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Extrait ajouté par Gruvioler 2015-05-06T21:44:29+02:00

Au même instant, elle fit volte-face et se heurta à un mur immense. Inébranlable. Le mur lui saisit les poignets. Sidonie hurla.

— Bonsoir, madame Saint-Godard, dit lord Devellyn d'une voix grave et sonore. Belle soirée pour se promener, n’est-ce pas ?

Les mains solides resserrèrent leur étreinte sur ses bras.

— Devellyn ! Pour l'amour du Ciel ! Que faites-vous à rôder dans l’obscurité sur la pointe des pieds, comme un fantôme ? Vous m’avez fait une de ces frayeurs !

Le marquis eut un petit rire amusé.

— On m’a déjà accusé de beaucoup de choses, ma chère, mais jamais d’avoir le pied trop léger !

— Je me moque de vos pieds. Ce qui m’ennuie, ce sont vos mains. Ôtez-les tout de suite, je vous prie.

Elle vit qu'il cherchait son regard dans la pénombre.

— Quel que soit le degré de votre vertu, madame, vous n’avez rien à craindre de ma part.

— Le... degré ?

Époustouflée par tant d’audace, Sidonie envisagea de lui assener un bon coup de genou entre les jambes. Mais elle se ressaisit et demanda, acerbe :

— Que voulez-vous insinuer ?

Elle eut l’impression qu’il se penchait davantage vers elle, car elle perçut la chaleur qui irradiait de son corps.

— Eh bien, je voulais simplement dire que j’avais envie de vous embrasser. Mais je pense que vous n’hésiteriez pas à me gifler si je le faisais.

— Vous pensez juste

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Extrait ajouté par clary-bouquineuse 2013-12-08T01:58:30+01:00

—Pardon ? fit Sidonie, éberluée.

Devellyn rit  de nouveau.

—Vous ne savez répéter que cela, madame Saint- Godard. Avez-vous tellement besoin d’être pardonnée ? Dans ce cas, c’est que vous êtes une drôle de coquine !

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Extrait ajouté par Gruvioler 2015-05-06T21:32:45+02:00

— Monsieur, il se passe quelque chose de tout à fait inhabituel...

— Oui? répéta Devellyn.

Le visage du majordome se crispa.

— Je crains que... ce ne soit... Mme la duchesse,» chuchota-t-il. Monsieur l’attendait-il ?

Question difficile. Dieu seul savait quel genre de rendez-vous il avait pu accepter, avant de l’oublier aussitôt. Il passa rapidement en revue dans sa tête les quelques duchesses de sa connaissance. Elles n’étaient pas nombreuses. La duchesse d'Esteridge ? Elle l’avait déjà mis deux fois à la porte de chez elle. La séduisante épouse de cet imbécile de Keeling ? Elle l'avait giflé la dernière fois qu’il lui avait fait une proposition. Restait cette cousine d’Alasdair... son nom lui échappait, mais il n'oublierait jamais les appas révélés par son splendide décolleté.

Il ne fallait pas commettre de maladresse. Une femme qui vous rendait visite aussi tard dans la soirée ne pouvait vouloir qu'une chose... Déjà, son désir était émoustillé par l’audace de la dame.

— La mémoire me fait défaut, Honeywell, avoua-t-il. Quelle...

Trop tard. La duchesse n’avait pas attendu qu'on la fasse entrer.

— Bonsoir Aleric ! lança sa mère en pénétrant d’un pas ferme dans ta salle à manger. N'essaye pas de me chasser, tu n'y parviendras pas. Qu’est-ce que c’est que celte histoire absurde ? Des insectes auraient dévoré ton escalier ?

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Extrait ajouté par Gruvioler 2015-05-07T01:11:47+02:00

- {...} Quand Sidonie m'aura épousé nous serons tous liés de manière définitive, non ? Et les droits seront rétablis en quelque sorte, puisque le duché reviendra un jour ou l’autre à votre neveu.

— Je n’ai pas de neveu, répliqua Kemble.

Devellyn lui passa un bras sur les épaules.

— Quelle terrible négligence de votre part, cousin Je vais m’empresser d’y remédier.

Un lourd silence s'abattit entre les deux hommes. Ce fut Kemble qui finit par le briser, en marmonnant :

— Vous avez de la chance que mon poing droit soit contusionné, Devellyn. Beaucoup de chance.

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Extrait ajouté par Gruvioler 2015-05-06T21:30:45+02:00

— Vraiment. Aleric ! Du tissu pourpre dans une salle à manger. C'est terriblement vulgaire, tu sais?

Non. Il n'en savait rien. C’était Camélia qui avait choisi ce tissu. Ou peut-être celle qui l'avait précédée dans cette maison.

— Je ne m'en rends pas compte, madame, dit-il en dégustant une succulente truffe noire. Mais si vous trouvez cela vulgaire, allez donc jeter un coup d’œil aux rideaux rouges de mon lit.

Sa mère poussa un grognement de dégoût.

— Oh, Aleric ! Je connais le salon et cela me suffit. On se croirait dans un bordel bon marché.

— Mère, ceci n’est pas un salon littéraire. Mes maîtresses organisent des orgies ici.

— Aleric ! s’exclama la duchesse en s’approchant de lui d’un pas décidé. Tu ne vis donc que pour choquer ton entourage ?

— Un homme se doit d'exploiter les talents que Dieu lui a donnés.

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Extrait ajouté par Gruvioler 2015-05-06T20:35:52+02:00

— Je crains que ça ne soit encore pire que vous ne l'imaginez, monsieur, déclara Honeywell en se tordant les doigts. Je pense qu'il vaut mieux déménager, monsieur.

— Déménager ? s'écria Devellyn en reposant sa tasse d’un geste vif. Quitter Duke Street ? Mais pour aller où, mon vieux ?

Honeywell et Fenton échangèrent un regard entendu.

— Eh bien... il y a toujours Bedford Place, risqua le majordome. Si Mlle Lederly pouvait... si elle voulait bien...

— Oh, elle ne voudrait pas, riposta sèchement Devellyn. Mais cela n'a aucune importance. Elle est partie hier.

Les deux domestiques poussèrent un imperceptible soupir de soulagement.

— Fenton préparera vos bagages personnels, monsieur. Je me charge de la vaisselle et des objets indispensables.

Le regard du marquis passa de Fenton à Honeywell.

— Ai-je encore mon mot à dire dans tout ça ? s'enquit-il, consterné. Que diable va devenir le Démon de Duke Street ? Le Croquemitaine de Bedford Place ? A mon avis, ça ne sonne pas aussi bien...

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Extrait ajouté par Estard 2017-06-01T00:56:26+02:00

— Tu peux toujours courir ! hurla-t-elle d’une voix éraillée. Va rôtir en enfer, espèce de brute épaisse ! Salaud ! Chien !

Sous le fragile vernis social réapparaissait la mégère des faubourgs que Camélia n’avait jamais cessé d’être en réalité. Le marquis eut une moue désapprobatrice.

— Allons, allons, Camélia, une fois de plus, tu montres que ton vocabulaire est singulièrement limité. Cela fait déjà deux fois que tu me traites de chien. Sers-nous plutôt une larme de cognac, mon cœur. Nous allons régler cette affaire.

— Non! rétorqua-t-elle en brandissant le tisonnier. Tu mériterais que je t’enfonce ça dans... dans... dans les fesses !

A cette idée, le marquis grimaça.

— Cammie, quels que soient mes torts, je suis désolé. Demain, j’irai chez Garrard t’acheter un nouveau collier, c’est promis.

Il ne se tourna qu’une seconde pour poser sa canne et son chapeau. Mal lui en prit. Camélia projeta le tisonnier dans sa direction puis se jeta sur lui toutes grilles dehors.

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Extrait ajouté par Gruvioler 2015-05-07T01:16:22+02:00

Gravenel sortit sa montre de son gousset.

— Comme vous voudrez, grommela-t-il, bourru. Mais j’ai promis à Elisabeth de passer quelques minutes avec ma vieille tante. Vous savez, celle qui est un peu toquée.

— Oh, Admeta est là ce soir ?

— J'en ai bien peur. Avec son maudit chien, naturellement. Et un gilet en velours rouge.

— Admeta ? s'exclama lady Kirton, interloquée. Elle porte un gilet ?

— Non, le chien, Isabelle. Le chien.

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Extrait ajouté par Estard 2017-06-01T00:47:57+02:00

— Prenez votre canne, monsieur, conseilla-til toutefois. Soho n’est pas un quartier sûr, la nuit.

Le visage de Devellyn s'éclaira d’un large sourire.

— Vous croyez qu’un voyou oserait s'attaquer au Démon de Duke Street ?

Wittle eut un haussement d’épaules désabusé.

— Pas s’il est confronté à votre expression féroce, monsieur. Malheureusement, ces gens-là ont tendance à frapper par-derrière.

Devellyn éclata d’un rire tonitruant.

— Prenons donc cette maudite canne!

déclara-t-il en saisissant l’objet en question, qu'il avait abandonné sur la banquette.

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