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Rien moins que la mort ne pourrait punir le responsable de sa garde. Octavianne en serait responsable, seule fautive de l’exécution de l’homme qui avait été son seul ami, son protecteur, son confident ; et plus encore, secrètement, son premier amour. Elle devrait vivre toute sa vie avec ce poids – ou renoncer.

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La pulsation de son pouvoir fut si violente qu’elle faillit lui arracher un rugissement. Il entendit Iva gémir alors que le lien se tendait, quand sa magie en prit possession. Un flot d’émotions se déversa en lui, aussi intense que le déferlement d’une vague. Fierté, plaisir, peur, espoir… Le cœur d’Iva était un brasier. Il débordait de passion, sans une once de perversion, et toutes ses pensées portaient son image. Il en fut abasourdi.

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Il n’y a pas un seul endroit sur terre où tu puisses échapper au regard de la Lune.

Proverbe des Neuf-Cités.

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Quintinie observa sans vergogne l’homme que Ramos estimait digne de sa confiance. Physiquement, les deux officiers n’auraient pu être plus différents : le commandant de Secunda passait inaperçu avec sa carrure modeste et ses traits banals.

Maurin, au contraire, dépassait sans doute d’une tête la plupart de ses soldats. Ses longs cheveux attachés sur sa nuque étaient d’une couleur insolite, un blond presque blanc, qui ne devait rien à la mode des perruques poudrées adoptées par les courtisans. Probablement un trait dû à un ancêtre argyrien…

Il était plus impressionnant que réellement beau, avec des traits durs et des yeux gris à l’expression sévère. Il portait son uniforme de la garde royale, c’est-à-dire des bottes de cavalier, un pantalon de cuir noir et une tunique en laine de la même couleur, simplement relevée d’un galon violet à la base du col droit. Trois barrettes d’argent indiquaient son grade : après avoir accordé la grâce royale à Octavianne, Secunda lui avait rendu son poste de capitaine.

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Quintinie, qui observait Maurin sous le bord de son capuchon, le vit serrer le poing gauche et ne put s’empêcher de comparer ce geste à l’inertie de son autre main, une prothèse d’acier bleuté aux reflets froids et figés. Il avait dû sentir les regards se diriger vers son poignet mutilé, mais il devait avoir l’habitude de susciter la curiosité… Il était difficile de déchiffrer sa réaction. Qui tenait-il pour responsable de son amputation : Octavianne, Prima, ou lui-même ? Avait-il accepté ce châtiment aussi sereinement qu’il s’employait à le montrer ? Ou bien nourrissait-il un secret espoir de vengeance ?

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Je me verrai noyé dans des larmes de sang, consumé dans les eaux du sombre fleuve, si je viens à renier mon serment.

Formulation rituelle pour les hybrides, au moment d’entrer dans la garde royale d’Estovie - d’après l’Introduction aux arts magiques de maître Cassiodore.

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Il était un homme droit et sincère qui cherchait le chemin de la vérité. Il alla trouver un prêtre au temple de la Lune, et lui dit avec inquiétude :

— Je crains que la Vérité ne soit difficile à atteindre, et je suis déjà âgé. Pourrais-je la trouver avant de mourir ?

— La Vérité n’est jamais loin, répondit le prêtre, mais elle est souvent cachée. Marche jusqu’au prochain village, et au fond du parc, cherche le puits abandonné. Des secrets te seront révélés.

L’homme s’empressa jusqu’au village. Il y arriva épuisé, à la nuit tombée. Au fond du parc, il trouva un vieux puits à sec, et, tout au fond, des objets oubliés. Hélas, ce n’étaient que quelques fils de métal et quelques morceaux de bois. Las et découragé, il s’assit au pied d’un arbre, dans une clairière, et s’assoupit.

Dans la nuit étoilée se fit alors entendre une mélodie sublime. L’homme ouvrit les yeux en sursaut et chercha le musicien. Il vit alors que la Lune, au firmament, tenait une harpe faite des morceaux de bois et des fils de métal qu’il avait dédaignés.

— Écoute, chanta la déesse. Voici la musique de la Vérité.

Conte traditionnel des Neuf-Cités : L’Homme qui cherchait la Vérité.

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Il était torse nu, malgré la fraîcheur de la nuit. Elle imagina tout d’abord qu’il portait une sorte de cape en fourrure rabattue sur sa tête, avant de comprendre, dans un saisissement, qu’il s’agissait d’une épaisse crinière dont les longs poils sombres encadraient son visage et descendaient jusqu’au milieu de son dos. Le reste de sa peau semblait imberbe, d’un brun foncé que la lumière de la lune couvrait de reflets ambrés. Il tourna brusquement la tête vers la forêt et un grondement résonna dans la nuit.

Ce n’était pas un surnom, conclut Iva avec fascination. Le chasseur de peaux était un homme-lion. Un hybride d’Estovie.

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La magie réside au plus profond du cœur du magicien ; sa volonté de tuer ou celle de survivre sont des émotions fortes qui alimentent son pouvoir. Malheureusement, on rencontre plus souvent chez l’être humain la colère ou la convoitise, que l’abnégation ou la détermination à protéger les innocents. C’est pourquoi l’histoire des magiciens est jalonnée de crimes et de destructions, bien plus que de hauts faits.

Introduction aux arts magiques, par maître Cassiodore.

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Gungor tourna la tête vers la fenêtre lorsque l’oiseau noir tapota impatiemment du bec contre le verre épais. Pas besoin de savoir l’heure… Ce fichu volatile était mieux réglé qu’une horloge. Il rassembla les miettes de son déjeuner dans le creux de sa main et se leva pour aller les déposer sur le rebord de granit avec un grommellement. Pas question de s’adresser à un oiseau, non. Et pourquoi pas lui donner un nom ? Sornettes ! C’était juste un choucas comme il y en avait des dizaines, nichant entre les pierres, dans les ruines.

Choucas répondit à son apparition en faisant claquer ses ailes avec enthousiasme. Malgré lui, Gungor sentit les coins de sa bouche s’étirer dans un rictus amusé. Cet oiseau était un sacré cabotin ! Il connaissait son rôle à la perfection : il allait attendre que Gungor recule pour becqueter les miettes de pain, puis sautillerait en arrière quand il ferait mine de le chasser. Pour mieux revenir le narguer quand il se serait rassis à sa table.

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