Livres
493 181
Membres
489 958

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait ajouté par Caroline 2014-01-04T13:02:57+01:00

« Les parents d’un enfant mort ne savent pas ce que leur douleur fait à celui qui est vivant. »

Afficher en entier
Extrait ajouté par CecileM 2018-10-14T17:03:22+02:00

Peut-être que j'ai voulu m'acquitter d'une dette imaginaire en te donnant à mon tour l'existence que ta mort m'a donnée. Ou bien te permettre de revivre et remourir pour être quitte de toi, de ton ombre. T'échapper.

Lutter contre la longue vie des morts.

Evidemment, cette lettre ne t'est pas destinée et tu ne la liras pas. Ce sont les autres, des lecteurs aussi invisibles que toi quand j'écris, qui la recevront. Pourtant, un fond de pensée magique en moi voudrait que, de façon inconcevable, analogique, elle te parvienne comme m'est parvenue jadis, un dimanche d'été, peut-être celui où Pavese se suicidait dans une chambre de Turin, la nouvelle de ton existence par un récit dont je n'étais pas non plus la destinataire.

Afficher en entier
Extrait ajouté par CecileM 2018-10-14T16:57:27+02:00

Je ne dois pas éviter cette question : si je n'avais pas eu envie d'écrire au plus près de la réalité dans ce livre-là, "La Place", serais-tu remontée de la nuit intérieure où je t'ai tenue pendant des années ? Est-ce que c'est d'écrire que tu es re-née, de cette descente, à chaque livre, dans ce que je ne connais pas d'avance, comme ici, où j'ai l'impression d'écarter des voilages qui se multiplient sans arrêt dans un corridor sans fin ?

Afficher en entier
Extrait ajouté par CecileM 2018-10-14T16:52:56+02:00

Je retrouve ceci écrit dans mon journal en août 1992: "Enfant - est-ce l'origine de l'écriture ? - je croyais toujours être le double d'une autre vivant dans un autre endroit. Que je ne vivais pas non plus pour de vrai, que cette vie était "l'écriture", la fiction d'une autre. Ceci est à creuser, cette absence d'être ou cet être fictif."

C'est peut-être l'objet de cette fausse lettre - il n'y en a de vraies qu'adressées aux vivants.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Caroline 2014-01-04T13:02:09+01:00

"Je n’écris pas parce que tu es morte. Tu es morte pour que j’écrive, ça fait une sacré différence. ".

Afficher en entier
Extrait ajouté par Caroline 2014-01-04T13:01:44+01:00

"Les enfants vivent mieux qu'on pense avec les secrets, avec ce qu'ils croient qu'il ne faut pas dire".

Afficher en entier
Extrait ajouté par Caroline 2014-01-04T13:01:26+01:00

"Naturellement, je l'adorais. On disait qu'elle était une belle femme et que j'étais de son « côté ». Je m'enorgueillissais de lui ressembler. Je la détestais parfois et je levais le poing devant la glace de l'armoire en souhaitant qu'elle meure. T’écrire c'est te parler d'elle sans arrêt, elle la détentrice du récit, la profératrice du jugement, avec qui le combat n'a jamais cesse, sauf a la fin, quand elle était si misérable, si perdue dans sa déraison et que je ne voulais pas qu'elle meure.

Entre elle et moi c'est une question de mots".

Afficher en entier
Extrait ajouté par Caroline 2014-01-04T13:01:11+01:00

"Tu n’as d’existence qu’au travers de ton empreinte sur la mienne. T’écrire, ce n’est rien d’autre que faire le tour de ton absence. Décrire l’héritage d’absence "

Afficher en entier
Extrait ajouté par Caroline 2014-01-04T13:00:51+01:00

"Dans quelques jours j’irai sur les tombes, comme d’habitude à la Toussaint. Je ne sais pas si j’aurai cette fois quelque chose à te dire, si c’est la peine. Si j’aurai de la honte ou de la fierté à avoir écrit cette lettre, dont le désir de l’entreprendre me reste opaque. Peut-être que j’ai voulu m’acquitter d’une dette imaginaire en te donnant à mon tour l’existence que te mort m’a donnée. Ou bien de te faire revivre et remourir pour être quitte de toi, de ton ombre. T’échapper.

Lutter contre la longue vie des morts".

Afficher en entier
Extrait ajouté par Caroline 2014-01-04T13:00:38+01:00

"Mais tu n'est pas ma sœur, tu ne l'as jamais été. Nous n'avons pas joué, mangé, dormi ensemble. je ne t'ai jamais touchée, embrassée".

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode