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Bibliothèque de Kelinounou : Liste d'Or

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Meg Corbyn, Tome 1 : Lettres écarlates Meg Corbyn, Tome 1 : Lettres écarlates
Anne Bishop   
It’ s a trap ! J’ai tout laissé en plan et je l’ai dévoré ce tome 1 ! J’ai été sous le charme dès la première page. C’est un projet assez atypique, j’ai du mal à le relier à d’autres livres dans le même genre, c’est bien un urban fantasy mais il arrive à aller au-delà. Je pensais avoir affaire à un habituel ‘bit-lit’ avec une héroïne pour narratrice et ce n’est absolument pas le cas, divers protagonistes prennent part à l’histoire. On sent la patte d’une auteure de fantasy, ce qu’Anne Bishop est sans aucun doute, nul besoin de rappeler qu’elle est connue pour la Trilogie des Joyaux Noirs.

Humains et terra indigene se côtoient, se supportent sans réellement se comprendre, soit par peur, soit par intérêt. Les humains ne sont que des proies dans ce monde pour ces êtres mystiques, ils étaient là avant eux et s’adaptent à chaque génération de prédateurs, ils seront encore là bien après. Namid contient plusieurs continents (Thaisia, Brittanie…), une géographie bien spécifique avec une histoire propre, des jours de la semaine rappelant les éléments et des noms de villes très reconnaissables (Strassville, Bouseville…), des cartes et un prologue permettent de s’immerger dans ce nouveau lieu assez rapidement. De ce fait, il est tout public, il plaira au plus jeune comme au plus vieux, fille ou garçon y trouveront leur compte.

Si Anne Bishop ne revisite pas l’aspect des vampires, loups-garous & cie… elle apporte quelque chose de plus avec le personnage de Meg Corbyn (la quatrième de couverture en dit déjà trop). Elle m’a au départ fait penser à Alice Royale par son côté innocent, ingénu, soit totalement pur, et qui découvre autant les humains, que les terra indigene avec ses pauvres ‘images’ pour seul bagage. Son côté ‘chaton fragile’ aurait dû me faire fuir, ce n’est pas un personnage auquel je m’identifie, mais j’ai su l’apprécier pour sa particularité (en mettant de côté mon agacement que j’avais, de voir chaque Autre s’attacher à elle aussi facilement).

Les personnages sont intrigants (Simon, Tess plus particulièrement), bien développés et ont tous leur place. Même les flics ou les quelques longueurs ne m’ont pas freinée dans cette lecture. J’ai succombé à l’univers présenté par Anne Bishop, à son ambiance à huit-clos qui ne ressemble à aucune autre et plus particulièrement aux émotions distillées au long du livre, qui sont, son plus gros atout dans cette histoire. Grâce notamment à l’autre visage des êtres surnaturels qu’elle nous montre, une partie plus psychologique et animale qu’on n’a pas l’habitude de voir. Ils n’ont rien de séduisant et c’est ce qui fait leur charme, vraiment, ça leur donne du mordant (roh ce jeu de mots). Ce qui donne des occasions de glousser quand il y a ces petites remarques à la limite de l’humour noir et parfois même grimacer, tout n’y est pas édulcoré. La nature est belle, merveilleuse, mais tout aussi cruelle, à Lakeside c’est pareil.

Pendant que nous découvrons le dernier d’Anne Bishop, le tome 2 sort aux USA, et que de frustration, maintenant que j’ai terminé ce premier opus de ne pouvoir enchaîner. Certes, l’intrigue est simple, mais efficace ; il n’y a pas de romance comme dans toute bit-lit actuelle ; l’action est surtout en fin de tome et l’essentiel du roman se concentre sur les relations familiales, amicales — sur les émotions… mais quel premier tome, tellement addictif et différent !

{avis pour Fantasy-Gate.fr}

par LLyza
La Passe-miroir, Livre 3 : La Mémoire de Babel La Passe-miroir, Livre 3 : La Mémoire de Babel
Christelle Dabos   
Que d’émotions en refermant ce troisième tome.

Quand je claironne que La Passe-Miroir est mon nouveau Harry Potter, je n’exagère pas. C’est une histoire doudou, dans laquelle je me plongerai au même titre que dans HP en cas de coup de blues.

Le principal défaut de ce tome ? Le même que les autres : PAS ASSEZ ! Comment fait Christelle Dabos pour pondre des pavés de 500 pages trépidantes d’action dont on sort avec une impression de trop peu ?!
Ici, c’est particulièrement accentué par le fait qu’Ophélie est loin d’autres personnages importants : [spoiler]Bérénilde, Victoire, Archibald, Renard, Gaëlle et bien entendu la superbe Victoire qui m’a totalement charmée. Personnages qu’on ne voit que le temps de quelques chapitres beaucoup trop courts à mon goût…[/spoiler] De ce côté-là, c’est une petite déception.
Le personnage de Victoire est très prometteur ! C’était intéressant de voir le monde par ses yeux, j’ai hâte de la revoir !
Ca aurait pu être sympa également que le grand-oncle joue un rôle plus large, un peu comme Roseline.

Concernant l’intrigue, j’ai été ravie de constater quelques précisions bienvenues, accompagnées d’éclaircissements qui épaississent encore un peu plus le mystère comme Madame Dabos sait si bien les distiller. [spoiler]Un monde bien réel imaginé par une romancière, Eulalie Dilleux… une jolie mise en abîme ![/spoiler]
J’ai été un peu déçue de la méthode employée par Ophélie pour en savoir plus : adopter une nouvelle identité (procédé déjà utilisé avec Mime) et attendre de gravir les échelons. Pour un troisième tome, je trouve ça dommage de devoir recourir à de tels artifices.
Les nouveaux personnages rencontrés sur Babel ne m’ont pas plus charmée que cela, excepté Ambroise, Blasius et le Sans-Peur. Au passage, bravo à Christelle d’avoir intégré à l’histoire une personne handicapée et une personne homosexuelle, c’est assez rare (notamment en littérature jeunesse !) pour le souligner.

On pourrait croire que je trouve plus de défauts que de qualités à ce tome. Ce n’est pas le cas ! C’est simplement plus facile de mettre le doigt sur quelques défauts objectifs que sur les raisons qui font de ce roman un véritable page-turner avec une intrigue qui gagne en profondeur de tome en tome.

Le couple Ophélie/Thorn fonctionne sur les mêmes rouages qui en font un duo hors clichés ; ils évoluent peu à peu au plus grand plaisir de la fleur bleue qui sommeille au fond du lecteur. Une question demeure : quel est le problème de Thorn dans ce tome avec le désinfectant ?? Je suis tout ouïe si quelqu’un a compris ^^’

C’est une saga intelligente qui n’a de cesse de surprendre son lecteur et de lui faire se poser des questions à chaque nouvel indice, chaque révélation.

Dans ce tome précisément, Christelle Dabos dépeint sans équivoque une société dystopique où la censure et le contrôle de soi pour la cité est la règle. Pour une fois, on voit clairement comment une telle société se met en place et on sait que nos héros vont tout faire pour empêcher que ce modèle s’étende à d’autres arches. C’est un aspect que j’apprécie énormément dans cette série.

Maintenant il n’y a plus qu’à attendre le dernier tome. Je l’attendrai patiemment, mais avec de grandes expectatives !!
Shangri-la Shangri-la
Mathieu Bablet   
Un magnifique ouvrage, que je suis très très fière de posséder dans ma bibliothèque !

L’univers créé ici est d’une justesse époustouflante. Tant par les dessins, les couleurs, les personnages, que par le monde décrit, tout y est ultra-cohérent (chose plus que délicate lorsque l’on parle de science-fiction pure).

Ce qui se dégage de cette histoire, c’est l’inévitable critique de cette société si différente, et pourtant si proche de notre vie de tous les jours à nous, humains du 21e siècle.

D’une incroyable efficacité, d’une rare intelligence, ce livre est un diamant brut, une arme redoutable, permettant de transposer notre propre monde dans un autre totalement fictif.
Puisse cette lecture faire ouvrir les yeux de la masse sur notre destruction quotidienne, et, surtout, sur le vrai combat à mener...
Silo Silo
Hugh Howey   
C'est l'un des meilleurs bouquins que j'ai lus cette année ! J'étais déjà charmée par le résumé : une véritable société perdure sous terre, à l'abri des vents toxiques qui ont rendu la planète inhabitable. Ce peuple est régi par de nombreuses règles, la première étant de ne montrer aucun signe d'intérêt pour l'extérieur. Quiconque manifeste le désir de sortir voit son vœu se réaliser, mais malheureusement c'est aussi la mort assurée.

J'ai vu récemment 10 Cloverfield Lane, le résumé de "Silo" me faisait un peu penser à ce film que j'ai bien aimé. Mais finalement il y a très peu de similitudes, "Silo" fut donc une totale découverte.

Ce roman a comblé mes attentes ! Les personnages sont bien creusés, on ne se contente pas de trembler pour les "gentils" ou haïr les "méchants". On comprend la logique de chaque camp, leurs actes paraissent à chaque fois justifiés (il m'a quand même fallu du temps pour appréhender Bernard). J'ai beaucoup apprécié les personnages du début (Holston, Jahns et Marnes) mais Juliette est pas mal non plus dans son genre, j'aimerais être aussi débrouillarde et douée de mes mains qu'elle. Les longues descriptions m'ont vraiment plu, elles aident à s'ancrer dans l'histoire, à vivre les évènements. Et je n'ai pas trouvé qu'elles gâchaient le suspense, ça n'était vraiment pas simple de me décrocher de ce livre ! J'ai quand même une question qui demeure : pourquoi il n'y a pas d'ascenseurs, même secrets ?

Je meurs d'envie de lire le deuxième tome, évidemment !

par RazKiss
La Maison du sommeil La Maison du sommeil
Jonathan Coe   
Jonathan Coe faisait de partie de mes auteurs "à lire" mais dont je trouvais toujours le moyen de repousser la lecture (je trouve de toute façon TOUJOURS le moyen de ne jamais lire ce que j'ai sous la main). C'est désormais chose faite ! Et pour une première lecture de l'auteur britannique, je suis totalement convaincue.

La maison du sommeil est un roman complexe à l'histoire mystérieuse et à la structure intrigante. Grâce à sa construction très travaillée, Coe nous fait jongler d'une époque à une autre (passant des années 1983-84 à l'année 1995), enchaîne les stades du sommeil pour découper son roman (état de veille, stade 1, stade 2, stade 3, stade 4 et sommeil paradoxal) et manie habillement les mises en abîmes. On est pris dans la toile, intrigué par les histoires de tous ces protagonistes dont on découvre au fur et à mesure le passé et le présent avec toutes les liaisons qu'ils peut exister entre les deux temps... et entre les différents personnages. Car c'est un aspect du roman que j'ai beaucoup aimé : cette habileté à tout mélanger, à établir des connexions entre chaque élément, aussi insignifiant qu'il puisse être. Du coup, si le déroulement de l'histoire m'a semblé un peu difficile à suivre au début, une fois prise dedans, j'ai vraiment apprécié ma lecture.

J'ai aimé découvrir les liens entre ces morceaux de plusieurs vies, comment le passé explique le présent dans les parties de 1996, comment les personnages que l'on découvre en 1984 ont évolué une dizaine d'années plus tard. Et si l'histoire et d'autant plus intéressante à suivre, c'est parce que Jonathan Coe nous propose un récit dans lequel les différents personnages ont des psychologie établies avec beaucoup de finesse et de maîtrise. L'amoureux transit, la narcoleptique, l'excentrique, le savant fou, ils sont tous fascinant à découvrir, dans leurs personnalités, leurs névroses, leur certitudes, leurs rapports aux choses et à eux-mêmes. J'ai adoré le personnage de Terry, déjà pour ses transgressions constantes sur le cinéma, et puis pour ce côté ironique que l'auteur utilise si bien à travers ce personnage. Jonathan Coe ne se gêne pas pour donner à sa plume un ton grotesque dans les choses dont il cherche à se moquer ouvertement. Et j'ai trouvé les passages concernés (l'histoire de l'article mal corrigé, le séminaire des médecins) vraiment amusants, je les attendais avec impatience à chaque fois.

Avec son histoire alambiquées, ses coïncidences qui ne semblent jamais tout à fait en être, et son ton souvent ironique, La Maison du sommeil est un roman maîtrisé que j'ai aimé découvrir. Coe a de la suite dans les idées et sait parfaitement où mener son lecteur. Si on peut lui reprocher un traitement peu approfondi du thème du sommeil (on apprend deux trois choses, c'est vrai, mais le sujet reste superficiel) et une intrigue qui se devine sur la fin, on prend tout de même plaisir à en lire le dénouement qui, fait à partir de documents annexes (lettre, retranscription) est une façon originale de clôturer cette histoire. Quoiqu'il en soit, ce n'est sûrement pas le dernier roman que je lis de l'auteur.

http://desmotsenvrac.blogspot.fr/2015/10/la-maison-du-sommeil-de-jonathan-coe.html

par x-Key
La Bibliothèque des cœurs cabossés La Bibliothèque des cœurs cabossés
Katarina Bivald   
Ce roman est véritablement mon coup de cœur de lecture de l'année 2016 ! Je l'avais acheté sans trop savoir à quoi m'attendre, poussée par quelques bonnes critiques et j'ai vraiment été agréablement surprise.

Il se lit très vite, le style de l'auteure est très fluide et c'est un vrai livre feel-good ! Il fait partie de ces romans que je relirai volontiers en cas de coup de blues.

Tous les personnages sont attachants et ont leur petit truc à eux. On y rit beaucoup bien sûr, mais on ressent aussi beaucoup d'émotions et d'empathie envers cette petite libraire suédoise perdue malgré elle au fin fond de l'Amérique profonde.

Par ailleurs, je n'ai jamais eu autant envie de lire d'autres romans qu'après avoir lu celui-ci ! Il y a énormément de références littéraires et d'idées lecture ou relecture. C'est là qu'on se dit : "L'échange de livres... ça donne vraiment envie en fait."

Bref, je le conseille à tout le monde ! ♥

par Nelouchou
Marcel Duchamp, l'art à l'ère de la reproduction mécanisée Marcel Duchamp, l'art à l'ère de la reproduction mécanisée
Francis M. Naumann   
À mesure que le siècle s'achève, artistes, historiens et critiques s'accordent à considérer que Duchamp a exercé une influence des plus déterminantes sur l'art du XXe siècle en particulier, sur les mouvements Pop, Arte Povera ou Conceptuel. À lui seul il est parvenu à changer notre manière de considérer l'art de notre temps et jusqu'à sa définition même. L'ouvrage de Francis M. Naumann offre l'avantage d'être une monographie très documentée qui associe à l'étude chronologique de l'oeuvre une grille de lecture des concepts d'appropriation et de réplique au moyen desquels Duchamp a révolutionné l'Art occidental au début du XXe siècle. À partir de 1912, Duchamp recherche une solution de remplacement à la pratique artistique traditionnelle. Il revendique un style d'élaboration mécanique de l'art qui passe par la suppression du travail de la main. Naumann décrit dans le détail comment appropriation et duplication vont donc devenir des stratégies artistiques opérationnelles dans l'oeuvre de Duchamp. D'abord grâce au ready-made, qui consiste à extraire un objet (urinoir, roue de bicyclette) de son environnement fonctionnel, et par lequel il opère un acte esthétique avec la seule aide de l'intellect, par un choix de l'esprit. Mais ensuite, qui dit ready-made dit nécessairement duplication, copies qui sont dans la nature même de la production de ces objets de série, même labellisés comme oeuvre d'art. Naumann démontre comment Duchamp ne se privera pas de systématiser les principes conjoints du ready-made et de la réplique, jouant sans cesse des ambiguïtés de la notion d'oeuvre originale en signant des "copies conformes" ou des "copies non conformes". Il ira même jusqu'à créer un musée miniature rétrospectif de son oeuvre, avec la célèbre Boîte en valise, sans oublier l'exploration poétique des plus infimes variantes qui existent entre les copies à travers le concept exploratoire de infra-mince.
Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers
Benjamin Alire Sáenz   
Après avoir beaucoup, beaucoup entendu parler de ce livre de manière positive, je viens juste de le refermer.

A la fois simple et très beau, ce livre nous raconte une histoire magnifique, autour de personnages originaux et vraiment attachants. Comment ne pas le lire d'une traite? Comme plusieurs l'ont dit ici, ne cherchez pas de résumé et lancez vous simplement!
Maus, un survivant raconte, tome 2 : Et c'est là que mes ennuis ont commencé Maus, un survivant raconte, tome 2 : Et c'est là que mes ennuis ont commencé
Art Spiegelman   
J'ai pas mal travaillé sur cette BD pour avoir fait mon histoire des arts dessus, et c'est un livre fantastique. Une pépite d'or. Le fait que les personnages aient des têtes d'animaux rend le livre moins dur, contrairement à d'autres livres du même sujet. Tout est génial dans ce livre.

J'ai tout de même préféré le premier tome, bien que je ne puisse expliquer pourquoi.

par Sinette48
L'Enfant de Noé L'Enfant de Noé
Éric-Emmanuel Schmitt   
Respect total au père Pons qui est un personnge qui a vraiment un coeur et voit audela des différence.

par Eowyn