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L'Armée furieuse



Description ajoutée par DoriRose 2016-03-20T16:18:35+01:00

Résumé

Avec sa petite blouse à fleurs et son air timide, Valentine Vendermot et son histoire de fantômes ne sont pas de taille à mobiliser une brigade parisienne. Pourtant, le commissaire Adamsberg a très envie de s'intéresser à cette chevauchée nocturne dans le bocage normand. Il délègue l'enquête en cours et se end sur les lieux : Ordebec, son église, son bistrot, son chemin de Bonneval, ses crimes atroces.

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Classement en biblio - 524 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par lamiss59283 2012-02-22T14:29:59+01:00

Il y avait des petites miettes de pain qui couraient de la cuisine à la chambre, jusque sur les draps propres où reposait la vieille femme, morte et bouche ouverte. Le commissaire Adamsberg les considérait en silence, allant et venant d'un pas lent le long des débris, se demandant quel Petit Poucet, ou quel Ogre en l'occurrence, les avait perdues là. L'appartement était un sombre et petit rez-de-chaussée de trois pièces, dans le 18e arrondissement de Paris.

Dans la chambre, la vieille femme allongée. Dans la salle à manger, le mari. Il attendait sans impatience et sans émotion, regardant seulement son journal avec envie, plié à la page des mots croisés, qu'il n'osait pas poursuivre tant que les flics étaient sur place. Il avait raconté sa courte histoire : lui et sa femme s'étaient rencontrés dans une compagnie d'assurances, elle était secrétaire et lui comptable, ils s'étaient mariés avec allégresse sans savoir que cela devait durer cinquante-neuf ans. Puis la femme était morte durant la nuit. D'un arrêt cardiaque, avait précisé le commissaire du 18e arrondissement au téléphone. Cloué au lit, il avait appelé Adamsberg pour le remplacer. Rends-moi ce service, tu en as pour une petite heure, une routine du matin.

Une fois de plus, Adamsberg longea les miettes. L'appartement était impeccablement tenu, les fauteuils couverts d'appuie-tête, les surfaces en plastique astiquées, les vitres sans trace, la vaisselle faite. Il remonta jusqu'à la boîte à pain, qui contenait une demi-baguette et, dans un torchon propre, un gros quignon vidé de sa mie. Il revint près du mari, tira une chaise pour s'approcher de son fauteuil.

— Pas de bonnes nouvelles ce matin, dit le vieux en détachant les yeux de son journal. Avec cette chaleur aussi, ça fait bouillir les caractères. Mais ici, en rez-de-chaussée, on peut garder le frais. C'est pour ça que je laisse les volets fermés. Et il faut boire, c'est ce qu'ils disent.

— Vous ne vous êtes rendu compte de rien ?

— Elle était normale quand je me suis couché. Je la vérifiais toujours, comme elle était cardiaque. C'est ce matin que j'ai vu qu'elle avait passé.

— Il y a des miettes de pain dans son lit.

— Elle aimait ça. Grignoter couchée. Un petit bout de pain ou une biscotte avant de dormir.

— J'aurais plutôt imaginé qu'elle nettoyait toutes les miettes après.

— Pas de doute là-dessus. Elle briquait du soir au matin comme si c'était sa raison de vivre. Au début, c'était pas bien grave. Mais avec les années, c'est devenu une obnubilation. Elle aurait sali pour pouvoir laver. Vous auriez dû voir ça. En même temps, cette pauvre femme, ça l'occupait.

— Mais le pain ? Elle n'a pas nettoyé hier soir ?

— Forcément non, parce que c'est moi qui lui ai apporté. Trop faible pour se lever. Elle m'a bien ordonné d'ôter les miettes, mais à moi, ça m'est drôlement égal. Elle l'aurait fait le lendemain. Elle retournait les draps tous les jours. À quoi ça sert, on ne sait pas.

— Donc vous lui avez apporté du pain au lit, et puis vous l'avez remis dans la boîte.

— Non, je l'ai flanqué à la poubelle. Il était trop dur ce pain, elle n'arrivait pas à le manger. Je lui ai apporté une biscotte.

— Il n'est pas dans la poubelle, il est dans la boîte à pain.

— Oui, je sais.

— Et il n'y a plus de mie à l'intérieur. Elle a mangé toute la mie ?

— Bon sang non, commissaire. Pourquoi elle se serait bourrée de mie ? De mie rassie ? Vous êtes bien commissaire ?

— Oui. Jean-Baptiste Adamsberg, Brigade criminelle.

— Pourquoi c'est pas la police du quartier ?

— Le commissaire est couché avec une grippe d'été. Et son équipe est indisponible.

— Tous grippés ?

— Non, il y a eu une bagarre cette nuit. Deux morts et quatre blessés. À cause d'un scooter volé.

— Misère. Avec cette chaleur aussi, ça bout dans les têtes. Moi, c'est Tuilot Julien, comptable retraité de la Compagnie ALLB.

— Oui, j'ai noté cela.

— Elle m'a toujours reproché de m'appeler Tuilot, tandis que son nom de jeune fille, Kosquer, était plus joli. C'est pas faux d'ailleurs. Je pensais que vous étiez commissaire, à questionner comme ça sur les miettes de pain. Le collègue du quartier, il n'est pas comme ça.

— Vous trouvez que je m'occupe trop des miettes ?

— Vous faites bien comme vous voulez, allez. C'est pour votre rapport, il faut bien écrire quelque chose dans le rapport. Je comprends ça, je n'ai fait que ça dans ma vie à l'ALLB, des comptes et des rapports. Si encore ç'avait été des rapports honnêtes. Pensez donc. Le patron avait sa devise, comme il disait tout le temps : une assurance ne doit pas payer même si elle doit payer. Cinquante ans de triche comme ça, ça vous arrange pas le ciboulot. Je disais à ma femme, si tu pouvais laver ma tête au lieu des rideaux, ce serait autrement plus utile.

Tuilot Julien eut un petit rire, ponctuant son trait d'esprit.

— C'est juste que je ne comprends pas cette histoire de quignon.

— Pour comprendre, faut être logique, commissaire, logique et rusé. Moi, Tuilot Julien, je le suis, j'ai gagné seize championnats de mots croisés force maximale en trente-deux ans. En moyenne un tous les deux ans, juste avec ma cervelle. Logique et rusé. Ça rapporte de l'argent aussi, à ces niveaux. Ça, dit-il en désignant le journal, c'est de la blague pour les gamins de maternelle. Seulement, faut tailler souvent ses crayons, et ça fait des pelures. Qu'est-ce qu'elle m'en a fait voir avec ces pelures. Qu'est-ce qui vous embête à propos de ce pain ?

— Il n'est pas dans la poubelle, je ne le trouve pas tellement rassis, je ne comprends pas pourquoi il n'y a plus de mie.

— Mystère domestique, dit Tuilot qui paraissait s'amuser. C'est que j'ai deux petits locataires ici, Toni et Marie, une bonne petite paire, chaleureux comme tout, et qui s'aiment d'un amour vrai. Mais qui ne sont pas du goût de ma femme, je vous prie de croire. On ne dit pas de mal des morts mais elle a tout essayé pour me les tuer. Et moi ça fait trois ans que je déjoue tous ses tours ! Logique et rusé, c'est le secret. Ce n'est pas toi, ma pauvre Lucette, qui vas mater un champion de mots croisés, je lui disais. Moi et ces deux-là, on fait le trio, ils savent qu'ils peuvent compter sur moi et moi sur eux. Une petite visite tous les soirs. Comme ils sont malins, et très délicats, ils ne viennent jamais avant que la Lucette soit au lit. Ils savent bien que je les attends, allez. C'est toujours Toni qui arrive le premier, il est plus gros, plus fort.

— Et ce sont eux qui ont mangé la mie ? Alors que le pain était dans la poubelle ?

— Ils adorent ça.

Adamsberg jeta un œil aux mots croisés, qui ne lui parurent pas si simples que cela, puis repoussa le journal.

— Eux qui, monsieur Tuilot ?

— Je n'aime pas en parler, les gens désapprouvent. Ils sont fermés, les gens.

— Des animaux ? Des chiens, des chats ?

— Des rats. Toni est plus brun que Marie. Ils s'aiment tellement que, souvent, en plein milieu de leur repas, ils s'arrêtent pour frotter la tête de l'autre avec leurs pattes. Si les gens n'étaient pas si bouchés, ils verraient des spectacles comme ça. Marie, c'est la plus vive. Après son repas, elle monte sur mon épaule, elle passe ses griffes dans mes cheveux. Elle me coiffe, pour ainsi dire. C'est sa manière de remercier. Ou de m'aimer ? Qu'est-ce qu'on en sait ? Ça réconforte, allez. Et puis après qu'on s'est dit des tas de choses gentilles, on se quitte jusqu'au lendemain soir. Ils regagnent la cave par le trou derrière la descente d'eau. Un jour, Lucette a tout cimenté. Pauvre Lucette. Elle ne sait pas faire du ciment.

— Je comprends, dit Adamsberg.

Le vieux lui rappelait Félix, qui taillait des vignes à huit cent quatre-vingts kilomètres de là. Il avait apprivoisé une couleuvre avec du lait. Un jour, un type avait tué sa couleuvre. Alors Félix avait tué le type. Adamsberg retourna à la chambre où le lieutenant Justin veillait la morte en attendant le médecin traitant.

— Regarde dans sa bouche, dit-il. Regarde si tu vois des résidus blancs, comme de la mie de pain.

— Je n'ai pas très envie de faire ça.

— Mais fais-le quand même. Je pense que le vieux l'a asphyxiée en la bourrant de mie de pain. Ensuite, il l'a ôtée, et jetée quelque part.

— La mie qui était dans le quignon ?

— Oui.

Adamsberg ouvrit la fenêtre et les volets de la chambre. Il examina la petite courette, jonchée de plumes d'oiseau, à moitié transformée en débarras. Au centre, une grille couvrait la bouche d'évacuation des eaux. Elle était encore mouillée, alors qu'il n'avait pas plu.

— Tu iras soulever la grille. Je pense qu'il a jeté la mie là-dedans et vidé un seau d'eau par-dessus.

— C'est idiot, murmura Justin en dirigeant sa lampe électrique dans la bouche de la vieille femme S'il a fait ça, pourquoi n'a-t-il pas jeté le quignon vide ? Et nettoyé les miettes ?

— Pour jeter le quignon, il aurait fallu qu'il aille jusqu'aux poubelles, donc qu'il se montre sur le trottoir à la nuit. Il y a une terrasse de café juste à côté, et sûrement pas mal de monde quand les nuits sont chaudes. On l'aurait vu. Il a imaginé une très bonne explication pour le quignon et les miettes. Si originale qu'elle en devient vraisemblable. C'est un champion de mots croisés, il a sa manière de relier ses idées.

Adamsberg, à la fois désolé et un peu admiratif, revint auprès de Tuilot.

— Quand Marie et Toni sont arrivés, vous avez ressorti le pain de la poubelle ?

— Mais non, ils connaissent le truc et ils aiment ça. Toni s'assied sur la pédale de la poubelle, le couvercle se soulève, et Marie en sort tout ce qui les intéresse. Fortiches, hein ? Rusés, il n'y a pas à dire.

— Donc Marie a sorti le pain. Et puis tous les deux, ils ont mangé la mie ? Tout en s'aimant ?

— C'est cela.

— Toute la mie ?

— Ce sont des gros rats, commissaire, ils sont voraces.

— Et les miettes ? Pourquoi ils n'ont pas mangé les miettes ?

— Commissaire, on s'occupe de Lucette ou des rats ?

— Je ne comprends pas pourquoi vous avez rangé le pain dans le torchon après que les rats l'ont creusé. Alors qu'avant, vous l'aviez mis à la poubelle.

— Le vieux posa quelques lettres sur ses mots croisés.

— Vous n'êtes sûrement pas bien fort aux mots croisés, commissaire. Si j'avais jeté le quignon vide à la poubelle, vous pensez bien que Lucette aurait compris que Toni et Marie étaient passés.

— Vous pouviez aller le jeter dehors.

— La porte grince comme un porc qu'on égorge. Vous n'avez pas remarqué ?

— Si.

— Alors je l'ai tout bonnement enroulé dans le torchon. Ça m'évite une scène le matin. Parce que des scènes, c'est tous les jours à n'en plus finir. Bon sang, ça fait cinquante ans qu'elle maugrée en passant son chiffon partout, sous mon verre, sous mes pieds, sous mon cul. À croire que j'ai plus le droit de marcher ni de m'asseoir. Si vous viviez ça, vous aussi vous auriez caché le quignon.

— Elle ne l'aurait pas vu dans la boîte ?

— Mais non. Le matin, elle prend des biscottes aux raisins secs. Elle doit le faire exprès parce que ces biscottes, ça projette des milliers de miettes. Si bien que ça l'occupe pendant deux heures après. Vous voyez la logique ?

Justin entra dans la pièce, adressa un bref signe affirmatif à Adamsberg.

— Mais hier, dit Adamsberg avec un peu d'abattement, ça ne s'est pas passé comme ça. Vous avez ôté la mie, deux grosses poignées compactes, et vous l'avez enfoncée dans sa bouche. Quand elle n'a plus respiré, vous avez sorti toute cette mie et vous l'avez jetée dans la bouche d'évacuation de la courette. Ça m'épate que vous ayez choisi ce moyen pour la tuer. Je n'ai jamais vu personne étouffer quelqu'un à la mie de pain.

— C'est inventif, confirma tranquillement Tuilot.

— Vous vous doutez bien, monsieur Tuilot, qu'on retrouvera la salive de votre femme sur la mie de pain. Et comme vous êtes logique, rusé, on retrouvera aussi les traces des dents des rats sur le quignon. Vous les avez laissés finir la mie pour accréditer votre histoire.

— Ils adorent se fourrer dans un quignon de pain, c'est un plaisir de les voir. On a passé une bonne soirée hier, oui vraiment. J'ai même bu deux verres pendant que Marie me griffait la tête. Puis j'ai lavé et rangé mon verre, pour éviter la réprimande. Alors qu'elle était déjà morte.

— Alors que vous veniez de la tuer.

— Oui, dit l'homme dans un soupir négligent, emplissant quelques cases des mots croisés. Le médecin était passé la visiter la veille, il m'a assuré qu'elle tiendrait encore des mois. Ça voulait dire encore des dizaines de mardis avec des friands gras, des centaines de récriminations, des milliers de petits coups de chiffon. À quatre- vingt-six ans, on a le droit de commencer à vivre. Il y a des soirs comme ça. Des soirs où un homme se lève et agit.

Et Tuilot se leva, ouvrit les volets de la salle à manger, laissant entrer la chaleur excessive et tenace de ce début de mois d'août.

— Elle ne voulait pas ouvrir les fenêtres non plus. Mais je ne dirai pas tout cela, commissaire. Je dirai que je l'ai tuée pour lui épargner les souffrances. Avec de la mie de pain parce qu'elle aimait ça, comme une dernière petite gâterie. J'ai tout prévu là-dedans, moi, dit-il en se cognant le front. Il n'y aura pas de preuve que je ne l'ai pas fait par charité. Hein ? Par charité ? Je serai acquitté et, deux mois plus tard, je serai revenu ici, je poserai mon verre directement sur la table, sans sortir de napperon, et on sera bien là tous les trois, Toni, Marie et moi.

— Oui je le crois, dit Adamsberg en se levant doucement. Mais si cela se trouve, monsieur Tuilot, vous n'oserez pas poser votre cul de verre sur la table. Et peut- être que vous sortirez ce napperon. Et puis vous nettoierez les miettes.

— Et pourquoi je ferais ça ?

Adamsberg haussa les épaules.

— C'est seulement ce que j'ai vu. C'est souvent comme ça que ça se passe.

— Vous en faites pas pour moi, allez. Je suis rusé, moi.

— C'est vrai, monsieur Tuilot.

Dehors, la chaleur faisait marcher les gens à l'ombre, rasant les immeubles bouche ouverte. Adamsberg décida d'empruntre les trottoirs exposés au soleil, et vides, et de se laisser couler à pied vers le sud. Une longue marche pour se défaire du visage réjoui – et en effet rusé – du champion de mots croisés. Qui, peut-être, un mardi prochain, s'achèterait un friand gras pour dîner.

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Commentaires les plus appréciés

Or

j'ai vraiment beaucoup aimé... un excellent Vargas...

on retrouve tout ce qui fait le charme de son univers avec bien sur le commissaire Adambsberg au centre...

l'intrigue est bonne et se tient, et nous tient en haleine jusqu'au bout....

j'attends le prochain !!

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Or

C'est un pari fou que nous propose l'auteur en revisitant un vieille légende médiévale de morts vivants attaquant la lie de la société humaine, et comme à son habitude, elle le fait bien! Il faut dire que ses personnages atypiques s'y prêtent beaucoup, de même que sa facilité à mélanger réalisme et fantastique de manière si subtile que nous sommes prêts à gober tout ce qu'on nous raconte. Et comme j'ai un gros faible pour tout ce qui touche l'imaginaire, c'est avec plaisir que je me suis replongée dans ce polar dont je possède une ancienne édition.

Nous retrouvons le très instinctif inspecteur Adamsberg face à un meurtre commis à la mie de pain sur une maniaque du ménage, mais très vite deux autres affaires vont plus ou moins s'emmêler et se mélanger à celle-ci avec l'arrivée de Madame Vendermoot persuadée que des morts vivants courent les landes normandes. Des crimes violents sont commis dans ce petit village et deux cadavres sont découverts dans une Mercedes incendiée. De quoi donner du fil à retordre au bearnais Veyrenc, à la très efficace Violette Retancourt, et au dictionnaire ambulant Danslart!

Plus que jamais ici, le mal fagoté Adamsberg m'a fait penser à l'inspecteur Colombo qui s'attarde toujours sur des détails qui peuvent paraitre insignifiants mais n'est-ce pas délibérément voulu pour nous fourvoyer, nous faire perdre le fil de nos réflexions? Il fonctionne à l'instinct ce qui peut être perturbant face à ses autres collègues, et pourtant, nous sommes en plein univers Vargassien, on aime ou pas, toujours est -il que le succès de cet ouvrage est sans conteste mérité!

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Biquet 2019-09-09T11:43:59+02:00
Argent

Plus je lis Vargas, plus j’en lirai ! ça s’appelle donc une drogue.

Je ne peux pas affirmer cela pour tout auteur de polar mais certains comme Dolores Redondo, Enrique Lazo, Ragnar Jonasson trouvent également grâce à mes yeux.

Et pourtant la technique de Vargas est connue mais on ne s’en lasse pas.

Une équipe de policier pléthorique dont certains noms n’apparaissent que sur le tard pour garantir leur persistance dans la mémoire du lecteur. Danglard, Veyrenc, Retancourt, Estalère, Justin, Mercadet, Mordent, Froissy, Morel, etc… Seuls les trois premiers jouent un rôle vraiment important dans le présent scénario.

Plusieurs enquêtes simultanées qui évoluent en parallèle. La vieille Tuilot obsédée par la propreté et asphyxiée à la mie de pain par son cruciverbiste de mari ; Le pigeon (volatile) Hellebaud condamné à mort parce qu’ayant les pattes liées au fil de diabolo ; Mohamed courtes-mèches prétendument incendiaire de l’industriel Antoine Clermont Brasseur : afin de vider des rancunes issues de l’enfance l’usage de la légende de l’ange exterminateur du Mesnie Hellequin afin de solder les comptes à Ordebec près de Lisieux.

Et tout cela s’enchaîne sans à-coup. Du grand art.

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Commentaire ajouté par Biquet 2019-09-08T20:55:52+02:00
Commentaire ajouté par Sandrine-161 2019-08-27T09:44:26+02:00
Argent

Une histoire très originale qui tient en haleine. Du très bon Fred Vargas. Je suis définitivement fan !

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Commentaire ajouté par clem95 2019-07-29T20:03:57+02:00
Argent

J’ai moins aimé ce tome que les précédents de Fred Vargas. J’ai trouvé l’enquête moins dynamique et captivante que les précédentes. On sentait que le commissaire commençait à s’essouffler, bien que cette sensation ait disparu vers la fin avec la résolution de l’enquête, inattendu comme d’habitude. J’aime toujours autant le plume de l’autrice, c’est fluide, envoutant, poétique mais crue.

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Commentaire ajouté par Hathor13 2019-06-05T21:13:25+02:00
Argent

Une nouvelle enquête du commissaire où pour une fois sa vie l’empêche pas de se mettre dans les ennuis puis de devoir de devoir résoudre deux enquêtes en même temps. Tortueux dans le style inimitable de Fred Vargas o passe un excellent moment avec un roman assez original

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Commentaire ajouté par Kura-kura 2019-04-09T12:52:59+02:00
Argent

Une bonne histoire, comme sait les faire Fred Vargas.J'ai toujours plaisir à retrouver le commissaire Adamsberg et toute son équipe très particulière. Un peu alambiquée mais j'ai suivi pas à pas cette armée furieuse jusqu'au dénouement, inattendu ?

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Commentaire ajouté par lila11 2018-11-21T11:55:31+01:00
Or

J'aime aussi beaucoup ce livre où une fois de plus réalisme et fantastique se côtoient. Adamsberg et toute son équipe mènent l'enquête pour notre plus grand bonheur.

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Commentaire ajouté par SamuelSpiralli 2018-11-07T08:07:15+01:00
Bronze

C'est un des livres le plus ennuyeux de Vargas, il est très long à la mise en place de l'histoire et les descriptions sont interminables et sans intérêt, je ne le recommande vraiment pas, ca a été un supplice les 300 premières pages/423. Plutôt décevant !

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Commentaire ajouté par Ayu_lis_ 2018-08-25T11:03:35+02:00
Argent

C'est le deuxième livre que je lis de cette "série" et j'adore ! Je trouve qu'elle a quelque chose en plus par rapport aux autres romans polar. Les personnages sont tellement bien décrit et respect tellement leur caractéristique dans chacune de leurs actions que l'on dirait qu'ils existent réellement. L'intrigue et le suspense sont aussi au rendez-vous et le fait que toutes les intrigues se résoudent réellement à la fin de l'œuvre on a l'impression d'être face à un feu d'artifice ! Bref, j'adore et je recommande cette "série" à toutes les personnes aimant les polar... moi c'est sûre que je fais continuer sur ma lancée et tous les lire !

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Commentaire ajouté par Cuyckie 2018-08-22T09:01:18+02:00
Lu aussi

Très bonne poursuite d'intrigues avec ce roman et son fameux commissaire Adamsberg ;)

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Date de sortie

L'Armée furieuse

  • France : 2011-05-18 (Français)

Activité récente

RachouA l'ajoute dans sa biblio or
2019-09-03T14:23:17+02:00
PhilBeh l'ajoute dans sa biblio or
2019-08-02T22:09:01+02:00
lodie31 l'ajoute dans sa biblio or
2019-07-06T19:22:15+02:00
Djabi l'ajoute dans sa biblio or
2019-06-20T21:00:06+02:00
BSaya l'ajoute dans sa biblio or
2019-05-09T14:02:31+02:00

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Evaluations 97
Note globale 7.86 / 10

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