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Liste des extraits

Je pressai les bords de l'entaille pour en extraire le pus.

- Christ sur un vélo!

Ça, c'était l'un des jurons de Makin. J'ignorai ce qu'était un vélo, mais ç'avait l'air douloureux.

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— Réveille-toi.

Comme s’il suffisait de le dire.

— Réveille-toi

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« La prévôte trempa sa plume et commença à écrire.

- Ces Perros, ces frères de routes…, dit-elle en me décochant un regard froid, seront très bientôt traduits devant la justice. Par ce document, je mobilise assez de gardes pour les pendre tous.

- Ils sont tous morts, normalement. Sauf peut-être un ou deux qui se seront échappés.

Je me revis lançant la hachette, le premier homme qui levait les bras en s’effondrant, et le second qui disparaissait derrière la butte.

- Un, rectifiai-je.

J’aurais bien aimé retourner là-bas pour le traquer moi-même. »

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« Les yeux perpétuellement baissés, il ne cessait de faire tourner sa plume entre ses doigts. Il redoutait, je pense, l’éventualité que j’endommage ses protégées dans un accès d’irritation. M’eût-il mieux connu qu’il se serait plutôt inquiété de sa santé à lui. Il me paraissait assez fluet pour pouvoir passer par l’une des fenêtres. »

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Les Vyènois s'effondrèrent en se tenant le cou. Sans doute se noyaient-ils à cause de leurs propres fantômes, étranglés par des amours perdus, des parents réprobateurs, ou hantés par d'autres fragments tape-à-l'œil de leur passé. Nous portons tous en nous les germes de notre anéantissement, nous traînons tous notre histoire comme des entraves rouillées.

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- Avant de se séparer d'une feuille, un arbre la charge de tous les poisons dont il ne peut pas se débarrasser autrement. Ce rouge, là... C'est la peau d'un homme dont les vaisseaux sanguins ont explosé parce qu'un assassin a saupoudré son dernier repas de tue-la-pelouse. C'est le venin qui se propage en lui avant qu'il meure.

- Jusque-là, j'ignorai que la mort pouvait être si jolie, déclara Makin.

Il ne se lassait jamais.

Nous poursuivîmes notre chemin en silence pendant quelque temps, et je me demandai si les hommes étaient les feuilles du monde. Peut-être qu'à mesure que nous prenions de l'âge le monde nous instillait ses toxines pour que, une fois devenus vieux et gorgés de cette bile ô combien amère, nous les emportions en tombant en enfer. Si ça se trouve, sans la mort, le monde s'étoufferait avec ses propres maléfices.

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Je défend une vision objective du monde, mais cette objectivité penche toujours de mon côté de la balance.

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