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Commentaires de livres faits par Kuina

Extraits de livres par Kuina

Commentaires de livres appréciés par Kuina

Extraits de livres appréciés par Kuina

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date : 04-08-2014
Bien qu’il soit entièrement nu, Peter n’avait pas froid. Au contraire, des ondes de chaleur lui parcouraient le corps, comme s’il avait la fièvre. Les caresses de son compagnon l’avaient enflammé au-delà de toute raison. Le moindre effleurement faisait à présent gémir Peter. Malgré lui, des plaintes de plaisir franchissaient ses lèvres tandis qu’il sentait la langue de son partenaire tracer des sillons de feux sur son torse. Quand il se mit à lécher ses tétons, la température monta encore d’un degré. Son amant s’allongea sur lui. Leurs peaux brûlantes se touchaient et leurs souffles un peu haletants se répondaient.

Chacun se mit à caresser le pénis de l’autre. Ils étaient durcis et gonflés par le désir. Ils s’embrassèrent, leurs langues mêlées l’une à l’autre. Peter mordilla la lèvre de son compagnon. Le contact des mains de son partenaire ne lui suffisait plus. Il voulait plus, toujours plus. Il écarta les jambes pour s’offrir, mais l’autre se contenta de sourire dans la pénombre. Il devait être patient. La main caressante sur son sexe se fit plus lente, puis l’amant de Peter se coucha sur le côté. Ensuite, il l’attrapa et le fit s’allonger sur lui. Au bas de son dos, Peter sentait le pénis brûlant de son partenaire. Ce dernier fit doucement rouler ses testicules dans une main tandis que son pouce faisait des petits cercles sur son gland. Les doigts de son compagnon remontèrent derrière ses bourses, juste avant son anus. Peter retint son souffle et enfin un doigt s’introduit en lui. Sur son pénis, la main gauche de son amant montait et descendait rapidement. Peter crut qu’il n’allait pas résister plus longtemps. Cependant, avant qu’il ne cède et jouisse, son partenaire arrêta et le bascula sur le côté. Là, il lui écarta vivement les jambes et s’apprêta à le pénétrer. Peter allait enfin savoir ce que cela faisait d’avoir un homme en lui.

A ce moment précis, Peter ouvrit tout grand les yeux, le cœur battant et le corps en sueur. Il avait rêvé. La déception le submergea, puis l’inquiétude le prit. Son frère dormait-il à poings fermés dans le lit d’à côté ? Oui, apparemment, oui. Il n’avait pas non plus sali les draps, car une érection douloureuse déformait son caleçon. Heureusement qu’il n’avait pas été victime de pollution nocturne... La dernière fois que cela lui était arrivé, il y a cinq ans, son frère s’était moqué de lui et ses rires avaient rameuté ses parents – l’appartement était sonore et très petit. Il avait cru mourir de honte. Sa mère lui avait dit qu’il se chargerait lui-même de la lessive et son père lui avait vulgairement conseillé de se secouer plus souvent la saucisse pour vider le surplus.

Le plus silencieusement possible, Peter se dégagea de la couette, se leva, sortit de la chambre en prenant garde à ne pas faire grincer la porte, traversa rapidement le salon et se réfugia dans la minuscule salle de bains aux carreaux bleus. Le loquet n’avait jamais été réparé, aussi, ce n’était pas un lieu pour se masturber en toute tranquillité, mais Peter savait qu’il n’arriverait jamais à se rendormir dans cet état. Et puis, à quatre heures du matin, il y avait peu de chances que ses parents ou son frère, débarquent. Malgré tout, Peter colla son dos contre la porte après avoir attrapé deux mouchoirs. Il descendit le caleçon sur ses cuisses, glissa les mouchoirs dans l’élastique, puis caressa son pénis.

Quelques images de son rêve lui traversèrent l’esprit et en un instant, il éjacula. Il essuya rapidement le sperme qui coulait, jeta les mouchoirs à présent sales dans les toilettes et tira la chasse. Il se rinça le sexe, se lava les mains et se sécha avec sa serviette avant de rejoindre à pas de loup son lit. Le sommeil ne revint malheureusement pas tout de suite. Le rêve le hantait. Connaîtrait-t-il un jour une nuit si passionnée avec un homme ? Rien était moins sûr. Il cachait son homosexualité en permanence. Il savait bien que ce n’était pas une maladie honteuse, mais l’attitude de ses parents ne laissaient aucun doute sur le dégoût que leur inspirait ces « salauds de pédés ». Peter se retourna et enfonça son visage dans l’oreiller.
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