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Bibliothèque de Kopo2bois : Ma PAL(pile à lire)

L'étoffe dont sont tissés les vents : Autour de la Horde du Contrevent d'Alain Damasio L'étoffe dont sont tissés les vents : Autour de la Horde du Contrevent d'Alain Damasio
Antoine St. Epondyle   
"L'Etoffe dont sont tissés les Vents" n'est pas un roman, mais un roman d'analyse de la Horde du Contrevent, d'Alain Damasio.

Le livre commence avec deux textes écrit par Alain Damasio, qui ont été coupés du roman, et un texte de Fanfiction sur l'univers de la Horde. Les deux premiers textes m'ont fait comprendre des éléments qui ont changé profondément ma vision de la Horde du Contrevent. Rien que pour ces deux textes, ce petit livre vaut le coup!

L'analyse à proprement parlé commence juste après. Les liens qui sont fait sont très philosophiques et présentent la vision de l'auteur sur les événements du roman.
La valeur des analyses est variables, surtout pour ceux ayant déjà suivis les interviews et entretiens d'Alain Damasio sur le sujet, tandis que d'autres amènent une vision nouvelle sur son travail.
J'ai vraiment apprécié cette lecture, et les extraits du roman qui y sont intégrés permettent de se replonger dans l'ambiance.

A conseiller à toutes les personnes ayant apprécié la Horde du Contrevent. Avoir au moins lu le roman est pour moi une condition essentielle à la compréhension et à l'appréciation de ce petit livre.

par Albeyth
Les Nuages de Magellan Les Nuages de Magellan
Estelle Faye   
Un bon roman d’aventure !
Le genre de livre facilement recommandable car fun, sans lenteurs, et facilement accessible par exemple pour quelqu’un qui aurait peur de la SF trop « scientifique ».

Nous sommes dans un monde ou les corporations ont pris peu à peu le pouvoir. Pas dans le genre révolution, mais dans le sens ou maintenant il est quasiment impossible de se déplacer entre les différentes planètes sans faire parti de l’une d’elles, et donc de manger autre chose que ce qu’ils produisent et importent. En gros ils ont le monopole pour tout.
Au commencement du roman la dernière révolte des spatiaux en quête de liberté c’est soldé par un massacre des manifestants. Les choses ne sont pas prêtes de changer

Pour Dan, jeune serveuse qui rêve de pouvoir parcourir les mondes et découvrir autre chose que la petite boule de terre infertile ou elle est née, c’est un coup dur.
Le soir, pour rendre hommage au disparus, elle chante. Mais ce qu’elle ne savait pas c’est que quelqu’un l’a enregistré, et qu’il a posté sa chanson sur internet …
En quelques heures la chanson est devenu virale … et les compagnies sont à sa recherche !

Celle ci arrive à leur échapper à bord du vaisseau d’une vieille habituée du bar où elle travaillait, qui décolle juste au moment ou les chasseurs des compagnies mettent le pied dans le coin.
C’est assez curieux comme coïncidence me direz vous … mais en fait non, celle ci n’est peut être pas aussi lisse qu’elle semble être, il se pourrait même qu’elle soit l’un des ces anciens pirates qui ont disparus il y a des années, avec leur base secrète, Carabe …

On est vraiment sur un livre d’aventures spatiales. Le rythme est élevé sans qu’on puisse vraiment se croire dans un livre d’action. Mais on n’a pas le temps de s’ennuyer ça c’est sur. C’est de la SF facile à lire, pas prise de tête. Très agréable, je n’ai pas vu le temps passer. Les secrets de Carabe et des pirates m’ont tenu en halène et j’ai trouvé la vieille romance entre pirates touchante.

Le seule reproche, si il faut en trouver un, était peut-être que les personnages faisaient plus jeunes qu’il ne le sont vraiment.
Que ça soit Dan ou Anshu (une personnage qui croise leurs routes et qui devient principal). Vu leurs façons de réagir, je leur aurai facilement donné 17/18 ans, mais en fait ils en ont 10 ans de plus. (à la fin Anshu a 40 ans alors que ça se passe 10-12 ans après le début)
Du coup ils faisaient peut être un peu trop gamins pour moi, gaffeurs, timides, ne connaissant rien au monde, pas assez sur d’eux, ce genre la.

C’est un livre qu’on peut facilement recommander à des adolescents pour le coup même si ça peut très bien être lu par des adultes. Je dirais que pour moi il navigue dans l’entre deux.

Ça n’est pas le genre de livres qui me restera en mémoire sur des années, mais j’ai trouvé cette lecture suffisamment sympa pour dire que j’ai passé un bon moment. Je le recommande si quelqu’un cherche une lecture fun dans le genre, voir pour débuter en SF.


https://delivreenlivres.home.blog/2020/07/30/les-nuages-de-magellan-de-estelle-faye-3/

par lianne80
Vie™ Vie™
Jean Baret   
La société a évolué, l’homme est à l’apogée de son évolution technologique. Il n’a plus à s’inquiéter, les algorithmes s’occupent de tout. Plus de faim, plus de soif, la mort n’existe plus, la propriété non plus, donc plus de criminalité. Sylvester est comme tous les autres citoyens, dans son espace de quelques mètres carrés. Connecté, il a un travail imaginaire, possède un temps de loisir, d’amitié et d’amour. Mais Sylvester se pose de plus en plus de question sur l’utilité de ce qui l’entoure.

L’auteur propose une vision qui pourrait sembler très réaliste. Les pulsions primaires, manger, dormir, faire l’amour, la violence… ne sont plus un problème, c’est devenu virtuel, mais cela suffit à contenter des milliards d’habitants. Est ce que la vie peut elle alors se limiter à ça, sans but, sans effort.

L’attrait de ce roman est l’impact psychologique sur chaque citoyen. La plupart vont se limiter à suivre le troupeau, mais quelques uns vont essayer de se poser de vrais questions. Est ce cela va les déranger, les algorithmes, ceux qui sont au service de l’homme, qu’un individu se rebelle ?

Chaque chapitre commence de la même manière pour nous faire comprendre comment la répétition sans obstacle de chacune des journées peut provoquer le sentiment d’étouffement que connaît Sylvester.

Le récit est bien construit, et permet au lecteur de se sentir aux côtés de Sylvester, de le comprendre, d’être dans l’impossibilité de l’aider, de nous aider nous-même, de devenir fou.

Au delà de la vision de science-fiction de la vie humaine dans quelques siècles, l’attrait est philosophique, une vraie réflexion s’impose, voulons nous devenir les objets des machines.

Un très bon roman qu’il faut découvrir.

par Skritt
Les seigneurs de l'argent Les seigneurs de l'argent
Guillaume Maujean   
Savez-vous que John Pierpont Morgan a arrêté la première grande crise financière en enfermant les banquiers de Wall Street dans sa bibliothèque ? Que l’homme le plus riche de l’histoire est Jacob Fugger, le financier allemand qui porta Charles Quint au pouvoir en faisant livrer des brouettes remplies d’or ? Qu’un gamin de Brooklyn embauché comme concierge a pris la tête de Goldman Sachs ? Connaissez-vous Blythe Masters, la femme qui inventa les « armes de destruction financière » qui ont joué un grand rôle dans la crise des subprimes ? Et Dick Fuld, le patron qui a coulé Lehman Brother, surnommé le « gorille » ?

Ils ont financé les souverains aux besoins d’argent incessants, ils ont porté l’essor du commerce, la révolution industrielle et la mondialisation des échanges, ils ont créé des empires, régné sur le monde des affaires et ont souvent fini par se faire princes eux-mêmes, avant de subir à leur tour les affres de la trahison et du discrédit… De Côme de Médicis, le père de la banque moderne, à Satoshi Nakamoto, le mystérieux inventeur du Bitcoin, Guillaume Maujean dresse le portrait de vingt grands « seigneurs » de l’argent. À l’heure où certains prédisent une prochaine catastrophe financière, où les banquiers sont désignés comme les symboles d’un capitalisme sans foi ni loi, il nous dévoile un visage plus humain de la finance.

par Kopo2bois
Génération offensée: De la police de la culture à la police de la pensée Génération offensée: De la police de la culture à la police de la pensée
Caroline Fourest   
C’est avec grand intérêt que j’ai entamé cette lecture, le sujet m’intéressant tout particulièrement.

Caroline Fourest a eu l’idée de cet essai à la suite d’un incident qui lui est arrivé. Elle voulait éditer une BD sur l’histoire de Clodette Colvin, première Noire américaine à avoir refusé de laisser sa place dans son bus, bien avant Rosa Parks. Cette BD est inspirée d’une biographie écrite par Tania de Montaigne, et les dessins sont réalisés par Emilie Plateau. L’acheteuse (blanche) de la filiale américaine de l’éditeur américain a appelé pour dire qu’il était impossible de titrer le livre « Noire » dans sa version anglaise car… la dessinatrice était blanche ! Selon une idée qui se répand, on ne peut écrire sur un sujet que si on est concerné à titre personnel.

L’auteure — et militante — nous dresse un constat marquant et parfois effrayant de la pensée et du militantisme aux États-Unis, qui peu à peu prend pied en France. J’avais entendu parler de certains de ces événements, mais ici nous découvrons la genèse d’une idéologie qui partait d’un bon sentiment et qui finit par détruire le débat d’idées ; ainsi qu’un système qui devient cohérent dans sa volonté de s’imposer par l’intimidation et le refus de débattre, voire dans la tentation de la censure.

Une pensée inquisitrice, particulièrement active sur les réseaux sociaux et dans les campus américains, qui est devenue très intolérante et n’a de cesse de faire plier ses « ennemis », même quand ceux-ci devraient être ses alliés naturels. Avec elle, vous avez forcément tort. Vous êtes essentialisé selon votre sexe, votre couleur de peau, votre culture d’origine, votre religion supposée… dans une concurrence entre celui qui sera le plus dominé et le plus victime des dominants. On ne comprend pas quelle société veulent construire ces gens-là.

Né d’une Histoire américaine très différente de la nôtre, ce mouvement favorise le « moi je », efface toute possibilité de se confronter à l’altérité, et ne voit aucun problème à ne pas venir à des cours de littérature obligatoires sous prétexte de « micro-agressions » dans les livres écrits avant leur naissance. D’ailleurs, l’auteure s’amuse à noter que bien souvent, ces harceleurs d’un nouveau genre ont une culture assez limitée sur les sujets qu’ils prétendent défendre, et qu’ils ont une vision très simpliste du monde. Pour des étudiants en supérieur ou des intellectuels, c’est assez déprimant. Mais ils réussissent à faire virer des professeurs, parce que les responsables ont abandonné ou sont eux-mêmes acquis à ces thèses.

Un point m’a particulièrement effrayé : Kate Parry fut violemment attaquée pour avoir publié une photo avec des tresses fines, qui sont proches de la tradition ukrainienne. Mais les militants antiracistes américains la traînent dans la boue en l’accusant de s’être approprié les tresses africaines ( !). Devant le scandale, sa maison de musique l’oblige à un acte de contrition publique, chaperonnée par un activiste de Black Lives Matter, où elle promet de « s’éduquer ». S’éduquer. Cela m’a fait penser aux systèmes totalitaires du XXe siècle où les « ennemis » du peuple étaient envoyés en rééducation. Ces exemples d’excuses d’artistes intimidés sont maintenant devenus légion.

Dérives de l’antiracisme, appropriation culturelle, meute sur les réseaux sociaux et dans la vie réelle… J’ai beaucoup apprécié lire ce court essai, qui nous offre un récapitulatif de ce qui pourrit la vie intellectuelle, artistique et universitaire aux USA, et qui est déjà chez nous.

J’apporterais cependant une nuance : Caroline Fourest parle de « la Génération Offensée », et il est vrai que l’on constate en France la même tentation totalitaire — il faut dire le mot — dans certaines facultés et sur une partie des réseaux sociaux. Pourtant, il existe — encore — une jeunesse qui sait nuancer, qui reste plus pragmatique et qui sait débattre avec des personnes ayant une opinion différente. Mais elle est moins visible. Espérons que cette jeunesse-là saura ne pas se laisser emporter.

Je remercie NetGalley et les éditions Grasset pour l’envoi de ce livre.

par FeyGirl
Community Community
Luna Joyce   
Vous résumer cette lecture en quelques mots, ou phrases plutôt me semble un exercice difficile tant ce roman m'a parlé. Il m'a donné une leçon sur notre société, le futur mais surtout sur la liberté. La liberté sous toutes ses formes, de pensées, de vivre, d'aimer. Tant de notions qui nous semblent acquises et qui pourtant peuvent être éphémères. Trop facile à retirer. Et c'est ce que j'en comprends de ce récit, cette idée que le besoin de paix, d'évolution n'est pas forcément obligé de passer par la notion de contraindre.
Parce qu'à travers Community et les pensées de Lyah, nous traversons et découvrons une multitudes de réflexions qui nous aide à mieux cerner les enjeux d'une évolution comme celle de l'univers mis en place par l'autrice. Un univers presque palpable, et si proche de nous qu'il nous pousse à avoir un esprit plus ouvert, plus réfléchi aussi. En tout cas, j'ai adoré découvrir ce roman, et surtout à y lire à travers les pages une leçon sur la liberté et l'amour.
Je vous le dis, ce roman est une merveille, un beau message au cœur d'un récit futuriste et réaliste.

"Pour le bien de tous. Nous nous relèverons et avancerons, comme nous l'avons fait.
Et enfin, l'humanité redeviendra libre."

Upside down Upside down
Richard Canal   
Les dirigeants des GAFAM ont réussi. Ils vivent désormais séparés du monde dans des îlots artificiels en basse orbite terrestre. Pour eux, plus rien ne compte à part la jouissance infantile de l’illusion du bonheur.
Pour les autres, restés sur une Terre qui a littéralement rouillé, l’histoire n’est pas la même…
À travers plusieurs personnages, dont le clone d’une star du cinéma du XXe siècle et un artiste inventeur d’un art inconnu jusqu’ici, l’une cherchera à descendre pour retrouver son humanité et l’autre tentera de monter pour aspirer à une vie meilleure. Avec ces destins croisés, Richard Canal nous plonge au cœur d’un récit de rédemption et de recherche d’identité qui nous touche au plus profond.
Dans ce roman poignant, l’auteur nous entraîne dans l’intolérable beauté du désastre à la recherche de notre humanité.

par Kopo2bois
Comme un empire dans un empire Comme un empire dans un empire
Alice Zeniter   
J'ai trouvé le personnage féminin (et féministe) intéressant, son absence de nom lui donne un côté mystérieux mais également un relief particulier puisqu'il appartient davantage au lecteur d'imaginer son physique et d'en déduire sa personnalité. Cela concorde également avec la profession de hackeuse de L. Le personnage d'Antoine est plus classique, plus banal donc il paraît moins intéressant mais possède une forte capacité d'identification justement grâce à cette banalité. C'est un personnage sur lequel l'auteur apporte un regard très critique : il tente d'être féministe mais manque de recul critique sur lui-même, ce qui contraste avec L qui agit au quotidien contre les violences sexistes.
C'est un livre très politique, notamment par son évocation constante du mouvement des Gilets Jaunes, mais aussi par [spoiler]l'emprisonnement d'Elias[/spoiler]. Tout le récit porte en lui la certitude que ce qui est légal n'est pas forcément moral, et inversement.
L'écriture en elle-même est très rythmée et suit les états d'âme des personnages, notamment grâce aux listes qui permettent soit d'étouffer le lecteur, soit de le laisser souffler après un passage intense.
[spoiler]La fin ouverte est inattendue, on a envie de savoir ce qui va leur arriver mais c'est à nous, lecteurs, de l'imaginer.[/spoiler] Le fait d'ancrer le récit dans un passé proche permet de l'envisager comme un fragment de vie, et pas une histoire complète.

par Aldo-2
Un long voyage Un long voyage
Claire Duvivier   
Nous suivons Liesse, une personne ordinaire au départ qui doit quitter sa mère et le reste de sa famille à la mort de son père afin d’alléger le fardeau de celle-ci. Il se retrouvera au comptoir commercial où il deviendra un « Esclave » avant de devenir, bien plus tard, un rouage plus important dans ce monde que nous découvrons avec lui. Un monde où les tabous existent, où les rencontres peuvent avoir leurs importances et dans lequel les mystères sont également présents. Nous découvrons un témoignage, un « récit-mémoire », ce qui pourrait en rebuter plus d’un et qui pourtant fonctionne à merveille dès que l’on entre dedans quant aux personnages, ils sont réellement accessibles, je n’ai pas eu envie d’en secouer un durant toute l’histoire ce qui est déjà une bonne chose.

Car des rencontres, il y en a et ce sera toujours du point de vue de Liesse que l’on saura qui est qui, sa vision du dit personnage. C’est lui qui nous fait vivre des événements déjà passé, des événements emprunts de nostalgie pour notre héros… On se sent proche de lui au fil des pages, même si le début peut aisément nous faire croire que notre voyage sera composé d’éléments connus, des éléments que nous ne retrouvons pas à tous les coins de page rien que par notre protagoniste principal. Un être qui n’a pas de pouvoirs, qui devra se débrouiller avec ses propres ressources, qui n’avait rien de ce que l’on nomme un « Elu » et qui est le témoin de la fin d’un Empire… Celui qu’il a connu, que nous avons découvert avec lui.

Ce qui fait de nous des « témoins indirects » de l’histoire de ce lieu, du voyage dans cet Archipel, en Félarasie, en ces lieux inconnus de nous-mêmes et que j’ai apprécié découvrir, arpenter. Du quel j’ai apprécié en savoir plus car le texte n’était pas « lourd », il restait vivant, donnait envie d’en savoir plus une fois dedans. Une histoire racontée à « échelle humaine », où les ressentis prennent le pas sur le reste. Bien sûr, il se peut que ça ne prenne pas pour tout le monde, que certains recherchent tout autre chose. Mais comme tout conte, l’histoire débute en douceur avant de nous entraîner, de nous faire apercevoir d’autres chemins possibles, des vies que l’on voudrait également découvrir.

J’ai réellement apprécié la plume de l’auteur, sa manière de faire permettant au lecteur de découvrir petit à petit ce qu’il se passe, de voir que tout se met en place de manière logique, est pensé jusqu’au final, jusqu’à la dernière page de ce « témoignage ». On réalise qu’il existe un écart entre ce qui est vécu et raconter, faisant comprendre au lecteur que c’est pareil dans notre monde. Que ce que nous connaissons ne provient, au fond, que de peu de gens par rapport au roman et que cela peut arriver, chez nous, lorsque nous n’avons qu’un seul son de cloche. Car, nous y mettons de nous lorsque nous écrivons quelque chose, même en voulant être le plus objectif possible cela reste subjectif et nous le voyons également avec Liesse. Une douce surprise qui m’aura entraînée et pour laquelle j’ai tenté d’être la plus évasive possible afin de ne pas vous spoiler.
Les Voyageurs, Tome 1 : L'Espace d'un an Les Voyageurs, Tome 1 : L'Espace d'un an
Becky Chambers   
* Un excellent roman d'aventures avec des personnages ordinaires...extra-terrestres ! Pour les amateurs de SF non traditionnelle *

J'ai découvert ce livre en VO l'année dernière, et je viens de le relire avec grand plaisir. J'attends d'ailleurs la suite, qui paraît bientôt, avec impatience.
Je suis très heureuse que ce roman atypique ait été traduit en français, et en profite pour féliciter l'éditeur, qui sait prendre le risque de surprendre son lectorat, et toujours avec une grande qualité à la clé ! Dommage que le titre (euh ?) et la couverture (hein ?!) soient aussi mal choisis...

Ce premier roman de Becky Chambers est une SF dans le sens où l'histoire se déroule dans le futur, et dans l'espace. Toutefois, le récit ne reprend pas les grands axes habituels du genre, ce qui pourra dérouter ou ennuyer certains.
Mais si vous êtes comme moi, un lecteur pour lequel les personnages sont toujours l'élément clé d'un roman, de quelque genre qu'il soit, et que vous êtes souvent frustrés du manque de soin apporté à la mise en scène (physique, physiologie, vie quotidienne, reproduction) des extra-terrestres dans la plupart des romans de SF (Scalzi !), et que vous estimez que c'est le soin aux petits détails du quotidien qui sont la clé de l'immersion dans un roman, celui-ci a toutes les chances de vous plaire.
Les nostalgiques des premiers Star Wars, de Star Trek et autres séries télé vintages pourraient bien aussi y trouver leur compte...

Un des atouts de cette histoire est qu'elle raconte une période houleuse et mouvementée d'un groupe de personnes non pas héroïques, mais quelconques, des gens ordinaires, avec un job un peu ingrat, technique, pas très glamour. Dans un autre contexte celui pourrait paraître ennuyeux, mais bien sûr le cadre est décalé et tout cet ordinaire ne l'est absolument pas pour nous ! Et pourtant, il est aisé de se sentir proches de ces personnages, qui sont travailleurs et courageux, sans être des James Bond.

L'histoire se déroule principalement dans un vaisseau spatial, dans un futur lointain. Les humains ont accédé à l'espace non pas par leur talent propre, mais par l'intervention d'E.T ; leur espèce est mineure et peu valorisée, et d'ailleurs seule une partie de l'équipage est humaine, les autres membres appartenant à plusieurs autres espèces différentes.

Le rythme de lecture est excellent, avec beaucoup de fluidité et un grand soin accordée eux personnages : c'est un roman à la psychologie fine, qui traite des destins de différentes espèce à travers des cas particuliers. Les personnages sont attachants, hauts en couleur, leur interactions sont très vivantes et enjouées.
Bien que tout ne soit pas rose bonbon, c'est clairement un récit positif, pas d'ambiance morose ou moralisatrice, mais saine et réaliste.
C'est également un roman qui traite en filigrane de l'identité et de la sexualité dans son expression étendue - mais tout à fait pudiquement.

Bref, une lecture addictive et passionnante, qui enchantera bien des lecteurs, mais dans un cadre un peu flou : des lecteurs qui ne pensent pas aimer la SF pourraient bien adorer, et certains lecteurs de SF pourront le dédaigner.

par milabette
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