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Bibliothèque de Kevin-55 : Mes envies

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Sol Les réfugiés du froid Sol Les réfugiés du froid
Sylvie Kaufhold   
Une magnifique dystopie que j’ai dévorée en quelques heures.

Je remercie Anita Berchenko ainsi que Les Éditions du 38 pour ce Service Presse qui m’a permis de découvrir la plume envoûtante de Sylvie Kaufhold. J’ai adoré cette lecture et ses personnages. L’égoïsme des uns est contrebalancé par la générosité des autres. L’hiver permanent s’est étendu petit à petit sur la majeure partie du pays à l’exception de Sol, la cité-bulle, où règne un éternel printemps. Chassés par le froid accompagné de la famine, Inok et sa famille ont quitté leur maison, leur village, pour rejoindre la cité mythique où ils espèrent trouver chaleur et travail. Hélas, à leur arrivée, ils doivent déchanter. Si la cité existe bel et bien, elle n’ouvre ses portes qu’à ceux qui ont les moyens financiers d’y accéder ou encore aux jeunes filles que leur beauté met à part : pour quel sort ? Eux sont condamnés à travailler dans la mine des pierres noires où seuls les plus résistants survivent. Quant au logement, seules quelques planches en bois les protègent bien mal de la rigueur de l’hiver. Une note d’espoir, que ce soit dans les faubourgs ou à l’intérieur même de Sol, la révolte s’organise.

À l’intérieur de la cité-bulle, le monde est très structuré : le premier conseiller aidé des moines et des conseillers gouverne les artisans et les marchands. Pour vivre heureux à Sol, il suffit de suivre ce commandement : « Ce que je ne vois pas n’existe pas » et Inok va devoir résister à cette tentation. À Sol, on cultive l’égoïsme ; il suffit de refuser de voir le mal, la souffrance, l’injustice, et se convaincre que tout est bien dans l’ordre des choses pour jouir du bonheur d’être au chaud et d’être protégé. Mais malheur à ceux qui n’obéissent pas, ils sont bannis sans pitié quand ils ne sont pas jetés aux oubliettes. Inok ne peut oublier ceux qui sont morts à cause des mines, ceux qui continuent à souffrir à l’extérieur. Il va tout faire pour découvrir le secret du printemps éternel de Sol afin que tous puissent en bénéficier.

Sol, c’est un peu le reflet de notre société égoïste de consommateurs où seuls comptent le pouvoir d’achat, la recherche du profit et la possession. Ce faisant nous demeurons trop souvent indifférents au sort du SDF que nous croisons dans la rue et nous détournons le regard. Et je ne parle même pas du problème des migrants. Nous sommes pour l’écologie mais pas prêts à faire les efforts nécessaires. Nous savons que l’on meurt de faim, de la guerre, non loin de nos frontières mais tant que cela ne nous touche pas directement, nous nous en fichons ou étouffons vite le sentiment de culpabilité qui nous a envahis.

L’univers créé par Sylvie Kaufhold est assez sombre mais ses personnages sont lumineux de générosité, d’empathie et de courage. Et surtout, comme dans la vie de tous les jours, rien n’est tout noir ou tout blanc. En dehors de quelques irréductibles, les habitants de Sol peuvent se montrer solidaires, prêts à risquer leur vie pour venir en aide à Inok. Le rythme du récit est soutenu et les descriptions sont réalistes. Je me suis très bien représentée les lieux et le contraste brutal entre Sol et ses faubourgs mais aussi le travail de la mine. L’auteure nous interpelle et nous pousse à nous interroger. Elle nous délivre de beaux messages d’amour et d’amitié, de solidarité.

Je pourrais encore vous parler longuement car il y a bien des personnages attachants dans ce roman et j’espère vous avoir donné envie de les découvrir. Personnellement, je verrais bien une suite, est-ce qu’elle est prévue ?

par Goewin
Effacée Effacée
Teri Terry   
J'avais commencé par lire un extrait gratuit de ce roman, et quand je l'avais fini, mes premiers mots avaient été: "Je veux le lire en entier".
Je ne m'étais pas trompée, ce livre m'a plut, pour moi, ce n'était pas une dystopie comme les autres, elle est différente.

Pourquoi? Et bien, pour plusieurs raisons:

- Déjà, il n'y a pas de triangle amoureux, et l'histoire d'amour ne prend pas toute la place dans le roman, elle reste un des éléments principaux sans étouffer le reste.

- Les personnages sont plus vrais que nature. Avec un coup de cœur pour Phoebe, M Gianelli et la mère de Kyla, dont les personnalités sont attachantes et admirables.

- Alors que d'autres auteurs auraient sans doute voulu nous faire détester le Dr Lysander, ici, ce n'est pas le cas. Elle est humaine et on n'arrive pas à la cerner.

- Tous les éléments s'emboitent les uns dans les autres sans problèmes. Rien n'est laissé au hasard, aucun personnage n'est placé à un endroit sans signification, tout est pensé pour la scène qui va ensuite se dérouler.

- Le fonctionnement de la société. Du nouveau! Une très bonne idée, avec, certes, une révolution qui se dessine dans les prochains tomes comme dans toute dystopie, mais un fond de toile différent.

- Et pour terminer, le don de Kyla. Ses dessins, sa main gauche. A la fin, nous sommes toujours en suspense concernant ce point...

En bref, un roman qui se lit d'une traite, doté de personnages agréables et véridiques, on ne s'ennuie pas une seconde et l'on ne peut s'empêcher de réfléchir en même de temps que Kyla, posant parfois le livre pour tenter de comprendre certaines choses.
J'attends la suite avec impatience, en espérant qu'elle ne sortira pas dans trop longtemps.

par Jay117
King's Game, Tome 2: Extreme King's Game, Tome 2: Extreme
Nobuaki Kanazawa   
Lien de la chronique: http://theshadowbooks.blogspot.fr/2014/11/kings-game-2-extreme-nobuaki-kanazawa.html

J’avais complètement dévoré le premier tome à sa sortie, si bien que je l’avais lu d’une traite. J’avais non seulement accroché à cette histoire assez macabre, mais je m’étais aussi penché dessus avec hâte et curiosité puisqu’il s’agissait de la sortie d’un Light Novel (Roman japonais peu présent en France, bien que très populaire. Genre littéraire ayant donné naissance à de nombreux mangas/animes comme Durarara, Sword Art Online ou encore Spice & Wolf pour ne citer qu’eux). C’est donc avec plaisir que je me suis plongé dans la lecture de ce second tome !

Sept mois se sont écoulés depuis la fin du jeu du roi subi par la classe de Nobuaki. Ce dernier, seul survivant, a réussi tant bien que mal à s’intégrer au sein de sa classe malgré ses propres résistances. En effet, il le sait, le jeu du roi n’est pas fini. Et ce qui devait arriver arriva, toute la classe est conviée à participer à un jeu du roi par le même procédé qu’auparavant : un SMS du roi chaque jour à Minuit contenant un ordre à exécuter. Si l’action n’est pas réalisée, une sanction attend le ou les joueurs : la mort. Cependant, les choses tournent mal sur ce jeu. Les choses sont plus rapides, plus sanglantes, et surtout une camarade de classe de Nobuaki semble tout connaître du jeu et ligue la classe entière contre notre héros. Pourquoi ? Qui est-elle ? Serait-elle le Roi ? Nobuaki se sortira-t-il vivant de ce second jeu ? Arrivera-t-il à y mettre fin définitivement ?

Une nouvelle fois, le roman nous lance dans la quête d’un jeu mortel et stressant. Les ordres de mission tombent, les sanctions aussi. De plus cette fois, le jeu est bien plus violent et sanglant que dans le premier tome.
Tout s’enchaine et il n’y a aucun repris pour les élèves. Un second tome qui apporte aussi son lot de réponses sur l’origine du jeu du roi, mais aussi son fonctionnement. On vit littéralement l’aventure aux côtés de Nobuaki, on craint de le voir succomber à ce jeu qu’on n’aimerait pas subir à sa place. De plus, comme précédemment, ce second volume apporte une conclusion de fin. Le lecteur peut donc choisir de continuer le plaisir de suivre l’univers, ou tout aussi bien choisir de ne pas lire la suite, sans toutefois rester sur une non fin !

En conclusion, un second volume que je ne peux que conseiller a tous ceux qui ont aimé le premier tome. Une saga que je conseille a tous ceux qui aime les histoires sombres, sanglantes ou l’univers des mangas/animés et qui veulent essayer un roman. Pour ma part, j’espère qu’il y aura une suite, et tel est le cas, vous pouvez être sûr que je serai le premier à me jeter dessus !
The Rain The Rain
Virginia Bergin   
Je trouve que c'est un très bon livre. Je l'ai lu en anglais, forcément, et ce qui m'a poussé à l'acheter, c'est la 4e de couverture. Oui, enfin bon, pas juste la 4e de couverture, mais plutôt les papillons qui remplacer tous les "gros mots" et... Je n'ai pas été surprise non, je m'attendais à un bon livre, et je n'ai pas été déçu ! L'histoire est vraiment touchante, et on entre dedans très facilement, parce qu'il fait vrai, tout simplement. L'écriture est simple, l'histoire aussi, mais... Elle fait vrai ! Je ne vois pas comment le dire autrement, vous devrez le lire pour comprendre

par rachelle
The Book of Ivy, Tome 1 : The Book of Ivy The Book of Ivy, Tome 1 : The Book of Ivy
Amy Engel   
Mon avis sur…
L’histoire
Autant vous prévenir, cette chronique risque de partir dans toutes les sens, un peu comme mon cœur qui s’est fait bourlinguer à gauche et à droite pendant ma lecture. Ce que je peux vous assurer, c’est que c’est un livre aussi génial que frustrant (et comme là je suis, vraiment, très frustrée, c’est vous dire à quel point il est magique !).
On s’immerge dès les toutes premières pages dans le monde post-apocalyptique créé par Amy Engel. Après une guerre nucléaire. On en apprend plus sur les nouvelles règles mises en place : le conflit entre les deux familles, les mariages forcés… Et qu’est-ce qu’on peut détester, tout comme Ivy, les Latimer, familles ennemies depuis des générations ! Puis, on découvre que tout n’est pas noir ou blanc, mais que cet univers est teinté de nuances, tout comme Ivy va finalement le réaliser.
Ivy est une jeune femme qui, au départ, souhaiterait être aussi forte que sa grande sœur Callie, celle qui, initialement, devait s’occuper des Latimer et en particulier du fils, Bishop. Puis, au fil du roman, elle va ouvrir les yeux, non seulement sur lui et son père, mais également sur sa propre famille. Je l’ai trouvée courageuse, sensible, timide et prête à tous les sacrifices pour ceux qu’elle aime. C’était une déchirure que de l’abandonner à la fin de ce livre.
Bon… sinon y a Bishop. Non. Sinon y a BISHOP ! Le Bishop charmant ! Le meilleur Book Boyfriend au monde ! Non, je n’exagère pas ! Damn, il est tellement parfait : beau, sexy, téméraire, humain, honnête, droit… Le genre qui ferait fondre même un bloc de glace en plein pôle Sud (contrairement à ce qu’on croit, c’est là qu’il fait le plus froid). Bref… Vous avez compris : je l’ai adoré. Et pour le coup, l’abandonner fut une réelle torture. Surtout de la sorte ! Amy Engel est une sadique… une vraie, une pure, une dure !
Dans les personnages secondaires, nous avons le père d’Ivy, un homme froid, distant, prêt à tout pour accéder au pouvoir et même à sacrifier sa propre fille. Plus on avance dans le livre et plus on le déteste, à mesure qu’on découvre qui il est réellement.
Puis, il y a Callie. Alors là, je n’aurais qu’une phrase pour elle : Callie, JE TE HAIS !!!
Voilà, c’est dit. Y a pas à dire : on se sent mieux après.
Parlons un peu histoire et action : autant vous le dire tout de suite, on ne s’ennuie pas une seconde dans ce roman. Et on est tellement pris que la fin arrive bien trop vite ! On suit Ivy dans la découverte de sa nouvelle vie de femme mariée, où elle doit mettre en place le plan établi depuis longtemps par son père. La tension augmente à chaque page du livre, pour finir en apothéose à sa toute fin… et QUELLE FIN ! Le genre qui vous donne envie de traverser les océans pour aller trouver l’auteur et mettre tout en œuvre pour lui soutirer les informations sur le tome 2 ! Sérieusement, c’est presque de la torture ! Surtout quand on apprend que cette suite sort en VO en novembre 2015 ! *PAN ! *
Bref, vous l’aurez compris : « The Book of Ivy » est une lecture totalement addictive, palpitante et haletante. Je l’ai refermé à la limite de pleurer toutes les larmes de mon corps, mais surtout avec la furieuse envie de tout casser chez moi.
C’est un roman que vous ne pourrez tout simplement pas lâcher dès l’instant où vous l’aurez ouvert. Un gros coup de cœur chez Lumen qui réussit là l’exploit que, sur quatre livres lus chez eux en ce début d’année, c’est le troisième Coup de cœur/Coup-de-poing/Coup de foudre !

L’écriture :
La plume d’Amy Engel est fluide tout en étant délicate. Elle parvient à nous toucher en plein cœur et on s’attache si facilement à ses héros au fil du livre, qu’on ne veut plus les abandonner. Elle décrit parfaitement les sentiments qui évoluent au fil des pages, en même temps que la réalité de la société se dévoile. Et des personnages qu’on adore au début, on en vient à la haïr à la fin, et inversement. Sa plume est tout simplement parfaite… et elle vous chamboulera à coup sûr !

Et si vous doutez encore de l’acheter, voici 15 raisons qui vous feront courir jusqu’à vote libraire :
Pourquoi faut-il avoir Ivy dans sa bibliothèque ?
1. Bishop.
2. Il y a un max d’action.
3. Bishop.
4. L’héroïne est vraiment touchante.
5. Bishop.
6. La société créée par Amy Engel est particulièrement saisissante de réalisme.
7. Bishop.
8. Les pages se tournent toutes seules tant on est happé par l’histoire.
9. Bishop.
10. On en ressort totalement chamboulé.
11. Bishop.
12. La couverture est juste sublime.
13. Bishop.

Seuls au monde, Tome 3 : Camp d'isolement Seuls au monde, Tome 3 : Camp d'isolement
Emmy Laybourne   
Un dernier tome excellent, avec un début assez calme, mais la suite est très addictive.

Et je suis triste que l'histoire soit finit car j'me suis attachée à tout ce jolie petit monde, Dean, Astrid, Alex, Niko, Max, Batiste, Ulysse, les jumeaux Caroline et Henry, Josie bien sûr et même Jake et Chloe ... .
Mais aussi Mne Wooly, le capitaine McKinley (papa de Caroline et Henry) et Mario ...!

Un tome plein d'action, d'émotions mais aussi de violence, de sang et d'une fin qui me laisse avec de nombreuses question comme: [spoiler]Qu'est-ce qu'à eu la mère de Dean et Alex? Où était leur parent durant tout ce temps? Que c'est-il passé pour eux? Est-ce que le père de la petite Rinée et J.J est mort? Est-ce qu'ils vont bien? Que sont devenus Lori, Heather, Freddy et Aidan après le massacre au camp? La mère de Jake est-elle vivante ou en bonne santé? Qu'est-il devenu? Est-ce que Sandy rester à la ferme avec les autres? Parce que je n'ai pas lu qu'elle était reparti à "l'institut de recherche de l'armée". [/spoiler]

Voilà, le genre de question qui restent sans réponse, et c'est un peu frustrant mais bon, je trouve que plus en plus de livres, on un épilogue qui va dans ce sens et c'est dommage, certes ce sont des personnages secondaires mais ce n'est pas une raison pour les oubliés.

Dans les nouveaux personnages, j'aime beaucoup Sandy et le docteur Quarropas, des personnages altruistes, humains si je puis dire.

J'ai vraiment aimé, "adoré" cette trilogie, et je serais heureuse si l'adaptation ciné voit le jour. En dehors de ça, j'aimerais une petite suite pour connaitre vraiment la fin des aventures de tous ces personnages.
Voilà, à vous maintenant de lire (et de donner votre avis sur) cette histoire qui plaira, sans aucun doute à beaucoup de monde :)

par seve61300
King's Game, Tome 4: Spiral King's Game, Tome 4: Spiral
Nobuaki Kanazawa   
Ce tome tout comme les autres de cette saga d'horreur est un tome qui ne peut pas vraiment être comparer à Extrême ou à Origine car il parle de ce qui ce passe en parallèle avec le 1er tome tout en restant dans le présent d'Extrême.

Je trouve que la petite nouveauté avec ce point de vu extérieur tout en restant interne est très appréciable. Surtout que tout concorde avec l'avant et l'après de la découverte de l'histoire de Natsuko.

J'ai été surprise de voir que l'on ne démarrait pas au premier ordre mais en même temps j'ai apprécié cela. Dans le passage où l'on découvre la première participation de Natuko au jeu du roi, j'ai beaucoup aimé voir l'évolution psychologique de la protagoniste.

Allant progressivement de la peur et l'amour à la haine et la manipulation, tous les changements d'états ce font à la fois lentement et rapidement vu qu'elle lutte quelque peu contre ce deuxième soi qui se réveillait en elle.

Le début est la fin qui sont dans le présent d'Extrême, concorde tout à fait à tous les autres tomes et les relis plus encore entre eux. Les d'Hatsuki sont à la fois étranges mais aussi normales par rapport à son caractères et surtout à sa curiosité de base pour le jeu King's Game.

En bref ce quatrième tome tout aussi intéressant et morbide que le premier se présente sous une forme à la fois différente mais légèrement similaire aux autres tomes et pour ma part ne m'a absolument déçu mais à bien répondu à mes interrogations.

par suta
Les Vivants, Tome 1 Les Vivants, Tome 1
Matt De La Pena   
J’ai dévoré ce livre ! Il m’a tenu en haleine durant tout le tome tellement il est riche en rebondissements. On a l’impression que ça ne va jamais s’arranger pour le héros survivant d’une catastrophe naturelle mais comme si cela ne suffisait pas, le voilà confronté à d’autres problèmes où sa survie est juste basée sur sa chance…
Au début le décor est planté sur un bateau de croisière très luxueux, où seuls ceux de classes sociales d’un niveau très élevé y ont accès, où les riches éprouvent le besoin de montrer leur supériorité devant les employés de milieu modeste, voire pauvres. Mais quand tous sont confrontés à une catastrophe, tels des tsunamis, plus rien ne compte mis à part la survie. C’est là qu’on se rend bien compte que l’on soit riche ou pauvre, ça ne fait aucune différence, personne n’y échappe ! Seule la chance compte désormais, elle est avec vous ou elle ne l’est pas…
Dans ce bouquin on ressent bien la peur de chacun face à des évènements ingérables et dont on ne peut que les subir, impuissants, effrayés, anéantis par la perte d’êtres chers. On ressent aussi la solitude et l’envie de mourir rapidement afin d’apaiser son esprit, de se libérer de la souffrance et des doutes qui persistent. Le héros est balloté devant tant d’épreuves qu’on en vient à se demander, mais quand est ce qu’il va pouvoir enfin souffler !
Ce que j’ai beaucoup aimé dans ce tome, c’est qu’il y avait comme deux histoires dans l’une. Je m’explique : D’un on pense que tout tourne autour des séismes et tsunamis, ce qui est le cas ! Mais à côté de ça, plane un mystère sur la mort d’un membre des passagers de la première croisière du héros, Shy. Durant tout le livre on va rassembler des informations dessus qui vous donneront froid dans le dos quand vous découvrirez de quoi il s’agissait et ça rend le livre palpitant.
[spoiler]Dans ce bouquin ce qui est le plus révoltant, est ce qu’on apprend sur le virus de Roméro (maladie créée de toutes pièces et qui tue dans des souffrances insoutenables en même pas 2 jours) . Ce virus a été entièrement conçu par des scientifiques à des fins monétaires, enrichir les plus riches sur la mort des pauvres. Des hommes d’affaires fortunés n’ont pas hésité à pousser des scientifiques avides de savoir et de recherche pour créer une maladie et son vaccin qui leur rapporteraient gros une fois la maladie qui se propagerait décimant des populations et où les classes sociales les plus fortunés y mettraient le prix afin d’être vacciné. Seulement la maladie a été inoculée aux populations pauvres, tuant des gens sans l’ombre d’un remord, afin de créer une sorte de panique et à ce moment-là les hommes d’affaires peu scrupuleux avanceraient leur découverte sur un vaccin pouvant radier la maladie, ce qui leur ouvrirait les portes de la gloire et de la richesse… Sauf que dans ce livre que l’on soit riche ou pauvre, personne n’est à l’abri d’un évènement incontrôlable comme un déchainement terrestre, catastrophes naturelles que personne ne peut éviter…
Ensuite il y a une petite histoire d’amour, qui forcément n’est pas en première loge dans ce genre de bouquin mais elle est présente. Shy est tombé amoureux de sa coéquipière Carmen mais celle-ci est déjà fiancée avec promesse de mariage à la clé. Pendant le périple de Shy, il est séparé d’elle, ne sachant pas si elle est encore en vie et se retrouve seule avec la peste de service, riche héritière à la langue fourchue et moqueuse, Addie. Bien qu’on pourrait vouloir un rapprochement entre Shy et Carmen quand il la retrouve. Moi je serais pour une histoire d’amour naissante entre deux opposés. C’est-à-dire entre Shy, jeune homme ayant vécu dans un milieu modeste, connaissant le revers de la médaille quand on est issu d'une classe sociale défavorisée et Addie qui est tout le contraire et qui a toujours évolué dans un milieu aisé, côtoyant que ceux de la haute société, étant choyée et vivant dans le luxe. Je pense qu’une histoire d’amour entre ces deux opposés serait plus intéressante qu’entre Shy et Carmen qui viennent du même monde. Mais ça, c’est mon avis perso ! ;)
[/spoiler]

par Amnesia-x
Abri 19 Abri 19
Myriam Caillonneau   
Monde hostile.

Il y a onze ans la Terre a été envahie par une nappe de brouillard qui recouvre tout sur son passage.
Certaines personnes ont été choisies et ont été regroupés dans des abris pour assurer leur survie.
Liam fait partie de ceux là. Aujourd'hui âgé de 18 ans ,il travaille comme réparateur au sein de l'abri 19 . Tout se passait plutôt bien jusqu'à ce que sa sœur soit grièvement blessée. Pour lui venir en aide , il va désobéir aux règles de l'abri et va être banni pour cela.
Ce qu'il va découvrir à l'extérieur de l'abri va remettre en cause certaines de ses convictions.

Pour tout vous avouer en commençant ce livre je ne savais pas vraiment où je mettais les pieds. J'avais été séduite par le résumé et j'avais donc hâte de découvrir ce que cachait ce livre bien mystérieux.
Des livres de science fiction à l'univers post-apocalyptique il y en a beaucoup et souvent l'on retrouve chez eux les mêmes ficelles , les mêmes clichés au risque de perdre leur part d'originalité.
Je suis donc toujours un peu suspicieuse avant de commencer un livre de ce genre , vais-je être séduite ou bien vais-je encore pester de lire toujours la même chose ?

Dès que j'ai commencé ce livre , je me suis laissée entraîner par le fil de l'histoire.
J'ai tout de suite accroché au personnage de Liam, il n'a semble t-il rien d'un héros et pourtant. Face à la situation dans laquelle va se retrouver sa sœur il va faire montre d'un courage sans limite.
Et ce n'est que le début pour lui.

J'ai aimé ce côté chevaleresque chez lui , prêt à tout pour venir en aide à ceux qu'il aime. Certes c'est un trait de caractère assez commun chez les héros de ce type de roman , et pourtant Liam a su me touchée, il a su faire vibrer en moi la petite corde sensible.

Lorsqu'il va se retrouver banni, sa vie va prendre un tour bien plus dangereux. Alors qu'il était protégé au sein de l'abri , il va découvrir à l'extérieur un monde dévasté. Un monde où le brouillard à tout recouvert, redéfinissant ce qu'était la Terre. Ici , la survie est rude et le danger rôde partout.
On ne peut faire confiance à rien ni personne et ça Liam va l'apprendre à ses dépens.
Il va être confronté à la lie de l'humanité. Car oui, malgré l'état du monde actuel, il n'est pas tout à fait dépeuplé.
Mais ça je vous laisse le découvrir par vous-mêmes.

Même s'il est vrai que certains rebondissements étaient plutôt prévisibles pour quiconque connait bien ce genre littéraire je dois dire qu'ici cela ne m'a pas gênée.
Myriam Caillonneau a su créer un univers suffisamment riche et passionnant pour que cela n'interfère pas avec la qualité de son texte.
Elle semble même utiliser certains clichés pour mieux s'en jouer .

Ce que j'ai aimé dans ce texte c'est que le développement de l'histoire m'a surprise. Je ne m'attendais pas à la révélation de l'origine du brouillard. Je m'étais imaginé beaucoup de choses sauf celle là.

Mais ce que j'ai surtout aimé c'est suivre l'évolution de Liam et de ceux qui lui sont proches , Minchi, Virgil, Silas, Jake et les autres.
Ce que Liam va affronter va changer sa perception du monde et de ce qui l'entoure.
Il va apprendre à être plus méfiant , plus courageux . Il va devoir faire preuve de ruse et d'intelligence pour survivre . Mais jamais il ne va oublier qui il est réellement, un garçon prêt à tout pour ceux qu'il aime. Cela va souvent le mètre en danger mais c'est aussi comme ça que l'on reconnaît les vrais héros.

Je ne vous en dirai pas plus sur l'histoire . Je vais juste vous dire que pour ma part j'ai passé un bon moment de lecture , que durant quelques heures j'étais auprès de Liam à lutter pour la survie et cela ne m'a pas déplu .
Je trouve que l'histoire tient bien la route et est suffisamment passionnante pour nous tenir en haleine jusqu'à la fin.
Mon seul regret est que je trouve la fin un peu trop rapide , certes les ellipses narratives permettent de garder un rythme soutenu et de ne pas faire retomber la pression mais j'aurais aimé qu'elles soient un peu moins abruptes.

Pour finir , je dirai juste que j'espère une suite.
King's Game, Tome 3: Origin King's Game, Tome 3: Origin
Nobuaki Kanazawa   
Ayant eu un énorme coup de cœur pour les deux premiers tomes de la saga, j'ai pris beaucoup de plaisir à me replonger dans l'univers si glauque et angoissant de King's Game mais je dois tout de même avouer que ce troisième volume m'a quelque peu déçue. J'avais classé les tomes précédents en liste de diamant car ils représentaient selon moi la perfection-même dans le domaine de l'horreur, mais dans Origin, certains détails qui m'ont déplu m'empêchent de l'affecter au même niveau que le reste de la saga.
Dans l'ensemble, c'est tout de même un très bon livre qui nous en apprend beaucoup sur les origines de cette atroce malédiction et qui nous raconte comment le premier Jeu du Roi a été mis en place dans le petit village de Yonaki. Même si l'on sait déjà comment va se terminer l'intrigue, et même s'il n'est pas difficile de deviner l'identité du "pantin du roi", le scénario n'en reste pas moins très mystérieux, captivant et l'ambiance est toujours aussi stressante que dans les autres tomes. Toutefois, alors que je m'attendais à dévorer ce volume aussi rapidement que les précédents - soit en 3 ou 4 jours -, j'ai cette fois-ci mis 6 jours à la terminer et même si ça peut sembler peu, je me suis bien rendue compte que je ne ressentais pas autant d'engouement et d'impatience à terminer Origin que lorsque j'avais lu les autres bouquins. D'habitude, quand je me plonge dans un King's Game, il m'est presque impossible de le lâcher et de m'arrêter dans ma lecture mais cette fois, je n'ai eu aucun mal à faire quelques pauses et je n'ai pas fait défiler les pages sans m'en rendre compte ; en bref, j'ai trouvé ce roman bien moins addictif que les deux derniers que j'avais lu et c'est déjà le premier point négatif d'Origin. En fait, il n'y a qu'à la fin que je l'ai dévoré pour connaître le dénouement, mais j'aurais aimé qu'il en soit de même pour l'intégralité du roman.

Le deuxième élément qui m'a un peu déçu, ce sont les personnages. D'habitude, le héros a plusieurs amis auxquels je m'attache énormément et à chaque fois, j'espère naïvement qu'ils ne mourront pas à la fin ou qu'ils vivront tout du moins le plus longtemps possible. Mais ici, puisqu'il s'agit d'un village et non pas d'une classe, nous avons affaire à des personnages de tout âge ; des vieillards, des adultes, des adolescents et même des enfants. Alors c'est évidemment logique qu'il n'y ait pas que des jeunes à Yonaki, et c'est d'ailleurs l'une des particularités qui rend ce tome plus original que le précédent, mais personnellement je préférais largement lorsque le Jeu du Roi s'abattait sur une classe. Ici, je ne suis pas parvenue à m'attacher à beaucoup de villageois ; les seuls pour qui je ressentais vraiment de l'affection étaient Kazunari (forcément puisqu'il s'agit du héros), Yûji et Ryûji. Et malheureusement, c'est vraiment peu sur un total de 32 personnes. Le truc, c'est que, comme à l'accoutumée, pas mal de personnages meurent trop tôt sans qu'on ait pu les voir suffisamment pour cerner leur caractère et s'attacher à eux. Quant à ceux que l'on a suivi plus longtemps, soit ils n'intervenaient que rarement, soit ils se comportaient de manière étrange et suspecte ou s'avéraient carrément égoïstes et cruels. Dans ce commentaire, je m'attarderais donc seulement sur les trois personnages cités plus haut, ainsi que sur Natsuko et Mitchiko.

Kazunari, tout d'abord, est un protagoniste comme je les aime ; très humble, loyal, attachant, humain, attendrissant et altruiste. Il fait passer tout le village avant lui, désire sauver tout le monde, oeuvre toujours pour le bien même s'il prend parfois de mauvaises décisions sans le vouloir, et reste bon jusqu'au bout malgré les événements funestes qui se succèdent. Il essaie toujours de garder espoir même si cela se révèle souvent inutile, tient énormément à Natsuko et ferait tout pour elle, et malgré son profond respect et la politesse dont il fait toujours preuve, il sait tenir tête à l'inspecteur Dôjima, et quand il s'agit de sauver sa bien-aimée, il est prêt à tout pour y parvenir, quitte à enfreindre des règles ou même à se sacrifier. En fait, il ressemble beaucoup à Nobuaki, le héros des deux tomes précédents, dont j'étais quasiment tombée amoureuse. Mais le problème, c'est qu'il ne s'agit tout de même pas de la même personne, et l'auteur nous le rappelle parfois en lui faisant faire des choix que Nobuaki n'aurait jamais toléré. [spoiler]Je parle notamment du chapitre de la chasse à l'homme, lorsque Shûhei et Mitchiko traquaient Yûji, Ryûji et Fumiko. Dans un moment pareil, Nobuaki ne serait jamais resté les bras ballants en espérant naïvement que ses amis s'en sortent sans lever le petit doigt pour les aider. Nobuaki aimait certes tous ses camarades, mais il savait faire des choix, reconnaître les personnes habitées par la folie et la cruauté, et les différencier des élèves apeurés et ayant besoin d'aide. Dans Extrême, par exemple, alors qu'il essayait de sauver tout le monde, il savait tout de même qui secourir en priorité, et il s'était vite rendu compte de l'horrible personnalité de Natsuko qui ne cherchait qu'à se débarrasser du plus grand nombre de survivants. Et à aucun moment il ne s'est dit "puisque je ne veux pas qu'elle meurt non plus, je vais laisser les gens qu'elle prend pour cible se débrouiller par eux-même face à elle en espérant vainement qu'il n'y ait aucune victime". Nobuaki était bien plus courageux et altruiste que Kazunari, et il n'a pas hésité à s'opposer à Natsuko, à lui dire clairement ce qu'il pensait de sa façon d'agir, et surtout, il a fait tout son possible pour déjouer ses plans diaboliques. Et dans le premier volume, Nobuaki tenait d'abord à Chiemi et Naoya et c'était eux qu'il secourait en priorité.
Mais dans Origin, Kazunari est un peu trop naïf à mon goût.
Mitchiko n'arrêtait pas de le lui répétait et je ne peux pas la contredire sur ce point. Car si quand il s'agit de Natsuko, Kazunari est prêt à tout pour la défendre, quand ce sont ses amis comme Yûji et Ryûji qui se trouvent en danger de mort, il se contente de rester les bras ballants à observer la scène sans rien dire et sans agir. Je ne sais pas ce qu'en ont pensé les autres lecteurs, mais personnellement ça m'a énervé au plus haut point. J'avais terriblement envie de secouer Kazunari, de lui hurler de sauver ses amis, de choisir son camp et d'arrêter de croire qu'en ne faisant rien, tous ses voisins s'en sortiront indemnes. Yûji était censé être son meilleur ami mais il n'a pas essayé de l'aider à s'enfuir, il l'a laissé se faire transpercer d'une balle par Shûhei et a même fini par se dire que s'il avait empêché le chasseur de le tuer, ce dernier serait mort à la fin de la journée à cause de l'ordre du roi, ce qui n'aurait finalement pas été mieux. Mais bon sang, il s'agissait tout de même de son MEILLEUR AMI, et il ne ressent pas plus de regrets que ça ? Enfin, ce n'est pas encore le pire.
Ce qui m'a vraiment mis hors de moi, c'est quand Ryûji se faisait menacer par Mitchiko. Kazunari s'était bien rendu compte qu'elle était assoiffée de sang, que la folie avait pris possession d'elle, et qu'elle n'avait aucun remords à tuer ses voisins pour assurer sa propre survie, mais il n'a pas fait un seul geste pour l'arrêter et pour porter secours à son ami ! Il n'a pas cherché à fuir avec lui, ne l'a pas aidé une seule fois, et a laissé Shûhei lui blesser gravement la jambe d'une balle. En fait durant tout le roman, il s'est contenté de s'inquiéter à propos de Natsuko sans vraiment penser à ses amis, et en ne parvenant jamais à prendre position pour tel ou tel habitant. Quelque part, ça prouve que ce garçon est vraiment d'une gentillesse sans borne mais je préfère quand même largement les gens qui, comme la plupart des êtres humains, cherchent toujours à défendre leurs proches avant tout le reste.[/spoiler]

Yûji est mon deuxième personnage préféré de Yonaki. Au début, il est très enjoué, espiègle et expressif, et j'adore ce genre de garçons dans n'importe quel livre donc il m'a tout de suite beaucoup plu. Lorsque le Jeu du Roi commence à décimer une partie de la population, il n'a bien sûr plus le cœur à rire, mais il est resté attachant tout au long du roman et c'était vraiment le personnage que je ne voulais pas voir mourir. D'ailleurs, je regrette qu'il ne soit pas intervenu si souvent que ça. [spoiler]Quand il a été piégé par Yuri peu avant Kazunari, j'ai vraiment cru qu'il allait mourir dans la grotte et j'ai vraiment été soulagée qu'il survive. Cette fois-là, Kazunari l'a véritablement aidé, et d'ailleurs je ne dis pas que ce dernier n'a jamais levé le petit doigt pour secourir les villageois mais ce que je voulais dire dans le spoiler plus haut, c'est qu'il n'est pas capable de porter secours à ses amis quand ils sont menacés par une autre personne.[/spoiler]

Ryûji, quant à lui, est mon troisième et dernier favori. On ne le voit pas tant que ça mais comme il est l'un des derniers survivants, il fait tout de même pas parti des villageois les plus importants. En fait, ce qui m'a beaucoup plu chez lui, c'est qu'il se montre si courageux et dévoué lors du deuxième ordre. Il s'est immédiatement porté volontaire pour faire tomber le nid de frelons géants alors qu'il savait parfaitement que c'était très risqué et j'ai d'ailleurs vraiment cru sur le moment qu'il avait succombé à toutes les piqûres qu'il avait reçu par ces horribles insectes. [spoiler]Le fait qu'il soit piégé pendant la chasse à l'homme par Mitchiko et Shûhei m'a vraiment fait beaucoup de peine et comme je l'ai dit plus haut, j'en ai beaucoup voulu à Kazunari de ne pas avoir tenté de l'aider, au moins en échange de ce qu'il avait subi lors de l'épisode des frelons. Ce qui est sûr, c'est que je comprends parfaitement pourquoi il a préféré se suicider plutôt que de se laisser abattre par sa camarade de classe ou par le chasseur ; c'est ce que j'aurais sûrement fait aussi si je m'étais retrouvée à sa place, après tout ces monstres ne méritaient pas qu'il s'offre à eux pour leur permettre de vivre plus longtemps.[/spoiler]

Même si je ne me suis pas spécialement attachée à Natsuko, je ne peux pas passer à côté de ce personnage, puisqu'elle est, après Kazunari, la plus importante du récit. En vérité, dans le roman, on la voit peu, mais Kazunari pense si souvent à elle qu'on ne peut pas l'oublier. Personnellement, je n'ai pas réussi à l'apprécier car elle n'est pas intervenue suffisamment de fois pour que je me forge une véritable opinion d'elle et pour que je parvienne à la cerner. [spoiler]De plus, je l'ai très vite soupçonnée d'être responsable de la malédiction, et je ne me suis pas trompée. Apprendre qu'elle était le pantin du roi ne m'a donc pas du tout étonnée puisque c'est ce que je croyais depuis que Miyazawa avait évoqué ce terme. Au début, je croyais qu'elle avait volontairement déclenché le Jeu du Roi dans un accès de colère, en créant elle-même la malédiction dans le remise remplie de potions en tout genre appartenant à ses ancêtres chamans, et c'est la raison pour laquelle je me suis toujours méfiée d'elle.
Quand j'ai appris qu'elle avait cassé la fiole contenant la malédiction, mais sans savoir ce que ce geste entraînerait,
j'ai compris que je m'étais fait de fausses idées à son sujet.
Elle est certes responsable de ce massacre, mais ce n'est pas elle qui l'a souhaité, et ça fait une nette différence. Toutefois, je comprends son désir de mourir après ce qu'elle a découvert ; après tout, avec ou sans mauvaise intention, elle a tout de même entraîné la mort de tous ses voisins, et la pauvre ne sait même pas que son geste a également tué beaucoup d'autres adolescents, quelques années plus tard... Et dire que si elle n'avait pas touché à cette fichue fiole, rien de tout cela ne serait arrivé... C'est vraiment horrible de penser que cette boucherie et celles qui suivront auraient pu être évitées si la jeune fille ne s'était pas disputée avec sa mère avant de s'enfermer dans cette remise qui aurait dû être condamnée depuis bien longtemps... Mais bon, si rien de tout cela ne s'était produit, écrire un livre sur la vie des habitants de Yonaki n'aurait eu aucun intérêt. En tout cas, pour en revenir à Natsuko, le fait qu'elle se suicide en sauvant Kazunari montre qu'elle avait bon fond et qu'elle regrette vraiment ce que son accès de colère a provoqué. Elle s'oblige même à connaître une mort atroce, et j'avoue avoir beaucoup pleuré à ce moment-là, pas forcément parce que j'étais triste pour elle, mais surtout à cause de la souffrance de Kazunari qui pensait pouvoir enfin vivre avec elle. Le pauvre a vraiment tout perdu, d'abord son père et sa grand-mère, puis ses amis, et enfin celle qu'il chérissait par-dessus tout et qui le hantera même encore quand il sera père de famille...[/spoiler]

Mitchiko est sûrement l'un des personnages que j'ai le plus détesté dans ce livre, mais je ne peux pas non plus ignorer un tel personnage. Dès le début, elle ne m'a pas plu, à draguer un peu tous les mecs du groupe, à se croire plus téméraire et forte que tout le monde, et à se moquer ouvertement de Kazunari parce qu'il avait peur de toucher le cadavre afin d'obéir au premier ordre du roi. Le fait qu'elle l'ait carrément poussé dans la tombe pour qu'il se retrouve nez-à-nez avec le défunt m'avait tout de suite donné une mauvaise image de cette fille, et je me suis rapidement rendue compte qu'elle était encore pire que ce que je pensais. Très vite, on s'aperçoit en effet que Mitchiko considère que sa vie est plus importante que toutes celles de ses voisins et de ses amis, et même si quelque part on peut comprendre qu'elle veuille à tout prix survivre, son manque de respect envers les victimes et leurs familles m'a vraiment dégoûté. On aurait dit qu'elle se moquait bien de ce qui arrivait au village, et parfois elle semblait même s'amuser de la situation. Ses nombreuses remarques désobligeantes, irrespectueuses, égoïstes et cruelles étaient toutes plus insupportables les unes que les autres, et je me demande si elle a un jour ressenti de véritables sentiments d'amitié envers Kazunari, Yûji, Ryûji et Natsuko. [spoiler]Mais ce qui m'a encore plus choqué, c'est quand elle a immédiatement accepté l'ordre l'obligeant, elle, Shûhei et Kazunari à tuer deux villageois de leurs propres mains. En fait elle n'a pas du tout eu l'air horrifiée par cette injonction et tout ce qui l'embêtait, c'était d'aller en prison une fois que le Jeu du Roi se terminerait. Elle s'est d'ailleurs empressée de mettre en place cette chasse à l'homme, a abattu son propre père de sang-froid, et a d'abord tenté de tuer Ryûji avant de s'en prendre à Kazunari. Enfin, tout ça pour dire que le comportement de Mitchiko m'a révulsé du début à la fin, tout en me rappelant celui de Natsuko dans le tome 2, que j'avais tout autant détesté. Et même si elle avoue à Kazunari peu avant de mourir qu'elle a toujours été amoureuse de lui, je ne suis pas parvenue à la prendre en pitié une seule fois.[/spoiler]

Maintenant que j'ai fait le tour des personnages importants, j'aimerais aborder les éléments originaux qui renouvellent un peu cette histoire et qui la différencient des volumes précédents. Déjà, le fait que les ordres soient transmis par lettre et non pas par SMS représente un énorme changement. Personnellement, je préfère les SMS qui rendent le Jeu du Roi encore plus angoissant, encore plus proche de nous. En plus, par SMS, tout le monde est averti de tout ; pas seulement des ordres mais également des peines attribuées aux perdants ou aux élèves refusant de se soumettre à la volonté du roi, et c'est ce qui rend les deux premiers King's Game plus addictifs et stressants, à mon avis. Par lettre, c'est certes original, mais ça n'a tout de même pas la même portée. Il faut déjà la trouver, et en plus n'importe qui peut s'amuser à en écrire une fausse. De plus, il faut cette fois-ci qu'un "pantin du roi" se charge de retranscrire ses ordres et de dissimuler la lettre quelque part, alors que par SMS, tout se fait automatiquement, ce qui rend le roi encore plus impersonnel et intouchable - même si, par conséquent, l'histoire des lettres est plus crédible que les SMS s'envoyant tout seul.
Ensuite, il s'agit d'un infime détail, mais les villageois subissent de nouvelles peines de mort qui n'existaient pas dans les deux autres tomes, et qui sont bien évidemment encore plus gores qu'avant.
Les ordres sont eux aussi complètement différents et c'est quelque chose qui m'a beaucoup plu, même s'ils deviennent de plus en plus cruels au fil du temps. Malgré tout, même si l'on sait que chaque ordre va condamner au moins un villageois, on ne peut pas s'empêcher d'avoir hâte de découvrir ce que les habitants de Yonaki vont devoir exécuter à chaque grand chapitre. Ce que j'ai également apprécié, c'est le fait que l'on retrouve l'action inutile au Jeu du Roi rendue interdite pendant un jour. À chaque tome, la fameuse action diffère et il est intéressant d'essayer de deviner ce qu'elle peut bien être.
Enfin, pour terminer sur ce point, contrairement aux tomes précédents dans lesquels seuls les élèves d'une classe étaient confrontés à la malédiction sans pouvoir en parler à qui que ce soit et sans pouvoir bénéficier de l'aide de la police, dans Origin, la police a une place très importante, et notamment l'inspecteur Dôjima. Même si l'on se doute rapidement que l'armée et les scientifiques ne pourront rien faire contre ce virus, j'ai bien aimé les voir se rapprocher doucement de la vérité avant de finalement comprendre que ce roi ne pouvait être un simple humain. Quant à l'inspecteur Dôjima, même s'il est loin de faire partie de mes personnages préférés, j'ai tout de même fini par l'apprécier car on se rend compte qu'il s'est attaché aux villageois et qu'il souhaitait vraiment que le plus grand nombre survive.

Pour ce qui est de l'écriture, je l'ai trouvé assez semblable aux autres tomes même si j'ai eu l'impression qu'elle était légèrement moins fluide. Peut-être que les descriptions un peu plus nombreuses en sont la raison, je ne sais pas trop, mais dans l'ensemble la plume de Kanazawa était tout de même très agréable et facile à lire.

Enfin, pour clore ce long commentaire, j'aimerais terminer sur le dénouement du livre même si j'ai déjà évoqué plusieurs éléments de cette fin à travers certains spoilers. [spoiler]Premièrement, j'ai été contente de savoir d'où vient cette horrible malédiction. Désormais, on sait qu'il ne s'agit pas d'un virus apparu de nulle part, mais bien d'une volonté de décimer 31 personnes en faisant en sorte qu'elles s’entre-tuent, que des chamans - les ancêtres de Natsuko sont parvenus à transformer en une sorte de poudre bien plus dangereuse qu'on ne pourrait le croire. Je trouve que ça rend ce Jeu du Roi plus crédible que l'explication de Miyazawa un peu tirée par les cheveux, et puis c'est toujours plaisant d'en apprendre davantage sur les origines de ce fléau.
En ce qui concerne Kazunari et son choix de subir un châtiment au lieu de poursuivre le Jeu du Roi, je peux parfaitement le comprendre car il s'attendait sûrement à mourir, ce qui lui aurait permis de rejoindre tout son village et surtout Natsuko, mais s'il savait que ça obligerait ses futurs enfants à subir le même supplice, je pense qu'il aurait préféré se donner la mort lui-même... D'ailleurs, c'est ce qu'il aurait dû faire pour que ce macabre jeu ne se reproduise jamais. Mais on ne peut pas lui reprocher de ne pas avoir essayé, après tout il a tenté de se suicider après avoir enterré Natsuko, mais cette dernière l'en a visiblement empêché, souhaitant qu'il ne gaspille pas la vie qu'elle lui avait offerte à travers son sacrifice. À cet instant, j'ai d'ailleurs beaucoup pleuré ; j'avais versé pas mal de larmes pendant la mort de Natsuko mais voir Kazunari seul et abandonné durant presque 5 mois après le décès de sa cousine m'a également attristé.
Le fait qu'il construise un torii au-dessus de sa tombe et qu'il continue à redoubler d'attention pour elle même après sa mort a créé un trou béant au fond de ma poitrine, tellement je souffrais pour lui.
Nous apprenons ensuite qu'il finit par pouvoir sortir de Yonaki et qu'il parvient à fonder une famille, mais comme si le bonheur ne lui était pas permis, il faut qu'il fasse l'erreur de nommer l'une de ses jumelles Natsuko... Je connaissais déjà l'histoire que l'on apprend dans le tome 2, mais la relire m'a fait beaucoup de peine.
Le destin de Natsuko et Chiemi était déjà scellé par le choix de leur père bien des années auparavant, mais c'est tout de même triste de voir que Natsuko aurait pu avoir une meilleure vie si elle n'avait pas reçu ce prénom lourd en souvenirs douloureux...
D'ailleurs, j'ai été surprise de savoir que Kazunari maltraitait même Natsuko quand elle était encore toute petite ; lui qui était si doux, attentionné, pacifiste et gentil a donc su se montrer violent envers sa fille simplement parce qu'elle portait ce prénom maudit ? Je n'arrive pas vraiment à le croire, mais dans un sens, il n'est pas dur de comprendre que cet homme n'a jamais pu vivre une vie complètement épanouie et sereine après les épreuves qu'il a traversé et toutes les morts auxquelles il a assisté durant son adolescence...
Enfin, le livre s'arrête une fois de plus sur une phrase qui nous laisse sans voix, qui nous transperce le cœur et nous saisit de stupeur et d'effroi durant quelques secondes puisque le Jeu du Roi ne se termine visiblement jamais. C'est en effet au tour de Chiemi d'y participer et même si je me doutais que ça se terminerait sur cette funeste annonce, je n'ai pas pu m'empêcher d'être horrifiée. Si je ne me trompe pas, Kazunari va finir par retourner à Yonaki après la mort de sa fille pour s'y suicider, mais s'il savait que ses deux filles ont subi ce terrible Jeu et que Natsuko l'a même traversé deux fois... J'ai vraiment beaucoup de peine pour lui car ce personnage n'aura finalement pas eu le droit à beaucoup de bonheur, comme si le malheur finissait toujours par le rattraper après lui avoir laissé quelques faux espoirs...
D'ailleurs, en repensant à son suicide, je me souviens que Nobuaki avait trouvé son fameux carnet, mais avec d'autres inscriptions dessus, dont une phrase qui avait été entièrement barrée... Je pensais que l'on découvrirait de quoi il s'agissait dans ce tome et puisque ça n'a pas été le cas, j'espère que l'on en apprendra plus à ce sujet dans le volume suivant ![/spoiler]

En conclusion, malgré quelques déceptions et des personnages moins attachants que dans les tomes précédents, j'ai tout de même passé un très bon moment en lisant ce troisième volume. Rempli de rebondissements, d'action, de suspense, et d'angoisse omniprésente, il reste un excellent roman d'horreur, qui nous hante un moment et qui nous permet d'en apprendre davantage sur les origines du fameux Jeu du Roi.

par Cassy33
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