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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-03T14:05:01+01:00

Les gens sont volontaires pour oublier ce qui ne peut pas être. Cela rend leur monde plus sûr.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-03T14:03:20+01:00

C'est comme les gens qui s'imaginent qu'ils seront plus heureux en allant vivre ailleurs, mais qui apprennent que ça ne marche pas comme ça. Où que l'on aille, on s'emmène avec soi.

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Extrait ajouté par Jenna95 2013-03-25T21:46:04+01:00

— J’ai appris beaucoup de choses dans ce cimetière. Je sais m’Effacer et je sais Hanter. Je sais ouvrir une porte de goules et je connais les constellations. Mais il y a un monde au-dehors, avec la mer dedans, et des îles, et des naufrages et des cochons. Je veux dire qu’il est rempli de choses que je ne connais pas. Et les professeurs m’ont appris beaucoup ici, mais il m’en faut plus. Si je dois survivre à l’extérieur, un jour.

Silas n’eut pas l’air convaincu.

— Hors de question. Ici, nous pouvons te protéger. Là-bas, tout peut arriver. Comment assurer ta sécurité au-dehors ?

— Justement, affirma Bod. C’est ça, le potentiel dont tu parlais.

Il se tut. Puis :

— Quelqu’un a tué mon père, ma mère et ma sœur.

— Oui. Quelqu’un a fait ça.

— Un homme ?

— Un homme.

— Ce qui signifie, dit Bod, que tu poses la mauvaise question.

Silas haussa un sourcil.

— Comment cela ?

— Eh bien, si je sors dans le monde, la question n’est pas : « Qui me protégera de lui ? »

— Non ?

— Non. La question, c’est : « Qui le protégera de moi ? »

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Extrait ajouté par x-Key 2010-12-09T21:30:36+01:00

- IL se tuent, tu veux dire?

Bod avait une huitaine d'années, les yeux curieux et bien ouverts, et il n'était pas idiot.

- Absolument.

-Et ça marche? Ils sont plus heureux une fois morts?

- Parfois. La plupart du temps, non. C'est comme les gens qui s'imaginent qu'ils seront plus heureux en allant vivre ailleurs, mais qui apprennent que ça ne marche pas comme ça. Où que l'on aille, on s'emmène avec soi. Si tu vois ce que je veux dire.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-03T13:51:29+01:00

Un cimetière en principe n'est pas une démocratie, cependant la mort est la démocratie suprême

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Extrait ajouté par Jenna95 2013-03-25T21:48:34+01:00

Miss Lupescu croisa les bras.

— Parle-moi des goules.

Bod s’efforça de se rappeler ce que Silas lui avait raconté sur les goules au fil des ans.

— Il faut les éviter.

— Et c’est tout ce que tu sais ? Da ? Pourquoi faut-il les éviter ? D’où viennent-elles ? Où vont-elles ? Pourquoi ne faut-il pas rester près d’une porte des goules ? Alors, Boy ?

Bod haussa les épaules et secoua la tête.

— Cite-moi les différentes catégories de personnes, dit Miss Lupescu. Tout de suite.

Bod réfléchit un instant.

— Les vivants. Euh. Les morts.

Il s’arrêta.

— … Les chats ?

— Tu es ignorant, Boy. C’est mal. Et tu te contentes de ton ignorance. C’est pire. Répète après moi : il y a les vivants et les morts, il y a les diurnes et les nocturnes, il y a les goules et les arpenteurs de brume, il y a les grands chasseurs et les Chiens de Dieu. Enfin, il y a les solitaires.

— Vous êtes quoi, vous ? demanda Bod.

— Moi, répondit-elle d’un air sévère, je suis Miss Lupescu.

— Et Silas ?

Elle hésita. Puis elle dit :

— C’est un solitaire.

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Extrait ajouté par Jenna95 2013-03-25T21:46:56+01:00

— Tous vont danser, la Danse macabre est annoncée, se rappela Bod à haute voix. Tu l’as déjà dansée ? C’est quel genre de danse ?

Son tuteur le regarda avec des yeux comme des étangs noirs.

— Je l’ignore. Je sais beaucoup de choses, Bod, car il y a bien longtemps que j’arpente cette terre la nuit, mais je ne sais pas comment c’est de danser la Danse macabre. Il faut être vivant ou il faut être mort pour la danser… et je ne suis ni l’un ni l’autre.

Bod frissonna. Il avait envie de prendre son tuteur dans ses bras, de le serrer et de lui dire qu’il ne le laisserait jamais tomber, mais un tel acte était inconcevable. Il ne pouvait pas plus serrer Silas contre lui qu’il ne pouvait serrer un rayon de lune, non que son tuteur fut immatériel, mais parce que cela ne se faisait pas. Il y avait les gens qu’on pouvait prendre dans ses bras, et puis il y avait Silas.

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Extrait ajouté par x-Key 2010-12-09T21:30:36+01:00

Personne ne remarquait le garçon, du moins pas au début. On ne remarquait même pas qu'on ne le remarquait pas (...) il s'effaçait des esprits comme des mémoires.

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Extrait ajouté par Ludo-1 2017-04-20T21:34:12+02:00

« On vous voit comme le nez au milieu de la figure, s’énerva Mr Pennyworth. Et votre nez est particulièrement visible. Tout comme le reste de votre visage, jeune homme. Tout comme vous. Au nom de tous les saints, videz votre esprit. Maintenant. Vous êtes un chemin désert. Vous être une porte ouverte sur le néant. Vous n’êtes rien. Les yeux ne vous voient pas. Les âmes ne vous perçoivent pas. Là où vous êtes, il n’y a rien ni personne. »

Extrait de : Gaiman, Neil. « L'Étrange Vie de Nobody Owens. »

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Extrait ajouté par anonyme 2015-05-20T13:40:49+02:00

Bod frissonna. Il avait envie de prendre sont tuteur dans ses bras, de le serrer et de lui dire qu'il ne le laisserait jamais tomber, mais un tel acte était inconcevable. Il ne pouvait pas plus serrer Silas contre lui qu'il ne pouvait serrer un rayon de lune, non que son tuteur fût immatériel, mais parce que cela ne se faisait pas. Il y avait les gens qu'on pouvait prendre dans ses bras, et puis il y avait Silas.

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