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L'âge de la déraison, Tome 1 : Les Démons du Roi-Soleil



Description ajoutée par x-Key 2011-06-10T14:42:40+02:00

Résumé

1681 : Isaac Newton, dont le génie s'est tourné vers l'alchimie, découvre le mercure philiosophal, qui permet de manipuler les éléments à travers l'éther. Du coup, en 1720, la guerre entre la France de Louis XIV, dont la vie ne s'est pas arrêtée en 1715, et l'Angleterre de George Ier va s'en trouver changée, les membres de l'Académie des sciences et de la Royal Society rivalisant pour donner à leurs pays des armes toujours plus performantes. Parmi elles, le mystérieux « canon de Newton », qu'un ancien élève de l'alchimiste anglais passé au service de la France est en train de mettre au point. Afin d'empêcher la catastrophe que ses propres recherches ont rendue possible, le jeune Benjamin Franklin, alors apprenti imprimeur éperdu d'admiration pour Newton, quitte Boston pour Londres. Aidé sur place par les élèves du maître alchimiste, et en France — mais sans le savoir — par l'ancienne secrétaire de Mme de Maintenon et un garde des Cent-Suisses, il lui faudra affronter d'imprévisibles ennemis : non seulement des individus sans scrupules mais aussi des créatures qui manipulent les hommes depuis cet éther même que ceux-ci croyaient manipuler...

Un roman historique décalé peuplé de personnages mythiques, un wargames en costumes que l'on croirait sorti de la collaboration de Mark Twain et d'Alexandre Dumas.

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Classement en biblio - 42 lecteurs

Extrait

— Si Jacques n'était pas catholique, tout le monde le reconnaîtrait comme roi.

— Oui, c'est sûr. George, lui, est protestant.

— Ça parait tellement idiot, toutes ces luttes et ces massacres pour des questions de religion.

— S'ils s'entre-tuent, Ben, c'est pour le pouvoir. La religion n'est que le déguisement qu'ils lui donnent pour se le disputer. Ils seraient tous athées qu'ils se feraient tout de même la guerre. C'est comme ça que ça marche.

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Commentaire le plus apprécié

Bronze

Il y a un peu plus de trois ans, je m’étais lancé dans la lecture d’une tétralogie intitulée L’âge de la déraison, d’un auteur qui, à l’époque, m’était complètement inconnu, J. Gregory Keyes. La façon même dont j’avais découvert celle-ci était du au plus parfait hasard : travaillant à l’époque en grande distribution, dans le secteur bazar, je réceptionnais et contrôlais des cartons de bouquins divers lorsque je suis tombé sur deux livres de poches, Les démons du Roi-Soleil, et sa suite immédiate, L’algèbre des anges, et, lisant les quatrième de couvertures, je me les mis immédiatement de coté afin de les acheter. Ce que je ne regrettai pas alors. Le hasard faisant souvent bien les choses, ce fut à la même période où je visitais Prague avec ma femme, et, le second tome de cette série se déroulant dans cette magnifique et envoutante citée, je n’étais pas en terrain inconnu lors de sa lecture et, de plus, le plaisir s’en trouva alors sublimé. Le temps a depuis passé, trois ans en fait et j’ai gardé un souvenir agréable de cette tétralogie même si tout ne me semblait pas parfait : si du coté des deux premiers tomes, de mémoire, je n’avais rien à redire quand à leur qualités, les deux autres, se déroulant sur le continent nord américain m’avaient moins emballé et j’avais trouvé le final de la saga un peu décevant, celui-ci m’ayant semblé avoir été expédié par l’auteur. Mais maintenant, quand est il alors que je me relance dans la relecture (ce qui, accessoirement, est une première depuis les débuts de ce blog) de cette néanmoins bonne saga, mon impression d’ensemble serait-elle toujours la même, meilleur ou pire ? Excellente question auquel je vous invite à découvrir la réponse ci-dessous :

Tout d’abord, je dois avouer que ce fut avec un plaisir certain que je me suis replongé dans la relecture de L’âge de la déraison. Cela faisait un certain temps que j’hésitais et finalement, je me suis décidé, il y a quelques semaines, alors que j’étais en vacances, à me replonger dedans. Bien évidement, dans le cas présent, pour ce qui est du plaisir de la découverte, on repassera, mais assez rapidement, au fil des premières pages de ce premier tome, Les démons du Roi-Soleil, certains éléments qui m’étaient sortis de la mémoire, car il faut bien reconnaître que l’on ne se souvient jamais de tout, surtout lorsque l’on est un boulimique de lecture diverses, refaisant surface, mon plaisir n’en fut que décuplé et, ce fut avec une avidité certaine que je lu de bout en bout ce premier tome. Bien évidement, vous l’avez compris, comme il y a trois ans, je n’ai pas changé d’avis au sujet de cette série et, incontestablement, pour ce qui est du moins de ce premier tome, sans que celui-ci soit parfait, le plaisir lors de sa lecture fut si intense que je ne me cache pas d’en être fan. Cependant, tout ceci ne sont que des impressions personnelles car la question qui me semble la plus pertinente, et qui pourrait éventuellement vous intéresser est la suivante : que possède donc ces fameux Démons du Roi-Soleil qui font que ce premier tome se démarque suffisamment de la nombreuse concurrence pour que l’envie de lire la suite soit au rendez vous ? Quel est donc le plus de la saga ?

En fait, les raisons pour cela sont nombreuses. Tout d’abord, et ce fut ce qui m’attira de prime abord, l’époque où se déroule l’action : le début du dix-huitième siècle, ce qui, il faut bien le reconnaître est assez peu utilisée dans les œuvres du genre ; soit c’est un monde plus ou moins médiéval-fantastique, soit plus rarement l’antiquité, soit souvent le dix-neuvième et encore plus le vingtième, ou bien alors, dans la plus pure tradition de la SF, le futur, plus ou moins lointain. Mais le dix-huitième siècle, lui, est presque le parent pauvre du fantastique. Certes, je ne dis pas là que celui-ci n’est jamais utilisé, mais bon, c’est si rare que cela mérite d’être signalé. Ensuite, autre point positif a noter, l’incroyable richesse des thèmes abordés et, surtout, l’excellant mélange des genres. Ici, tout y passe ou presque : Uchronie car il existe bel et bien une altération binaire d'un événement historique, la découverte par Newton de la « pierre philosophale », ce qui bouleverse, et de quel façon, les sciences. Fantasy car pour cela, l’auteur suppose qu’il existe une magie préexistante à cette fameuse découverte mais aussi, par les créatures mystérieuses, anges, fées, elfes, djinns etc. que l’on rencontre au fil du récit. Steampunk par certains cotés et par bon nombre de techniques inventées et utilisées. Roman de cape et d’épée dans la grande ligne droite des œuvres d’Alexandre Dumas. Mais aussi, et cela joue beaucoup pour le plaisir que peut ressentir le lecteur à la lecture de cette œuvre : l’utilisation de nombreux personnages historiques, certains comme Louis XIV et Newton, par exemple, dans un rôle plus ou moins convenu, d’autres, comme Benjamin Franklin surtout, dans des rôles fort différents, les personnages étant alors plus jeunes et à mille lieux de la figure historique connu de tous (enfin presque). D’ailleurs, cette utilisation de personnages « réels », en fort grand nombre, mélangés à d’autres, imaginaires, comme Adrienne de Montchevreuil, est un véritable régal, surtout lorsque le lecteur se plait à essayer de deviner, pour certains, s’ils n’ont pas véritablement existé (ce qui peut être ludique d’ailleurs, et je vous le conseille, il pourrait y avoir quelques surprises et c’est toujours une occasion de se cultiver un peu, même de façon indirecte). Sur ces nombreux points, il est clair que Gregory Keyes s’en sort assez bien, réussissant le tour de force de ne pas s’embrouiller dans son récit, qui alterne alternativement entre Ben et Adrienne, les deux étant liés mais ne se rencontrant jamais, et, surtout, de ne pas embrouiller le lecteur, en le captivant de la première à la dernière page, dans un superbe récit de Fantasy/Uchronie/Etc. qui possède en plus, par certains cotés, un petit je ne sais quoi qui lorgne vers le polar et l’enquête. Du moins, pour ce qui est de l’identité de ces fameux « anges » un peu trop présents aux cotés de quelques personnages et qui semblent tirer les ficelles dans l’ombre.

Alors certes, l’on pourra toujours constater que finalement, certains éléments sont loin d’être si originaux que l’on pourrait le penser a première vu, ne serais ce que par l’habituel « quête initiatique » (n’est ce pas Ben ?) propre à la Fantasy, et que, en grattant un peu, quelques petits défauts apparaissent, un peu comme si, derrière une si belle façade, des petites lézardes existaient… comment ne pas penser à certains raccourcis faciles, certains passages un peu moins réussis où qui manquent de constance, voir quelques personnages qui auraient mérité d’être un peu plus développer. Mais peut être que ce qui fait la richesse de ce premier tome de L’âge de la déraison en fait aussi sa faiblesse, même si ses qualités sont bien plus nombreuses que ses points faibles. Quoi qu’il en soit, malgré tout, ce que l’on peut retenir des Démons du Roi-Soleil est que ce premier volume de la saga est une très bonne entrée en matière pour la suite, assez inclassable dans son genre (ou plutôt dans son mélange de genres) et que si vous désirez sortir un peu des sentiers battus, il se pourrait bien que celui-ci vous plaise autant qu’a moi. Par contre, si ce premier volume vous a paru un peu ardu de par sa complexité, dites vous que cela ne va pas s’arranger par la suite. Ce n’est que le début.

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Commentaires récents

Bronze

J'ai découvert ce livre complètement par hasard. Le titre me paraissait prometteur et j'aimais assez bien Louis XIV.

Ce livre a été une découverte pour moi d'un nouveau style de lecture : le fantasy où se mêle magie et uchronie, avec des faits réels. J'ai dévoré le reste de la tétralogie, et aussi le reste des livres de l'auteur.

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Bronze

Une première lecture sans aucun a priori... pourtant j'avais déjà lu des ouvrages de l'auteur, amis avec ma mémoire de poisson rouge, le nom ne m'a pas frappé... il faut dire qu’ils sont de plus en plus nombreux à se disputer dans mon panthéon des auteurs de fantasy valant la peine d'être lu...

Donc vierge de toutes attentes, sinon celle que j'ai toujours devant un ouvrage de fantasy qui est de passer un bon moment, j'ai été plus que comblée: conquise.

Une idée de départ originale, mais combien d'auteur sont capable de gâcher cela?

Ici ce n'est pas le cas,... l'idée n'est pas juste un petit truc là juste pour accrocher le lecteur, c'est vraiment la base pour construire un monde à la fois nouveau et pourtant presque familier...

Le mercure philosophale... est-ce la magie qui est de la science ou la science qui est de la magie? Dans le fond, tout bien considéré notre science paraitrais bien magie aux yeux de Louis XIV, alors pourquoi leur science ne nous paraitrait elle pas magie?

Les "inventions" qui découlent de celle-ci semblent à mi-chemin... troublantes, et tellement... fascinantes...

Enfin bref, trêve de méditation... car à univers original, il faut personnage à la hauteur!

Et là encore aucune déception...

Commençons par Benjamin... les génies ont tôt fait d'être agaçant, mais lui avec son indécrassable naïveté, son manque totale de jugeote par moment, et surtout son don pour se plonger dans des situations inextricables... on ne peut que le trouver attachant. Certes on a hâte de le voir un peu grandi, mais bon laissons-lui le temps... il a quatorze ans et la fâcheuse habitude de commettre de grandes bêtises qui conduisent le monde au bord de la destruction, mais impossible de lui en vouloir...

Ensuite Adrienne... sans doute le personnage qui évolue le plus... manipulée par tous les partis, cherchant désespérément une voie médiane, puis à se construire et trouver sa propre liberté, réussissant à rejeter ses illusions... (je reste délibérément floue) oui elle grandit beaucoup. Mais intéressante également pour cette simple position qu'elle occupe, celle d'une femme de la cour qui a le malheur de plaire au roi, obligée de cacher ses rêves et ses capacité pour rester en vie et libre.

Ensuite les personnages naviguant autour...

Crecy! Tellement... unique... je ne peux pas en dire plus, mais elle est particulièrement fascinante.

Barbe-noire... on ne le croise que quelques instant mais mon petit doigts me dit qu'on le reverra par la suite... un personnage avec un tel panache qui se laisse deviner ne peux pas être condamné à une apparition d'un chapitre!

Trocy... que dire? Il avait beau porter le masque d'un ennemi, je ne pouvais m'empêcher de l'aimer.

Nicolas... Nicolas... ? Il porte bien le nom de d'Artagnan...rien à ajouter. Cela suffit.

A univers grandiose, personnages plein de panache il manque juste une intrigue passionnante, qui est bien au rendez-vous, et que je vous laisse découvrir par vous-même!

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Or

Ce livre vous entraine dans un monde où l'alchimie remplace la science...Très bien écrit, il joue sur les faits historiques pour nous présenter une autre réalité à la suite d'isaac newton et benjamin franklin... Commencer cette trilogie vous contraint à la finir

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Bronze

Il y a un peu plus de trois ans, je m’étais lancé dans la lecture d’une tétralogie intitulée L’âge de la déraison, d’un auteur qui, à l’époque, m’était complètement inconnu, J. Gregory Keyes. La façon même dont j’avais découvert celle-ci était du au plus parfait hasard : travaillant à l’époque en grande distribution, dans le secteur bazar, je réceptionnais et contrôlais des cartons de bouquins divers lorsque je suis tombé sur deux livres de poches, Les démons du Roi-Soleil, et sa suite immédiate, L’algèbre des anges, et, lisant les quatrième de couvertures, je me les mis immédiatement de coté afin de les acheter. Ce que je ne regrettai pas alors. Le hasard faisant souvent bien les choses, ce fut à la même période où je visitais Prague avec ma femme, et, le second tome de cette série se déroulant dans cette magnifique et envoutante citée, je n’étais pas en terrain inconnu lors de sa lecture et, de plus, le plaisir s’en trouva alors sublimé. Le temps a depuis passé, trois ans en fait et j’ai gardé un souvenir agréable de cette tétralogie même si tout ne me semblait pas parfait : si du coté des deux premiers tomes, de mémoire, je n’avais rien à redire quand à leur qualités, les deux autres, se déroulant sur le continent nord américain m’avaient moins emballé et j’avais trouvé le final de la saga un peu décevant, celui-ci m’ayant semblé avoir été expédié par l’auteur. Mais maintenant, quand est il alors que je me relance dans la relecture (ce qui, accessoirement, est une première depuis les débuts de ce blog) de cette néanmoins bonne saga, mon impression d’ensemble serait-elle toujours la même, meilleur ou pire ? Excellente question auquel je vous invite à découvrir la réponse ci-dessous :

Tout d’abord, je dois avouer que ce fut avec un plaisir certain que je me suis replongé dans la relecture de L’âge de la déraison. Cela faisait un certain temps que j’hésitais et finalement, je me suis décidé, il y a quelques semaines, alors que j’étais en vacances, à me replonger dedans. Bien évidement, dans le cas présent, pour ce qui est du plaisir de la découverte, on repassera, mais assez rapidement, au fil des premières pages de ce premier tome, Les démons du Roi-Soleil, certains éléments qui m’étaient sortis de la mémoire, car il faut bien reconnaître que l’on ne se souvient jamais de tout, surtout lorsque l’on est un boulimique de lecture diverses, refaisant surface, mon plaisir n’en fut que décuplé et, ce fut avec une avidité certaine que je lu de bout en bout ce premier tome. Bien évidement, vous l’avez compris, comme il y a trois ans, je n’ai pas changé d’avis au sujet de cette série et, incontestablement, pour ce qui est du moins de ce premier tome, sans que celui-ci soit parfait, le plaisir lors de sa lecture fut si intense que je ne me cache pas d’en être fan. Cependant, tout ceci ne sont que des impressions personnelles car la question qui me semble la plus pertinente, et qui pourrait éventuellement vous intéresser est la suivante : que possède donc ces fameux Démons du Roi-Soleil qui font que ce premier tome se démarque suffisamment de la nombreuse concurrence pour que l’envie de lire la suite soit au rendez vous ? Quel est donc le plus de la saga ?

En fait, les raisons pour cela sont nombreuses. Tout d’abord, et ce fut ce qui m’attira de prime abord, l’époque où se déroule l’action : le début du dix-huitième siècle, ce qui, il faut bien le reconnaître est assez peu utilisée dans les œuvres du genre ; soit c’est un monde plus ou moins médiéval-fantastique, soit plus rarement l’antiquité, soit souvent le dix-neuvième et encore plus le vingtième, ou bien alors, dans la plus pure tradition de la SF, le futur, plus ou moins lointain. Mais le dix-huitième siècle, lui, est presque le parent pauvre du fantastique. Certes, je ne dis pas là que celui-ci n’est jamais utilisé, mais bon, c’est si rare que cela mérite d’être signalé. Ensuite, autre point positif a noter, l’incroyable richesse des thèmes abordés et, surtout, l’excellant mélange des genres. Ici, tout y passe ou presque : Uchronie car il existe bel et bien une altération binaire d'un événement historique, la découverte par Newton de la « pierre philosophale », ce qui bouleverse, et de quel façon, les sciences. Fantasy car pour cela, l’auteur suppose qu’il existe une magie préexistante à cette fameuse découverte mais aussi, par les créatures mystérieuses, anges, fées, elfes, djinns etc. que l’on rencontre au fil du récit. Steampunk par certains cotés et par bon nombre de techniques inventées et utilisées. Roman de cape et d’épée dans la grande ligne droite des œuvres d’Alexandre Dumas. Mais aussi, et cela joue beaucoup pour le plaisir que peut ressentir le lecteur à la lecture de cette œuvre : l’utilisation de nombreux personnages historiques, certains comme Louis XIV et Newton, par exemple, dans un rôle plus ou moins convenu, d’autres, comme Benjamin Franklin surtout, dans des rôles fort différents, les personnages étant alors plus jeunes et à mille lieux de la figure historique connu de tous (enfin presque). D’ailleurs, cette utilisation de personnages « réels », en fort grand nombre, mélangés à d’autres, imaginaires, comme Adrienne de Montchevreuil, est un véritable régal, surtout lorsque le lecteur se plait à essayer de deviner, pour certains, s’ils n’ont pas véritablement existé (ce qui peut être ludique d’ailleurs, et je vous le conseille, il pourrait y avoir quelques surprises et c’est toujours une occasion de se cultiver un peu, même de façon indirecte). Sur ces nombreux points, il est clair que Gregory Keyes s’en sort assez bien, réussissant le tour de force de ne pas s’embrouiller dans son récit, qui alterne alternativement entre Ben et Adrienne, les deux étant liés mais ne se rencontrant jamais, et, surtout, de ne pas embrouiller le lecteur, en le captivant de la première à la dernière page, dans un superbe récit de Fantasy/Uchronie/Etc. qui possède en plus, par certains cotés, un petit je ne sais quoi qui lorgne vers le polar et l’enquête. Du moins, pour ce qui est de l’identité de ces fameux « anges » un peu trop présents aux cotés de quelques personnages et qui semblent tirer les ficelles dans l’ombre.

Alors certes, l’on pourra toujours constater que finalement, certains éléments sont loin d’être si originaux que l’on pourrait le penser a première vu, ne serais ce que par l’habituel « quête initiatique » (n’est ce pas Ben ?) propre à la Fantasy, et que, en grattant un peu, quelques petits défauts apparaissent, un peu comme si, derrière une si belle façade, des petites lézardes existaient… comment ne pas penser à certains raccourcis faciles, certains passages un peu moins réussis où qui manquent de constance, voir quelques personnages qui auraient mérité d’être un peu plus développer. Mais peut être que ce qui fait la richesse de ce premier tome de L’âge de la déraison en fait aussi sa faiblesse, même si ses qualités sont bien plus nombreuses que ses points faibles. Quoi qu’il en soit, malgré tout, ce que l’on peut retenir des Démons du Roi-Soleil est que ce premier volume de la saga est une très bonne entrée en matière pour la suite, assez inclassable dans son genre (ou plutôt dans son mélange de genres) et que si vous désirez sortir un peu des sentiers battus, il se pourrait bien que celui-ci vous plaise autant qu’a moi. Par contre, si ce premier volume vous a paru un peu ardu de par sa complexité, dites vous que cela ne va pas s’arranger par la suite. Ce n’est que le début.

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Date de sortie

L'âge de la déraison, Tome 1 : Les Démons du Roi-Soleil

  • France : 2007-02-22 - Poche (Français)

Activité récente

Karria l'ajoute dans sa biblio or
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Malcian l'ajoute dans sa biblio or
2016-11-16T18:14:02+01:00
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Lockey le place en liste or
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