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Bibliothèque de Khryz : Ma PAL(pile à lire)

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C'etait Demain C'etait Demain
Karl Alexander   
Beaucoup d'humour au rendez-vous avec H.G. Wells devant les avancées technologiques, et le regard de Jack l'Eventreur sur l'évolution de la société. Il déclare d'ailleurs : « Là d'où je viens, je suis un monstre, ici je suis un amateur ».

par Ronin
L'homme qui en savait trop L'homme qui en savait trop
Laurent Alexandre    David Angevin   
Ce livre m'aura tenu en haleine jusqu'au bout. Touchant, réaliste, honnête et franc, avec soupçon d'humour et de suspense.
Google Démocratie Google Démocratie
David Angevin    Laurent Alexandre   
Palo Alto, Silicon Valley, Californie.
11 janvier 2018.

Il se réveilla trempé de sueur. Son sommeil avait été agité. Des mauvais rêves à la chaîne. Sergey Brain fixa le plafond un moment avant de se redresser sur les coudes. Sa bouche était sèche comme du plâtre. Il observa ses mains, guettant les tremblements, comme il le faisait chaque matin depuis dix ans.
Il était porteur d’une mutation génétique héritée de sa branche maternelle. La maladie de Parkinson avait provoqué des ravages dans sa famille. Il était terrifié. Les statistiques n’étaient pas de son côté. Un jour ou l’autre, ses mains se mettraient à trembler. Progressivement, son système nerveux central se transformerait en bouillie débilitante. L’horreur pouvait se déclarer n’importe quand, parfois très tôt. À partir de quarante-cinq ans, tout était possible. Il en avait déjà quarante-quatre. À chaque fois qu’il voyait à la télé des archives de Michael J. Fox ou Mohammed Ali, une envie de vomir le terrassait.
Il avait déjà investi des centaines de millions de dollars dans la recherche. Toujours rien. Les généticiens pédalaient dans la semoule. Dix ans plus tôt, en apprenant la mauvaise nouvelle, il était confiant. Son fardeau génétique n’était qu’un mauvais programme informatique qui ne résisterait pas aux avancées fulgurantes de la science. La maladie de Parkinson n’était qu’un vulgaire bug. L’optimisme était de mise. Les thérapies géniques ou les cellules souches allaient terrasser le mal par les racines. Des montagnes de pognon avaient alimenté les meilleurs laboratoires de la planète. En pure perte. La technomédecine progressait sur tous les fronts. Parkinson résistait encore. Sergey Brain en pleurait de rage. Le temps passait, le stress le nourrissait. Pendant ce temps, les riches soignaient leur cancer et reprogrammaient leur ADN aux États-Unis, en Asie ou dans les pays Scandinaves. Les génoparadis pullulaient. Les grands pontes de la génomique guérissaient l’élite mondiale dans des cliniques cinq étoiles, hors de portée des lois bioéthiques européennes.


par ilovelire
Le Prix Nobel Le Prix Nobel
Elena Alexieva   
Le printemps, qui s’était fait attendre à Sofia, chaud et grisant, avait ouvert la ville avec hospitalité et voulait naïvement faire croire à l’œil qu’il ne lui dissimulait rien. Les taches de saleté et d’écaillement sur les façades couleur cendre se fondaient avec l’ombre des nuages. Le crépuscule, dont Ghertelsman ne faisait encore que pressentir le goût, exhalerait bientôt des odeurs de gaz brûlés et de lilas, comme si la ville avait deux visages qu’elle ne pouvait montrer que dans l’antichambre de la nuit, et fugacement encore, de peur que l’on ne voie qu’elle n’était pas tout à fait comme ils l’avaient imaginée. Des oiseaux chanteraient, mais il ne les entendrait pas, car il serait occupé par la soirée officielle organisée en son honneur. Peut-être lui permettrait-on tout de même de rentrer à son hôtel à pied, bien qu’en l’inévitable compagnie de son agent littéraire. Mais peut-être pas. Il se rappela de nouveau sa patrie telle qu’elle était dans son enfance et sa jeunesse. Pleine d’odieuses injustices qu’il ne comprenait pas au début et qu’il avait ensuite farouchement combattues, avant de cesser de les comprendre, banni au cœur du monde occidental, et de finir par les oublier. Là-bas, il n’y avait pas de crépuscule, la nuit fondait, soudaine et rapace, le soleil était blanc, les étoiles cristallines, et l’air faisait continuellement jaillir des voix qui chantaient et fêtaient, juraient, pleuraient, souffraient et jubilaient avec la même passion. Au début, Ghertelsman avait seulement vu que l’on tuait des gens. Ensuite, il avait commencé à écrire. Tous pensaient que le lien entre les deux était le fil de tungstène chauffé à blanc qui éclairait et brûlait toute la vie de Ghertelsman. Ghertelsman était le seul à savoir qu’il n’y avait pas de lien ; la mort était la mort, l’écriture était l’écriture, et elles pouvaient tranquillement exister l’une sans l’autre. Elles pouvaient même exister sans lui, sans Ghertelsman. Cette étrange loi naturelle, précisément, cette indépendance de l’existence, éveillait en lui soupçons et angoisse. Il se sentait parfois comme un imposteur. Ces derniers temps, notamment, lorsqu’il devait parler quelque part, il n’avait envie de parler que de cela. Il avait du mal à se retenir. Il lui semblait que le moment d’implorer le pardon était venu.


par ilovelire
Mise en cène Mise en cène
Darren Allan    Wayne Williams   
J'attendais plus de cette histoire, mais elle m'a tout de même fait passer un bon moment. Un thriller particulièrement original de par son contexte, un choix audacieux de la part des auteurs, mais une fin qui ne m'a pas complètement convaincue.

http://www.faimdelire.com/2016/06/mise-en-cene-de-wayne-williams-et.html

par GoldElie
Maléfique Maléfique
Vicky Allan   
J'adore la couverture. Beh oui, j'aime les chats, c'est comme ça. La couleur reflète bien la noirceur qui court le long du livre. Par contre, quelque part, je trouve un peu dommage que ce chat soit noir alors que Purrl est albinos... Oui oui, je chipote, je sais. ;p
D'un côté, cette couverture contribue à diaboliser les chats noirs, qui sont pourtant exactement comme les autres (non non, ils ne portent pas malheur, je vous assure !) mais, de l'autre, le fait que le chat "diabolique" de cette histoire soit albinos contrebalance ce préjugé et montre bien que la couleur n'entre pas du tout en jeu.

Ce livre, si ma mémoire est bonne, je l'ai acheté en mars 2016. Il était temps que je le lise ! Et je me suis lancée, contente d'entamer un livre contenant des chats, mais déjà chagrinée à l'idée de la mort de l'un d'entre eux.

La plume de l'auteure en elle-même est agréable, fluide. Par contre elle est lente, mais lente... Alors oui, je sais, on suit pas à pas l'évolution psychologique, le changement qui s'opère en Milla dès lors qu'elle a rencontré Purrl, une chatte albinos qui la fascine immédiatement. Et ça, ça ne se fait pas en un claquement de doigts.

Au début, on ne voit rien, et puis quelques petits détails par-ci par-là font que l'on s'aperçoit finalement que quelque chose commence à se passer. Pour moi, ce point a été l'enterrement de Tibbs où, malgré toute l'affection que l'on voyait bien qu'elle lui portait, elle se demande à quoi ça sert vu que ce n'est qu'un chat... Là, je me suis dit que quelque chose clochait. Il n'empêche que cette évolution est lente et qu'on a l'impression qu'il ne se passe pas grand chose...

Sans compter une plume fluide dans l'écriture, mais au final, pas très claire quant à ce que l'auteure veut nous transmettre. Milla est-elle tout simplement folle ou ce livre est-il réellement fantastique ? J'avoue que, parfois, j'aime avoir des doutes et imaginer des choses, mais là, j'étais complètement perdue et que je me posais trop de questions.

De plus, je n'ai pas accroché au personnage de Milla qui ne me semblait déjà pas très nette dans sa tête, mais au fil des pages, c'est pire. On a l'impression qu'elle n'a aucune volonté et qu'elle a attendu toute sa vie quelqu'un qui la contrôle et lui dise quoi faire. Alors peut-être que Purrl est juste une excuse à sa folie, une excuse pour se laisser emporter par elle au nom de quelque chose de précis, comme un but à atteindre. Peut-être aussi la chatte albinos est-elle réellement spéciale... C'est laissé à la libre appréciation du lecteur, bien que j'ai quand même ma petite idée sur la question.

Le fait qu'il n'y ait pas réellement de temporalité m'a gêné, même si, vu la personnalité de l'héroïne et son évolution, c'est tout à fait logique. Elle se perd elle-même, comment pourrait-elle gérer le passage du temps ?

Néanmoins, et je vais terminer par un point positif, j'ai aimé l'analyse qui est faite de la psychologie et du fonctionnement des chats, de leur construction physique, de leur quotidien, le parallèle avec les chiens... C'est le point que j'ai le plus apprécié du livre.

En résumé, un livre dont le résumé me tentait beaucoup et me vendait un chat tueur, du fantastique et un rythme effréné. Au lieu de ça, je me suis retrouvée avec une histoire noire, certes, mais très lente dont je n'arrivais pas à distinguer le fantastique de la folie et ça, ça m'a vraiment perturbée, à sans cesse me poser des questions dont je n'aurai jamais les réponses.
J'ai beau adorer les chats (j'en ai trois en ce moment, mais j'en ai eu jusqu'à huit en même temps), je ne pense pas que c'est un livre que je conseillerai, sauf peut-être à quelqu'un qui aime les histoires lentes et se triturer les méninges. ;-)

http://booksfeedmemore.eklablog.com/malefique-vicky-allan-a134105244

par Khiad
Juke-Box Cadillac Juke-Box Cadillac
Doug Allyn   
Detroit, dans les années 1960. Les immigrants venus du Sud continuent d'affluer, attirés par les offres d'emplois des usines automobiles et par l'espoir d'une vie meilleure. Ils fuient la cueillette du coton, la misère et le racisme. Ils apportent leurs âmes blessées depuis des générations, leur souffrance, et leur musique : le blues. Une musique du coeur, fondatrice d'une grande partie de la culture américaine, mais surtout une musique noire, pivot d'une formidable évolution sociale et culturelle. C'est à Detroit que son installés les célèbres studios Motown. Flairant la mine d'or, des criminels infiltrent le monde de cette musique populaire et révolutionnaire. Métropole industrielle rayonnante, Detroit est aussi une ville de gangsters. Tommy DeMeo, jeune voyou blanc à l'enfance malheureuse et sans avenir, y débarque, fuyant sa province profonde. Il a déjà connu la taule et semble voué à y retourner tôt ou tard. Tommy DeMeo aime le blues, les voitures d'époque, les calandres chromées, les carrosseries rutilantes, les moteurs V8. Il aime aussi Martika, une chanteuse noire au destin tragique. Sera-t-il, comme tant d'autres, sauvé par la musique ?

par Moridiin
Ce dont rêvent les ombres Ce dont rêvent les ombres
Hilda Alonso   
Bienvenue dans l'univers d'Hilda Alonso ! En effet, son premier roman, 'Ce dont rêvent les Ombres', se révèle un enchevêtrement de magie, de bestiaires fantastiques et autres mythologies, qui forme d'incomparables bulles fantasmagoriques.

Nous allons suivre Éponine, Ménehould et Tanguy à travers une quête atypique (une place pour la mère endeuillée) sur les chemins de laquelle ils vont, en outre de faire des rencontres décisives, se retrouver confrontés à nombre de créatures féeriques, tantôt ennemies tantôt amies.

Mais bien plus que cela, cette quête qui, au final, délivrera Ménehould, mènera également ses compagnons de voyage jusqu'au paroxysme de leur existence.

Nous quittons rapidement le monde des hommes pour nous aventurer sur les territoires de ces différentes créatures magiques. Là réside pour moi toute la richesse de la plume et de l'imaginaire d'Hilda Alonso : la naissance de ces véritables bulles fantasmagoriques. Exit l'habituel bestiaire fantastique, nous découvrons des fées dont les femelles dominent les mâles, une sirène dont la mission est tout autre que d'égarer les voyageurs par son chant. Mais aussi des hamadryades, des wivernes (dragons)... Chacune de ces bulles représente une étape de plus vers le but de leur périlleuse aventure.

Malgré le caractère hétéroclite de tous ces peuples ou familles n'appartenant pas au genre humain, c'est un équilibre qui est ainsi bâti. Là intervient également le goût d'Hilda Alonso pour la mythologie (notamment avec Tilio et la wiverne) : le final de 'Ce dont rêvent les Ombres' éveille l'embryon de la Création.

Au travers de leur quête, c'est notamment la vie d'Éponine que nous allons découvrir : rebouteuse, c'est sa mère qui a enseigné la magie à cette enfant de la nature indéniablement douée. Des fragments de sa vie sont ainsi dispersés au fil du voyage, pour révéler une identité générationnelle.

'Ce dont rêvent les Ombres' possède les clefs d'une richesse atypique, aussi bien par la faune et la flore fantasmagoriques auxquelles se greffent la magie, ainsi que par cette quête impossible qui mènera du monde des hommes à ceux de la Faërie, pour arriver jusqu'à celui qui s'apparente à celui des dieux.

Et puis, la plume d'Hilda Alonso. Ici, même s'il est court (228 pages), ce roman ne se lit pas d'une traite : il faut s'imprégner des mots pour que se révèlent les métaphores. Contemplations et réflexions priment sur l'action : de nouveaux décors et personnages à chaque chapitre agrémentent la traversée des territoires de la Faërie ; ceux-ci laisseront la place à celui des mythologies.

Le voyage part des hommes, païens, marqués par l'émergence de la religion chrétienne, pour emprunter sans détour un périple à travers les forêts et autre "sylve vivante" où magie et créatures féeriques prolifèrent en un hétéroclisme qui maintient un équilibre, naturel voire mystique. Bien plus que d'accompagner Ménehould pour maintenir cet équilibre, ses compagnons seront sollicités pour rétablir un déséquilibre enclenché malgré eux suite à leur quête.

Les liens avec la nature et les animaux sont questionnés, ainsi que la mort et le deuil, l'éphémérité de la vie.

Le lecteur entreprend lui aussi un voyage, un voyage réflexif, au gré d'une lecture lente : apprivoiser les mots pour se plonger dans ces bulles oniriques enchanteresses riches en métaphores.

J'ai particulièrement été enchantée de découvrir les faunes et les flores de ces contrées fantasmagoriques, empreintes de légendes, mysticisme et mythologies, ainsi que le caractère réflexif de cet ouvrage.

C'est une lecture qu'il faut prendre le temps de savourer, pour que la magie prenne tout son sens.
Dans le silence enterré Dans le silence enterré
Tove Alsterdal   
Katrine Hedstrand, journaliste, vit à Londres. Lors­qu’elle est rappelée à Stockholm, au chevet de sa mère qui n’a plus toute sa raison, elle découvre dans les papiers personnels de celle-ci les courriers insistants d’une agence immobilière qui propose des sommes considérables pour une maison située au nord de la Suède, à la frontière avec la Finlande. Katrine, qui n’a jamais entendu parler de cette pro­priété et ne connaît même pas la région natale de sa mère, décide de partir pour Kivikangas. Elle arrive dans une communauté bouleversée par un crime terrible : Lars-Erik Svanberg, un homme âgé qui vit seul depuis des années, a été retrouvé mort, la tête fendue à la hache. Or, Katrine ne va pas tarder à soupçonner que Svanberg en savait long sur les jeunes années de sa grand-mère.

par Hillja
Femmes sur la plage Femmes sur la plage
Tove Alsterdal   
Je lis souvent des polards pour me distraire, et bien celui-ci n'est pas dans la catégorie "léger". Il Traite de sujets assez sombres et est d'une grande tristesse.