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Par le Editer
apriltheseven Or
Ce troisième tome est à mes yeux le plus abouti, le plus soigné, le plus intense, et je n’en attendais pas moins d’Annie Jay. Jusqu’à présent, j’ai pris soin de savourer chaque tome pour faire durer le plaisir le plus longtemps possible, et chaque fois que j’en termine un, je suis triste de me dire que je me rapproche de plus en plus du final, et qu’après ça il n’y en aura plus…

Nous retrouvons Cécile et Pauline à Versailles. Tout va pour le mieux, même si les intrigues à la cour vont bon train et ne faiblissent pas, obligeant Pauline à se montrer prudente. Les choses s’enveniment un peu plus lorsque des décès surviennent au cœur même de Versailles. Sans parler de la cassette de la reine, qui disparaît en même temps qu’Agnès, une amie couturière de Cécile. Tout le monde pense qu’il s’agit d’un odieux larcin, mais Cécile, elle, est persuadée qu’il n’en est rien. Elle est bien décidée à apporter la lumière sur ces mystères, quitte à se mettre gravement en danger.

J’ai surtout été séduite par les thématiques que développe Annie Jay. Plus que de simples anecdotes, c’est tout un pan de la société qu’elle nous dépeint avec de nombreux détails. Moi qui n’ai connaissance de cette époque qu’à travers les manuels d’Histoire au collège et au lycée, j’ai été fascinée d’apprendre toutes ces choses.

L’auteur fait passer certains messages sans équivoque, en particulier la place qui est donnée à la femme. Ces femmes indépendantes, forcées de rester dans l'ombre parce qu'elles vivent dans une société misogyne. On en avait déjà eu un aperçu dans les tomes précédents avec Cécile qui essaie de se faire une place en temps que guérisseuse, mais qui est méprisée par les hommes médecins, persuadés qu’une femme n’a rien à faire dans ce milieu qui leur est réservé.

Dans L’aiguille empoisonnée, on passe encore un cran au-dessus, puisqu’on s’aperçoit très vite que la place d'une femme ordinaire est inexistante. Dans le monde de la couture, ce sont les hommes qui se chargent de réaliser les vêtements du dessus. Les femmes doivent se cantonner à ceux du dessous, à recoudre les ourlets ou à piquer les bijoux sur les robes. Si elles sont prises en train de concevoir des atours, c’en est fini pour elles.

Combien de fois n'ai-je pas levé les yeux au ciel en lisant certains passages honteux ? Parce que je sais que fut une époque, on pensait les femmes très limitées intellectuellement. Et aujourd'hui encore, certains hommes en sont persuadés et les enclavent. C’est révoltant.

Le roman prend vite des allures d'enquête policière. Les morts et les disparitions s'accumulent et on ignore ce qui se passe. Plus on avance, plus ça sent mauvais, et plus on se dit que la situation d'Agnès est précaire. La trame se déroule de manière très méthodique, étape par étape. Annie Jay pense à tout et soulève tous les questionnements que l'on pourrait se faire.

Elle nous offre également une vision très large de la situation, ce qui nous permet de tirer nos conclusions tout seuls. Cependant, elle prend garde à laisser le plus important dans l’ombre, ce qui est très frustrant. Le lecteur connaît le lien de cause à effet, mais pas le ou les personnages responsables de tous ces morts, ni la raison qui les pousse à faire ça.

J’en viens donc naturellement à l'histoire de l'aiguille, maintenant. Je n'en parlerai pas beaucoup, car elle fait partie intégrante de l'intrigue, mais je suis déçue que le titre en fasse mention. De fait, la surprise n'est pas totale. Par contre, le cheminement est très intéressant, et même assez stressant ! On se demande entre quelles mains cette fameuse aiguille va atterrir. Elle est comme une épée de Damoclès qui risque de s'abattre à tout moment. Aussi bien sur les personnages qu'on aime que sur ceux que l'on déteste.

Les personnages nous régalent, une fois encore. Cécile m'a bluffée ! Elle était déjà remarquable avant, mais ici, ça dépasse tout ce que j’avais espéré. C'est une héroïne qui a de la niaque et qui fourre son nez partout, même quand on ne lui demande pas. Non seulement elle a bon coeur, mais elle est extrêmement intelligente.

J'ai beaucoup aimé l'évolution de sa relation avec Fagon. Lui est un homme de science renommé, persuadé que la médecine est l'apanage des hommes, elle, une simple guérisseuse avide d'apprendre et de parfaire ses connaissances. Ils se cherchent des poux depuis le premier tome, et on voit peu à peu un subtil changement dans leurs rapports, qui se teinte de respect mutuel. Ça prouve qu'avec de la volonté, chaque personne - même la plus obtuse - est capable de changer, de se bonifier.

Madame de Montespan n'avait pas encore trop fait parler d'elle dans le tome précédent. Mais là, elle bat tous les records ! Mauvaise, envieuse et calculatrice, elle se comporte de manière impitoyable et continue d'intriguer pour gagner les faveurs des partisans. On se plaît à la haïr allègrement tant elle nous retourne le coeur ! Elle est tellement mal intentionnée qu'elle en devient risible, et même franchement pitoyable ! Plus rien de va : le roi ne pose plus le même regard sur elle, la cour chuchote sur son passage et elle prend de l'embonpoint. Comment rivaliser face à Pauline de Saint Beryl qui illumine une pièce grâce à sa fraîcheur, sa jeunesse et des magnifiques toilettes, aussi simples qu'élégantes ? Madame de Montespan n'a pas l'intention de se laisser faire !

Pauline est beaucoup plus effacée dans ce tome, à la limite de la frivolité. Elle ne fait pas grand cas de tout ce qui arrive et le rôle de la sauveuse revient indéniablement à Cécile qui fait montre de beaucoup d'astuce et de suspicion. Certains personnages font leur apparition occasionnellement dans la saga, mais marquent les esprits. Je pense surtout à Madame du Payol qui fait mine d'être sourde comme un pot alors qu'elle entend parfaitement bien en réalité !

En résumé, L’aiguille empoisonnée a frôlé le coup de cœur ! Un savant mélange d'intrigues et d'humour. Des touches très discrètes de romance et un danger qui plane et qui attend le bon moment pour s’abattre sur les personnages. Annie Jay réalise des prouesses en parvenant à se renouveler, tout en faisant passer des messages importants sur le féminisme. L’intrigue est complexe et finement élaborée ; quand on pense naïvement qu’il n’y en a plus, il y en a encore. Pour tout vous dire, je ne suis pas pressée de terminer la saga…

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/historique---classique/complots-a-versailles-annie-jay
Par le Editer
Rose-epanouie Lu aussi
Note : 8/10
Pas mal, mais un peu déçue. Je pense que j'avais tellement aimée le 1er tome que dans les 2 suivants, j'ai eu comme un manque de suspens.
Par le Editer
LMBC Argent
Note : 7/10
Encore un tome agréable de "Complot à Versailles", même s'il ne peut égaler les deux premiers, encore mieux selon moi !!
Par le Editer
Baiko Or
Annie Jay est décidément une valeur sûre du roman jeunesse historique ! Elle maîtrise tout et ses romans sont de plus en plus bons au fil des années. Elle nous plonge merveilleusement bien dans l'époque de Louis XIV, est précise au niveau du contexte, du mode de vie à la cour et des plus modestes sans tomber dans le scolaire. Les personnages sont attachants, vivants. L'intrigue est bien menée, tient la route, on se prête au jeu de l'enquête !
Elle ne tombe pas dans la manichéen, le "méchant" n'est peut être pas si mauvais et Louis XIV n'était sans doute pas un si bon roi.
Elle arrive à faire passer des messages aux résonances actuelles : l'égalité homme/femme, l'importance et le pouvoir de l'éducation et même la dangerosité du tabac !

Enfin bref, la série "Complot à Versailles" est vraiment excellente pour les plus jeunes mais aussi pour les adultes. A chaque fois que je termine un de ces romans, j'ai immédiatement envie de me plonger dans un autre roman historique jeunesse ! Prochain étape : Les Roses du Trianon :)
Par le Editer
mai96 Or
Note : 9/10
Une fin sublime, où l'on s'ennuie pas.
Par le Editer
ninie88 Diamant
Note : 10/10
Suite et fin de la trilogie « Complots à Versailles ». Pour la dernière fois nous retrouvons nos six amis, pour une nouvelle aventure. Pauline est toute heureuse de sa nouvelle robe, offerte par Cécile, et dessinée et cousue par Agnès une couturière, dans le plus grand secret, aidée de son fiancé Julien, tailleur. Oui car à cette époque les femmes ne cousent que des vêtements de dessous et de nuit. La création, la coupe et la couture des vêtements de dessus sont réservées aux hommes. Ces femmes risquaient la potence s’il était découvert qu’elles dessinaient et cousaient des robes en toute illégalité.
Encore une fois Mme de Montespan est remplie de jalousie en voyant les belles robes, qui font sensation à la cour, de Pauline et Cécile, elle va tout faire pour découvrir qui est leur tailleur, afin de se l’accaparer et de pouvoir reconquérir Louis XIV avec de jolies tenues.
Nouvelle s intrigues à Versailles, 1er mort à l’atelier de couture, un brodeur Gaetan, puis l’enlèvement d’Agnès et le vol de la cassette de pierreries de la reine Marie-Thérèse. Le garde de la cassette Girard accuse Agnès du vol mais Cécile, Guillaume et Julien savent au fond d’eux que la jeune fille n’y est pour rien est pensent qu’elle a été enlevé par la confédération des tailleurs. Cécile va mener l’enquête pour retrouver Agnès et prouver son innocence du vol.
Malheureusement si Agnès est retrouvée elle risque la potence car Mme de Montespan a découvert que c’est elle qui dessine les robes et les coud avec l’aide de Julien, nouveau malheur le singe de Mme de Montespan meurt lui aussi à l’atelier après avoir joué avec des aiguilles, puis sa couturière. Cécile commence à avoir des soupçons, elle pense qu’une personne en veut à Agnès et a tenté de l’empoisonner par le biais de ses aiguilles mais qui ??
Cécile et Guillaume vont tout faire pour mettre au clair cette nouvelle intrigue avec leurs amis.

Encore une fois j’ai été transporté par cette lecture, j’ai eu un petit pincement au cœur en fermant le roman, car je laissais derrière moi tout ce beau petit monde auquel je mettais attaché. Une fin très touchante où tous les vœux se réalisent. Seul bémol l’absence des couples Pauline-Silvère et Elizabeth-Thomas, qui ne font que de brèves apparitions dans l’histoire. Merci Annie Jay pour cette trilogie magnifique.
Par le Editer
Julie37 Lu aussi
Note : 8/10
Un dernier tome pleine d'aventure, d'amour, et de suspense qui termine la trilogie en beauté !
Arrivé de nouveaux personnages, et nouvelles intrigue.

Belle fin pour cette super trilogie !
Julie37
Par le Editer
Bridget62 Diamant
Note : 10/10
Un livre remplis de suspens, je l'ai carrément dévorée
Par le Editer
Suite de série qui se révèle à la hauteur du premier tome. C'est FORMIDABLE.
Par le Editer
littlecherry Or
Note : 8/10
J'ai adoré ce livre qui est formé d'une superbe enquête policière dans un superbe fond sur la renaissance

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