Livres
438 957
Membres
367 833

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

L'Élégance du hérisson



Description ajoutée par Virgile 2009-01-01T00:00:00+01:00

Résumé

" Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants. Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. "

Afficher en entier

Classement en biblio - 2 207 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par oscarafano 2011-11-22T13:09:08+01:00

"Toutes les familles heureuses se ressemblent mais les familles malheureuses le sont chacune à leur façon."

Afficher en entier

Commentaires les plus appréciés

Argent

Je l'ai trouvé trèèès long à démarrer, comme certaines personnes l'ont fait remarquer, on a parfois l'impression de ramer entre les moments où il se passe quelque chose. Mais au bout d'un moment, j'ai pris davantage de plaisir à la lecture et je me suis même beaucoup amusée à certains passages (notamment celui où Renée se dit qu'elle aurait pu répondre "Mon chat ne sait pas lire")

J'ai assez apprécié la portée philosophique du livre, même si comme le dit zouck, ça vire parfois légèrement au snobisme. D'ailleurs j'ai eu beaucoup de mal à supporter Paloma, snober les snobs ça reste quand même le comble de la prétention ! Donc je ne pouvais qu'approuver le passage vers la fin où elle reconnait d'être comportée comme une petite fille qui veut faire son intéressante (en plus "je souffrais mais sans douleur", j'ai trouvé ça très pertinent, je crois qu'on ressent souvent ça).

*************************************

En ce qui concerne l'écriture, je ne fais pas du tout confiance à mon jugement, mais j'ai été assez agacée par la manie de l'auteur de terminer les chapitres sur des phrases censées être philosophiques. Attendez j'ouvre des fins de chapitres au hasard :

"La contemplation de l'éternité dans le mouvement de la vie."

"Car l'Art, c'est l'émotion sans le désir."

"L'éternité, cet invisible que nous regardons."

"Parce qu'un camélia peut changer le destin."

C'est peut-être vrai et très intelligent, mais finir ses chapitres sur de telles phrases, je trouve ça résolument snob. :P

************************************

Oh et puis j'en veux TERRIBLEMENT à Muriel Barbery pour cette phrase :

"Mais le gloutof de Manuela est aussi un nectar. Tout ce que l'Alsace comporte de lourd et de desséché se transmute entre ses mains en chef d'œuvre parfumé."

Pardon ? Bon, lourd, je veux bien le lui concéder, mais desséché ??? Blasphème, blasphèèème !!! A supposer que "gloutof" désigne le kouglof, il n'y a rien de moins desséché, c'est même aussi moelleux que la brioche, mais en moins gras ! Cela dit cette réclamation n'engage que moi. ^^

Par contre, Renée fait précéder ladite phrase d'un "Le gloutof est un gâteau alsacien un peu vorace." qui selon moi ne veut pas dire grand-chose. Je n'ai pas souvent croisé de gâteau "vorace". Enfin je dis ça je dis rien... Enfin la même Renée a beau être une farouche défenseuse de la grammaire française, elle n'en emploie pas moins un anglicisme tel que "réaliser" dans le sens de "prendre conscience".

Malgré tout c'était une lecture très agréable, qui incite à réfléchir et donne envie de profiter de la vie en lisant de la littérature.

Afficher en entier
Or

J'ai adoré ce livre, qui m'a été recommandé, pour son atmosphère: c'est véritablement un roman d'atmosphère, où se rencontrent finalement deux solitudes (Renée et Paloma) , celles d'êtres intelligents et incompris... Je me suis laissée toucher par la sensibilité du propos et je peux affirmer que cette solitude, je l'ai connue... c'est réconfortant de la retrouver dans un si beau roman.

Afficher en entier

Ajoutez votre commentaire

Ajoutez votre commentaire

Commentaires récents

Commentaire ajouté par FontaineL 2018-11-22T13:36:23+01:00
Or

C'est plutôt savoureux ! J'ai aimé cette écriture toute en finesse la fin est surprenante. Cet univers en vase clos est une vision très réaliste de notre quotidien et du manque d'observation des personnes que nous côtoyons tous les jours

Afficher en entier
Commentaire ajouté par CandyV 2018-10-29T16:36:35+01:00
Argent

Un livre bien écrit (style académique d'une bonne agrégée de philo ...) avec des personnages d'une faible épaisseur romanesque, porte-paroles un peu ectoplasmiques de propos philosophiques, parfois bien venus, mais aussi, souvent, convenus et arbitraires, avec un dénouement artificiel (deus ex machina nippon bien peu probable !)

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Miaouss 2018-09-17T16:44:13+02:00
Lu aussi

C’est amusant les efforts que déploie Rénée pour coller au cliché de la concierge. Laide, grasse, sans diplôme, ayant pour seule compagnie un chat et une télé, n’existant que pour servir les riches de son immeuble. Le lecteur sait ce qu’elle cache sous son apparence disgracieuse, les habitants non. Le second personnage, une fille de bientôt 13 ans qui a décidé en toute conscience de se suicider. Puis vient une nouvelle personne, à son tour bien différentes des deux précédentes.

C’est ce qui m’a intéressé en lisant les premiers chapitres, ils ont tous un secret plus ou moins lourd à porter et ils sont crédibles. Même si j’ai anticipé et redouté certains évènements, ce qui m’a plu c’est de voir leurs destins se mêler. Ma précédente lecture était dans ce style également.

Un roman comme celui-ci se déguste à petites gorgées, je pense que si je l’avais lu en une fois je me serais un peu lassé. Lire un chapitre ou deux, poser le livre et y revenir en se disant « ah oui ! », est plus agréable. Le roman passe d’une pensée à l’autre mais rien d’assez consistant pour me tenir en haleine tout du long.

Prenez le temps de l’apprécier et vous l’aimerez.

Afficher en entier
Diamant

Peu avant de terminer ce livre, deux qualifications me sont venues : ravissement et élévation de l'âme. Que de phrases j'ai relues pour en apprécier toute la splendeur ! Que de rires au fil des pages et de larmes versées à la fin... Il faut le lire pour comprendre.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Vivi78 2018-09-14T10:53:22+02:00
Argent

Il m'a fallu un petit moment pour me mettre dans l'histoire mais ensuite, je l'ai beaucoup apprécié. L'adaptation cinématographique portée par Josiane Balasko m'a plu aussi.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Kouet 2018-08-20T12:55:33+02:00
Diamant

Une belle histoire, sensible, drôle et émouvante. A lire absolument

Afficher en entier
Commentaire ajouté par jfjs 2018-08-02T16:46:28+02:00
Or

On suppose que selon la profession la personne est forcément comme ceci, forcément comme cela. Un livre magnifique contre les préjugés tout en délicatesse.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par mirabelle90 2018-07-17T08:17:13+02:00
Argent

Roman qui m'était recommandé quand j'étais au lycée, et bien contre toute attente, j'ai beaucoup aimé. Laissé vous porter !

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Lecteuraddict 2018-06-20T11:48:56+02:00
Pas apprécié

J'ai lu ce livre dans le cadre d'un atelier d'écriture. J'avoue que l'argument, à savoir que l'intelligence et la culture ne sont pas toujours là où l'on croit et qu'il faut se méfier des apparences m'ont interpellé. Car c'est un thème qui me touche particulièrement et je me réjouissais qu'il soit traité dans un livre.

L'ouvrage en lui-même est très bien écrit, les personnages sont biens campés et l'intrigue, malgré son pessimisme, est bien menée. En outre, il est vrai, que lorsqu'on aime apprendre et qu'on n'a pas réussi professionnellement, par choix ou manque d’opportunité, on n'a que deux solutions. Soit affirmer ses différences et assumer le rejet. Soit, en apparence se fondre dans la masse, et en privé, être soi-même. Cet aspect des choses est assez bien décrit, et je me suis beaucoup retrouvé dans le personnage de René.

Cependant, cet hérisson m'a mis en boule, car l'auteur aurait du se documenter sur son sujet avant de prendre son stylo ! Il ne manque pas sur internet de forums de surdoués qui auraient la renseigner. Cela nous aurait évité cet énumération de lieux communs. Ce que l'auteur fait passer pour de l'intelligence et de la culture n'est qu'un ramassis de ce que tout snob devrait savoir, du moins, en surface. Cela m'a fait penser à ces recueils que l'on trouvait au XVIIe et XVIIIe siècle dans toute bonnes bibliothèques. Ils contenaient des sujets de conversations et des citations de grands hommes. Les étudier et en apprendre quelques passages aidaient, tous ceux qui désiraient briller en société sans s'être usés les yeux dans les livres.

Le désir d'apprendre est de savoir est autre que cela. C'est une force permanente qui pousse à toujours s’interroger sur le monde. C'est avoir un cerveau qui ne nous laisse jamais en paix, qui nous pousse à lire des livres sur la théorie des cordes par l'on a entendu ce nom par hasard et qu'il nous a interpellé, puis continuer par l'étude des multivers, rebondir par la physique quantique et sauter de joie lorsqu'on apprend la découverte du boson de Higgs. C'est, les jours suivant, où en même temps, selon l'opportunité ou l'envie, se plonger dans l'évolution de l'administration byzantine entre le Ve et le Xe siècle parce qu'on a décidé à 45 ans d'aller en fac pour passer une licence d'histoire. Cela peut-être aussi, si l'on est passionné de foot, (ce n'est pas mon cas mais celui d'un ami) d'être capable de donner la composition des équipes de 1ère division et d'analyser tous les matchs nationaux et internationaux importants depuis les années 50.

Car ce qui est capital, et que ne semble pas avoir compris l'auteur, c'est que la culture et l'appétit d'apprendre sont universels et que le savoir footballistique a autant, si ce n'est plus de valeur, que la lecture des prix Goncourt ou le visionnage des films d'arts et d'essais. En outre, pour ajouter l'élément qui m'a le plus horripilé dans cette histoire, c'est cette prétendue supériorité de la culture japonaise. Certes, cette culture peut-être admirée, mais je ne vois pas en quoi, elle serait meilleure que par exemple celle des tribus de Papouasie-Nouvelle-Guinée. D'ailleurs, l'idée qu'il existe une différence qualitative entre les traditions de tel ou tel pays me rappelle des souvenirs d'une époque dont je ne parlerais pas de peur de récolter un point Godwin.

Pour terminer, le professeur qui animait l' atelier de lecture nous avait fait lire cet ouvrage pour que nous puissions voir ce que donnait l'utilisation de plusieurs points de vue différents dans un même récit. Il est vrai que cet objectif à été atteint. Heureusement, il ne nous a pas demandé notre avis. Sinon, je lui aurai dit que ces 21€, mais peut-être était-il légèrement moins cher à l'époque, auraient été bien mieux dépensé dans une bonne Fantasy, un passionnant SF ou même une romance à l'eau de rose guimauveuse comme on les aime. Surtout que pour ce prix, j'aurai pu en avoir un de chaque. Je n'en aurais pas retiré grand chose, mais au moins, j'aurais passé un bon moment.

Suivez-mon conseil, faîtes-vous plaisir ! Et si malgré tout vous voulez lire sur ce thème, plongez-vous plutôt dans "des fleurs pour Algernon" de Daniel Keyes.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par ilonaisreading 2018-06-01T11:40:58+02:00
Pas apprécié

Ce livre est une daube en bonne et due forme. C'est rare que je casse un livre mais là le coup marketing autour de ce livre est exceptionnel et relève de l'art au vu du "style" bien-pensant, hautain et méprisant qu'il contient. Bref, à fuir!

Afficher en entier

Dates de sortie

L'Élégance du hérisson

  • France : 2006-08-31 (Français)
  • France : 2009-06-25 - Poche (Français)

Activité récente

Graham l'ajoute dans sa biblio or
2018-11-26T22:15:28+01:00

Distinctions de ce livre

Les chiffres

Lecteurs 2207
Commentaires 279
Extraits 210
Evaluations 468
Note globale 7.82 / 10

Évaluations

Meilleurs classements dans les Listes Booknode

Titres alternatifs

  • L'eleganza del riccio - Italien

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode