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Extrait de L'énigme de la Clef ajouté par Veronique-Avart 2016-10-05T18:23:49+02:00

CHAPITRE - XV -

Monsieur Carnetti souffrait en silence. Il perdait beaucoup de sang.

-Vous devriez, vous rendre à l’hôpital.

-Non, il y a toujours enquête judiciaire pour les blessés par balle. J’ai un ami toubib.

- Et Dimitri ?

-Non. Yvan m’a prévenu qu’ils se rendaient à la campagne.

-Ne pourrions-nous y aller ?

-Non. C’est beaucoup trop loin. J’ai peur de ne pouvoir tenir longtemps. Par contre, Yvan souhaite que vous les rejoigniez.

-Vous avez leur adresse ?

- Je ne la garde pas sur moi. Je vous la donnerai lorsque nous serons arrivés. Nous y sommes presque.

Nous arrivâmes en ville. Tout était calme et tranquille. Les braves citoyens, à cette heure avancée de la nuit, étaient toujours dans les bras de Morphée, perdus dans leurs rêves, indifférents aux tragédies de tout un chacun. Nous pénétrâmes dans une propriété de haut standing. Monsieur Carnetti était très faible, il n’avait pas voulu que je conduise. Il gara sa voiture après l’avoir accrochée plusieurs fois. Je l’aidai à sortir de son véhicule et le priai de s’appuyer sur moi. Il me tendit les clefs de sa maison afin que nous puissions y pénétrer. Il me montra la direction de sa chambre. C’était une vaste demeure de plain-pied. Elle était encombrée de toutes sortes de tableaux et bibelots inutiles. Ma tâche n’allait pas être simple. Je le couchai sur son lit. Il était vraiment mal en point.

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Extrait de L'énigme de la Clef ajouté par Veronique-Avart 2016-10-05T18:22:27+02:00

CHAPITRE - XIV -

Après avoir tourné en rond comme un animal sauvage en cage, j'eus envie d'espace et de liberté. Je flânai nonchalamment dans les rues de la ville pendant des heures, essayant d'éclaircir mon esprit, en quête d'insouciance et d'envie de vivre. Allais-je devoir me morfondre encore longtemps ?

Je me remémorai la tactique élaborée par Yvan. Elle était relativement simple et réalisable. Yvan devait délivrer certains papiers, établis par ses bons soins, en échange d'une description précise du fouineur trop curieux. L'un ou l'autre des mandataires de Monsieur Carnetti, comprendrait la méprise à mon égard s’ils m’associaient à Patrice. De même ils prendraient un intérêt évident à retrouver l'intriguant et leur bien. Mon rôle était simple, je devais convaincre et inciter Patrice à roder du côté du Piano Bar.

De retour à la maison Patrice m'attendait devant la porte. Je me jetai dans ses bras, feignant un amour et une dévotion incontestables.

- C'est affreux. Tout a disparu, le fric, les meubles, ils ne m'ont laissé que le flingue sans balle.

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Extrait de L'énigme de la Clef ajouté par Veronique-Avart 2016-10-05T18:21:34+02:00

CHAPITRE - XIII -

Je gardais à portée de main, pour le cas où le danger serait imminent, l'arme de Patrice. Aux deux petits coups secs à la porte d'entrée, je devinai le nom de mon visiteur. Je questionnai par précaution, le revolver chargé.

- Dimitri.

J'ouvris prudemment. Je n'avais pas pensé‚ un seul instant à poser cette chose métallique, froide et meurtrière. Elle pendait au bout de mon bras. Dimitri referma derrière lui. Il remarqua aussitôt cet objet insolite.

- J'ose espérer que vous ne savez pas vous en servir ?

- Non seulement je sais m'en servir, mais de surcroît elle est chargée.

- Caroline, posez cette arme ce n'est pas un jouet vous pourriez blesser quelqu'un.

Je la pointai sur lui, me voulant ferme et décisive.

- Je pourrais même vous tuer.

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Extrait de L'énigme de la Clef ajouté par Veronique-Avart 2016-10-05T18:18:28+02:00

CHAPITRE - XII -

Je retrouvai ma liberté. Valérie vint me chercher à ma sortie.

- J'espère que tu ne nous prépares pas une dépression nerveuse et que tu vas vraiment mieux. Que s’est-il passé, tu avais pourtant l'air assez optimiste ?

Je voulais tout lui raconter, mais j'avais peur de l'impliquer dans mes sales affaires. Toute la vérité‚ pesait si lourd. J’avais perdu mon innocence si brutalement. Si je m'avisais d'en parler à la police ne terminerais-je pas comme engrais aux mauvaises herbes du cimetière, comme me l'avait promis Patrice ? Là, était peut-être bien l'issue de secours. Mourir pour oublier. Dieu me pardonnera-t-il mes péchés ? Il me jettera aux flammes de l'enfer et je retrouverais, Bouffi, la Rouquine, Patrice, Dimitri, et tant d'autres. Fuir la ville ou les mauvais esprits rôdent, sur ce point, ils avaient bien raison mes parents. Pour aller vers quelle nouvelle catastrophe ?

- Draculine tu vas bien ?

- Ne m'appelle plus Draculine. Je déteste tous ces vampires avides de sang et de cadavres.

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Extrait de L'énigme de la Clef ajouté par Veronique-Avart 2016-10-05T18:17:27+02:00

CHAPITRE - XI -

Les douleurs me tirèrent lentement du pays des songes, pour atterrir brutalement dans l'enfer des cauchemars. On s'agitait auprès de moi.

- Elle se réveille.

Le visage d'une nymphe apprivoisée, me cachait la vue du Dieu Soleil. Peu à peu sa robe de pétales blancs ressembla à un tablier de boucher, et ses cheveux aux boucles dorées, à la perruque de paille d'un vieil épouvantail à moineaux. La Déesse de mes rêves devint une horrible sorcière. Mais le Dieu Soleil ne s'était pas retiré dans son Paradis. Il était bien là et veillait sur moi. Puis à son tour, il se transforma et devint un pauvre diable grisonnant et à moitié chauve. Je poussai un cri d'effroi. Je mis un moment avant de réaliser que mon nuage rose était un lit d'hôpital. Hôpital ? Pourquoi donc hôpital au fait ? M'étais-je fait attaquer dans la nuit par un vampire ? Non. Mes souvenirs infâmes renaissaient, violents et sanglants, horribles et surtout douloureux.

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Extrait de L'énigme de la Clef ajouté par Veronique-Avart 2016-10-05T18:16:34+02:00

CHAPITRE - X -

Je retrouvai mon appartement intacte, dans l'état où je l'avais laissé lorsque nous le quittâmes Dimitri et moi. Rien n'avait été volé, ni même dérangé, tout était bien à sa place habituelle, et sous la table il n'y avait plus rien. Quelqu'un avait retiré le micro. Mais qui ? Peut-être Yvan, peut-être Dimitri, surement une tierce personne. Je n’en savais rien, ni qui l’avait placé la première fois. La raison me sembla plus évidente, et même si Patrice ne l'avait pas posé personnellement, il était le but à atteindre à travers moi. Autre phénomène captivant, la confirmation de l’inutilité d’avoir fait changer la serrure de ma porte, puisque on entrait et sortait de mon logis, comme de chez le boulanger. J'étais consciente d'être en danger, et d’y entrainer tout mon entourage. mais je préférais oublier les tempêtes de ma vie, en admirant et idolâtrant le munificent Dimitri, m'accrochant au seul espoir d'être un peu aimée de lui, sinon respectée pour ce que j'étais et non pour ce que l'on voulait toujours me faire être, soit sainte, soit démon, et me nourrissait de chimères illusoires. Fantasme utopique, il me mentait, et depuis le début. Mais quel était le rapport entre lui, la Rouquine, Patrice, les colombiens et les autres. La drogue, l’argent…..La clef ? Mais quelle clef ? De qui, de quoi. Pourquoi une clef ? La clef de ses secrets ? La clef de mon cœur.

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Extrait de L'énigme de la Clef ajouté par Veronique-Avart 2016-10-05T18:15:28+02:00

CHAPITRE - IX -

Je poussai le monumental portail et sonnai timidement à la porte. Yvan ouvrit en chemise et bonnet de nuit, l'œil noir et mauvais. Il tenait à la main une lampe à pétrole.

- Va-t’en. Tu n'as rien à faire ici. Satan. Je me suis trompé sur toi.

- S'il vous plait, laissez-moi entrer, je voudrais m'excuser auprès de Monsieur.

- Je ne te laisserai plus jamais l'approcher et je ferais en sorte pour qu'il te haïsse jusqu'à ta mort, avant de t'oublier pour toujours et les siècles des siècles.

Des larmes coulèrent le long de mes joues. Mais il resta impassible et intransigeant.

- Monsieur n'est pas là et ne rentrera pas de la nuit.

Il me chassa, m'enjoignit de disparaitre et me ferma la porte au nez. Je reniflai.

- Je l'attendrai jusqu'à ce qu'il revienne. Toute l’éternité s’il le faut.

Je l'entendis crier.

- Pars et ne remets plus jamais les pieds ici. Et tu n’as pas droit à l’éternité

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Extrait de L'énigme de la Clef ajouté par Veronique-Avart 2016-10-05T18:14:24+02:00

CHAPITRE - VIII -

Valérie et moi errâmes toute la journée en ville. Le soir en rentrant, je retrouvai un mot de Patrice sous la porte. Il m'était complètement sorti de l'esprit. Il me demandait de le retrouver de toute urgence chez la Rouquine. Il pouvait bien attendre un jour de plus. J'avais oublié Patrice, mon premier amour, mon premier amant. J'avais dû peut-être l'aimer, par bonté‚ par pitié‚ que sais-je, pour l'aventure, le nouveau sans doute. Peut-être l’envie de vivre et cet amalgame de dévergondage n’avait rien à voir avec la vie en général. J’avais consenti à qu’il me dévoyât sans vergogne, sans tergiverser, avec le consentement de Dieu qui regarda faire, un verre d’alcool dans la main, ou est-ce le poison de Satan. Et lui ne m'avait-il jamais aimé ? Pourquoi revenait-il toujours me chercher ? J'avais été si souillée. Et pour un peu de bonheur déguisé, j'avais accepté‚ beaucoup trop de donner de ma pureté‚ et de perdre ma morale et mes bons sentiments. Mais je me sentais enfin libre comme le vent, comme la mer, désirant être tornade et raz de marée. Rendue à moi-même retrouvant mon cœur. Dur comme roc espérant être montagne. Pur comme l'eau pourtant polluée. Froid comme neige, brulant comme le sable en été. Mais ce n'était plus qu'une île déserte, aride et desséchée, dans un océan glacial aux courants bouillonnants.

On sonnait et tambourinait à ma porte.

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Extrait de L'énigme de la Clef ajouté par Veronique-Avart 2016-10-05T18:13:27+02:00

CHAPITRE - VII -

Invoquant un prétexte des plus imaginaire, et pour ce, prétendant un rendez-vous d'une extrême importance, Monsieur Mondi accorda à Valérie son après-midi. Elle sonna chez moi à l'heure du déjeuner. Elle avait les bras chargés de paquets et d’un vanity-case débordant de produits de soins de beauté, de cosmétique en tout genre. Une vraie esthéticienne ambulante !

- Bon, habille toi et maquille toi toute seule, je veux voir si tu as retenu mes leçons.

Elle m'observait avec le plus grand intérêt d'un professeur devant son élève se préparant à un concours.

- Pas mal du tout. Maintenant nous allons étudier les effets sur les grands boulevards.

Nous allâmes déjeuner au centre-ville, et flânâmes dans les rues les plus populaires, pour seul objectif d'analyser le regard des hommes. Valérie était tout mon opposé, toute en rondeurs, toujours maquillée à outrance, faussement blonde, des tenues vestimentaires devant donner aux hommes l’envie de se perdre, et très aguichante.

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Extrait de L'énigme de la Clef ajouté par Veronique-Avart 2016-10-05T18:12:44+02:00

CHAPITRE - VI -

Mes parents habitaient un petit village d'à peine sept cents âmes, en pleine France profonde, loin de toute influence moderne, et étrangère à tout autre mode de vie que le leur. J'avais fait une partie de mes études sur place, et dans la ville la plus proche. J'étais fille unique. Ma mère avait eu un fils, mort à la suite de je ne sais quel mal étrange. Puis, après plusieurs fausses couches, elle avait renoncé se soumettant à la volonté de Dieu dans la plus grande douleur. Finalement, j'étais née très tard, par surprise. Afin de remercier son bienfaiteur de son offrande divine, elle fit le vœu à ma naissance, de me faire prendre le voile dès l’âge requis. À son grand désespoir, ma majorité atteinte, cette perspective me parût brusquement ne plus correspondre à mes aspirations profondes. Mon père était retraité des postes et communications et ma mère avait fait des ménages toute sa vie chez les rares notables de ce bourg. Pendant plus de deux années, j'avais travaillé à mi-temps chez le quincailler. Mes après-midi, je les avais occupés à aider les petits voisins dans leurs devoirs de classe. Ne supportant plus l'ennui et la lassitude de cette vie vide, terne et sans but, à vingt-deux ans, aidée de Victor le quincailler, avec l'envie impétueuse de découvrir d'autres horizons, de vivre une vie plus exaltante, j'étais partie vivre l'aventure pour la grand ville ou "les mauvais esprits rôdent" comme mes parents aimaient à dire. Ils ne m'avaient jamais pardonné de les avoir abandonnés, et lors de mes rares séjours, je devais endurer les mêmes remontrances, et promettre mon prochain retour parmi eux.

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