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"Tu n'est pas particulièrement fort, ni rapide, ni brillant; ne te fait donc pas d'illusions. Mais tu acquerras la ténacité nécessaire pour abattre à l'usure ceux qui seront plus forts, plus rapides ou plus brillant que toi [...]. Je vais t'apprendre la manière furtive, sournoise, polie de tuer les gens."

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Ne fais jamais ce que tu ne peux défaire avant d'avoir réfléchi à ce que tu ne pourras plus faire une fois que tu l'auras fait.

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J'avais la gorge prise comme dans un étau, mon nez coulait et je pleurais si fort que je n'arrivais plus à reprendre mon souffle. Je crois que je versai toutes les larmes que j'avais retenues depuis le jour où mon grand-père avait obligé ma mère à m'abandonner. "Maman!" m'entendis-je crier, et soudain des bras se refermèrent sur moi et me serrèrent.

Umbre m'avait pris contre lui et il me berçait comme un tout petit enfant. Malgré l'obscurité, je reconnus ses membres maigres et son odeur, mélange d'herbes et de poussière. Sans parvenir à y croire, je m'agrippai à lui et pleurai à m'enrouer la voix et à me dessécher la gorge au point que plus un son ne pût en sortir. "Tu avais raison, me dit-il, la bouche dans mes cheveux, à mi-voix, d'un ton apaisant. Tu avais raison. Je te demandais quelque chose de mal et tu avais raison de refuser. Tu n'auras plus jamais à subir ce genre d'épreuve. Pas de ma part."

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« Et voilà, dit-il enfin ; ça ira. Pour l’instant, en tout cas. Du diable si je sais quoi faire d’autre de toi ! S’il n’y avait pas dame Patience, je croirais que le maître fait les frais d’une bonne farce divine ! Tiens, Fouinot, pousse-toi un peu ; fais une place au gamin dans la paille. C’est ça, petit, mets-toi contre Renarde, là. Elle va te prendre sous son aile et gare à celui qui voudra te déranger ! 

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Nous nous fabriquons souvent nous-mêmes nos propres prisons. Mais on peut aussi créer sa propre liberté.

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LA PREMIÈRE RENCONTRE ENTRE UMBRE ET FITZ

Il se tenait au pied de mon lit, une lampe à la main. En soi, l'objet constituait déjà une rareté à Castelcerf ou les bougies étaient plus courantes, mais ce ne fut pas seulement la lueur jaunâtre de la lampe qui retint mon attention: l'homme en lui même était étrange.

Sa robe avait la couleur de la laine brute qui a était lavé, mais par intermittence et pas récemment. Ses cheveux et sa barbe étaient à peu prêt dans les mêmes ton et leur aspect hirsute donnaient la même impression de négligence. Malgré la couleur de sa chevelure, je fut incapable de lui donner un age. Il y a certaines véroles qui marquent leur passage; mais je n'avais jamais vu de visage aussi grêler que celui là, couvert de dizaine et de dizaines de minuscules cicatrices rondes, d'un rose et d'un rouge agressif, telles de petites brulures, sur une peau livide même dans l'éclat jaune de la lampe. Il avait des mains osseuses aux tendons saillants, recouverte d'une peau blanche qui ressemblait à du parchemins. Il me dévisageait et, malgré la piètre lumière de la lampe, je vis qu'il avait les yeux verts, les plus perçants que j'eusse jamais observés. On eu dit ceux d'un chat lorsqu'il chasse et son regard exprimait le même mélange de plaisir et de férocité. Je ramenais ma courtepointe jusque sous mon menton.

"Tu es réveillé, dit il. Tant mieux. lève toi et suis moi."

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De nombreuses légendes courent sur le Preneur, l'Outrîlien qui fit Castelcerf le Premier duché et fonda la lignée royale. L'une d'elles veut que le voyage qui l'y amena fût le premier et le seul qu'il fit loin du rude climat de son île natale. On dit qu'en apercevant les fortifications de bois de Castelcerf il déclara: "Si j'y trouve un feu et un repas, je n'en repars plus." Il les y trouva et n'en repartit plus.

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Est-il dans la nature du monde que toute chose aspire à un rythme, et dans ce rythme à une sorte de paix ?

C'est en tout cas ce qu'il m'a toujours semblé. Tous les événements, aussi cataclysmiques ou bizarres soient-ils, se diluent au bout de quelques instants dans les habitudes de la vie quotidienne.

Les hommes qui arpentent un champ de bataille à la recherche de survivants s'arrêtent pour tousser, pour se moucher, pour regarder le V d'un vol d'oies sauvages. J'ai vu des fermiers imperturbables labourer et semer pendant que des armées s'entrechoquaient à quelques milles de là.

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"Ma plume hésite, puis échappe à ma main noueuse, laissant une bavure d'encre sur le papier de Geairepu. Encore une feuille de ce fin matériau gâchée, dans une entreprise que je soupçonne fort d'être vaine. Je me demande si je puis écrire cette histoire ou si, à chaque page transparaîtra un peu de cette amertume que je croyais éteinte depuis longtemps. Je m'imagine guéri de tout dépit mais, quand je pose ma plume sur le papier, les blessures d'enfance saignent au rythme de l'écoulement de l'encre née de la mer, et je finis par voir une plaie rouge vif sous chaque caractère soigneusement moulé."

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Au sujet du carryme, une plante chyurdienne, voici leur dicton : "Une feuille pour dormir, deux pour apaiser la douleur, trois pour une tombe miséricordieuse."

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