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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-10T10:46:46+01:00

J’ouvre mes jambes et mes bras pour aller nager plus loin, en eaux limoneuses, obscures, tu me pénètres longuement, et a chaque flux de la rivière, je crois que je me noie, mais non, j’ouvre les yeux, je m’engage dans les tiens, je me baigne dans ton regard, c’est dans tes yeux que je perds conscience, mes cheveux deviennent cette eau noire qui s’emmêle a nos gestes, tu les écartes, tu m’embrasses…

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-10T10:46:33+01:00

Peut-être que nous fabriquons un lac, nous creusons dans la terre, puis nous drainons par des chemins, des sillons, l’eau des rivières pleines de poissons conciliants. Ensuite, nous sifflons pour appeler des oiseaux d’eau. Ils viennent peupler le lac à grands bruits d’ailes nonchalantes.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-10T10:46:08+01:00

Tu restes enfermé et tu t’angoisses. Je te répète : fais-moi confiance, fais-toi confiance, fais-nous confiance, ferme les yeux, repose-toi. Je voudrais que tu t’endormes dans cette confiance. Je voudrais que tu fasses une petite sieste dans ma phrase, que tu t’abandonnes à mes mots, que tu t’allonges et que tout ton corps soit calme, que tu te laisses aller, là, maintenant…

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-10T10:45:54+01:00

Le papier cousu de lettres est plus résistant que la peau, que la chair, que les muscles, ce qu'on construit ensemble est fait de mots, le texte, le tissu en est inaltérable puisque les phrases publiées seront indélébiles.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-10T10:45:42+01:00

Ce n’est pas simple, parce que, parfois, mes enfants sont ma prison. Ma liberté pourtant. Je me suis battue pour les garder et les élever. ils sont ma force, ma liberté , et mon mur d’enceinte. Ils m’empêchent de partir, de quitter complètement mon mari, qui les a pris dans ses bras sans question. ils m’interdisent parfois d’écrire, de vivre ma vie, et dans le même temps, en même temps ils sont ma vie.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-10T10:45:27+01:00

nos livres ne sont pas des boîtes où nous enfermons les papillons, ils sont les cocons où s’agitent et s’affairent les chenilles, et nos mots, nos phrases, sont faits de soie vivante. Ils sont cet espace étroit dans lequel deux chenilles tissent, chaque jour, chaque heure. elle tapissent les parois par la bouche de baisers de mots, de caresses, de corps à corps. je passe ma main sur l’abdomen doux de la chenille. Quand ce sera fini, qui pourra dire si nous avons été amants ou jumeaux ?

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Extrait ajouté par anonyme 2011-08-18T12:21:59+02:00
Extrait ajouté par Miss Naboo 2010-01-12T09:15:09+01:00

Je ne sais pas, j'ai parfois l'impression que tu n'es pas là, parce qu'il me manque des morceaux de toi. Tu n'es qu'un personnage, un homme partiel. Je t'embrasse, je suis sur tes genoux, je sens dans mon dos les basses de ton cœur, mais il me manque tout le reste. C'est une des difficultés d'écrire. J'ai beau me concentrer, je ne pourrai jamais t'écrire en entier, avec la lumière qu'il faut, le son de ta rue, tout ton corps, tes mots, et ce qu'il y a autour? C'est difficile de ne faire qu'écrire. Il n'y a pas de littérature totale.

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Extrait ajouté par Miss Naboo 2010-01-12T09:15:09+01:00

Tu m'as répondu j'étais ta rivière ? mais pour qu'il y ait une rivière, il faut qu'il y ait un lit, comme un récipient pour tenir l'eau. Tu étais mon lit.

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