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Extrait ajouté par HurricaneMilou 2019-02-24T03:57:49+01:00

Perhaps being handsome wasn’t a cure to everything.

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Extrait ajouté par loveuse 2019-08-16T14:28:08+02:00

Vêtue d’un manteau gris terne, une silhouette entra dans l’étable, une brise étrange ébouriffant ses longs cheveux noirs. La lune éclaira son visage et Dima poussa un nouveau hurlement de terreur, parce qu’elle était trop belle pour être une femme normale. Elle devait donc être une sainte. Il était mort et elle venait l’accompagner dans les contrées lumineuses.

Pourtant, elle ne se baissa pas pour le serrer contre elle ni lui chuchoter de douces prières de réconfort. Elle se dirigea vers le monstre, les mains tendues. C’était une sainte guerrière, à l’instar de Sankt Juris et de Sankta Alina du Fold.

– Sois prudente, parvint-il à l’avertir tout bas, craignant qu’elle ne soit blessée. Il a des dents... pointues.

Cette sainte n’avait pas peur. Elle tapota le monstre inconscient du bout de sa botte et le fit rouler sur le côté. La créature grogna en revenant à elle. Dima serra plus fort encore sa lanterne, pitoyable bouclier de fortune.

En quelques mouvements agiles, la sainte entrava les mains du monstre avec de lourdes chaînes, sur lesquelles elle tira pour qu’il se relève. Il claqua ses dents en direction de son visage, mais elle ne sourcilla pas. Elle frappa la créature sur le nez, pas plus impressionnée que s’il s’agissait d’un simple toutou désobéissant.

La chose siffla, luttant en vain. Elle battit des ailes pour tenter de soulever son adversaire, mais cette dernière tenait fermement les chaînes avec une main, et elle agita l’autre dans l’air. Une nouvelle bourrasque frappa le monstre, le cognant contre le mur de l’étable. Il tomba à genoux et recula maladroitement, ce qui le fit paraître étrangement humain. Dima pensa à son père quand il rentrait tard de la taverne. La sainte tira encore sur les chaînes. Elle murmura quelques mots et la créature poussa un nouveau sifflement étouffé par le tourbillon qui les entourait.

Pas une sainte, comprit Dima. Une Grisha. Une combattante de la Seconde Armée. Une hurleuse capable de contrôler le vent.

La Grisha retira le châle de ses épaules et le jeta sur la tête et les épaules du monstre, avant de le traîner derrière elle, malgré sa résis- tance et ses grognements.

Elle lança à Dima une pièce d’argent.

– Pour les dégâts, annonça-t-elle, ses yeux plus brillants que des joyaux dans le clair de lune. Tu n’as rien vu ce soir, compris ? Ne dis pas un mot ou, la prochaine fois, je ne le tiendrai pas en laisse.

Dima hocha la tête. De chaudes larmes inondaient ses joues. La jeune femme haussa un sourcil. Il n’avait jamais vu un visage comme le sien, plus rayonnant qu’une icône peinte, ses yeux d’un bleu plus profond que les rivières. Elle lui donna une autre pièce et il parvint de justesse à l’attraper.

– Celle-ci est pour toi. Ne la partage pas avec tes frères.

Dima la regarda se diriger vers les portes de l’étable. Il se força à avancer. Il voulait retourner chez lui, retrouver sa mère et se blottir dans ses jupes, mais son envie de contempler une dernière fois la Grisha et le monstre était encore plus forte. Il les suivit en silence. Une grande calèche les attendait, le cocher habillé en noir. Un domes- tique sauta à terre pour s’emparer des chaînes et aider la Grisha à pousser la créature à l’intérieur.

Malgré le poids de l’argent dans sa main, Dima savait qu’il rêvait. Dans la vraie vie, il aurait entendu « Allez, entre là, sale monstre » ou « Tu ne viendras plus jamais terroriser ces braves gens ». Les mots qu’il crut comprendre ne pouvaient appartenir qu’à un songe:

– Attention à votre tête, Votre Altesse.

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Extrait ajouté par SenseiSuricate 2020-01-04T20:33:03+01:00

- Je suis presque sûr que vous essayez de m'effrayer. Je ne sais pas pourquoi, mais je vous suggère d'ajouter une araignée en costume.

- Pourquoi en costume ? Pourquoi pas juste une araignée ?

- Où est-ce qu'elle s'est procuré le costume ? Comment l'a-t-elle boutonné ? Pourquoi se sent-elle obligée de s'habiller pour l'occasion ? Des questions clairement effrayantes !

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Extrait ajouté par SenseiSuricate 2020-01-04T20:26:21+01:00

J'aime parier sur moi quand je peux. Et de préférence avec l'argent des autres.

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Extrait ajouté par bourguip 2019-09-24T21:44:07+02:00

– Tu es roi, tu n’as besoin de courtiser personne. C’est à ça que servent ton trône, tes bijoux et ton titre. Et une fois que tu seras marié, ta reine deviendra ton alliée.

– Ou elle s’enfuira en hurlant et ira raconter à son papa que j’ai commencé par lui embrasser le lobe pour finir par lui arracher l’oreille. Elle pourrait déclencher une guerre.

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Extrait ajouté par bourguip 2019-09-24T21:42:59+02:00

Dima jeta un regard à l’icône de Sankt Feliks accrochée au mur, à côté de la porte. Son visage triste scintillait dans la lumière de la bougie qui éclairait la pièce et dans ses yeux brillait une lueur de compassion, comme s’il savait combien le vent était mordant dehors.

Le saint avait été empalé sur une branche de pommier et grillé vivant quelques heures après avoir réalisé le miracle des vergers. Il n’avait ni pleuré ni crié, juste suggéré aux villageois de le tourner pour que les flammes le brûlent de tous côtés. Feliks n’aurait pas eu peur d’une simple tempête.

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Extrait ajouté par Paramount 2019-11-25T16:35:09+01:00

Il enfouit le visage dans ses cheveux et inspira profondément.

- Comment se fait-il que je sente la fiente d'oie et le whisky bon marché, alors que toi, on dirait que tu sors d'un champ de fleurs sauvages?

- C'est la vie.

Il respira encore une fois.

- Quelle est cette odeur? Elle me rappelle quelque chose, mais je ne saurais dire quoi.

- Le dernier enfant que tu as essayé de manger peut-être?

- Sûrement.

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Extrait ajouté par Paramount 2019-11-25T16:22:38+01:00

Le garçon leva les bras au ciel.

-L'âge des Saints est arrivé! Les signes sont nés dans le permafrost des Sikurzoi! Croyez-vous vraiment que je vais me laisser amadouer par vos discours creux et votre attitude désinvolte?

- Non, répondit Nikolai gentiment avant de descendre de cheval. Zoya et Tamar échangèrent un regard. Si les événements de la matinée étaient un coup monté pour assassiner le roi, alors Nikolai se montrait particulièrement conciliant.

- Puis-je te rejoindre sur ton rocher?

- Euh... Oui..., lâcha je jeune homme décontenancé.

Nikolai se hissa à sa hauteur.

- Je ne cherche ni à t'amadouer, ni à t'acheter, ni à te soudoyer par mon comportement, irrésistible, je le reconnais.

Il parlait si bas que seuls le moine, Tamar et Zoya pouvaient l'entendre.

- En revanche, le tireur stationné en haut de cette petite butte pourrait te convaincre définitivement. Tu le vois? Il a reçu l'ordre de faire exploser ta tête comme un melon si je lève la main droite.

Il bougea le bras afin d'ajuster sa manche, faisant tressaillir le garçon.

- Je serais fier de devenir un martyr...

- Tu ne seras pas un martyr... Yuri, c'est bien ça? Tu seras juste une victime collatérale. La balle frôlera mon épaule et je tomberai à terre en hurlant de douleur. Le tireur reconnaîtra être un assassin décidé à tuer le roi Lantsov. Spoiler(cliquez pour révéler) Il pourrait même avouer sa loyauté au Saint éclipsé.

- Mais c'est... c'est absurde!

- Et que le souverain de Ravka se mette sur la route d'une balle pour débarrasser son royaume d'un petit morveux de moine, ce n'est pas absurde? Parce que, mon ami, personne n'y croira, à cette histoire là.

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Extrait ajouté par loveuse 2019-08-16T14:26:49+02:00

Dima entendit avant tout le monde les portes de l’étable se refermer bruyamment. Dans la maison, la cuisine bouillonnait telle une casse- role sur un poêle. Avec ses fenêtres barricadées pour résister à la tempête, l’air y était chaud et humide. Les murs tremblaient du chahut causé par la discussion animée de ses frères, tandis que sa mère fre- donnait une chanson que Dima ne connaissait pas, tout en battant la mesure avec le pied. Elle recousait la manche déchirée d’une des chemises de son père, son aiguille perçant le tissu à un rythme régu- lier, un écheveau de laine glissant entre ses doigts.

Dima était le dernier de six garçons, le bébé arrivé tard dans la vie de sa mère. Bien après que le médecin, qui passait dans leur village chaque été, lui avait annoncé qu’elle n’aurait plus d’enfant. Une béné- diction inattendue, aimait répéter maman en tenant son petit dans ses bras et en le cajolant, les autres déjà occupés à leurs tâches quotidiennes. Encore une bouche à nourrir, se moquait Pyotr, l’avant- dernier dans la fratrie.

Comme Dima était le plus jeune, on le mettait souvent de côté : il était tenu à l’écart des plaisanteries et des disputes tonitruantes de la maisonnée. C’est pour cette raison qu’en cette nuit d’automne, alors qu’il lavait les casseroles que ses frères lui avaient laissées, il fut le seul à entendre le claquement funeste des portes de l’étable. Dima se mit à récurer avec plus de vigueur, déterminé à s’acquitter de sa tâche et à aller se coucher avant qu’on pense à l’envoyer dehors dans le noir. Il entendit leur chienne, Molniya, sur le seuil de la cuisine, réclamer d’entrer pour avoir des caresses et s’abriter du vent furieux.

Des branches cinglaient les fenêtres. Maman leva la tête, les rides sinistres autour de sa bouche se creusant encore. Elle affichait une mine sévère, comme si elle voulait envoyer le vent au lit sans dîner.

– L’hiver arrive trop tôt et reste trop longtemps.

– Hmm, lâcha papa. Tout comme ta mère.

Elle lui donna une tape du bout de sa botte.

Ce soir-là, elle avait laissé un verre de kvas aux esprits du foyer qui veillaient sur la ferme et dormaient au chaud derrière le vieux poêle en fer. C’était du moins ce que prétendait maman. Agacé, leur père se plaignait qu’elle gâchait leur précieux alcool.

Dima savait qu’une fois tout le monde endormi, Pyotr le sifflerait avec une part du gâteau au miel que maman enveloppait dans un linge.

« Le fantôme d’arrière-grand-mère va te hanter », l’avait un jour mis en garde Dima.

Peu impressionné, Pyotr s’était contenté de se frotter le menton avec sa manche.

« Les fantômes, ça n’existe pas, imbécile. Baba Galina sert de repas aux vers de terre du cimetière, et il va t’arriver la même chose si tu la fermes pas. »

Pyotr donna une tape à Dima, le tirant de sa rêverie. Le jeune garçon se demandait toujours ce que son frère faisait pour avoir les coudes si pointus.

– Tu as entendu ça ? demanda ce dernier.

– Il y a rien à entendre, rétorqua Dima, tendu. Ce sont juste les portes de l’étable qui...

– Quelque chose rôde dehors, chevauchant la tempête. Son frère essayait seulement de l’effrayer.

– Tu racontes n’importe quoi, répliqua Dima.

– Écoutez! lança Pyotr.

Alors que le vent cognait le toit de la maison et que le feu crépitait dans l’âtre, Dima crut percevoir, par-dessus les bourrasques, un hurlement lointain pareil au rugissement d’une bête affamée ou aux pleurs d’un enfant.

– Quand le vent se lève dans le cimetière, il réveille les esprits de tous les bébés qui sont morts avant d’être baptisés. Les malenchki. Ils volent les âmes des vivants afin d’entrer au paradis.

Pyotr se pencha et enfonça un doigt dans l’épaule de Dima.

– Ils prennent toujours le plus jeune.

Du haut de ses huit ans, Dima savait bien que ce n’était pas vrai, mais il ne put s’empêcher de tourner la tête vers les fenêtres sombres. Dans la cour éclairée par la lune, les arbres étaient agités par de violentes rafales. Il tressaillit. Il aurait juré... L’espace d’un instant, il aurait juré voir une ombre s’étendre dehors. La silhouette aux contours noirs d’un être bien plus grand qu’un oiseau aux ailes déployées.

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Extrait ajouté par yaellew 2019-07-13T14:30:04+02:00

"Where to begin?"

"Custom dictates we start with who the hell are you?"

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