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Extrait ajouté par Wit06 2021-09-02T23:36:41+02:00

« C’est un domaine que je maîtrise mal. Les femmes, les invités, les personnes de la vraie vie. Et elle, elle, c’est encore plus compliqué. Je n’arrive pas à savoir comment me comporter avec elle, parce que notre relation est étrange. Je la protège, pour une raison que j’ignore, et elle me laisse faire. C’est compliqué dans ma tête. Mais à la réflexion, c’est sans doute le cas aussi dans la sienne. »

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Extrait ajouté par Wit06 2021-09-02T23:36:19+02:00

« Habile, furtif, silencieux, on ne me voit pas, on ne se souvient jamais de moi. Je suis celui qui sème la tempête mais qui se déplace comme la brise. Je suis celui qui apporte le chaos mais qu’on n’a pas vu se déplacer. On m’a surnommé None. Rien. Je crois que c’est ce que je suis. Pour moi aussi. »

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Extrait ajouté par Wit06 2021-09-02T23:36:02+02:00

« Laisser ce gosse, je ne peux pas. C’est viscéral. Je n’en comprends pas la raison, sauf qu’elle prend le dessus sur tout le reste. Alors, pour l’instant, mon âme est en paix. Sans doute pas pour longtemps, parce que je sais que je vais devoir faire face assez vite pour la suite. »

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Extrait ajouté par Wit06 2021-09-02T23:35:43+02:00

« Sa respiration souple et régulière me calme, bizarrement. Mon cœur se calque sur son rythme, et d’un coup l’adrénaline reflue. Son ventre gonflé me frappe en plein cœur. Il est en sécurité, ce soir, cette nuit. Et je me plais à me dire que c’est grâce à moi. Et ça me suffit. »

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Extrait ajouté par Wit06 2021-09-02T23:35:23+02:00

« ses yeux bleus sont d’une beauté incroyable. Il est d’une beauté incroyable, enfin pour ceux et celles qui, comme moi, apprécient les charmes peu classiques. Trop bruts, trop durs sans doute, ses traits marqués ne conviendraient pas à un mannequin tel qu’on en voit dans les magazines. Il est trop rudimentaire, pas assez raffiné, et il en exsude une force primaire qui me fait frissonner. »

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Extrait ajouté par Wit06 2021-09-02T23:35:03+02:00

« C’est mon chez-moi, ma cachette, mon refuge. Aucune chance pour que quelqu’un en franchisse le seuil. Et pourtant, une personne l’habite, au moment même où je marche dans le parking souterrain presque désert. Et curieusement, à cet instant précis où je devrais en concevoir une crise, c’est un tout autre sentiment qui m’étreint. De la sérénité ? Ouais, je crois bien que c’est ça. La savoir chez moi me semble… juste. »

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Extrait ajouté par Wit06 2021-09-02T23:34:20+02:00

« Je ne parlerais pas d’amitié, parce que je ne sais pas si c’est ça. Les sentiments, je n’en ai guère, je crois. On ne nous a pas encouragés à en éprouver. On nous a même empêchés d’en avoir. C’est pourtant quelque chose de plus par rapport aux autres gars avec lesquels nous avons été élevés. Un attachement un peu plus prononcé. »

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Extrait ajouté par MarinaRose 2021-08-15T16:40:16+02:00

– Brewen n’est pas son vrai…

– C’est bien son nom sur l’acte de naissance, non ? Brewen O’Donnell ? me coupe-t-elle en lisant sur la fiche. Alors si, c’est bien le papa, aux yeux du monde entier.

– C’est pas faux, confirmé-je avec un sourire.

– Exactement. Et qu’il ait signé, ça fait de lui le papa de ce petit chou. Peu importent les gènes ou le sang qui coule dans ses veines. Un père, ce n’est pas juste de la génétique. Un père, c’est celui qui protège, qui élève, qui éduque, qui nourrit, qui console et qui aime. Par-dessus tout, qui aime. Et j’ai bien l’impression que votre Brewen, là, de ce que j’en ai vu, il est capable d’aimer ce petit bonhomme puissance mille, non ?

Oh, mon Dieu, si elle savait comme c’est vrai !

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Extrait ajouté par MarinaRose 2021-08-15T16:34:53+02:00

Je soupire, alors que mon regard se porte sur son torse puissant, qu’il n’a, encore une fois, pas recouvert de tissu au sortir de sa douche. J’ai à côté de moi un apollon en boxer, aveugle à ma présence.

Une douleur subite me sort de ma pâmoison, me faisant lâcher un « outch ! » tonitruant, alors que ma main droite, libre, se porte automatiquement sur mon ventre. Bordel, mais ça fait mal !

– Qu’est-ce qui se passe ? retentit la voix de baryton de None.

Je relève la tête précipitamment, tandis que son regard, préalablement posé sur ma main, remonte vers mon visage. Je grimace en frottant mon ventre, avant de lui répondre, un peu honteuse.

– C’est le bébé qui donne des coups de pied, susurré-je d’une voix à peine audible.

Il reste impassible, mais concentré sur moi. Ses doigts s’agitent et je comprends soudain son hésitation. Alors, dans un élan spontané, j’attrape sa main et la pose sur mon flanc, à l’endroit exact du coup. None déporte ses yeux sur les miens, mais ne retire pas ses doigts que je lui écarte pour que sa paume soit bien à plat. Et quand, au bout de quelques secondes, un coup survient à nouveau, ses yeux s’écarquillent de stupeur tandis que je souris à pleines dents.

– Ça fait mal ? murmure-t-il en déglutissant.

– Un peu, réponds-je à voix basse. Mais c’est amusant, non ?

Il opine du chef, sans toutefois retirer sa main. Et quand bébé réitère son coup, les commissures de ses lèvres se relèvent en un sourire franc que je lui sais rare. Il est si différent quand il sourit, mon Dieu ! Cet homme est un rayon de soleil quand il rit ainsi ! Mais c’est si peu fréquent !

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Extrait ajouté par MarinaRose 2021-08-15T16:32:17+02:00

– Celui-là, là, Monk ? tenté-je en lui désignant du doigt un vieux type bizarre aux cheveux frisés.

– Euh… non, on va éviter, grimace-t-elle. Il est… particulier.

– C’est-à-dire ?

– Bourré de TOC.

J’ouvre la bouche, avant de la refermer, trois fois. Elle arque un sourcil, comme amusée, et je hausse un des miens à mon tour.

– OK, au temps pour moi, concédé-je. Inutile pour moi de regarder un truc qui va me rappeler ma vie de tous les jours.

– On est d’accord, se marre-t-elle. Tiens, celui-là ! J’adore Dexter !

– Ça parle de quoi ?

– Tu connais pas Dexter, sérieux ?

– Non. Je n’ai jamais regardé de séries.

– Mon Dieu ! fait-elle mine de s’offusquer. Il est grand temps de rattraper ça ! Dexter, c’est génial. C’est l’histoire d’un tueur en série.

Je plisse les yeux. Merde, c’est comme ça qu’elle me voit ? Pas vraiment le temps de m’appesantir sur le sujet qu’elle a déjà lancé le premier épisode. Du coup, je remballe ma question et essaie de me concentrer. J’avoue que c’est plutôt pas mal et je me laisse vite prendre dans l’histoire, oubliant un peu le reste. Le jeu de l’acteur est plutôt bon et j’hallucine devant certaines scènes. Est-ce que c’est comme ça qu’elle m’imagine ? Comme un psychopathe incapable de ressentir quoi que ce soit ? Comme un type dangereux qui ne ressent rien ? C’est assez perturbant, j’avoue, de me demander avec quels yeux elle peut bien me regarder. Certes, j’ai du mal avec les sentiments, mais je suis loin d’être comme ce type. La mort ne m’attire pas, ni la mienne, ni celle des autres. Elle fait juste partie de mon boulot, comme l’aboutissement de ce que l’on me demande. Je n’y ressens aucun plaisir.

Ou alors elle l’a fait exprès, pour me montrer ce qu’est un vrai monstre. Celui qui prend plaisir à tuer, à ôter la vie. Je préfère croire ça, honnêtement. J’ai toujours cet espoir en moi qu’elle voie au-delà de ce que je montre. Fol espoir, je le sais bien…

Un coup d’œil vers ma gauche et j’observe la demoiselle, les yeux vrillés sur l’écran. Ses iris fixés droit devant oscillent au gré des scènes dont elle ne semble louper aucun détail. J’en profite pour la détailler tranquillement, ce que j’ai peu l’occasion de faire. Éclairé par intermittence au gré du clair-obscur des images, son joli visage se pare d’ombres artistiques qui font ressortir la finesse de ses traits, la pulpe de ses lèvres, la ligne de son nez. À un moment, je la vois se renfrogner puis grimacer, et je déporte mon regard vers la télé, où je découvre le fameux Dexter en train de découper un corps. J’esquisse un sourire puis revient vers Eva, qui continue à regarder, fascinée.

– Ce gars est un amateur, lancé-je. Impossible de faire une découpe correcte avec ce type de scie. Les muscles, les tendons, OK, mais pour l’os, c’est mort.

La tête d’Eva pivote vers moi. La bouche ouverte et les yeux étonnés, elle me fixe comme si j’avais un troisième œil au milieu du front.

– Tu plaisantes, là ? murmure-t-elle d’une voix hésitante.

Puis elle fronce les sourcils, alors que les commissures de mes lèvres se relèvent subrepticement.

– Oh, mon Dieu, marmonne-t-elle. None qui fait de l’humour.

Je manque éclater de rire, alors qu’elle se met à pouffer, une main sur sa bouche. Merde, j’ai réussi à faire rire Eva ! C’est la première fois de ma vie que je tente une blague, et la fille qui me plaît, là, juste à côté de moi, rit à ma connerie. Moi, None, le mec le plus barbant de l’univers… Décidément, Eva est capable de me faire faire n’importe quoi.

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