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L'Herbe rouge



Description ajoutée par ninanina 2009-08-04T19:49:15+02:00

Résumé

Les deux personnages masculins du récit, Wolf et Lazuli, tout deux ingénieurs, ont conçu une machine aux propriétés mystérieuses en début de récit. Le récit s'ouvre sur la finalisation de la conception de cette machine que Wolf ne tardera pas à essayer. Au fil du roman, on découvre une machine dangereuse dont l'utilisation permet de remonter le temps ou plutôt de revenir sur sa vie passée et ses souvenirs, tout au long d'interrogatoires burlesques, amusants, voir parfois émouvants ou totalement ridicules avec des personnages imaginaires, certainement fruits de l'imagination de Wolf, l'utilisateur de la machine.

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Classement en biblio - 296 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par RMarMat 2018-01-31T21:05:29+01:00

Oui, j’ai cru que j’avais un but, monsieur Bruel… et je n’avais rien… J’avançais dans un couloir sans commencement, sans fin, à la remorque d’imbéciles, précédant d’autres imbéciles. On roule la vie dans des peaux d’ânes. Comme on met dans les cachets les poudres amères, pour vous les faire avaler sans peine… mais voyez-vous, monsieur Bruel, je sais maintenant que j’aurais aimé le vrai goût de la vie.

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Commentaire le plus apprécié

Argent

Dans ce roman, j’ai retrouvé avec délectation le style inimitable de Boris Vian, à la foi absurde, burlesque et dramatique. Son écriture est pleine de jeux de mots, de langage. Il s'amuse à passer du propre au figuré, à transformer et déformer les mots... Les concitoyens deviennent des coadjupiles, la voyante est une reniflante, les prostitués des amoureuses... Il y a des marchands de bébés et l'on peut jouer à la saignette. Même les objets ont conscience d'eux-mêmes Spoiler(cliquez pour révéler)«La bouteille vide ayant conscience de son inutilité totale, s'étrécit et se tassa, se tsantsa et disparut.» Et les chiens parlent, mangent à table avec tout le monde. Spoiler(cliquez pour révéler)«Un Ouipiti, c’est vert, ça a des piquants ronds et ça fait glop quand on le jette à l’eau. » Quel délice tout de même ses inventions d’une si pure poésie, miroir d’un état d’âme à fleur de peau. Spoiler(cliquez pour révéler)« Par la fenêtre, on voyait les longues traînées de larmes du crépuscule sur les joues noires des nuages. »

Mais à travers cet univers farfelu, j’entrevoie en fait sa propre psychanalyse décalée et humoristique. Il cache dans ses personnages ses propres fêlures, ses doutes, ses peurs sur le sens de la vie, le bonheur et l’oubli. Pour cela, ses héros inventent une machine à remonter la mémoire, pour revivre ses souvenirs afin de les faire disparaître. Wolf cherche à retrouver dans son enfance les raisons de son mal-être. Il tente de se révolter contre son histoire, de comprendre le pourquoi et le comment son passé a pu autant déterminer ce qu’il est. A travers lui, Boris Vian semble régler ses comptes avec l’école, les croyances, les femmes, ses parents…

Wolf et son ami Saphir Lazuli sont des inquiets. Wolf est aimé de Lil. Lazuli voudrait aimer Folavril mais s’en montre incapable. C’est intéressant de constater à quel point les personnages féminins chez Vian sont sur d’elles, grandes et fortes de caractères. Elles savent ce qu’elles veulent de la vie contrairement aux personnages masculins.. Lil et Folavril, sont vivantes. Elles ont un puissant désir d’aimer encore. Tandis que Wolf et Lazuli semblent, eux, absents, pas vraiment dans le présent, fuyant l’avenir et voulant oublier le passé… Ils finissent par choisir la mort pour mettre fin à leurs névroses

J’avoue que ce n’est pas un texte facile d’accès et léger à comprendre. Mais que je l’aime ! Peut-être aussi parce que j’oscille moi-aussi entre le désir de vivre et le besoin de me nettoyer de ces vécus trop envahissants qui polluent mon présent et entravent surement mon avenir…

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par RMarMat 2018-02-05T20:51:02+01:00
Argent

Dans ce roman, j’ai retrouvé avec délectation le style inimitable de Boris Vian, à la foi absurde, burlesque et dramatique. Son écriture est pleine de jeux de mots, de langage. Il s'amuse à passer du propre au figuré, à transformer et déformer les mots... Les concitoyens deviennent des coadjupiles, la voyante est une reniflante, les prostitués des amoureuses... Il y a des marchands de bébés et l'on peut jouer à la saignette. Même les objets ont conscience d'eux-mêmes Spoiler(cliquez pour révéler)«La bouteille vide ayant conscience de son inutilité totale, s'étrécit et se tassa, se tsantsa et disparut.» Et les chiens parlent, mangent à table avec tout le monde. Spoiler(cliquez pour révéler)«Un Ouipiti, c’est vert, ça a des piquants ronds et ça fait glop quand on le jette à l’eau. » Quel délice tout de même ses inventions d’une si pure poésie, miroir d’un état d’âme à fleur de peau. Spoiler(cliquez pour révéler)« Par la fenêtre, on voyait les longues traînées de larmes du crépuscule sur les joues noires des nuages. »

Mais à travers cet univers farfelu, j’entrevoie en fait sa propre psychanalyse décalée et humoristique. Il cache dans ses personnages ses propres fêlures, ses doutes, ses peurs sur le sens de la vie, le bonheur et l’oubli. Pour cela, ses héros inventent une machine à remonter la mémoire, pour revivre ses souvenirs afin de les faire disparaître. Wolf cherche à retrouver dans son enfance les raisons de son mal-être. Il tente de se révolter contre son histoire, de comprendre le pourquoi et le comment son passé a pu autant déterminer ce qu’il est. A travers lui, Boris Vian semble régler ses comptes avec l’école, les croyances, les femmes, ses parents…

Wolf et son ami Saphir Lazuli sont des inquiets. Wolf est aimé de Lil. Lazuli voudrait aimer Folavril mais s’en montre incapable. C’est intéressant de constater à quel point les personnages féminins chez Vian sont sur d’elles, grandes et fortes de caractères. Elles savent ce qu’elles veulent de la vie contrairement aux personnages masculins.. Lil et Folavril, sont vivantes. Elles ont un puissant désir d’aimer encore. Tandis que Wolf et Lazuli semblent, eux, absents, pas vraiment dans le présent, fuyant l’avenir et voulant oublier le passé… Ils finissent par choisir la mort pour mettre fin à leurs névroses

J’avoue que ce n’est pas un texte facile d’accès et léger à comprendre. Mais que je l’aime ! Peut-être aussi parce que j’oscille moi-aussi entre le désir de vivre et le besoin de me nettoyer de ces vécus trop envahissants qui polluent mon présent et entravent surement mon avenir…

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Commentaire ajouté par Dan-1 2017-12-27T13:25:59+01:00
Lu aussi

Ce fut un livre difficile à lire, peut être était ce du à mon jeune age, peut être en l'appréhendant aujourd'hui, la lecture et l'approche seraient sûrement différentes mais il reste un magnifique livre sur la réflexion de soi

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Commentaire ajouté par judithglz 2016-12-27T15:54:41+01:00
Bronze

j'ai aimé ce livre pour son côté un peu fou et aussi car il nous fait réfléchire sur l'importance du souvenir et de nos peur.

Livre très interressant malgrés sa lecture difficile.

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Commentaire ajouté par Hillja 2016-05-28T17:34:07+02:00
Lu aussi

Après deux jours d'intense lecture, je suis incapable de décrire exactement mon sentiment sur ce roman. Ai-je aimé ? Pas vraiment. Ai-je détesté ? Non plus. C'est toujours compliqué de pénétrer un livre qui calque la pensée composite de son auteur, sur différents degrés, avec des associations de mots étranges et des néologismes, et qui transforme un univers surréaliste en une critique de la société, en une dissection des angoisses du genre humain – et surtout celles de l'écrivain.

Par le biais du personnage dénommé Wolf, inventeur désillusionné d'une machine qui permet d'effacer les souvenirs – le bonhomme rêve de faire table rase du passé –, sont évoqués les désappointements provoqués par l'école, par la religion, par les femmes, etc. C'est la guerre de la psychanalyse contre les traumatismes. La chimère du couple beau et heureux, représenté à la fois par Wolf et sa femme Lil, et par Saphir Lazuli et Folavril (personnages presque interchangeables), se désagrège au fil de la lecture, tout comme la légèreté première du récit, qui sombre finalement dans le macabre.

Ce n'est sans doute pas un roman à la portée de tous (il y a quelques passages obscurs et insensés), mais je garderai toujours à l'esprit le sénateur Dupont (un chien doué de parole) et son ouapiti.

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Commentaire ajouté par Glassmaxx 2015-04-16T10:03:11+02:00
Bronze

Ce livre n'est pas simple d’accès pour sa compréhension. Beaucoup trop de métaphore pour parler de l'essentiel couplé à une recherche philosophique personnel de l'auteur. Un livre que je ne recommanderais pas à n'importe qui. Heureusement que ma compagne m'a aidé à éclaircir certain point obscur du livre. Ne lire ce livre que si vous avez le temps devant vous de l'analyser point part point.

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Commentaire ajouté par ama74 2015-02-11T13:54:45+01:00
Pas apprécié

Une analyse de la vie et de la recherche du bonheur , style tres particulier

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Commentaire ajouté par VampireAcademyTeam 2014-07-15T22:50:45+02:00
Or

Après avoir lu "L'écume des jours" de Vian je pensais être habituée a son style, mais cela n'a pas été évident. J'avais lu beaucoup de critiques sur ce livre, beaucoup avait abandonné cette lecture un peu déconcertante, mais j'ai voulu continuer un peu l'aventure avec Wolf... Et je dois dire que je n'ai pas été si déçue au final, car j'ai su faire abstraction du fantasque pour apprécier l'histoire. Beaucoup d'idées citées dans le livre m'ont bien plu. On arrive donc à s'accomoder au style du grand Boris Vian, je ne regrette pas ! Malheureusement ce ne sera pour moi qu'une seule et unique lecture pour l'instant car je n'ai pas ce livre en ma possession...

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Commentaire ajouté par Cha249 2014-05-26T16:27:29+02:00
Argent

Un très beau livre, l'écriture est très belle, les personnages pleins de vérité. J'ai été embrouillée pendant une grande partie du livre mais toutes les questions que je me suis posées m'ont fait progresser dans une réflexion et font aussi partie de ma lecture et c'est, je pense, l'effet recherché.

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Commentaire ajouté par LetoBronn 2013-08-04T17:54:48+02:00
Lu aussi

Ce roman m'a... embrouillée ! Je me suis perdue avec les personnages, qui était avec qui et qui trompait qui... Et je n'ai pas toujours compris l'utilisation de la machine. Est-ce que ça venait du roman ou de moi qui n'était pas suffisamment concentrée, je ne sais pas, en tout cas c'est regrettable.

Cependant, j'ai été encore une fois ensorcelée par le style de Boris Vian qui conserve son monde bien à lui, dans lequel on resterait bien un peu plus longtemps...

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Commentaire ajouté par Nobody-book 2013-06-29T10:02:30+02:00
Or

J'ai beaucoup aimé ce roman, on plonge avec plaisir dans l'univers loufoque de Boris Vian et on est touché par le beauté des expression, des phrases ou même des mots qu'il écrit ! Ses descriptions sont juste et on sens la détresse de Wolf.

La fin, comme toutes les fins des livres de B. Vian, ma déroutée, même si je m'y attendais un peu !

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Date de sortie

L'Herbe rouge

  • France : 1992-01-01 - Poche (Français)

Activité récente

Kosme l'ajoute dans sa biblio or
2019-06-10T15:37:05+02:00
Cetsak l'ajoute dans sa biblio or
2019-01-06T13:18:20+01:00
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Les chiffres

Lecteurs 296
Commentaires 19
Extraits 21
Evaluations 40
Note globale 7.28 / 10

Évaluations

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