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Liste des commentaires

Commentaire ajouté par bookemixer 2010-05-03T14:20:24+02:00
Bronze

Un petit roman riche de métaphores et d'images poétiques se laissant lire comme on boit un breuvage doux et sucré. Malheureusement, le bonheur n'est pas toujours le synonyme de l'amour. Les descriptions de l'innocence et les symboles de cette histoire d'amour surnaturelle, nous enveloppe (si on se laisse entraîner) par des jeux de mots (néologisme, inversion, déformations...), des points de vue satirique (religion, société, monde du travail, amitié...). La lecture de ce livre n'est rien d'autre qu'un rêve éveillé. J'ai aimé rêver avec ces personnages innocents.

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Commentaire ajouté par aciantar 2010-07-19T17:03:27+02:00
Pas apprécié

je l'ai lu en cours il y a assez lontemps mais je garde un souvenir assez bizarre, j'ai pas tout compris et j'ai trouver sa un peu tordu. je pense pas lire un livre de Boris vian car je n'arrive pas trop a rentrer dans son monde. mais la lecture n'a pas été désagréable

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Commentaire ajouté par cathardy7 2011-10-30T00:02:38+02:00
Diamant

Totalement surréaliste, l'univers de Vian est ... indescriptible, je l'ai lu il y a bien longtemps j'en ai gardé un souvenir surprenant, étonnant, vivifiant, confondant, pétillant, déprimant, désespérant; tout et son contraire; je crois qu'il faut se laisser porter par l'histoire et se laisser le temps pour analyser tout ces sentiments exacerbés. Résultat des souvenirs doux amers, mais avec un sourire, pour les souvenirs de ma jeunesse et des discussions sans fin sur ce livre et son auteur. En tout cas à lire et sans doute à relire!

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Commentaire ajouté par RMarMat 2016-02-20T15:24:47+01:00
Or

Je relis une seconde foi ce conte enchanteur alors que ma nièce (Clem95) l’étudie en cour. Bien qu’elle lise beaucoup et qu’elle entre lentement dans l’adolescence, elle n’a pas du tout aimé cette lecture et l’a trouvé particulièrement ennuyeuse. Elle n’a pas compris l’histoire et n’y a pas trouvé les extraordinaires élans d’amour qui la parsème.

Alors je vais essayer de lui prouver le contraire… et la faire rentrer dans ce « petit nuage rose ». Spoiler(cliquez pour révéler)« A l’intérieur, il faisait chaud et ça sentait le sucre à la cannelle. »

L’écume des jours est écrit dans un style vraiment surréaliste où l’auteur cultive l’absurde d’une façon qui m’a particulièrement plu. C’est un monde où l’imagination permet tout, où les objets, les animaux, les machines les humains pensent, vivent bougent, ont une âme pour interagir ensemble. Des poulpes sortent des lavabos et finissent en met d’après une recette de Gouffé ; un piano fait des cocktails ; les portes claquent avec « un bruit de main nue sur une fesse nue » et se ferment avec « un bruit de baiser sur une épaule nue » ; une souris grise à moustaches noires essaie de rendre la lumière à la maison de Colin. Elle échoue et finit par se suicider sous les crocs d’un chat ; Colin recharge son briquet de quelques gouttelettes de soleil ; les nœuds de cravates mordent ; les vitres brisées repoussent ; les angles des pièces ont des coings, « à cause de l'odeur » (et non des coins) ; les feux sont éteints par le corps des pompeurs… C’est déstabilisant au début mais il faut voir au-delà des choses ; lire ce texte dans sa dimension onirique. Spoiler(cliquez pour révéler)« C’est l’amour, de toutes les façons, avec des jolies filles, […] Le reste devrait disparaître, car le reste est laid, […] du fait que l’histoire est entièrement vraie, puisque je l’ai imaginée d’un bout à l’autre. » C’est une histoire farfelue me diront alors certains ! Pas du tout ! Au contraire, elle a été construite comme un solo de Duke Ellington(*) poursuivant sur un même thème mille digressions imprévisibles tantôt lumineuses, tantôt glauques. Pareillement à l’écoute d’un morceau de Jazz, j’ai vraiment ressenti à travers toutes ses pages le bonheur que l’auteur a eu de fleurir à foison son récit de jeux de mots, de métaphores, de situations cocasses et autres néologismes. C’est vraiment très drôle !

C’est donc une formidable HISTOIRE D’AMOUR ET D’AMITIÉ. Je n’en démordrais pas… même si elle finit mal !

Chloé, Colin, Alice, Chick, Isis, Nicolas sont de jeunes gens simples qui évoluent dans un quotidien loin des héros rêvés du romantisme. Cette vie banale, pas toujours rose, est magnifiée par leur amitié et l’amour. Ainsi l’amour est envisagé sous divers aspects. Les passions au caractère obsessionnel ne peuvent mener qu’à la mort ! Tandis que celles plus charnelles et sans engagements semblent plus durables.

Chloé et Colin s’aiment d’un grand A. Colin aime Chloé et réciproquement. Spoiler(cliquez pour révéler)« Chloé, vos lèvres sont douces. Vous avez un teint de fruit. Vos yeux voient comme il faut voir et votre corps me fait chaud... Il me faudra des mois, des mois, pour que je me rassasie des baisers à vous donner. Il faudra des ans de mois pour épuiser les baisers que je veux poser sur vous, sur vos mains, sur vos cheveux, sur votre cou... Chloé, je voudrais sentir vos seins nus sur ma poitrine, mes deux mains croisées sur vous, vos bras autour de mon cou, votre tête parfumée dans le creux de mon épaule, et votre peau palpitante, et l'odeur qui vient de vous. » Comment ne pas être touché par ce premier et unique amour, pur, débordant et finalement malheureux, car ravagé par la maladie. Ce nénuphar qui dévore les poumons de Chloé, étouffe en même temps leur bonheur. Colin se ruine pour la sauver jusqu’à devoir travailler dans un ultime don de soi !

Il y a ensuite l’amour presque platonique, voir même unilatérale entre Alice et Chick. Le meilleur ami de Colin, Chick dépense tout son argent (même celui donné par Colin pour se marier à Alice), délaisse son amour pour Alice et son avenir pour les œuvres complète de Jean-Sol Parte (anagramme de Jean-Paul Sartre) qu’il collectionne fanatiquement, sans forcement les comprendre. Alice pour se venger de cet amour volé, tue le philosophe avec un arrache-cœur et provoque un autodafé de tous les libraires et de leurs livres ayant abusé de la crédulité de son amant.

Enfin, il y a l’amour physique et libre entre Isis et Nicolas. Isis est amoureuse de Nicolas malgré leur différence de classe sociale. Mais l’oncle d’Alice est un libertin et joue plus ou moins avec Isis. C’est aussi l’ami fidèle de Colin et son cuisinier disciple de Gouffé, célèbre pâtissier et cuisinier du XIXè siècle.

Dans ce bouquet de fleurs, Boris Vian caricature assez violemment nos structures sociales. La religion est l’affaire d’hommes cupides. Le travail est envisagé comme une exploitation des individus et le côté inhumain en est dénoncé. Spoiler(cliquez pour révéler)« - Pourquoi sont-ils si méprisants ? Demanda Chloé. Ce n’est pas tellement bien de travailler… - On leur a dit que c’était bien, dit Colin. En général, on trouve ça bien. En fait, personne ne le pense. On le fait par habitude et pour ne pas y penser, justement. » L’auteur prend également position assez clairement contre la guerre, le pouvoir de l’argent, la finance, le fisc, la police.

L’autre grand thème de cette composition est ce « reste », ce qui est laid et devrait disparaître mais inéluctable ! Le malheur, la maladie détruisent ce qui est beau. L’atmosphère heureuse et insouciante du début change. La mort devient omniprésente, invisible, destructrice. La mort étend son action sur l’environnement : les carreaux se ternissent, l’escalier devient de plus en plus étroit, le plafond descend, les personnages se mettent à vieillir. Bref, les choses se rétrécissent et s’assombrissent à mesure que le chagrin de Colin augmente. Dans la dernière moitié du roman, Boris Vian emploie la métaphore de l’eau pour parler de la maladie. D’où le mot « écume » dans le titre du roman, également ! L’humidité mouille les pages, l’appartement de Colin fait des bruits mouillés, une plante aquatique tue Chloé, un marécage sépare le monde des vivants du cimetière…

Si je devais retenir qu’une chose, se serait que seul l’amour absolu (Colin aime Chloé et réciproquement) persiste dans ce monde-là malgré toutes les horreurs. Mais que si on veut rester heureux et vivant mieux vaut ne pas s’engager de trop.

J’ai maintenant une furieuse envie de lire d’autres livres de cet auteur. Une lecture qui, vous l'aurez compris, m'a envoûtée, et que je recommande sans modération. Sur, je relirais ce livre, parce que je suis sur être passer encore à côté de bien de jeux de mots, et autres néologismes mais surtout pour le plaisir de m’évader, de rire, m’émouvoir…

Je terminerai par une phrase que j’aime bien. « Je ne veux pas gagner ma vie, je l’ai. »

(*) A lire en écoutant du jazz de la Nouvelle-Orléans, The mood te bee wood ou Slap Happy de Johnny Hodges ou Chloé, blues of the vagabon, Misty morning ou Blue bulbles de Duke Ellington.

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Commentaire ajouté par myosotis 2012-02-20T15:31:09+01:00
Diamant

Ce livre, dépourvu de sens, et pourtant génial, poétique. Les personnages sont tous imaginaire, et la fin bouleversante. C'est un rêve éveillé, fantastique. Le livre ne se lâche pas avant la dernière page.

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Commentaire ajouté par chapitres 2012-08-21T11:19:35+02:00
Pas apprécié

J'ai lu avec une grande perplexité ce livre de Vian, je n'avais rien lu de lui avant ça. J'ai trouvé ça bizarre et fort peu intéressant. Il parait que c'est une des plus belles histoires d'amour de la littérature, je n'ai pas vu où. L'univers où évolue les personnages est étrange, l'histoire en elle-même est étrange. On note un vocabulaire riche, l'auteur invente des mots sans qu'on en voit vraiment l'intérêt. Je retenterai peut-être ma chance avec un autre Vian mais celui-là ne m'a pas plu du tout.

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Commentaire ajouté par magdave 2010-10-08T23:27:46+02:00
Bronze

un livre d'une extreme beauté, une histoire d'amour sublimée par les personnages, où les métaphores du livre dénoncent les absurdités de la société...

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Commentaire ajouté par Edenz 2011-02-13T16:13:43+01:00
Diamant

L'écume des jour est une bonne surprise, 320 pages de bohneur, beuacoup d'émotion, des personnages auquels on ne peut que s'attacher, une histoire d'amour poétique, beaucoup de jazz et une souris grise à moustache noire tel qu'on ne pourrai en croiser nul par ailleurs.

Je crois que c'est en réalité la définition du mot "merveilleux".

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Commentaire ajouté par Joyce 2011-01-23T18:37:45+01:00
Or

Un livre particulier dans le paysage littéraire. Agréable, il se lit très facilement! Les personnages sont très attachants et sommeillent dans un coin de notre esprit.

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Commentaire ajouté par Ocasam 2010-12-29T12:38:27+01:00
Lu aussi

je n'ai pas aimé cette histoire . Au début elle commence bien mais après cela devient triste et macabre .

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