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<< L'hiver va être long et rude, mon fils. Tous les signes l'annoncent. Les hirondelles se sont envolées vers le sud presque un mois plus tôt qu'a l'accoutumée, et les premières gelées sont survenu alors que mes rosiers étaient encore en fleur. Je n'avais jamais vu ça. Ce sera une période éprouvante: aucun de nous n'en sortira indemne. Aussi, ne quitte jamais ton maître. Il est ton seul véritable ami. Vous devrez vous soutenir l'un l'autre.>>

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Soudain, il se pencha et souffla la flamme, plongeant la chambre dans une obscurité totale. L' odeur de suif s'intensifia.

- Il n'y a plus ici que toi, moi et le noir. As-tu le courage de le supporter ? Es-tu prêt à devenir mon apprenti ?

Morgan venait d'employer les mêmes paroles que mon maître dans la cave de la maison hantée d'Horshaw, où il m'avait emmené le premier jour de mon apprentissage.

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Un profond silence tomba dans la pièce;je me figeais sur ma chaise, comme on me l'avait ordonné. Qu'aurais-je pu faire d'autre? La porte était fermée à clé, et Morgan était deux fois plus grand et plus fort que moi. L'attaquer avec mon bâton aurait été trop risqué. Autant entrer provisoirement dans son jeu, tout en guettant l'occasion de lui fausser compagnie.

Un bruit léger se fit entendre dans l'obscurité, un froissement, un tapotement, évoquant une cavalcade de souris sous les lattes d'un plancher. Le froid s'intensifia, signe que ce qui s'approcha n'appartenait pas à ce monde.

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Personne ne sait avec certitude ce qui se passe après la mort. Si cela était, il n'y aurait pas tant de religions différentes, prétendant chacune détenir la vérité.

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-Je ne vous libérais pas,dis-je a Golgoth. Je préfère mourir.

"Eh bien meurs,stupide créature!"

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Je gardai la plus parfaite immobilité, osant à peine respirer. Et ça rampait, ça se rapprochait...

Je m'aplatis contre le mur, retenant mon souffle. Ça gratta à ma porte; des griffes acérées mordirent le bois comme pour le déchirer. [...] Il faisait noir. Très noir. Si noir que je ne distinguais pas l'encadrement de la porte. Seul le judas dessinait un vague rectangle plus pâle, barré de quatre traits. J'en conclus qu'une faible lueur éclairait l'escalier.

Une forme bougea devant l'ouverture, qui ressemblait à une main. Elle agrippa l'un des barreaux. Cela produisit un bruit râpeux, aussitôt suivi d'un sifflement de douleur et de colère. La lamia avait touché le fer, et elle ne supportait pas ce contact. Seule sa ténacité l'empêchait de lâcher prise. Une forme plus large, tel un sombre disque lunaire, se colla au judas, occultant le peu de clarté venant de l'extérieur. Ce ne pouvait être que la tête de la créature. Elle me fixait à travers les barreaux, mais l'obscurité était telle que je ne distinguais même pas ses yeux.

Soudain, la porte craqua. Un frisson de terreur me parcourut, car je savais ce qui se passait: la sorcière tentait de tordre les barreaux ou de les arracher! [...] La porte craqua encore, gémit sous la pression.

Le bois pliait. La sorcière siffla de nouveau, émit une sorte de croassement dépité. Elle voulait entrer, follement assoiffée de sang.

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-Personne ne sait avec certitude ce qui se passe après la mort. Si cela était, il n'y aurait pas tant de religions différentes, prétendant chacune détenir la vérité. À mon avis, peu importe la voie que tu choisis. Tant que tu mènes une vie honnête et que tu respectes la foi des autres, tu ne peux commettre de graves erreurs.

p.344

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Chapitre 1 : page 7

" La nuit de novembre était froide et venteuse. Je me tenais dans la cuise, près de la cheminée, en compagnie d'Alice et de l'épouvanteur. Le temps se détériorait, et je savais que, d'n jour à l'autre, mon maître déciderait de rejoindre sa maison d'hivers. “

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Lorsque j'ouvris la grille,les chiens aboyèrent et Jack sortit de la grange. Nos relations n'étaient pas très cordiales depuis que j'étais devenu l'apprenti de l'Epouventeur. Cette fois, cependant, il parut heureux de ma visite:son visage s'éclaira d'un large sourire.

_Content de te voir, Tom! lança-t-il en m'entourant les épaules de son bras.

_Moi aussi Jack!

Tout de suite, je demandais:

_Comment va papa?

Le sourire de mon frêre s'effaça:

_La vérité, Tom, c'est qu'il n'est pas mieux que lors de ta dernière visite. Il y a des hauts et des bas. Au réveil, il tousse et crache tellement qu'il en perd la respiration. C'est terrible d'entendre ça! Hélas, nous ne pouvons rien faire pour le soulager.

_Pauvre papa! Je me rend vers le sud pour l'hiver, et je suis venu chercher la somme qu'il doit encore à M. Gregory. J'aurais voulu rester mais c'est impossible. Mon maître m'attends au bout du chemin. Nous repartons dans une heure.

Je ne fit pas mention d'Alice. Jack savait qu'elle étais la fille d'une sorcière [...].

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La nuit de novembre était froide et venteuse. Je me tenais dans la cuisine, près de la cheminée, en compagnie d’Alice et de l’Épouvanteur. Le temps se détériorait, et je savais que, d’un jour à l’autre, mon maître déciderait de rejoindre sa « maison d’hiver », sur la morne lande d’Anglezarke.

Je n’avais aucune envie d’aller là-bas. Je n’étais l’apprenti de John Gregory que depuis le printemps, et je ne connaissais pas la maison d’Anglezarke ; mais je n’étais pas dévoré de curiosité, c’est le moins que l’on puisse dire. J’appréciais le confort de la demeure de Chipenden, et c’est là que j’aurais souhaité passer la mauvaise saison.

Je levai les yeux du manuel de verbes latins que je tentais d’apprendre, et le regard d’Alice accrocha le mien. Elle était assise sur un tabouret bas, tout près du foyer, le visage baigné par le chaud rougeoiement du feu. Elle me sourit, et je lui rendis son sourire. C’était en partie à cause d’Alice si je ne désirais pas quitter Chipenden. Elle était ma seule amie, et elle m’avait sauvé la vie à plusieurs reprises ces derniers mois. Sa présence rendait supportable la solitude de la vie d’épouvanteur. Hélas, mon maître m’avait prévenu que nous serions bientôt séparés. Il refusait de lui accorder sa confiance, sous prétexte qu’elle venait d’une famille de sorcières. Il craignait qu’elle ne finisse par distraire mon attention, m’empêchant de me consacrer à mes leçons. Lorsque l’Épouvanteur et moi partirions pour Anglezarke, elle ne serait donc pas du voyage. La pauvre Alice l’ignorait, et je n’avais pas le cran de le lui dire. Pour le moment, je savourais l’une de nos ultimes soirées ensemble.

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