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- Tu vis dans l'instant et tu refuses de songer à ce qui risque d'arriver. Mais, moi, j'ai découvert que je ne peux guère penser qu'à ce qui risque de se produire. J'ai été heureux, ces derniers jours, mon frère : vivre avec d'autres, chasser ensemble, partager la viande... Mais la chienne hurlante avait raison hier soir. Il faut des petits pour faire une meute. Et ton petit...

- Je suis incapable d'y réfléchir pour le moment. Je dois penser seulement à ce qu'il me faut faire aujourd'hui pour survivre et à tout ce qui me reste à accomplir avant de pouvoir espérer rentrer chez moi.

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Le temps...j'en étais prisonnier, enfermé dans un petit bout de maintenant qui était le seul sur lequel je puisse avoir de l'influence ; tous les bientôt et les demain que je projetais n'étaient que des fantômes qui pouvaient m'être arrachés à tout instant. Les intentions n'étaient rien. Tout ce que j'avais, c'était maintenant.

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"Et prends mieux soin de toi que je ne l'ai fai de moi-même.Je t'aimais tu sais, ajouta-il tout à coup;malgré tout ce que je t'ai fait subir, je t'aimais."

Je ne sus tout d'abord que répondre, puis comme ilposait les mains sur la tête du drangon,je lui dis: Je n'en ai jamais dout. Soyez toujours assuré que je vous aimais moi aussi.

Je n'oublierais jamais ,je crois, ce dernier sourire qu'il m'adressa par-dessus son épaule.

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Je tombai à genoux sur la rue enneigée. Puis je me relevai lentement tout en m’efforçant de rassembler mes souvenirs. M’étais-je enivré ? La nausée, la tête qui tournait correspondaient à l’ivresse, mais pas la cité silencieuse au lustre sombre où je me trouvais. Je promenai mes regards alentour : j’étais sur une place, à l’ombre d’une espèce de monument de pierre. Je battis des paupières, fermai étroitement les yeux puis les rouvris. La lumière nébuleuse continuait de brouiller ma vue : j’y voyais à peine à la distance de ma main tendue. En vain, j’attendis que mes yeux s’habituent à la vague clarté des étoiles. En revanche, je me mis à frissonner de froid et j’entrepris de déambuler sans bruit par les rues vides. Ma prudence naturelle me revint rapidement, suivie du souvenir indistinct de mes compagnons, de la tente, de la route tranchée net ; mais entre ces images brumeuses et le fait de me retrouver dans cette rue, il n’y avait rien.

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Le fou et Fitz

"Allons-y, me dit le fou dès que j'en eus terminé.

-Où ça? demandai-je alors que je ne rêvais que de faire la sieste.

-a la femme au dragon." Et il se mit en route d'un pas vif, sans même regarder si je le suivais? Il savait que je n'avais pas le choix.

"A mon avis, c'est une idée de fou! lui criai-je en trottant derrière lui.

-Exactement", répliqua-t-il avec un sourire complice, puis il se tut jusqu'à ce que nous soyons près de la vaste statues.

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Il bondit sur un tronc abattu et, de là, il adressa un regard de triomphe à la ménestrelle en s'écriant d'une voix théâtrale : "Il m'aime, il l'a dit ! Et moi aussi je l'aime ! " Puis, avec un grand éclat de rire, il sauta au sol et partit sur la piste à toutes jambes.

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Pourquoi me sentais-je plus mal à l'aise à l'idée de tuer un cheval qu'un homme ?

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Vient le Catalyseur pour changer la chair en pierre et la pierre en chair. Sous son toucher s'éveilleront les dragons de la terre ; la cité endormie tremblera et s'éveillera sous ses pas. Vient le Catalyseur.

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A travers le royaume des Montagnes court une ancienne piste commerciale qui ne dessert plus aucune ville actuelle. On trouve des portions de cette voie d’autrefois jusque dans le sud-est, aux rives du lac Bleu. Elle ne porte pas de nom, nul ne se rappelle qui l’a tracée et rares sont ceux qui en empruntent les parties encore intactes. Par endroits, l’éclatement dû au gel, commun dans les Montagnes, a peu à peu dégradé la route ; en d’autres, les crues et les glissements de terrain l’ont réduite en pierrier. De loin en loin, un jeune Montagnard aventureux entreprend de la remonter jusqu’à son origine ; ceux qui en reviennent rapportent d’extraordinaires histoires de cités en ruine et de vallées envahies de vapeurs où fument des étangs sulfureux ; ils parlent aussi de la nature inhospitalière du territoire que traverse la route. On n‘y trouve guère de gibier, disent-ils, et nulle archive ne mentionne que quiconque ait jamais eu envie de chercher avec insistance où elle prenait fin.

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« Qu’allons-nous faire ? »

Dormir. Il n’y a que manger qui me plairait davantage.

« Pour l’instant, je n’ai pas le courage de tuer encore », répondis-je.

C’est l’ennui de tuer des humains : beaucoup de travail et rien à manger à la fin.

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