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Bibliothèque de kinzie : Ma PAL(pile à lire)

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Tortues à l'infini Tortues à l'infini
John Green   
Turtles All The Way Down (titre anglophone) est, pour moi, le second meilleur roman de John Green (après Nos Etoiles Contraires) à égalité avec Qui es-tu Alaska? J'ai adoré ce livre que j'ai dévoré en moins d'une semaine...

Le style d'écriture est toujours aussi excellent. Je dirais même parfait, selon moi. C'est du pur John Green. Des phrases à en faire pleurer les plus insensibles. Des tournures de phrases, des expressions qui m'ont profondément ému... C'était de la poésie en roman. J'ai eu d'avantage l'impression de l'entendre parler quand je lisais ce livre. Ce dernier m'a définitivement semblé plus personnel que les précédents. On sent l'attachement de l'auteur à traiter ce thème. On sent l'engagement de John Green dans cet ouvrage. Encore plus que pour les autres livres.

Alors, commençons par le scénario et thème de ce livre. Si l'ouvrage est vendu comme une enquête, un mystère à résoudre, le livre ne se focalise pas dessus; ce qui m'a plu. Je me souviens ne pas avoir adoré La face cachée de Margo pour cette raison. Le thème de l'enquête, du suspens, du mystère à résoudre, de la grande quête ne m'est pas particulièrement cher. Je pense que ce livre aurait pu s'en passer, mais il ne m'a pas déranger. Non, clairement, ce livre est portée sur la maladie mentale de Aza et sa façon de gérer sa maladie avec les gens qui l'entourent. Et en cela, cet ouvrage relève du génie.

Je me suis reconnu dans énormément de passages de ce livre. J'ai trouvé que la maladie était très bien traité, non pas comme quelque chose qui est guérissable grâce à l'amour ou l'amitié, mais comme une vraie bataille, qui peut parfois sembler impossible à gagner mais aussi comme un défi à relever au quotidien. Les derniers mots du livre m'ont arraché quelques larmes.

Ensuite les personnages... S'ils ne sont pas nombreux, ils ont l'avantage d'être bien développés à mon goûts. Sans être idéalisés. Aza en est un très bon exemple. L'auteur la dépeint comme une jeune fille sensible, anxieuse, malade... On se prend d'empathie pour elle. Toutefois, John Green n'hésite pas à faire ressortir son côté égocentrique, self-centered, focalisé sur sa maladie, etc. qui existe, et qui peut effectivement être difficile à gérer pour l'entourage de personnes avec des maladies mentales.

J'ai aimé que l'histoire d'amour soit présente mais pas centrale. Le seul reproche que je pouvais faire à TFIOS était qu'Hazel semblait "guérir" de sa depression, un peu magicalement, grâce à l'influence de Gus. Or, ici, on ne tombe pas dans le piège du "l'amour m'a sauvé". La relation entre Aza et Davis est importante, car ce fut le premier amour d'Aza, et car elle met en lumière les luttes du personnage pour agir comme une adolescente normale, ses craintes, ses difficultés à process comme un individu lambda, etc. Donc la présence de cette histoire est pertinente mais elle ne prend pas une trop grosse partie de l'histoire.

L'amitié entre Daisy et Aza, à défaut d'être l'amitiée légendaire, auquel on pourrait s'attendre, est plutôt vraie et réaliste. Les deux amies s'aiment clairement. On sent que Daisy constitue une aide permanente pour Aza. Mais sans que ça tombe dans le cliché de la BFF, histoire d'amitié parfaite. Daisy est un très bon personnage en cela. Elle réagit très bien à certains comportements de Aza : elle lui propose d'aller voir un film chez elle, alors que celle ci fait une crise de panique, etc. Mais parfois, étant humaine, elle a de mauvaises réactions et s'emporte contre son amie. Certains n'apprécieront probablement pas. Moi, j'ai trouvé que ça ajoutait une touche de réalisme aux personnages et à la relation amicale des deux jeunes filles. Car personne n'est parfait, et aucune relation n'est vraiment flawless.

Profond, puissant, touchant sans tomber dans les clichés, je l'ai surtout trouvé très vrai. C'est ce réalisme émouvant qui m'a transporté dans ma lecture, m'a fait vivre toutes les émotions in live, m'a emporté. Véritable voyage dans les pensées directs du personnage principal, ce livre touchera plus particulièrement les personnes qui se reconnaissent en Aza (ce fut mon cas). En écrivant une oeuvre plus sérieuse et "lourde" que ses autres livres, John Green prend un pari risqué auprès de ses fans, qui pour moi, paye à 100%0
Eleanor Oliphant va très bien Eleanor Oliphant va très bien
Gail Honeyman   
Est-ce que j’ai eu un immense coup de cœur pour ce roman et cette héroïne ? Oui. Est-ce que je m’y attendais ? Pas tellement, mais je l’espérais, vu les avis que j’avais pu voir passer !

Eleanor est une jeune femme solitaire, avec sa routine bien ancrée, à la fois mamie et junkie, avec ses mots croisés quotidien et ses deux bouteilles de vodka par week-end.
Elle est étonnante, elle est émouvante : elle m’a complètement charmée.

Dans la première partie, sa petite vie bien rangée est bouleversée : d’abord, elle tombe amoureuse d’un chanteur, ce qui la pousse à des expériences inhabituelles, comme aller chez le coiffeur ou s’acheter des vêtements à la mode. En parallèle, elle fait des rencontres impromptues et se fait même un ami. À ce moment, l’histoire est douce-amère ; on devine la gravité de son passé mais Eleanor est tellement touchante et amusante à la fois qu’on n’y prête pas une grande attention. J'ai beaucoup souri de ses remarques et de ses efforts, avec sa personnalité « rationnelle » façon Temperance Brennan.
La seconde partie donne lieu à une reconstruction intérieure : l'auteure y explore des thèmes graves avec beaucoup de sensibilité et de pudeur.

Eleanor est un cas extrême dans lequel, pourtant, les plus solitaires ou mélancoliques d'entre nous pourront se retrouver. Nous sommes sans doute nombreux.ses à nous sentir parfois à côté de la plaque dans certaines situations sociales – la scène chez l’esthéticienne est d’ailleurs tellement réaliste ! Sa vision rationnelle de la vie, son ignorance de la culture « du quotidien » (de Bob l’éponge à Abba) et ses efforts d’interaction sociale sont autant de choses qui m’ont autant émue que fait rire.

C’est un roman tout doux, entre rire et émotion, qui se glisse naturellement dans mes coups de cœur de l’année et deviendra peut-être au fil du temps un de mes livres-doudou.

Je ne sais pas si je vous ai convaincu.e.s de découvrir cette jolie histoire, si vous ne la connaissez pas encore. Mais je l'espère de tout mon cœur !
Le Pouvoir Le Pouvoir
Naomi Alderman   
Ce livre a fait beaucoup de bruit avant sa sortie en français. Je comprend pourquoi aujourd'hui.
Le Pouvoir est un livre de science-fiction dystopique où les jeunes femmes développent un pouvoir, ce qui bouleverse le monde pour plusieurs raisons. Les chercheurs s'acharnent à trouver une raison logique, pour comprendre ce qui se passe. Plusieurs accidents se produisent à travers le monde, ce qui panique le reste de la population. Le roman débute ainsi. Celui-ci se décompose entre plusieurs points de vue, dont trois femmes et un personnage masculin (ce que j'ai trouvé très pertinent comme choix, on a ainsi une vue d'ensemble sur la situation).

Les personnages s'avèrent très diversifiés, approfondis et ainsi, humanisés. Ces personnages pourraient exister dans notre monde actuel. On s'attache à certains plus qu'à d'autres, selon notre feeling personnel. J'ai beaucoup aimé le personnage de Roxy ; qui m'a davantage touchée que les autres personnages par sa personnalité et son histoire. Ses chapitres m'intéressaient donc davantage. En ce qui concerne les autres personnages, ils m'ont plutôt laissée de marbre. En y réfléchissant, ce n'est pas tant les personnages qui m'ont marquée, mais les événements qui se déroulent tout au long de l'ouvrage et des rappels constants à notre monde actuel.

Grâce au personnage de la sénatrice, on peut mieux se rendre compte de l' « arrière plan » du point de vue politique, mais qui englobe les personnes qui ne sont pas concernées par le phénomène et qui en sont effrayées. Certains événements, qu'on apprend au fil de l'histoire, font écho à ce qui s'est déjà produit. Ce qui est intéressant et déconcertant à la fois : c'est vraiment un roman coup de poing, qui nous fait comprendre conscience que si les choses se passaient ainsi, il y aurait de grandes choses pour que la suite soit semblable.

De plus, les personnages vont voyager, ce qui va nous permettre de sortir de notre zone de confort, des pays que l'on connait à travers les romans. On va ainsi voyager aux côtés des personnages et voir tout un tas de choses. Etant donné que ce phénomène concerne uniquement les jeunes femmes (même s'il peut être transmis), on s'intéresse particulièrement à elles, par l'intermédiaire du personnage masculin journaliste. On nous rappelle leur situation dans différents pays du monde. Au-delà de ça, on remarque vite le reflet opposé entre notre monde et celui proposé dans Le Pouvoir : on reconnaît des phrases dites à l'adresse des jeunes filles, comme "Ne sortez pas trop tard le soir", "Ne soyez pas provocante". Dans Le Pouvoir, ces phrases-là visent les hommes. Le parallèle se fait progressivement, tout au long de l'histoire, sur plein de niveaux différents... et c'est passionnant.

Toutefois, on se doute que dans ce genre de contexte, cela peut vite dégénérer. Et cela va se produire à différents degrés. C'est très intéressant à lire. Je n'ai jamais été le genre de lectrice sensible aux détails d'horreur ; mais c'est important de le signaler. Il y a des passages vraiment prenants et qui pourraient être dérangeants pour certains. En ce qui me concerne, j'ai trouvé ce choix pertinent, on a ainsi la pleine mesure de ce dont sont capables les détenteurs de ce pouvoir. On est effarés par l'ampleur de leurs capacités et du phénomène de groupe, qui augmente les risques d' « accident ». L'autrice nous interpelle sur tout un tas de sujet : l'impact du phénomène de groupe, les manipulations politiques, la discrimination, et tellement d'autres choses. Si vous êtes intéressé, ne passez pas à côté.

C'est un livre à lire qui a le mérite de susciter la réflexion. Même après l'avoir terminé, j'ai continué à y penser, à réfléchir sur ce que j'ai lu. C'est ce que j'adore dans mes lectures et Naomi Alderman est parvenue à le faire. Grâce à son écriture simple et fluide, elle parvient à nous embarquer dans son histoire avec une facilité déconcertante, au point de nous en rendre captif jusqu'à la dernière page. Je ne peux que vous encourager à vous procurer cet ouvrage et à le lire.

par Eleanara
Dites aux loups que je suis chez moi Dites aux loups que je suis chez moi
Carol Rifka Brunt   
Ma note : 18/20

L'histoire se déroule à New York et dans sa banlieue, en 1980. L'intrigue paraît simple mais aborde beaucoup de thèmes intéressants et forts : le sida pour commencer, qui est tabou et encore très mal connu à cette époque, le passage à l'âge adulte, au travers des différents personnages qui nous racontent chacun leur parcours, la fraternité, l'amitié et l'adolescence.
Ce sont tous ces thèmes, et la façon plus que brillante dont ils sont abordés, qui rendent ce roman si fort et exceptionnel.

Je vais procéder un peu différemment pour cette critique, je vais d'abord parler des personnages et de l'écriture puis des différents thèmes de façon plus approfondie.

« Cette nuit-là, j’étais dans mon lit à imaginer le baiser de Finn. J’étais dans mon lit à penser à tout ce que j’avais sur le cœur, que ce soit possible ou impossible, bien ou mal, dicible ou indicible, et, quand toutes ses pensées se sont envolées, il ne restait plus qu’une certitude : à quel point mon oncle Finn allait me manquer. »

Les personnages sont tous très forts, ils nous inspirent des émotions intenses, que ce soit de l'attachement, de la peine, de la pitié, de la joie ou même de la colère, on passe par un panel d'émotions fortes et on finit par s'attacher même au plus égoïste des personnages.
J'ai particulièrement adoré June, à qui je me suis identifiée, elle est seule, perdue dans l'adolescence, elle se sent bizarre, un peu hors des normes, elle n'arrive pas à se faire d'amis et n'en ressent en fait, pas vraiment le besoin, elle veut vivre hors du temps, hors de son temps. Mais en même temps, elle est déjà terriblement mature pour son âge (14 ans) elle a des pensées arrois très enfantines et parfois étonnement adultes.
Puis il y a sa sœur, Greta, un condensé de méchanceté, qui va se révéler n'être que le fruit d'un mal être très profond.
Ses parents aussi, surtout sa mère, sont forts, pleins de rêves brisés, ils représentent l'adulte qui est devenu ce qu'il a dû et non ce qu'il a voulu l'adulte qui fait vivre sa famille et qui s'oublie.
Puis il y a Finn qui, bien que mort, traverse toute l’histoire d'un bout à l'autre, il est le début, la fin et le fil conducteur, il est le lien entre tous nos héros, le liens entre chaque phrase, il est plus vivant que tous les autres et en même temps, chaque personnage le recouvre du voile de la perfection qu'on n'accorde qu'aux défunts.
Et enfin il y a Toby, le pauvre Toby qui inspire tant de compassion, d’amour et de peine. Toby qui finit par devenir Finn, Toby qu'on finit par aimer si fort, peut-être même plus fort que Finn.
Finalement, on a beaucoup de mal à quitter ces personnages, on a envie de rester avec eux encore des jours et des jours parce qu'ils sont forts, parce qu'ils sont beaux, parce qu'ils ont besoin de nous et parce qu'on a besoin d'eux.

Mais les personnages ne sont pas la seule perle de ce livre, il y a aussi la plume de l'auteur (j'ai du mal à croire que ce ne soit que son premier roman, amis elle ira loin)
Elle a une plume très belle, douce, légère et en même temps terrible. Elle nous fait comprendre le deuil, la douleur, la souffrance, la solitude mais aussi l'amour, l'amour fraternel, l'amour d'un oncle, l'amour interdit, l'amour secret, l'amour si fort et si terrible qu'on a le cœur qui explose.
Elle parvient à se mettre dans la tête de June et à nous y glisser aussi, avec des phrases d'une innocence et d'une naïveté puérile mais très attachante et d’autres peuplées de réflexions fortes et matures.


« C'est ça le secret. Si l'on s'assure d'être toujours exactement celui qu'on veut être, si l'on fait en sorte de ne connaître que les personnes les plus formidables, alors on peut mourir demain. Ce sont les gens les plus malheureux qui veulent vivre éternellement parce qu'ils considèrent qu'ils n'ont pas fait tout ce qu'ils voulaient. Ils pensent qu'ils n'ont pas eu assez de temps. Ils ont l'impresssion d'avoir été arnaqués. »

Puis il y a les thèmes abordés, qui sont intéressants, parfois banals, parfois presque inédits, mais tous très bien traités.
J'aimerai commencer avec le premier, le plus important mais aussi le plus évident : le sida.
A cette époque, c'est encore une maladie très peu connue, on ne sait pas comment on l’attrape, elle est vue comme une maladie d'homosexuels, une maladie dégoûtante, elle est tabou et les gens qui en souffrent sont mis à l'écart, rejetés.
June nous apprend, bien plus que les autres, la tolérance et l'acceptation des autres, elle nous apprend à ne pas avoir peur du sida ni de ceux qui en souffrent, elle nous apprend à les aimer et à les aider. Et elle est la seule à en être capable car, même si elle est très adulte, elle voit ces choses-là comme une enfant, de son regard innocent qui apprend à découvrir le monde.
On en apprend un peu plus sur le regard porté sur le sida à cette époque, les tabous, l'intolérance, la peur et le dégoût....
C'est un livre fort qui plus que le sida, parle aussi de la mort.
De la mort et du deuil, de l'acceptation de la perte de quelqu'un. Et j'ai trouvé toutes ces remarques sur la mort, le deuil et la solitude qui s'ensuit très justes et très belles.
On est face à la mort d'un oncle, d'un être cher, d'un frère, d'un amour, et chaque personnage vit son deuil différemment, vit son deuil et essaie de se relever à sa manière.
Mais ce n'est pas une simple mort, c'est une mort du sida, il y a donc la culpabilité, celle qu'on fait peser sur l'amant, celui qu'on rend responsable, celle qu'on ressent aussi au plus profond de nous.
Ce livre restera l'un des plus beaux et des plus forts que j'ai pu lire sur la mort et le deuil.

« J'ai réfléchi à toutes les sortes d'amour qui existent. J'en ai trouvé dix sans effort. La façon dont un parent aime son enfant, la façon dont on aime un chiot, la glace au chocolat, sa maison, son livre préféré ou sa soeur. Ou son oncle. Il y a ces sortes d'amour et puis il y a l'autre sorte. Quand on tombe amoureux. »

Au travers de la mort de Finn sont abordées d'autres thématiques, notamment celles de l'amour et de l'amitié.
En effet, June ressentait un amour fort et fusionnel pour son oncle Finn
et à travers cet amour elle découvre l'adolescence et le passage à l'âge adulte.
Puis elle apprendra à aimer un autre homme d'un amour presque aussi fort et complice que celui qu'elle éprouvait pour Finn. Elle va alors apprendre l’amour, le besoin, la peur, l'amour interdit, l'amour secret.
Et puis il y a l’amour que porte Toby à Finn, un amour rédempteur, un amour qui sauve, qui consume.
C'est terriblement émouvant et tellement réel. On est plongé dans leur cœur. Ca en devient presque gênant de ressentir leurs émotions, leur amour.

« Je n’étais pas seulement triste parce que je ne faisais pas partie du monde de Toby et de Finn, mais parce qu’il y avait aussi des choses que j’aimais de Finn qui ne venait pas du tout de lui. »

Mais l'amour peut aussi s'exprimer entre un frère et une sœur, un amour pleins de regrets, de peine et de temps perdu, un amour fraternel qui unit, éternellement, un frère et une sœur qui se sont perdus de vue.
Ou l’amour d’une sœur envers une sœur, lorsqu'on est la seule personne à comprendre l'autre, sans mots,, à remarquer son trouble, son mal être. Une fraternité difficile, emplie de peur, de séparation, de secrets mais qui nous unit à vie à cette personne qui nous aimera toujours, peu importe nos choix.
La deuxième relation prenant exemple sur la première pour ne pas faire les mêmes erreurs et la première essayant tant bien que mal de réparer les dégâts causés par des années de séparation et de jalousie.

« Parfois les mots de Greta étaient si tranchants que je les sentais me couper les entrailles, réduisant mes organes, mon coeur, en petits morceaux. Je savais qu'elle me regardait, essayant de lire mon visage, alors j'ai tenté de le fermer aussi vite que possible. Mais c'était trop tard, elle avait eu le temps de voir ma réaction. »

Et puis il y a l'amitié qui vient s'ajouter à l'amour. June est face à la difficulté de se faire des amis, à la solitude qu'elle semble aussi un peu chérir. A ce mal du siècle que je comprends très bien.
June a peur des autres parce qu'elle n'est pas sûre d'elle, elle a peur de passer pour une fille bizarre, nulle, sans intérêt alors que lorsqu'elle ne cherche pas à faire semblant, lorsqu'elle est elle-même, elle est très intéressante.
Elle représente les jeunes laissés de côté, ceux qui se définissent autrement que le reste du monde. Les solitaires, les rêveurs, ceux qui se satisfont d'un seul vrai et très bon ami, ceux qui sont hors des normes, qui semblent bizarres mais qui sont juste eux-mêmes.
Et c'est ça aussi qui m'a fait tant aimé ce livre, car June est typiquement le genre de personnages que j'aime et auxquels je m'identifie. Car je pense comme elle, je me sens comme elle.

Et enfin, le dernier thème que j'aimerai aborder et qui me semble le plus important après la maladie, c'est le passage à l'âge adulte.
On le constate, selon moi, à travers trois personnages : la mère, Greta et June.
La mère représente l'adulte qui a des regrets et qui tente maladroitement d'apprendre la vie, le pardon et savoir saisir les chances à ses deux filles. Elle représente cet enfant qui a grandi et a dû devenir une mère et une épouse, qui a laissé ses rêves de côté pour grandir. Et bien souvent c'est ce qu'on croit, qu'il faut abandonner ses rêves, les laisser de côté pour grandir et devenir adulte.
Puis il y a Greta, qui a l'impression d'avoir grandi trop vite, poussée par une mère qui pense avoir abandonné à jamais ses rêves. Elle se sent mal dans cette adolescence trop rapide, trop brusque, dure et froide, elle a peur d'être seule, elle n'a personne pour l'accompagner et ça l’effraie. Elle voudrait encore courir et être enfant. Elle représente le temps qui passe, l'adolescence qui se transforme en âge adulte et qui nous prend par surprise.
Puis il y a June. Elle est encore une enfant mais elle bascule dans le monde des grands, à cause de la mort de son oncle, de cette maladie qui défraie al chronique, de Toby avec qui elle av partager son deuil. De l’amour qu'elle apprend à reconnaître.
Elle bascule lors dans ce monde de grands qu'elle ne comprends pas très bien, un monde de rêves brisés, de peurs et d'hypocrisie. Elle va apprendre à comprendre les grands et leurs façons d'agir ou de penser. Et grâce à son regard encore assez enfantin pour être innocent elle va apporter avec elle la tolérance et l’amour, le pardon et la solidarité.

« Peut-être que je suis la personne la plus jalouse de la terre. Peut-être que j'avais envie que Toby entende les loups qui vivaient dans l'obscure forêt de mon cœur. Et peut-être que c'est ce que ça voulait dire. Dites aux loups que je suis chez moi. Peut-être que c'était ça. Peut-être que Finn avait tout compris, comme d'habitude. Autant leur dire où on habite, parce qu'ils nous trouveront de toute façon. Ils nous trouvent toujours. »

Nous sommes donc face à un roman qui nous plonge dans les années « sida » sous le regard d'une jeune fille qu'on va voir grandir. J'ai aimé tous ses aspects du roman, les personnages qui ont tous quelque chose ) offrir, quelque chose à nous faire découvrir. La plume impressionnante, juste et terrible à la fois et enfin tous ces thèmes, la maladie, l'amour, l'amitié, la relation entre deux sœurs ou un frère et une sœur, le deuil et la souffrance, l'amitié et la solitude, la peur de grandir, de mourir, de partir.
Tout ce qui fait qu'on se sent vivant.
C'est donc un gros coup de cœur pour ce roman. Mais attention, ne le prenez pas pour un roman ou tout est bien qui finit bien, c'est un roman fort et puissant qui va vous faire ressentir énormément d’émotions différentes, qui va vous faire comprendre et découvrir des choses, qui va vous bouleverser, vous faire pleurer, paniquer, rire, un roman humain plus que tout. Un roman qui va vous marquer.

par Amita
La croisée des chemins, Tome 1 : Pivot Point La croisée des chemins, Tome 1 : Pivot Point
Kasie West   
L'avis de Galie de Words of love.
A force d'engloutir les livres, on devient exigeant, on a l'impression d'avoir déjà lu cette histoire. Alors on cherche l'originalité, la surprise.
Quand j'ai entendu parler de ce livre à la convention New Romance organisée par MxM Bookmark au salon du livre de Paris, il m'a tout de suite attirée. Pourtant, je ne suis pas portée science fiction dans mes lectures. Alors quand j'ai vu que la masse critique Babelio le proposait, j'ai sauté sur l'occasion.

Addison Coleman, dit Addie, est une adolescente qui a un pouvoir psychique. Elle est Divinatrice, ce qui veut dire que face à un choix, elle peut se projeter dans le futur pour visionner les deux chemins opposés. Elle vit au Camp, un lieu secret au monde Extérieur où vivent tous ses semblables, chacun ayant une faculté (il en existe plusieurs).
Un jour, ses parents lui apprennent qu'ils divorcent et qu'elle doit choisir avec lequel des deux elle veut vivre: dans le Camp avec sa mère ou dans le monde Extérieur, chez les "Norms" avec son père... Laila, sa meilleure amie lui propose de manière logique de Chercher dans son futur pour faire son choix.
C'est ainsi que nous, lecteurs, allont vivre au fil des pages les deux alternatives qui s'offrent à Addie. A chaque chapitre, nous passons d'un futur à l'autre et avançons parallèlement dans ces deux histoires.

J'avais beaucoup aimé le film "Pile ou face" avec Gwyneth Paltrow où, après avoir raté son métro, on découvrait comment notre vie peut changer complètement juste en modifiant un seul élément. Ce roman est basé sur le même principe. Chacun de nos choix engendre des conséquences, de la plus infime à la plus cruciale.
J'ai dévoré ce roman. Difficile de le lâcher. On vit toute l'histoire à travers les yeux d'Addie. On est ballotté d'un futur à l'autre mais pourtant l'écriture reste fluide. On ne s'y perd pas. Fréquemment, les deux futurs se croisent et nous forcent à réfléchir. Il y a de la romance dans ce livre mais c'est bien plus que ça. Il y a tout un suspense qui s'installe au cours de l'histoire. On s'y pose beaucoup de questions. L'intrigue est à la fois complexe, très recherchée, mais incroyablement bien menée. Ce livre fait réfléchir et j'ai adoré. Le dénouement est stupéfiant. Je me suis faite avoir par l'auteure Kasie West. J'ai beau avoir fait des tas des suppositions, je n'ai pas réussi à découvrir la vérité.
Les personnages aussi sont complexes de par leur faculté mais aussi leur caractère. Aucun d'entre eux ne paraît lisse et sans intérêt. Addie apparaît comme une jeune assez timide et introvertie ( surtout en comparaison avec Laila! ), mais elle est assez téméraire et est finalement plus forte en étant elle-même qu'en étant Divinatrice. Les facultés peuvent rendre en fin de compte les personnes plus faibles...

Je viens juste de terminer ma lecture et j'en veux déjà plus. Je suis donc ravie de savoir qu'il y a une suite, ce tome 1 me laissant sur ma faim par rapport à un certain personnage masculin... Reste à savoir quand il sera disponible en VF. Rapidement j'espère!
Red Rising, Tome 1 Red Rising, Tome 1
Pierce Brown   
RED RISING est un roman grisant, électrisant, ultra dynamique et tellement, tellement palpitant. Ce n’est pas compliqué : une fois lancés dans l’histoire, nous sommes littéralement ancrés au cœur de celle-ci et il nous est véritablement impossible d’en ressortir. Pierce Brown met ici en place un univers tellement complexe et tellement saisissant qu’il devient rapidement très addictif et exaltant. Je me suis tout simplement éclaté pendant ma lecture. J’en ai pris plein les yeux et je n’ai pas vu les pages se tourner. Quelle joie de pouvoir me perdre autant dans un roman !

CHRONIQUE : http://wandering-world.skyrock.com/3252059732-RED-RISING-T-1-RED-RISING.html

par Jordan
La soudaine apparition de Hope Arden La soudaine apparition de Hope Arden
Claire North   
Hope avait à peine seize ans quand le monde l’oublia, l’effaça de sa mémoire à long terme. Vous pourriez manger avec elle, rire avec elle, vous faire menacer par elle, elle n’aurait qu’à disparaître de votre champ visuel qu’une seule petite minute pour que vous l’effaciez de votre mémoire. D’ailleurs, qui sait, l’avez-vous peut-être déjà rencontrée.

Avouons le, nous avons tous rêvé au moins une fois de se faire oublier : une interro surprise que vous n’aviez pas révisée, une phrase malencontreuse dite à votre patron, une dispute ridicule avec votre compagne, un mot lâché par mégarde à un dîner de famille… Oui vous l’avez rêvé, mais si vous lisez ce roman vous n’en rêverez plus jamais.

Hope Arden est la narratrice de ce roman, de fait ce dernier tourne beaucoup autour de ses ressentis, ses blessures, ses envies, mais surtout sa douleur face à l’oubli. Tout le long du livre on la retrouve accompagnée, (une fête, un repas, une promenade dans les rues) elle n’est que très rarement seule et pourtant c’est bien une solitude sans pareille qui la pèse.

En effet, si on est une criminelle on comprend tout de suite l’intérêt de disparaître de la mémoire des gens -notamment des officiers de police un peu trop collants- malgré une dizaine de caméras de sécurité. Si on est une personnes lambda qui cherche à se faire des amis ou à rencontrer l’amour, là, ça devient tout de suite beaucoup plus compliqué ! Hope est les deux à la fois : une voleuse et une femme arrachée trop tôt aux illusions de la jeunesse. D’ailleurs voler semble être quelque chose qu’elle fait pour se rendre mémorable pour qu’on se souvienne d’elle, si on ne se souvient pas de son visage on se souviendra au moins qu’elle a volé telle ou telle chose. Et là voilà bloquée dans le comportement d’un enfant en quête de reconnaissance.
Ne vous y trompez cependant pas, c’est un personnage charismatique, qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui a ses piquants !

Le roman ne se concentre pas uniquement sur elle. En effet Hope Arden se retrouve confrontée à l’application Perfection. Cette dernière, en plus de connaître vos numéros de carte de crédit, ce que vous portez tous les jours, les endroits où vous mangez et ce que vous achetez, vous « oblige » à faire certaines choses pour obtenir plus de points. Elle vise à rendre les gens parfaits : un sourire parfait, un visage parfait, un corps parfait, une démarche parfaite, en somme, de parfaits petits clones. Plus vous obéissez à l’application et vous rapprochez de la « perfection », plus vous gravissez les échelons de cet univers de princes et princesses et vous rapprochez des club 106 et 206 (les personnes les plus parfaites ayant été jusqu’aux mystérieux traitements).

Hope se retrouve mêlée à cette histoire lorsqu’elle vole les bijoux d’une importante représentante de cette classe lors d’une réunion du club 106 causant du tort au propriétaire de l’application. Et c’est le début de la fin. Elle rencontrera des personnages très singuliers avec leurs propres motivations, coincée entre deux vengeances, apprenant elle même ce que peut faire l’application Perfection elle sera sans arrêt en train d’osciller entre deux choix : détruire Perfection et tout ce qu’elle représente, embrasser Perfection et devenir parfaite – mais surtout mémorable-

Je n’avais jamais lu de roman de Claire North, je ne sais donc pas ce que vaut celui-ci par rapport aux autres mais je dois dire qu’il est réellement exceptionnel, tant dans l’écriture que dans le scénario, un véritable coup de coeur !

« De la discipline.
Courir.
Marcher.
Parler.
Le dos droit.
Le regard braqué vers l’avant.
La tête levée.
Serrer des mains.
Se laver le visage.
Étudier sa cible.
Mettre un plan au point.
Ma vie est une machine.
Je suis une machine qui vit sa vie. Clic Clic Clic, les rouages tournent et je vis.
Je vis. »

C’est à la fois un thriller psychologique, philosophique et qui aborde des thèmes récurrents dans notre société actuelle comme celui de la perfection, de la beauté mais aussi des dangers de certaines applications. La narratrice est à la fois critique mais aussi tentée par cette approche qui rend les gens mémorables, dans tous les sens du terme.

« Je veux quelqu’un.
Que quelqu’un dise mon nom »

L’hystérie générale vers la fin du roman offre des détails sordides sur ce que pourrait très bien être le futur. Ce n’est tout simplement pas un livre pour se détendre mais bien un livre pour réfléchir ! La condition humaine, l’emprise des technologies, la société mais surtout notre mémoire sont autant de sujet que l’auteure décrit et tente de comprendre.

Et, même si le cas de Hope est extraordinaire et légèrement poussé, nous avons tous vécu un moment où nous n’arrivions pas à nous rappeler un visage, ou encore à mettre un nom sur ce visage. Et il nous est sans doute arrivé de croiser une centaine de fois la même personne sans la reconnaître. Hope est donc le cas extrême de ce que l’on est parfois et de ce que les autres sont d’autrefois. La seule personne du roman à se souvenir d’elle est Gracie, sa petite sœur handicapée, la seule à faire attention peut-être ? Heureusement nous avons tous une petite Gracie quelque part !
Le seul hic à ce roman, et cependant la chose que je préfère, est son écriture très déstructurée comme le montre le premier exemple. Cela rend la lecture difficile, voire longue. En effet, le rythme est haché, saccadé et si cela est très adéquat à certains moments cela nous perd aussi quelque peu. Les choses vont très rapidement. La chronologie est également assez compliquée à suivre puisque le roman contient beaucoup de retour en arrière.
Mais ne vous laissez surtout pas décourager !

Je vous laisse sur une dernière citation avant le mot de la fin :

« Il était le monde, l’univers ; il prenait tant de place dans ma vision des choses qu’un instant je me demandais s’il n’était pas le fruit de mon imagination, une voix que j’avais moi même inventée ».

Le mot de la fin : Un thriller psychologique époustouflant ! Un vrai coup de coeur !
Waterfire Saga, tome 1 : Deep Blue Waterfire Saga, tome 1 : Deep Blue
Jennifer Donnelly   
J'ai eu un coup de cœur plus qu'inattendu pour ce livre, acheté sur un coup de tête lors d'un weekend à Londres.

Dans le monde imaginé par Jennifer Donnelly, les sirènes vivent cachés dans les eaux depuis la chute d'Atlantis. Leur société est divisée en plusieurs royaumes, et Serafina est sur le point de devenir l'héritière officielle du royaume de Miromara. Mais le royaume est attaqué et Sera doit fuir, sans savoir si sa famille a survécu. Attirée par un étrange rêve qui la hante chaque nuit, elle doit retrouver cinq autres sirènes. Ensemble, elles sont destinées à sauver les royaumes d'une conspiration qui menace l'existence de tout le peuple aquatique.

La trame parait assez classique, mais l'univers mi fantastique, mi fantasy, plongé (c'est le cas de le dire) dans un environnement aquatique, est tout simplement bluffant. Jennifer Donnelly a vraiment crée un univers, avec ses codes, ses modes de vie. On retrouve le plaisir de découvrir un univers calqué sur le notre mais pourtant si décalé, comme avec les sorciers de J.K. Rowling. De plus, l'auteure évite l'écueil (décidément, je file ma métaphore) habituel des premiers tomes, qui sont souvent plus descriptifs qu'actifs. L'action ne manque pas dans "Deep blue", et la fin ne nous donne qu'une envie : plonger dans le tome 2 dès sa sortie.

Une pépite dans l'univers YA, que je recommande à tous.

par Yomiko
Beautés Assassines, tome 1 : Grave Indulgence Beautés Assassines, tome 1 : Grave Indulgence
Robin LaFevers   
Alors moi, j'ai complètement adoré. Je m'ennuyais énormément du moyen-âge, je réalise. En même temps d'être basé sur des faits historiques complètement véridique, l'auteur y ajoute une touche mythique/fantastiques qui rend l'histoire tout simplement magique. En plus d'être une histoire super bien construite, avec des intrigues et des rebondissements, les personnages sont parfaits.
Ismae (prénom que j'adore) a été traitée comme une erreur de la nature le plus claire de sa vie, jusqu'à ce que par miracle elle se retrouve au couvent St-Mortain, où elle reçoit un entraînement d'assassin. Elle est déterminée à ne plus laissé un homme la traité comme son père et son quasi-mari l'ont fait. Et puis, elle se fait envoyer en mission à la court de Guérande avec pour mission de garder les yeux ouverts au traîtres, et surveiller Lord Graviel Duval... en qui elle trouve un allié plutôt qu'un traitre, et avec qui elle tombe amoureuse.
Je vous recommande chaudement cette histoire. Ismae a une personnalité forte et une soif de justice qui valent le détour.
The Comfort Zone The Comfort Zone
Sally Thorne   
Bonjour quelqu'un connait-il la date de sortie en France? Merci

par Mute