Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs
Lire la suite...

Extrait de L'éternité, c'est compliqué - Jennifer L. Armentrout

Ajouté par Toutisse

<< Voir tous les extraits
Par Toutisse le 24-06-2018 Editer
L'éternité, c'est compliqué
Je gravis l’escalier sur la pointe des pieds en grimaçant chaque fois qu’une marche grinçait sous mon poids. Si je n’étais pas discrète, M. Henry m’attraperait. Et ce ne serait pas bien. Pas bien du tout.
J’avançai dans le couloir sombre. Mlle Becky était encore malade et clouée au lit, mais si je réussissais à la réveiller, elle aiderait Rider. Après avoir ouvert la porte lentement pour ne pas faire de bruit, je jetai un coup d’œil dans la chambre. La lampe de chevet était allumée et emplissait la pièce d’une lueur jaune. Des bouteilles vides marron jonchaient le haut de la commode. Il y avait une drôle d’odeur dans l’air. Une odeur de renfermé. Les poings serrés, je m’approchai du lit. Mlle Becky était allongée dessus, mais elle n’avait pas l’air bien. Elle ressemblait aux mannequins dans les magasins, pâle et immobile.
— Mademoiselle Becky, murmurai-je tout en sachant que j’enfreignais les règles. (Je n’étais pas censée la réveiller. Mais Rider avait besoin d’aide. Comme elle ne réagissait pas, je m’approchai davantage.) Mademoiselle Becky ?
Apeurée, j’hésitai. La pièce devint floue devant moi. Des larmes me brûlaient les yeux. Je tentai de prononcer encore une fois son nom, mais je n’avais plus de voix. La bretelle de son débardeur tombait sur son bras, et son torse n’avait pas l’air de se soulever.
J’avais envie d’aller me cacher, parce que quelque chose clochait, mais Rider était dehors et il faisait si froid que j’avais eu mal aux doigts dans la cour de récréation aujourd’hui. Carrant mes maigres épaules, je retournai vers le lit. Je tendis la main pour attraper le bras de Becky. Sa peau était froide et ressemblait à… du plastique. Je m’écartai vivement et courus hors de la chambre. Mlle Becky… ne pourrait pas m’aider. Je devais me débrouiller seule. Je ne pouvais pas abandonner Rider. Je redescendis l’escalier en passant devant la salle de bains qui sentait le moisi.
Dans le salon, M. Henry cria plusieurs gros mots à la suite. Mon cœur battait à tout rompre, mais je parvins à avancer jusqu’à la porte de derrière. Hissée sur la pointe des pieds, je réussis à la déverrouiller. Le bruit résonna aussi fort qu’un coup de tonnerre dans la cuisine. Je tournai la poignée.
— Qu’est-ce tu fous, la morveuse ?
Je me figeai avant de me recroqueviller sur moi-même. Je savais que les coups m’attendaient, alors j’ouvris la bouche et… les cris fendirent l’air à travers la maison…
Inscrivez vous !
▶ Crééz votre propre bibliothèque virtuelle.
▶ Découvrez des conseils de lecture.
▶ Echangez avec des milliers de passionnés de lecture.