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Commentaire ajouté par Callmeluh 2019-10-10T15:41:32+02:00

Ma note: 5/5

Chronique disponible sur mon blog : https://callmeeluh.wordpress.com/2019/10/09/starfish-de-akemi-dawn-bowman/

“This painting isn’t about the starfish. It’s about the girl who wants to venture out into the ocean, away from the starfish, so she can feel she matters.”

TW: aggression sexuelle, racisme, tentative de suicide

Ce livre traîne dans ma PAL depuis… très longtemps. Trop longtemps même. Plus d’une fois j’ai eu envie de le lire sans jamais sauter le pas, jusqu’au mois de Juillet dernier. Avec l’auteure présente à la YALC, mes amies Morgane et Audrey en ont beaucoup parlé, ce qui m’a redonné envie de l’ouvrir. Pourtant ce n’est qu’au début du mois de Septembre que je me suis décidée à lui donner sa chance (cherchez pas la logique, il y en a pas). Et honnêtement… Pourquoi j’ai mis autant de temps à le lire ??

Kiko Himura est une jeune fille mal dans sa peau, victime d’une mère narcissique et abusive, et souffrant d’un traumatisme d’enfance qui a toujours été considéré comme le fruit de son imagination par sa génitrice. Kiko cherche également qui elle est : étant à moitié japonaise et à moitié américaine, elle n’est jamais parvenue à faire la paix avec ses origines. Chose assez compliqué quand même sa mère ne semble pas l’accepter, trop asiatique pour être comme les autres.

Mais quand ses plans d’intégrer l’école d’art de ses rêves semblent s’envoler, que Jamie, son meilleur ami d’enfance qu’elle aime secrètement, réapparaît dans sa vie et que la personne qu’elle déteste le plus au monde vient s’installer chez elle, c’est toute sa vie qu’elle doit repenser.

“Don’t live to please the starfish, especially when their happiness is at the expense of yours. That is not love. That is narcissism. There’s an entire ocean out there, Kiko—swim in it.”

L’auteure prend son temps dans le récit, l’intrigue avance doucement mais sûrement, et nous laisse découvrir petit à petit l’histoire de Kiko, qui ne peut que nous toucher. Akemi Dawn Bowman fait le choix de s’attarder sur les sentiments et émotions de son personnage, ce qui nous permet de comprendre Kiko plus facilement.

De plus, chaque personnage secondaire a son rôle à jouer; ils ne font pas parti du décor, et chacun d’eux n’est pas là par hasard, même si on ne s’en rend pas toujours compte immédiatement.

La romance m’a énormément plu. J’ai beaucoup aimé la relation entre Kiko et Jamie, que j’ai trouvé saine et adorable, et même si leurs sentiments mutuels étaient évidents depuis le début, j’ai apprécié suivre l’évolution de leur histoire. Mais surtout, si la romance a un rôle important dans ce roman et dans le développement du personnage de Kiko, elle ne vient pas étouffer le reste : ce n’est pas le cœur de l’intrigue.

Un des éléments qui m’a le plus plu dans ma lecture est la volonté de Kiko à vouloir voler de ses propres ailes. Pendant des années elle s’est appuyée sur sa meilleure amie dans de nombreux aspects de sa vie, allant jusqu’à la qualifier de « béquille ». Mais au plus on avance dans le livre, au plus on la voit prendre sa vie en main et prendre confiance en elle. J’ai d’ailleurs trouvé ça très inspirant, car souffrant moi-même d’anxiété, je me suis énormément retrouvée en elle sur ce point.

“I will be the one I can depend on, the one who has the power to make my life better or worse.”

Starfish est le premier roman que je lis et où je trouve un personnage de couleur souffrant de racisme intériorisé. Et ça fait du bien (enfin, façon de parler). Je me rend compte que c’est encore très peu abordé dans les livres, c’est pourtant un sujet important, d’autant plus que de nombreuses personnes sont dans ce cas.

Je ne vais pas passer par quatre chemins : la lecture de ce roman fait mal. Les sujets abordés sont difficiles, et le côté addictif de ce livre n’efface en rien cela. Des larmes ont coulé à certains passages, pas forcément parce qu’ils étaient tristes mais parce que je ressentais ce que Kiko éprouvait, et parfois même j’avais le sentiment d’être à sa place.

Sans grande surprise, Starfish a été un énorme coup de cœur pour moi. Avec tout ce que j’ai entendu dessus, je m’en doutais un peu, mais il y a toujours ce risque que le livre ne me plaise pas autant que prévu (ce qui, bien sûr, n’a pas été le cas ici).

S’il s’agit du premier livre de l’auteure que je lis, c’est certain qu’il ne s’agira pas du dernier. Pour l’heure, Summer Bird Blue (son deuxième roman) est encore dans ma wishlist, mais je sais que je finirai par l’acheter. En attendant, je ne peux que vous conseiller de lire Starfish, d’autant plus qu’il a été publié en France en début d’année donc vous n’avez aucune excuse !

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