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L'enfant et la vie familiale sous l'ancien régime



Description ajoutée par Happysmil 2010-10-11T17:14:55+02:00

Résumé

Philippe Ariès, historien précurseur dans l'exploration des mentalités, développe ici l'idée originale selon laquelle l'enfance, considérée comme âge spécifique distinct de l'âge adulte, est une notion récente en Occident. Le sentiment de l'enfance ne se serait développé qu'à partir du XVIe siècle et ce, très progressivement, de haut en bas de l'échelle sociale. La très forte mortalité infantile aurait empêché jusqu'alors l'attendrissement parental. Mais l'autonomisation de la famille à l'égard de la parentèle et du village, ainsi qu'un repli sur la sphère privée, rendent possible son émergence à l'époque moderne. Alors, s'accroît la surveillance des enfants et se généralisent la scolarité, le souci éducatif et l'attention familiale. En concentrant son attention sur le jeu et l'habit de l'enfant, cet ouvrage pionnier a ouvert un champ majeur de réflexion sur l'enfance, et si ses thèses sont aujourd'hui mises à mal par les historiens médiévistes, il n'en reste pas moins un ouvrage de référence.

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La théorie d’Ariès sur l’enfance montre comment la société évolue parce que les mentalités évoluent. Sa thèse repose sur deux idées : l'attachement des parents pour leurs enfants est né réellement avec le contrôle des naissances et la baisse de la fécondité, soit à partir de la fin du XVIIIe siècle ; avant l'enfant n'est qu'un adulte en devenir et la forte mortalité empêche une attention maternelle et paternelle trop importante.

Dans la société médiévale, que Philippe Ariès prend pour point de départ, le sentiment de l'enfance n'existe pas; cela ne signifie pas que les enfants étaient négligés, abandonnés, ou méprisés. Le sentiment de l'enfance ne se confond pas avec l'affection des enfants : il correspond à une conscience de la particularité enfantine, cette particularité qui distingue essentiellement l'enfant de l'adulte même jeune. Cette conscience n'existait pas. Dès que l'enfant avait franchi cette période de forte mortalité où sa survie était improbable, il se confondait avec les adultes. Ainsi, Ariès explique l’importance donnée à l’enfant dans notre société contemporaine par le fait que la mortalité et la fécondité ayant baissé, la nucléarisation de la famille autour d’un enfant au potentiel de vie réel s’est renforcée. Il n’y a pas dans cette thèse de notion de rupture avec les anciennes traditions, mais seulement une évolution des mentalités, qui, faisant le lien entre mortalité et importance de l’enfant, prépare l’étude d’Ariès sur la mort.

Cette thèse a cependant fait l'objet de nombreuses critiques de la part des historiens. Dans sa préface de 1973, Philippe Ariès avait déjà nuancé son propos en indiquant qu'il avait trop insisté sur l'idée d'une rupture radicale à la fin du siècle des Lumières. Plus généralement, les recherches menées depuis ont permis de conclure que, durant l'époque médiévale, il existait bel et bien une reconnaissance de la spécificité de l'enfance et un grand attachement des parents pour leurs enfants.

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Date de sortie

L'enfant et la vie familiale sous l'ancien régime

  • France : 2014-05-09 - Poche (Français)

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Note globale 7.33 / 10

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