nuit ici? demanda-t-elle, les yeux sur le sofa qui les séparait.

-J'ai dormi dans des endroits bien plus déplaisants.

-En fait d'endroits déplaisants, j'ai connu bien pire que vous, répondit-elle, et le cœur de Chaol se serra. (Elle regarda soudain la table du salon et haussa les sourcils.) serait-ce... Un gâteau au chocolat?

-J'ai pensé que vous pourriez en avoir besoin.

-En avoir besoin ou en avoir envié?

Elle esquissa un sourire et il poussa en lui-même un soupir de soulagement.

-Je crois que pour vous, le gâteau au chocolat est un besoin vital.

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Keleana était restée silencieuse depuis le départ d'Archer, et Chaol n'avait pas tenté de rompre ce silence alors que la langue lui démangeait.

Il n'aurait d'ailleurs pas su par ou commencer.

Pendant toute cette conversation, il n'avait eut qu'une idée en tête : fracasser le beau visage d'Archer contre le mur du salon de thé.

Chaol n'était pas stupide. Il savait que certains sourires et certaines rougeurs de Keleana n'était nullement feints. Il savait aussi qu'il n'avait aucun droit sur elle et que revendiquer le contraire aurait été l'erreur la plus stupide qu il pu commettre, mais à la voir si sensible au charme d'Archer, il avait furieusement envie d'un entretien entre quatre yeux avec le courtisan.

Au lieu de rentrer au château, elle repartit d'un pas nonchalant dans le quartier opulent qui formait le cœur de la cité. Après une demi-heure de silence, Chaol estima que sa fureur était assez apaisée pour lui permettre de se montrer civil.

- Lena ?

Enfin, à peu près civil...

Les paillettes d'or de ses yeux turquoises brillaient an soleil.

- C'est ce "Lena" qui vous a le plus tracassé de tout ce que nous avons dit au cours de cette conversation ?

Oui, ça le tracassait. Que le Wyrd le protège, ça le rendait même enragé.

- Quand vous m'avez dit que vous le connaissiez, je n'aurai jamais cru que c'était aussi intimement, répondit-il.

Il réprima la fureur irraisonnée qui resurgissait en lui en se rappelant que même si elle était sous le charme d'Archer, elle allait le tuer.

- La connaissance que j'ai de lui me permettra de lui soutirer des renseignements sur ce mouvement de rébellions déclara t-elle en admirant les belles demeures devant lesquelles ils paraissaient les rues résidentielles étaient paisibles malgré la proximité de centre fourmilliant d activité.

- Vous comprenez, c'est l'une des rares personnes a avoir de l'affection pour moi, reprit-elle. Je crois que je pourrais sans trop de difficultés me faire une idée de ce que ce mouvement prépare contre le roi, et découvrir qui en fait partie.

Il savait qu'il aurait dû avoir honte de son soulagement à l'idée qu'elle allait tuer cet homme. Il n'avait pourtant pas un mauvais fond ni un caractère possessif.

Et les dieux savaient qu'il n'avait qu'il n'avait aucun droits sur elle. En outre, il avait vu l'expression de son visage quand Archer lui avait parlé de Sam.

Il avait entendu parlé de la mort de Sam Cortland. Il ignorait encore tout récemment que son chemin et celui de Keleana s'étaient croisé, et que cette dernière avait... Oui, aimé passionnément. La nuit de sa capture, elle n'avait pas exécuté un contrat. Elle s'était introduite dans cette maison afin de venger un homme dont la mort représentait pour elle une perte que Chaol était incapable de concevoir.

Ils remontèrent la rue côté à cote. Il devait lutter contre un désir violent de se pencher vers elle et de l'attirer a lui.

- Chaol ? fit elle au bout de quelques instants.

- Oui ?

- Vous savez, j'ai horreur qu'il m'appelle Lena.

Chaol sentit les coins de ses lèvres se relever et son moral remonter.

- Parfait, dit-il. La prochaine fois que je voudrais vous mettre en colère...

- N'y pensez même pas.

Son sourire s'élargit et son soulagement se mua en une émotion violente comme un coup de poing quand elle lui rendit son sourire.

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« - Pourquoi pleures-tu ?

- Parce que, murmura t'elle, sa voix tremblante. Tu me rappelles la manière dont le monde devrait être. Ce qu'il pourrait être. »

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" Mais la mort était à la fois son don et sa malédiction, une amie qui lui était restée fidèle pendant ces longues années. "

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Il aurait dû reculer, rétablir la distance entre eux, mais, au contraire, il se surprit à lui tendre les bras, à passer un bras autour de sa taille et une main dans ses cheveux pour la serrer contre lui. Son cœur battait si violemment qu'il était sur qu'elle le sentait. Un instant plus tard, Keleana l'enlaça et ses doigts pressèrent son dos d'une manière qui lui fit sentir encore plus intensément leur proximité.

Il réprima cette émotion alors que la douceur soyeuse de ses cheveux lui donnait envie d'y enfouir le visage et que son odeur mêlée à celles de la brume et de la nuit le poussait à effleurer du nez sa nuque. il pouvait lui apporter un autre réconfort que celui des paroles, si c'était de cela qu'elle avait besoin... Il refoula cette pensée en un effort qui lui fit presque perdre le souffle.

Ses doigts couraient sur son dos, pressant ses muscles en un geste de possession farouche. Il savait que si elle continuait ainsi, il perdrait rapidement tout sang-froid. Soudain, elle s'écarta pour lever les yeux vers lui, mais ils restaient si proches que leurs souffles se mêlaient. Il se surprit à évaluer la distance entre leurs lèvres tandis que ses yeux se posaient tour à tour sur sa bouche et sur ses yeux, et que sa main enfouie dans ses cheveux s'immobilisait.

Le désir l'envahissait, détruisant toutes les défenses qu'il avait édifiées et anéantissait toutes les distances qu'ils s'étaient senti tenu de garder.

-J'ignore si je devrais avoir honte de vouloir vous serrer contre moi en ce jour, ou me réjouir de ce que, malgré tout ce qui est arrivé, c'est ce jour-la qui m'a rapprochée de vous, dit-elle dans un murmure à peine audible.

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Elle inspira profondément et regarda Archer droit dans les yeux. Le moment était venu.

- Le roi m'a chargé de vous assassiner.

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Mais Archer Finn aimait le femmes qui faisaient preuve d'audace dans leur habillement et avaient une longueur d'avance sur la mode. Or cette robe à la taille très ajustée, aux manches longues et collantes et aux jupes ondulantes était aussi innovante et insolite que faire se pouvait.

C'est pourquoi, quand elle rencontra Chaol en sortant de ses appartements, elle ne fut pas autrement surprise de le voir se figer et ciller à plusieurs reprises.

Elle lui sourit.

-Bonsoir Chaol, je vais très bien, merci et vous ? persifla-t-elle.

Il ne répondit pas et ses yeux brun doré descendirent, puis remontèrent le long de sa robe.

-Vous n'allez quand même pas porter ça, dit-il.

Elle s'esclaffa et le plantant là en lui donnant un aperçu de son dos nu encore plu provocateur.

-Oh que si, répliqua-t-elle.

Chaol la rejoignit et l'escorta vers la porte, devant laquelle un carrosse l'attendait.

-Vous allez attraper la mort, reprit-il.

-Pas avec ça, soyez sans crainte, répondit-elle en se drapant dans son manteau en hermine.

-Avez au moins des armes sur vous ?

Elle descendit l'escalier menant à l'entrée du château.

-Mais oui, Chaol, j'ai des armes et je porte cette robe précisément afin que Archer ait la même impression que vous : que je n'ai rien d'autre sur moi.

(...)

-Oh ! fut tout ce que Chaol parvint à articuler.

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