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Elle avait toujours trouvé les méchants plus intéressants que les héros. Ils étaient ambitieux, passionnés. C'était grâce à eux que l'intrigue existait.

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- Quand je regarde dans le miroir, j'ai l'air d'un Méchant.

- Ce qui veut sans doute dire que tu en es un.

- Selon mon père, les Méchants sont incapables d'aimer. C'est dégoûtant et pas naturel.

Sophie déchiffra ses pattes de mouches.

- "Pour congeler un Toujours, refroidir son âme..."

- Donc il m'est formellement impossible d'aimer.

- "... au maximum. Prononcer ensuite les mots..."

- Mais si je pouvais aimer, je t'aimerais.

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L'Oie d'or était épuisée d'avoir ri et pondu mais, quand elle croisa son regard, elle se figea. Sophie sentit un frisson inquiétant lui parcourir le corps, comme si elle avait laissé une étrangère pénétrer son âme. Dès qu'elle vit les prunelles emplies de sagesse et de chaleur de l'oiseau, elle reprit espoir. L'animal allait forcément se rendre compte qu'elle était différente.

– Ça, c'est sûr, tu es différentes.

La jeune fille vacilla. Quelqu'un d'autre avait-il entendu ? Non, ses camarades la dévisageaient impatients qu'elle en finisse pour connaître leur classement.

Sophie s'adressa à l'Oie.

– Tu entends mes pensées ?

– Oui, elles sont plutôt bruyantes.

– Et les autres ?

– Non. Rien que toi.

– Parce que je fais partie des Gentils ? sourit Sophie.

– Je peux te donner ce que tu souhaites. Leur montrer que tu es une princesse. Un oeuf parfait, et ils t'enverront chez ton prince.

Sophie tomba à genoux.

– Je t'en prie ! Je ferai tout ce que tu veux. Aide-moi.

L'oiseau sourit à son tour.

– Ferme les yeux et fais un voeu.

Soulagée, Sophie songea à Tedros, son beau prétendant qui pourrait la rendre heureuse... Agatha lui avait-elle raconté qu'elles étaient amies ? Elle espéra que non. En entendant haleter de stupeur, Sophie rouvrit les yeux. Les dernières plumes dorées de l'Oie virèrent au gris. Ses prunelles bleues s'assombrirent. Son beau sourire s'évanouit. Et aucun oeuf !

– Que s'est-il passé ? Qu'est-ce que ça veut dire ?

– Cet oiseau préfère renoncer à son pouvoir plutôt que de t'aider, bredouilla Castor, sidéré.

Telle une couronne diabolique, le chiffre " 1 " explosa en flammes rouges au-dessus de la tête de Sophie.

– Je n'ai rien vu d'aussi maléfique.

Ebahit, Sophie vit les élèves se ratatiner d'effroi - tous sauf Hester qui, le regard étincelant, avait trouvé une rivale à sa mesure. Dans un recoin obscur de la terrasse, Beezle frémit.

– Grandissime Sorcière ! couina le nain.

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Depuis toujours, Sophie attendait d’être enlevée. Cette nuit-là, pourtant, tous les enfants de Gavaldon tremblaient sous leur couverture. Si le Grand Maître les kidnappait, ils ne reverraient plus jamais leur famille. Dans leurs pires cauchemars, un monstre aux yeux rouges les tirait hors du lit en étouffant leurs cris.

Sophie, au contraire, rêvait de princes.

Au grand bal donné en son honneur, elle avait trouvé le château rempli d’une centaine de prétendants… et aucune fille à l’horizon. Enfin des garçons dignes de moi ! Chevelure brillante, muscles saillants sous la chemise, peau douce et bronzée. Le rêve ! Mais au moment où elle s’approchait d’un soupirant avec lequel elle se voyait bien vivre heureuse et avoir beaucoup d’enfants, un marteau fracassa le mur.

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— Là, mesdemoiselles, on fait fondre le cœur du prince le plus inflexible. On négocie la paix dans la pire des guerres. On mène un royaume vers l’espoir et la prospérité.

Elle aperçut ensuite Agatha.

— Toi là-bas ! Pas de sourire narquois !

Sous le regard attentif de son professeur, Agatha tâcha d’imiter l’irréprochable Beatrix. Un instant, elle crut réussir.

— Seigneur ! Maintenant, c’est un rictus à faire peur ! Un sourire, mon enfant. Ton sourire normal de tous les jours.

Un truc heureux. Pense à un truc heureux.

Manque de chance, elle était hantée par le fait que Sophie l’avait plantée pour un garçon qu’elle ne connaissait même pas.

— Là, c’est carrément hostile !

Agatha vit ses camarades inquiets, comme s’ils redoutaient qu’elle ne les transforme en chauves-souris.

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A la cime de l'orme, un énorme œuf noir se fissura, les aspergeant d'un liquide sombre et visqueux. Le squelette géant d'un oiseau poussa un cri assourdissant,puis il les saisit entre ses griffes et s'envola.Les deux amies hurlèrent.

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Dans la forêt ancestrale, une école du bien et du mal.

Deux tours se ressemblant, l'une pour les purs d'esprit, l'autre pour les méchants.

Si vous essayez de vous enfuir, vous échouerez, car le seul moyen d'en sortir est d'intégrer un conte de fées.

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- Tu oublies que nous sommes dans un conte, annonça Agatha, l'index brillant.

- À la fin, le Bien l'emporte toujours.

Ch. 29, P.464

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Il ne s'agissait ni d'un accident ni d'une erreur tragique. Tout cela faisait partie du plan du Grand Maître.

Il voulait que ses deux Lectrices s'affrontent.

Mais de quel côté son cœur penchait-il ?

Ch. 28, P.435

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"Peu importe ce qu'on est, Sophie. Ce sont nos actes qui comptent."

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