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Oui, elle emmena le bébé. Un garçon blond comme les blés et aux doux yeux bleus. (Le futur réceptionniste.)

Sa mère envisageait une carrière d’enseignante, lorsque la venue au monde du bébé avait mis un coup d’arrêt à son projet. Elle partit pour Stockholm avec le petit, ses cliques et ses claques, et signa la demande de divorce. Elle reprit ainsi son nom de jeune fille, Persson, sans réfléchir aux conséquences pour son fils prénommé Per. (Non qu’il soit défendu de s’appeler Per Persson, ou Jonas Jonasson d’ailleurs, même si c’est un peu redondant.)

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Eglise d'André :

Il y a moins de bonheur à recevoir qu'à donner.

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-[...] Qui n'aurait pas envie d'imiter Elvis ?

-Moi ?

-Qui d'autre ?

-Toi ?

-Qui d'autre ?

-Pas grand monde.

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-Une demi-bouteille, je suppose, reprit Per Persson en lui offrant un peu de rouge pour accompagner le sandwich toujours dans son emballage. La matinée est à peine entamée.

-Mais je ne bois pas d'alcool...

-J'ai compris, seul le vin liturgique est acceptable. Le sang du Christ. Tu veux que je te déballe le corps du Christ ?

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-Personnellement, je préférerais coucher avec un support à vélo plutôt qu'avec Dédé, renchérit le pasteur.

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Per Persson compatit immédiatement avec son interlocutrice, victime comme lui d’un père et d’un grand-père. Il déclara que si les enfants n’avaient pas à pâtir de toutes les bévues des générations précédentes, ils pourraient peut-être mettre de l’ordre dans leur vie.

Le pasteur s’abstint de lui faire remarquer que sans les générations précédentes, ils n’auraient pas vu le jour. À la place, elle demanda ce qui l’avait conduit jusqu’à ce banc public.

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Le pasteur ne remarqua pas le signe. Elle répondit que cela ne l’importunait absolument pas. Au contraire, elle serait ravie de se rendre utile, beaucoup ou un peu, en rendant son existence plus tolérable. Peut-être une intercession personnelle l’intéresserait…

Une intercession ? Per Persson se demanda ce que s’imaginait ce pasteur tout crade. Allait-elle faire pleuvoir de l’argent ? Ou du pain et des pommes de terre ? Mais après tout… il serait mal avisé de rejeter quelqu’un qui ne lui voulait que du bien.

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Per Persson le savait : il fallait profiter des petits bonheurs. Les mois passaient et Dédé le Meurtrier ne lui faisait pas la peau, ni celle d’un passant dans les environs immédiats de l’hôtel ; le patron l’autorisait à fermer la réception quelques heures chaque dimanche. Quand la météo lui était favorable – à la différence des autres circonstances de sa vie –, il en profitait pour quitter l’hôtel. Pas pour faire la fête, il n’avait pas suffisamment d’argent. En revanche, squatter un banc dans un parc pour réfléchir restait gratuit.

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Ayant apporté la preuve de ses compétences logistiques, Per Persson se vit offrir le poste de réceptionniste, ce qui n’était pas moins prestigieux (bien que le salaire le soit). Il était chargé d’enregistrer les arrivées et départs, de s’assurer que les clients payaient, de vérifier les réservations et annulations. Il pouvait même se montrer un peu aimable, tant que cela n’avait pas de répercussions négatives sur ses résultats.

Il s’agissait d’une activité différente, d’un nouveau statut, et la mission de Per Persson impliquait plus de responsabilités que la précédente. Cela conduisit Per à suggérer humblement au propriétaire un réajustement de son salaire.

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Per Persson esquivait encore une fois. Naturellement, il avait peu envie d’avouer que son employeur vendait de l’amour au kilo dans une grande maison jaune en bois usé à Huddinge, au sud de Stockholm. Ni que l’établissement portait le nom de Club Amore. Ou que son propre travail consistait à s’occuper de la logistique, ainsi qu’à jouer le rôle d’escorte et de contrôleur. Il devait veiller à ce que chaque client trouve la bonne chambre, où on lui proposerait la bonne forme d’amour pendant le bon laps de temps. Le garçon établissait le planning, chronométrait les clients, écoutait aux portes (et laissait libre cours à son imagination). Si les choses lui semblaient sur le point de mal tourner, il sonnait l’alarme.

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