Livres
472 564
Membres
445 317

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

L'Aile des vierges



Description ajoutée par alinounete 2018-01-31T12:50:16+01:00

Résumé

Doit-on trahir ses convictions et ses rêves pour un peu de bonheur personnel ?

Un extraordinaire portrait de femme libre

Angleterre, avril 1946. La jeune femme qui remonte l’allée de Sheperd House, majestueux manoir du Kent, a le cœur lourd. Car aujourd’hui, Maggie O’Neill, un fort caractère, petite-fille d’une des premières suffragettes, fille d’une féministe active, va entrer comme bonne au service des très riches Lyon-Thorpe. Et la seule consolation de Maggie est que personne ne soit là pour assister à sa déchéance, elle qui rêvait de partir en Amérique et d’y devenir médecin. Qui en rêve toujours, d’ailleurs.

L’intégration parmi la dizaine de domestiques vivant comme au siècle précédent est difficile pour Maggie. Elle trouve ridicules les préoccupations et exigences de Madame, surnommée par ses employés « Pippa-ma-chère », car c’est ainsi que ses amies l’appellent à grand renfort de voix haut perchées. Le maître de maison, lointain, l’indiffère. Seul trouve grâce à ses yeux le vieux lord, âgé de près de cent ans, qui perd la tête et la confond avec une mystérieuse Clemmie à qui il déclare son amour.

Mais Maggie va bientôt découvrir que le maître de maison, John Lyon-Thorpe, est loin d’être l’héritier phallocrate qu’elle imaginait. Ils entament une liaison passionnée. Comme elle, John est prisonnier de son destin, et veut s’en libérer. Il a grandi en Afrique, où son père avait une immense propriété, et compte y retourner. Il éprouve les mêmes envies d’ailleurs que Maggie, le besoin de se sentir vivant.

Et du jour où elle s’avoue son amour pour John, Maggie comprend qu’elle va devoir choisir entre la promesse du bonheur et son aspiration à la liberté.

Afficher en entier

Classement en biblio - 56 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par TERVERCHANTAL 2018-07-17T12:24:33+02:00

Mon Dieu, se dit Maggie, le coeur battant à lui faire mal. Mon Dieu. Elle était dans sa chambre de l'Aile des vierges, on tambourinait à sa porte en pleine nuit, et sans vouloir le croire elle savait qui c'était. Ce n'était pas possible. Il ne pouvait pas faire ça.

Elle se leva dans le noir, se cognant à la table de nuit. La douleur aveugle lui donna la nausée, elle déverrouilla la porte avec des larmes plein les yeux.

"Maggie !"

Sir John était ivre, elle le vit à ses yeux brouillés, sentit l'odeur douceâtre du whisky et de la cigarette.

Derrière lui, sous la loupiote du couloir, Maggie distinguait Bertha Stanfield tenant son peignoir à deux mains près de son cou, s'asphyxiant devant la scène.

Et puis Annie la Rousse et Colin, accourus, et Kitty, effarée. Et d'autres, peut-être.

"Monsieur, s'étranglait la grosse Bertha.

- Maggie, l'ignora-t-il. Ne t'en va pas, Maggie."

Seigneur, le majordome avait parlé. Voilà pourquoi Sir John était là, dans cet état, pour elle.

"Monsieur, souffla-t-elle à son tour. Ne faites pas ça.....

- Tu ne peux pas me quitter, Maggie, dit-il en frappant le mur.

- Que quelqu'un aille chercher Baptiste, intervint Annie. Colin, va chercher Baptiste.....

- Maggie...." Sir John s'appuyait au chambranle, tentant de mettre des flammes convaincantes dans ses beaux yeux flous, une mèche de cheveux noirs retombant sur son front. Maggie était dévastée. Exposée.

Mais les autres ne comptaient pas. Elle ne voyait que lui. Monsieur, entendait-elle encore. Monsieur.

"John !"

A travers cette seule syllabe, Maggie ne reconnut pas sa propre voix. "John, arrête !"

L'Aile des vierges fut envahie par un silence irréel, Monsieur semblant se réveiller d'un coup sous les semonces de sa femme de chambre. John.

"Laissez, Mrs Stanfield, murmura Maggie. Je m'en occupe. Que tout le monde retourne se coucher. S'il vous plaît."

Et devant les yeux effarés d'une galerie de domestiques en plein séisme, la petite emmerdeuse gauchiste attira à elle l'honorable Sir John Lyon-Thorpe, le claquement de la porte résonnant en une déflagration sociale.

Afficher en entier

Ajoutez votre commentaire

Ajoutez votre commentaire

Commentaires récents

Commentaire ajouté par bscmm 2019-07-30T22:53:03+02:00
Diamant

Une histoire qui m'a saisi et captivé dans un tumulte d'enjeux sociaux, identitaire et passionnelle.

Je ne m'attendais pas à ressentir autant d'impact en lisant ce roman mais l'histoire est tellement bien mené et amené qu'il m'a conquise par ses personnages et ses décors.

Maggie m'a beaucoup plu, elle incarne très bien le personnage blasé et tiraillé par son devenir. Dans une société où la condition de la femme reste que très peu équitable, elle mène une réflexion qui oscille entre fière indépendance avec l'idée qu'est censée représenter une femme fière, libre et indépendante et le choix de pouvoir être simplement une personne qui n'est pas obligée de prouver son féminisme mais d'être seulement dans la condition d'une personne libre à part entière. Son parcours que l'on voit évoluer en est un très bon reflet. La place que vient occuper John pour elle est décisif et lui permet de faire évoluer une réflexion qui séparerait devoir de combattre pour le féminisme et relation avec une autre personne avec qui elle devrait se livrer et donc renoncer à une certaine indépendance. Le déroulement du récit ce passant à un moment charnière de l'évolution de la condition féminine on y voit d'autant plus ce qu'une personne pouvait ressentir et la confusion que pouvait ressentir Maggie. Sa réflexion est intéressante à suivre en tant que personne tiraillé dans un combat qui évolue peu à peu en s'affirmant et arrivant à se délivrer d'une pression sociale et identitaire pour s'affirmer dans les deux aspects de sa vie qu'elle juge de prime à bord inconciliable.

L'histoire en reste très accrocheuse que ce soit dans ses personnages qui représentent un panel de profils qui évolue et ne se contente pas de figurer figés dans un rôle, que ce soit dans ses décors très bien décrits qui nous plongent dans une ambiance certaine aussi bien dans la première partie que dans la deuxième ou bien que ce soit dans le déroulement de l'histoire qui m'a accroché dans la première partie dans cette ambiance quelque peu calfeutrée et vivante qui atteint un pic donnant envie d'en savoir encore plus qui conduit sur une deuxième partie qui fait ronger son frein en situant un nouveau décor moderne et épris d'une certaine liberté mettant dans sorte de parenthèse l’exaltation ressenti à la fin de la première partie. Ce moment de transition jouant avec nos émotions m'a à la fois poussé à tourner les pages avec avidité pour retrouver ce point d'impact et à la fois dérangé car je me désintéresse un peu plus de ses moments de resituation contextuelle. J'aurais souhaité que certain aspect du roman soit un peu plus développé, à l'image de John que j'ai apprécié mais qui reste cependant peu à découvert.

Je ressors de cette histoire un peu hébétée et dans une certaine langueur douce et berçante sur le portrait de l'évolution d'une femme qui cherche à faire évoluer les réflexions et sa propre réflexion qui s'en reflétait en a priori et qui a eu l'audace de s'accorder asser de foi en tant que personne libre qui n'a pas besoin de le prouver sans cesse.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Lauraline-2 2019-07-14T14:17:02+02:00
Or

Un très bon moment de lecture aux côtés de cette héroïne forte, attachante que j'ai eu plaisir à suivre dans son parcours de liberté et d'indépendance. L'histoire est portée par une écriture fluide, très agréable, et addictive. Allez-y, c'est du bon !!

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Pulusuk 2019-06-18T11:10:14+02:00
Bronze

Le nouveau roman de Laurence Peyrin tout juste sorti en poche n'aura malheureusement pas su me convaincre, malgré les bons éloges que peut s'attirer cette autrice.

Je n'ai pas été convaincue par cette histoire qui contenait l'ensemble des ingrédients pour me satisfaire. Ni le portrait de Maggie, femme supposée libre et indépendante, ni le charme de l'Angleterre d'après-guerre, ni l'ambiance Dowtown Abbey, ni l'histoire d'amour avec l'aristocrate de service ne m'ont fait aimé ce roman.

A la lecture de la quatrième de couverture, c'est plus l'histoire du combat d'une femme pour obtenir son indépendance et sa liberté auquel on s'attend et non une énième histoire d'amour entre le maître et sa domestique. Et même si l'histoire d'amour pouvait être un élément de ce récit, ce n'était pas gênant si nous avions effectivement un personnage féminin d'envergure. Il était intéressant de découvrir une jeune femme tiraillée entre son héritage de femme suffragette et indépendante qu'ont été sa grand-mère et sa propre mère et son envie de romantisme. C'est bien connu, aimer un homme, c'est s'aliéner soi-même et perdre tout crédit en tant que féministe. Un discours très réducteur auquel je n'adhère pas et qui transforme Maggie en un personnage incohérent, féministe un peu cliché et qui juge chaque personne à tout bout de champs.

Au lieu et place d'une héroïne combative à la Scarlett O'Hara que l'auteur adore citer dans ce roman, nous avons un personnage féminin assez mal travaillé et une histoire d'amour somme toute assez plate. Sir John Lyon-Thorpe parait très prometteur mais se découvre très peu aux yeux du lecteur. L'histoire d'amour est trop rapide et son développement bien trop parcimonieux pour la rendre crédible.

Et la fin n'a pas été mieux : oui, on peut vivre une histoire d'amour tout en étant une femme libre et utile sans devenir une simple "femme de..." Bof : on finit sur un message très banal et sans grand intérêt.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par FrancoiseDuquenoy 2019-06-08T10:10:17+02:00
Lu aussi

Un gros coup de coeur pour ce portrait de Maggie/Martha, indépendante et forte qui se lance à corps (et coeur) perdu dans la défense des droits de la femme. J'ai apprécié les interactions enfin étudiées sous un autre angle (et non dénuées d'humour d'ailleurs), entre les étages des maîtres et le sous-sol. Je veux (on ne peut pas dire "Je veux", mais je le dis quand même !) lire tout ce que Laurence Peyrin écrira. J'ignore si cela m'emportera autant que L'aile des vierges, mais je sais déjà que sa très belle écriture me ravira.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Lilith86 2019-05-26T10:03:56+02:00
Lu aussi

J'ai adorée cette lecture ! On dépeint ici un personnage de femme forte qui peut sembler antipathique par bien des aspects, qui peut sembler prendre de mauvaises décisions mais surtout que la vie n'a jamais épargnée.

Laisser vous embarquer vous ne le regrettez pas.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par marie-nel 2019-05-23T15:24:19+02:00
Diamant

Je découvre avec ce roman l'auteure, Laurence Peyrin. C'est le bouche à oreille qui m'a fait prendre ce livre à ma médiathèque. J'en entendais du bien, de plus le résumé situe l'histoire en Angleterre et dans un manoir. J'ai pensé à la série Downton Abbey en le lisant, et je ne me suis pas trompée. J'ai retrouvé la même ambiance. Celle d'un manoir avec des maitres et leur personnel de cuisine et de maison. Le tout teinté d'une pointe de Out of Africa puisque le maitre de maison a également une propriété en Afrique. En plus, l'héroïne est passionnée de voyage et surtout de Karen Blixen, l'auteure célèbre de La ferme africaine.

On est à la sortie de la seconde guerre mondiale, l'héroïne, Maggie Fuller, vient de perdre son mari suite à un accident. Elle rêvait de devenir médecin, mais ce contre-temps a mis à mal ses projets personnels. Elle trouve un travail comme femme de ménage au sein d'un manoir tenu par les Lyon-Thorpe. Maggie est une femme de caractère, indépendante et aux idées révolutionnaires. Elle a été élevée par une mère et une grand-mère aux idées avant-gardistes sur la condition féminine. Se retrouver ainsi en femme de ménage, devant obéir sans rechigner, accepter les injustices, c'est beaucoup pour elle et son impétuosité éclatera bien souvent. Elle prendra sous son aile la jeune fille qui travaille avec elle. Mais la vie va s'amuser à créer des liens que Maggie ne pensait pas avoir un jour, ils vont transformer sa vie et lui faire revoir tous les principes qu'elle connaissait.

Je n'en dirai pas plus sur l'histoire, ce serait vraiment dommage de percer le secret. L'histoire va se prolonger jusque dans les années cinquante avec une Maggie vivant aux États-Unis, car elle a fui l'Angleterre suite à de gros problèmes. Là-bas, elle fera beaucoup plus entendre sa voix, elle aidera les nécessiteux, et notamment les femmes dans le besoin. Elle embrassera une grande carrière aux côtés d'un homme aux grandes ambitions, mais aura-t-elle pour autant trouvé l'amour, c'est une autre question. En tout cas, l'héritage de sa mère et son aïeule sera parfois lourd à porter, elle veut faire aussi bien qu'elles, mais est-ce toujours compatible avec l'amour... elle devra faire preuve de beaucoup de courage pour affronter les adversités diverses et variées.

J'ai beaucoup aimé suivre Maggie. La voir évoluer, défendre des droits que nous avons d'acquis à notre époque actuelle et qui étaient bien fragiles à ce temps là. Et pourtant ce n'est pas si loin, juste une soixantaine d'années en arrière. Laurence Peyrin traite avec beaucoup de justesse et de pudeur de la conditions féminine, le combat pour avoir le droit de disposer de son corps, le problème des avortements clandestins et tous les problèmes qu'ils engendrent et toutes les avancées sociales qui vont avoir lieu petit à petit pour les femmes.

Le roman se laisse lire tout seul. J'ai vite été entrainée dans les péripéties de vie de Maggie. Bien que ce soit écrit à la troisième personne du singulier, on réussit facilement à se mettre à la place de la jeune femme et ressentir exactement ce qu'elle vit. Et ce grâce au style de l'auteure, délicat et précis, elle décrit très bien tous les sentiments qui traversent ses personnages. J'ai vraiment vécu aux côtés de Maggie pendant un peu plus de quatre cent pages. Le roman est divisé en deux parties, l'une en Angleterre et l'autre aux États-Unis. Les lieux sont d'ailleurs très bien décrits avec une belle transcription de l'atmosphère. La vie au manoir, où le respect envers les maitres est de mise, où il faut s'acclimater à la vie très fermée au sein des autres employés. Et au contraire, la vie beaucoup plus libre en Amérique, hors des convenances. Deux sociétés complètement opposées.

J'ai donc passé un excellent moment avec Maggie et les autres personnages. Laurence Peyrin a su créer un monde très réaliste et des scènes criantes de vérité et très cinématographiques. Il est tout à fait possible de s'imaginer les scènes comme si elles étaient jouées au cinéma. Ce roman est une véritable pépite, de par l'histoire, belle et pleine de bons sentiments, romantiques à souhait, et également de par la plume de l'auteure, délicate et sensible. Je suis très contente de cette belle découverte, je vais suivre Laurence Peyrin et je pense me procurer ses autres ouvrages. Elle en a plusieurs à son actif et sa sensibilité me donne envie de la découvrir encore plus.

Je ne peux que vous conseiller ce roman si vous ne le connaissez pas encore ou de lire cette auteure au talent indéniable.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par gribouille 2019-04-19T08:48:11+02:00
Diamant

Une histoire sensationnelle!!!

Afficher en entier
Commentaire ajouté par KwoL25 2019-04-08T13:34:35+02:00
Or

J'ai été séduite par ce portrait de femme libre, tiraillée entre son héritage familial et sa passion amoureuse.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par pigeonbleu 2019-03-15T18:32:50+01:00
Pas apprécié

Un livre qui aurait pu être très bien mais Spoiler(cliquez pour révéler)les égoïstes fuyant systématiquement et volontairement leur bonheur en massacrant celui de ceux qu'ils aiment ont une légère tendance à m'énerver. C'est un point de vue mais ça m'a gâché ma lecture à partir de la deuxième partie. Une déception d'un point de vue romantique.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par meg59255 2019-01-06T12:01:52+01:00
Bronze

Chronique complète sur le blog http://beauty-and-beauty.over-blog.com/2018/09/chronique-l-aile-des-vierges-laurence-peyrin.html

Bon, vu le résumé vous vous doutez bien que c'est un livre avec un style d'écriture typiquement anglophone. On est plongé dans du Brontë et Austen, ce qui en soit, personnellement ça ne me dérange pas car je suis friande de ce genre. Cependant ça peu rebuter certain, parce que dans ce genre de roman, il y a toujours une multitude de personnage... Dans celui-ci on s'en sort à merveille.

Bien que ceux soit une autrice de notre temps, j'arrive à me plonger dans l’atmosphère anglaise, bien connu de littérature anglaise. Par contre, c'était tellement écrit de cette façon, que j'avais du mal à m'imaginer un décor d'après-guerre, car moi j'étais toujours dans ce château avec les comtes, les ducs, les ladys... J'arrivais pas à me mettre dans le contexte exacte, ce qui n'empêche que j'ai vraiment aimé.

Afficher en entier

Dates de sortie

L'Aile des vierges

  • France : 2018-03-28 (Français)
  • France : 2019-03-07 - Poche (Français)

Activité récente

MargotM l'ajoute dans sa biblio or
2019-08-01T00:12:21+02:00

Évaluations

Les chiffres

Lecteurs 56
Commentaires 17
Extraits 2
Evaluations 25
Note globale 8.21 / 10

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode