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L'héritage de Jack l'éventreur

Auteur

Thèmes

Polar


Description ajoutée par Adel89 2016-09-27T14:27:54+02:00

Résumé

Quel est le lien entre les crimes de Whitechapel perpétrés par Jack en 1888, les meurtres de cinq femmes dans Paris en 1999 et le récent assassinat du Décollé à Saint-Lunaire ? C'est ce que cherche à comprendre le commissaire Workan.

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Classement en biblio - 2 lecteurs

PAL
3 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par LesMotsPourRever 2016-10-28T22:35:47+02:00

A ce moment de notre conversation, je dois préciser que je ne suis pas homophobe. Je suis moi-même homosexuel … mais seulement le dimanche. C’est jour de rugby.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par LesMotsPourRever 2016-10-28T22:34:32+02:00
Lu aussi

Suite à un appel particulièrement insistant d’une certaine Mrs Drummond, le commissaire Workan se retrouve un soir à partager un whisky avec cette septuagénaire. La vieille dame prétend pouvoir l’aider concernant une série de meurtres non élucidés ayant au lieu dans le 15e arrondissement de Paris quelques années auparavant. Si l’on en croit Mrs Drummond ces meurtres seraient liés non seulement à l’assassinat de la mère du commissaire elle-même, mais aussi au plus grand meurtrier que le Londres du XIXe siècle ait connu : Jack l’Éventreur.

Comme beaucoup je suis passionnée par l’histoire de Jack l’Éventreur, donc merci à Masse Critique et aux éditions Palémon pour ce partenariat !

Je ne cache pas que j’étais, avant même d’avoir ouvert le livre, un peu sceptique. Comment pourrait-on relier ainsi deux séries de meurtres commis à plus de cent ans d’intervalle ? Il fallait oser et Hugo Buan l’a fait. Avant ce livre je ne connaissais pas du tout le commissaire Workan et son unité. Adepte de l’humour noir, du sarcasme et de l’ironie, je ne peux pas nier que ce trentenaire me plaît bien. Il dérange, il n’a de respect pour presque personne (et certainement pas pour ses supérieurs ou les politiciens). En toute honnêteté, on se demande comment il est parvenu à ne pas se faire virer. Il est mal poli et ne mâche pas ses mots, ce qui n’a pas manqué de me faire rire plus d’une fois. Il va parfois trop loin, ses méthodes ne sont pas conventionnelles, on s’offusque, on frôle l’inconfort mais une réplique bien sentie vient apporter une touche d’humour et la lecture se poursuit sans anicroche.

Il s’agit ici d’une huitième enquête mais Hugo Buan s’est arrangé pour que même les néophytes dans mon genre parviennent à suivre l’histoire sans se sentir perdus (la preuve, je ne me retrouve pas avec une liste de comment et de pourquoi à la fin de ma lecture). Je ne vais pas vous mentir, L’héritage de Jack l’Éventreur met un certain temps à démarrer. Je me suis vite retrouvé agacée par cette Mrs Drummond qui tout au long de l’histoire veut soi-disant aider le commissaire mais sans pour autant lui dévoiler tout ce qu’elle sait. Elle parle en demi teinte, cache beaucoup trop de choses, garde toutes les preuves qui permettraient d’étayer ses dires et devient vite exaspérante. Sur ce point le commissaire Workan lui-même n’est malheureusement pas en reste. J’apprécie énormément son côté peu conforme aux normes mais parfois, sans que je ne comprenne bien pourquoi, il semble perdre quelques points de QI au cours d’un dialogue et se retrouve penaud ou tout simplement pris dans un exemple flagrant de stupidité. Comme si l’auteur hésitait encore sur le caractère même de son personnage ou ne le maîtrisait pas complètement. C’est une sensation plutôt étrange qui a failli plusieurs fois me faire sortir de l’histoire.

Puisqu’on en est à parler de stupidité, je n’ai pas du tout accroché avec la brigade (presque inexistante d’ailleurs) de Workan. Si le commissaire enquête sur cette histoire de Jack l’Éventreur, son équipe se penche sur le cas d’un chirurgien violemment agressé un soir sur le parking de son lieu de travail. Je ne sais pas comment Mahir, Lerouyer et Roberto on fait pour entrer dans la Police Judiciaire … En se trompant de porte au détour d’un couloir, peut-être ? La victime est un chirurgien spécialisé dans les opérations des membres supérieurs (notamment bras et mains), ce qui les pousse à rechercher un coupable parmi les opérés du gros orteil. Comme on dit chez moi : paie ta logique. Le pire est sans doute que ce n’est absolument pas une blague de leur part. De la part de l’auteur peut-être éventuellement, mais dans ce cas elle est loin de m’avoir fait rire. Il y a peut-être dans ce trio un second degré qui ne m’atteint absolument pas. Pourtant j’ai l’humour facile ! Au final c’est sans doute une bonne chose qu’on ne voit pas beaucoup ces trois-là. On se retrouve d’ailleurs avec une tripoté de personnages secondaires. Certains disparaissent très vite, d’autres sont entourés d’une aura de mystère. D’autres encore sont presque transparent et ne sont pas indispensables à l’histoire. Certains sont morts sans vraiment l’être, ce qui relance l’intrigue.

Côté scénario, tout progresse très lentement. Cette impression est due au fait que le commissaire enquête sans réellement le faire, peu sûr de vraiment croire à cette histoire en apparence cousue de fil blanc. Paradoxalement Workan fait parfois des raccourcis auxquels on ne s’attend pas mais qui se révèlent toujours payant, ce qui m’a quelque peu chagriné. Comme si tout était presque trop facile. Il faut que l’histoire avance, d’accord, mais le commissaire semble avoir une bonne étoile particulièrement performante.

Malgré tout ça je garde un bon souvenir de ma lecture. Hugo Buan m’a eu rien qu’avec son titre, de toute façon (même si je l’attendais au tournant : je n’ai que trop souvent été déçue par l’utilisation de ce grand criminel). Il fallait que je sache comment Jack l’Éventreur pouvait avoir un rapport avec Workan, comment deux meurtriers pouvaient être liés malgré 130 ans d’écart. Même si l’évidence se fait rapidement, le but devient alors de démêler le vrai du faux, le fantasque du réel. Je suis passée outre les incartades avec le fatiguant trio Mahir-Lerouyer-Roberto, je me suis armée de patience pour lire les scènes avec Mrs Drummond, mais surtout je me suis concentrée sur l’humour et le caractère bien trempé de Workan. Et j’ai bien fait parce que lorsqu’il arrête enfin de jouer et se lance pleinement dans l’enquête, je me suis retrouvé rivée à mon livre. Que dire de cette péripétie ? Je cherchais bien sûr l’identité de ce tueur du 15e qui sévissait maintenant sur Rennes, mais jamais je ne l’aurais imaginé se cacher sous ces traits-là. Tout comme je n’aurais jamais pensé à cet ultime rebondissement dans les toutes dernières lignes, rebondissement qui donne immanquablement envie de connaître la suite ! Sans oublier les théories qu’avance l’auteur concernant l’identité et surtout la vie de Jack l’Éventreur : il donne ses propres hypothèses concernant les différences entre certains meurtres mais aussi concernant son silence après (et avant) les cinq agressions qui l’ont rendu célèbre. Même si la transposition de l’Angleterre à la France m’a fait tiquer, j’ai aimé la manière dont Hugo Buan s’est approprié l’histoire de ce criminel tristement connu.

L’héritage de Jack l’Éventreur fut une lecture parfois fastidieuse mais je reste heureuse de l’avoir eu entre les mains. En revanche si je lirai sans aucun doute possible la suite (suspense, quand tu nous tiens !), l’exaspération que m’ont fait ressentir Workan et ses trois acolytes à certains moments m’ont coupé toute envie de lire les sept premiers tomes. C’est drôle comme un livre peut être à la fois intéressant et particulièrement frustrant.

http://lesmotspourrever.com

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Date de sortie

L'héritage de Jack l'éventreur

  • France : 2016-09-22 - Poche (Français)

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