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- Tu as fait ce qu'il fallait, lui dit-il. Traverse le pont pendant qu'il en est encore temps.

Elle hésitait ; elle souhaitait désespérément quitter ce lieu, mais répugnait à le laiseer seul. Elle se rendait compte que, malgré son jeune âge, Will était disposé à se sacrifier pour elle et le Royaume.

- Va-t-en ! dit-il en la repoussant.

A cet instant, elle crut voir quelques larmes briller dans les yeux du garçon. Elle avait très envie de pleurer elle aussi, et ne le distinguait plus très nettement. Elle cligna des yeux, juste à temps pour apercevoir une grosse pierre tranchante décrire une courbe au-dessus d'eux.

- Will ! hurla-t-elle.

Trop tard. La pierre retomba sur la tempe du garçon, qui gémit sous le choc ; il roula aux pieds de la jeune fille, qui vit le sang rouge foncé jaillir de son crâne.

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Le mineur celte n'aurait pu choisir un pire moment pour perdre l'équilibre.

L'un des Wargals venait de le fouetter et il chancela, avant de s'effondrer en travers de la route, entraînant dans sa chute deux autres prisonniers, devant et derrière lui. C'est alors que Will comprit qu'ils étaient reliés par une épaisse corde de cuir brut.

La colonne de prisonniers désorientés s'arrêta et le chant des Wargals fut subitement remplacé par un brouhaha de grognements. Les deux prisonniers qui étaient tombés se relevèrent à grande-peine sous une pluie de coups. Le mineur qui avait chuté le premier restait étendu, immobile, malgré les coups cinglants du fouet.

Un second Wargal finit pas rejoindre le précédent et se mit à frapper l'homme avec le manche de sa lourde lance d'acier. Épouvanté, Will comprit que le mineur était mort, avant que les deux Wargals ne s'en soient rendus compte.

Puis, celui qui devait être leur chef leur lança alors un ordre incompréhensible ; ils s'arrêtèrent enfin de frapper l'homme, coupèrent la corde de cuir qui le reliait aux autres prisonniers et ramassèrent son corps sans vie, avant de le jeter vers le fourré où Will et ses compagnons avaient trouvé refuge.

Le corps s'écrasa dans les buissons en bordure de route et Will entendit Evanlyn pousser un petit cri d'effroi. Visage contre terre, ne sachant pas ce qui se passait devant elle, elle n'avait visiblement pas pu supporter ce bruit inattendu. Presque aussitôt, elle étouffa son cri, mais un peu trop tard.

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Halt, les sourcils relevés, se tourna lentement vers son jeune apprenti, décidément bien impulsif, ainsi qu’en témoignait sa virulence.

— Excusez-moi, Halt, murmura Will d’un ton plus calme.

Le Rôdeur hocha la tête.

— Je préfère. C’est pourtant clair comme de l’eau de roche. Gilan veut simplement savoir si je t’autorise à l’accompagner à Celtica.

D’un signe de tête, Gilan confirma les propos de Halt. Will fronça les sourcils, intrigué par la tournure que prenaient les événements.

— Moi ? s’exclama-t-il d’un air incrédule. Pourquoi moi ? Qu’est-ce que j’irais faire là-bas ?

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Depuis trois jours, Halt et Will suivaient la piste de quatre Wargals -ces créatures brutales qui formaient l'armée de Morgarath, le seigneur rebelle. On les avait aperçues quelque part dans la région du fief de Montrouge, alors qu'elles se dirigeaient vers le nord. Dès que Halt le Rôdeur l'avait appris, il s'était mis en route en compagnie de son jeune apprenti.

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- Gilan, dit Will, j'ai pensé…

Le Rôdeur leva les yeux au ciel en mimant le désespoir. Une nouvelle fois, le garçon fut frappé par sa ressemblance avec Halt.

- Quoi donc ? dit le Rôdeur. Tu penses encore ?

- Eh bien, commença lentement Will, ce truc de la double parade, c'est sûrement très utile. Mais pourquoi ne pas tout simplement abattre l'adversaire avant qu'il puisse s'approcher ?

- Oui, en effet, répondit patiemment Gilan, mais suppose qu'au moment de tirer, ton arc se brise ?

- Je pourrais m'enfuir, ou aller me cacher, suggéra le garçon.

- Et s'il n'y a aucune cachette dans les parages ? insista Gilan. Un précipice derrière toi. Nulle part où aller. Ton arc est hors d'usage et un guerrier enragé fonce sur toi. Que fais-tu ?

- Je suis obligé de l'affronter, j'imagine, répondit Will à contrecœur.

- Exactement. Autant que possible, nous évitons les combats rapprochés. Mais quand il n'y a pas d'autre choix, il vaut mieux y être préparé, non ?

- Sûrement, répondit Will.

Horace se mit de la partie. Lui aussi avait une question :

- Et si l'autre guerrier est armé d'une hache ?

Quelque peu déconcerté, Gilan le regarda.

- Une hache ?

- Oui, une hache ! répéta Horace, se laissant entraîner par son sujet. Vous êtes face à un ennemi qui vous menace de sa hache d'arme ; vos couteaux seraient-ils efficaces ?

Gilan hésita.

- Je ne souhaite à personne de se retrouver dans un telle situation, avec deux couteaux pour seules armes, dit-il prudemment.

- Alors, que feriez-vous ? s'interposa Will.

Gilan observa les deux garçons. Ils venaient de le piéger.

- Je l'abats, dit-il sèchement.

Will secoua la tête, un large sourire aux lèvres.

- Impossible, dit-il. Votre arc est brisé.

-Alors je cours me cacher, dit Gilan, les dents serrées.

- Mais il y a un précipice, observa Horace. Un gouffre à pic juste derrière vous, et, devant vous, un guerrier enragé armé d'une hache.

- Que faites-vous ? reprit Will.

Gilan prit une profonde inspiration et les regarda tous les deux dans les yeux, l'un après l'autre.

- Je saute dans le vide. Pour en finir plus vite.

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[ Après un entraînement à l'épée entre Gilan et Horace ]

- Pas mal ? s'exclama-t-il. Mais c'était mauvais ! Pas une fois je n'ai pu…

Il hésita. Il aurait été malvenu d'avouer que durant les trois ou quatre dernières minutes, impulsivement, il avait vraiment essayé de trancher la tête de Gilan.

Chapitre 3, page 49

[ Après la découverte d'un village abandonné ]

- Et ensuite… les cadavres s'évanouissent dans l'air, comme par enchantement ? demanda le Rôdeur avec douceur.

- Exactement ! s'écria Horace, qui s'aperçut aussitôt de l'absurdité de sa réponse.

Chapitre 6, page 83

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